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Procès du coup d’État manqué : Le capitaine Seydou Gaston Ouédraogo clame son innocence

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Dimitri Ouédraogo • lundi 17 septembre 2018 à 16h40min
Procès du coup d’État manqué : Le capitaine Seydou Gaston Ouédraogo clame son innocence

L’interrogatoire du capitaine Seydou Gaston Ouédraogo s’est poursuivi ce lundi 17 septembre 2018. L’accusé, dont l’interrogatoire a débuté le vendredi 14 septembre, a continué de clamer son innocence. Pour lui, il a seulement effectué une mission à la frontière avec la Côte d’Ivoire, une mission dont il ignorait les contours.

Le capitaine Gaston Ouédraogo a reconnu s’être rendu à la frontière avec la Côte d’Ivoire pour ramener du matériel. Il s’est rendu à ladite mission à bord d’un hélicoptère de l’armée de l’air. Il a aussi effectué la mission sur ordre de sa hiérarchie militaire. Arrivé sur les lieux, explique-t-il, le terrain était balisé par des gendarmes burkinabè. Sur place, il a rencontré les envoyés ivoiriens. Ces derniers avaient pour lui des caisses et une valise. Une des caisses était cassée et il a pu apercevoir des bombes lacrymogènes. Après avoir embarqué le matériel, direction Ouagadougou.

À l’arrivée, le pilote a souhaité se poser à la base aérienne car l’un des moteurs de l’hélicoptère était défaillant. Le capitaine Dao, par message, a suggéré l’héliport de Kossyam pour plus de discrétion. Sur cet état de fait, le parquet a voulu savoir si le matériel acheminé était acheté, emprunté, loué ou donné. L’accusé rétorque qu’il n’a pas de réponse. Peu importe, le parquet militaire est convaincu de son soutien au coup d’État. Il explique que le capitaine savait que le matériel qu’il a ramené était nécessaire pour assoir le putsch.

L’accusé n’est pas sur la même longueur d’onde que le parquet. Il ne voit pas en quoi sa mission serait constitutive de la complicité de coup d’État. Il argue que pendant les évènements, il n’y a eu ni négligence, ni complaisance, encore moins de rétention de sa part. Il est soutenu dans ce sens par son avocat, Me Bali Baziemo. Pour ce dernier, son client ne savait pas où il allait ni ce qu’il allait faire.

En plus, la mission a été commandée par la hiérarchie militaire. Il présente à l’attention du tribunal l’ordre de mission. En plus, le matériel qu’il a ramené n’a pas servi. Il est convaincu que son client figurera parmi les personnes à relaxer.

Sur ce, le capitaine Seydou Gaston Ouédraogo a passé le témoin au capitaine Oussène Zoumbri.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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