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Commerce aux abords des routes : risquer sa vie dans la recherche de la pitance quotidienne

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Laurence Tianhoun (stagiaire) • dimanche 2 septembre 2018 à 22h15min
Commerce aux abords des routes : risquer sa vie dans la recherche de la pitance quotidienne

Subvenir aux besoins de la famille est un devoir auquel participent de plus en plus les femmes, soit pour contribuer à payer la scolarité des enfants, soit pour subvenir aux besoins alimentaires de la famille. Pour le faire, elles s’adonnent à plusieurs types d’activités. Et elles sont nombreuses à vendre des fruits et autres légumes aux abords des voies, souvent au péril de leur vie, sans jamais baisser les bras.

Assises aux abords des voies, ces femmes vendent des mangues, des oranges, de la papaye, etc., pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Sous le soleil ardent, exposées à la poussière et, parfois, à la pluie, elles mènent leur commerce avec pour objectif d’aider leurs époux à supporter les charges familiales. Pouvoir se nourrir, payer la scolarité de leurs enfants et satisfaire leurs propres besoins, pour éviter de demander de l’assistance. La plupart d’entre elles exercent cette activité depuis des années. « Je pratique cette activité depuis 22 ans », laisse entendre fièrement Assétou Ouédraogo.

Dans l’exercice de leur commerce, elles sont confrontées à de nombreuses difficultés. Les risques d’accidents et de maladies sont leur lot quotidien. « Nous voyons du tout ici. Souvent, tu peux voir un accident mortel, qui va te rendre subitement malade. Mais si tu n’as pas d’autre chose à faire que ça, tu es obligée de faire avec et remettre tout entre les mains de Dieu ; l’implorer afin qu’Il te protège de tout danger », explique une vendeuse de fruits, installée non loin de sa compère Assèta.

Selon la loi du marché, lorsque l’offre dépasse la demande, les clients peuvent se frotter les mains ; parce que les prix sont abordables. Chez les vendeuses de fruits et légumes, la concurrence constitue, malheureusement, une autre difficulté avec laquelle elles doivent vivre au quotidien. Car elles sont nombreuses à mener cette activité de nos jours.

Les fruits et légumes leur sont vendus à la caisse. Seulement, la variation des prix de ces produits constitue également un casse-tête chinois pour ces dames. « Aujourd’hui, nous payons la caisse de la banane à 5 500 francs. Si le prix diminue, nous l’achetons souvent à 5000 francs. Mais il y a des jours où le prix peut monter à 11 000 francs », a indiqué l’une de ces amazones qui bravent risques et intempéries à la recherche de la pitance quotidienne.

Le regard du client … ?

Les lieux de vente de ces fruits drainent du monde. Des clients, fidèles ou occasionnels, occupent toujours les devants des tables de ces dames. L’avantage pour ces derniers, c’est la possibilité d’avoir les fruits en détail, et sans avoir besoin d’aller loin pour trouver les produits.
Même si d’autres se plaignent de la cherté et préfèrent se rendre toujours au marché des fruits pour s’en procurer, les habitués de ces endroits soutiennent que les prix sont plus abordables aux abords des routes. La qualité et les conditions d’hygiène sont toujours garanties.

Aujourd’hui, le marché des fruits fait face à une mévente. Consommer un fruit chaque jour, bien que recommandé par les médecins, n’est toujours pas entré dans les habitudes de nombre de Burkinabè. Alors, consommez sans modération ces fruits qui sont souvent produits au Burkina et vendus à des prix intéressants. Tout en prenant le soin de bien les laver avant consommation.

Laurence Tianhoun (stagiaire)
Lefaso.net

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