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Défi sécuritaire au Burkina : Les administrateurs civils se penchent sur la question

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Yvette Zongo • dimanche 25 novembre 2018 à 00h10min
Défi sécuritaire au Burkina : Les administrateurs civils se penchent sur la question

Ce samedi 24 novembre 2018, s’est ouvert, à Ouagadougou, le conseil de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF). Quatrième du genre, cette rencontre permettra de se pencher sur le défi sécuritaire au Burkina. Ce conseil est placé sous le thème « L’administrateur civil : contexte sécuritaire actuel, valeurs et défis ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Pierre Bicaba.

L’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF) a tenu, ce samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou, son quatrième conseil national afin de se pencher sur le contexte sécuritaire actuel, les valeurs et les défis à relever. C’est une journée au cours de laquelle les administrateurs civils analyseront la situation sécuritaire actuelle au Burkina Faso, détermineront leur place et leur rôle dans la lutte contre l’extrémisme violent, etc. A cet effet, le président de l’UNABF, Seydou Millogo, est revenu sur l’importance du thème de la rencontre.

Seydou Millogo, président de l’union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso

Et selon lui, la question sécuritaire s’impose à tous les Burkinabè et à tous les niveaux. « Chacun doit, dit-il, apporter sa contribution pour une réponse appropriée aux défis qui s’imposent à notre pays. Et travers ce conseil, nous sommes à une première étape des actions que nous prévoyons en termes de contribution pour éradiquer ce phénomène sécuritaire ».

Pour ce faire, quatre sous-communications sont prévues afin de dégager d’abord la situation sécuritaire qui prévaut au Burkina Faso, ce qui permettra de voir dans quelle mesure l’administrateur civil peut contribuer à la lutte contre l’extrémisme violent et les valeurs qu’il doit incarner pour faciliter cette contribution, a-t-il laissé entendre. C’est pourquoi, précise-t-il, avant de clôturer la séance, il y aura des échanges pour dégager de nouvelles approches dans le but de relever le défi sécuritaire.

Désirée Marie Boni, SG de la Présidence du Faso

Défi sécuritaire à relever

Pour Seydou Millogo, l’administrateur civil intervient dans presque tous les pans de l’administration du territoire et il faut revoir la copie pour pouvoir gérer les questions de l’extrémisme violent. Il intervient également dans la défense civile et à ce niveau, il faut renforcer son rôle pour pouvoir relever ce défi.
« Et en dehors de ces deux pans, dans les circonscriptions administratives, les chefs des circonscriptions que sont les haut-commissaires, les préfets, etc., étant des administrateurs civils pour la plupart, doivent voir dans quelle mesure collaborer dans le cadre du renseignement avec les forces de défense et de sécurité », a-t-il expliqué.

Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Pierre Bicaba, face à la guerre asymétrique dans laquelle est plongée le Burkina Faso, la réponse ne saurait être que militaire. Toutes les composantes de la société se doivent de jouer leur partition, a-t-il souligné.

Pierre Bicaba, représentant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation

Rédiger le discours du président du Faso…

La cérémonie d’ouverture de ce 4e conseil national a été aussi marquée par le lancement officiel de la première édition du concours de rédaction administrative avec pour thème « l’adresse à la nation, de fin d’année 2018, du président du Faso ». Et c’est la secrétaire générale de la présidence du Faso, Désirée Marie Boni, qui a procédé à ce lancement.

Selon elle, au terme de ce concours, cinq meilleurs discours seront choisis pour être exploités dans la rédaction du discours de fin d’année du chef de l’Etat. Une initiative qu’il faut saluer, parce qu’elle recentre la place de l’administrateur civil, a-t-elle noté. Et pour le président de l’UNABF, à travers ce concours, il s’agira de mettre en lumière les compétences des administrateurs en matière de rédaction et de les intéresser à ce qui se passe sur le territoire national. « Car, qui parle du discours du chef de l’Etat, dit aussi maîtriser ce qui se passe au quotidien sur le territoire national ».

Yvette Zongo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 25 novembre 2018 à 10:14, par Ismael En réponse à : Défi sécuritaire au Burkina : Les administrateurs civils se penchent sur la question

    Très bonne initiative au regard du contexte actuel mais encore faut-il qu’on rétablisse l’autorité de l’État d’abord. Comment se fera t-il ? J n’en sais rien, j croix que l’administrateur civil peut nous aider dans ce sens.

    Répondre à ce message

  • Le 26 novembre 2018 à 09:44, par kwiliga En réponse à : Défi sécuritaire au Burkina : Les administrateurs civils se penchent sur la question

    "concours de rédaction administrative avec pour thème « l’adresse à la nation, de fin d’année 2018, du président du Faso ».
    Je n’en crois pas mes yeux.
    On sait bien que la plupart des chefs d’état du monde, ne rédigent pas eux-mêmes leurs discours, ou, du moins, pas entièrement.
    Mais de là à l’étaler ainsi sur la place publique, c’est un peu dérangeant.
    Si le discours devient le fruit du travail de quelques administrateurs, en quoi va-t-il nous révéler la véritable prise de conscience de notre président quant-à l’état du pays, ainsi que l’authenticité des axes qu’il propose ?

    Répondre à ce message

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