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Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

Accueil > Actualités > Société • • mercredi 31 janvier 2018 à 12h15min
Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

Venus de quinze provinces du pays, des producteurs de coton, militants de l’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso (ODJ), ont animé, ce mardi 30 janvier à Ouagadougou, une conférence de presse pour dénoncer la « mauvaise » qualité des intrants qui, selon eux, a fortement contribué à la baisse des rendements au cours de la campagne 2017-2018. Dans l’attente d’une contre-expertise « indépendante » de l’analyse de l’engrais en question, les conférenciers ont appelé les paysans à ne pas payer les crédits-intrants de la campagne en cours.

C’est un secret de polichinelle. Le ciel n’a pas ouvert assez ses vannes pour les producteurs burkinabè en cette campagne agricole 2017-2018. Résultat : 17 provinces sur les 45 que compte le pays sont dans une situation de déficit céréalier avec trois millions de Burkinabè dans une situation de stress ou d’urgence alimentaire. Quid du coton, deuxième produit d’exportation derrière l’or ? Les rendements sont en baisse et cela n’est pas du seul fait de la pluviométrie. Pour certains producteurs, la qualité des intrants y est pour quelque chose. Regroupés au sein des sections ODJ de 15 provinces du grand Ouest (La Léraba, la Comoé, le Kénédougou, le Tuy, le Houet, le Poni, le loba, la Bougouriba, le Noumbiel, les Balé, les Banwa, le Nayala, le Sourou, le Mouhoun, et la Kossi), ces producteurs ont rencontré la presse, ce mardi matin, à Ouagadougou.

Des pertes

Un échantillon de l’engrais en cause présenté aux journalistes

Selon le principal conférencier du jour, Adama Camara, secrétaire général adjoint de la section Tuy de l’ODJ, les engrais fournis par l’entreprise AGRO PRO contiennent des petits cailloux qui restent dans le sol au bout de trois semaines. A l’en croire, les paysans des provinces du Tuy et des Balé ont enregistré les plus grosses pertes en rendement du fait de cet engrais. A titre illustratif, le conférencier a relaté l’histoire de M. Laurent Domboué, ex-président de l’Union départementale des producteurs de coton de la Commune de Bekuy (Province du Tuy). Ce dernier qui espérait récolter 20 tonnes de coton sur les 15 hectares cultivés n’aurait récolté que 6 tonnes. « Il a contracté un crédit intrant de 2 000 000 francs CFA. Il est dans un GPC (Groupement de producteur de coton, ndlr) de 26 membres qui a l’habitude de produire 140 tonnes de coton chaque année. Mais cette année, le GPC n’a produit que 45 tonnes. Dans leur groupement, seuls quatre paysans ne sont pas en situation d’impayé. Ils ont eu peu près 25 000 francs de bénéfices. L’ensemble du GPC a enregistré des impayés qui s’élèvent à 2 millions de francs CFA. Ce qui veut dire que les quatre paysans n’auront rien », a relaté M. Camara.

« On doit supporter les pertes ensemble »

Adama Camara, secrétaire général adjoint de la section TUY de l’ODJ

A en croire les conférenciers, c’est la première fois, dans les provinces des Balé et du Tuy, que les paysans dénoncent la « mauvaise » qualité des intrants. Ils estiment que les producteurs ne devaient pas supporter seuls, les conséquences « catastrophiques » de la campagne qui n’est pas uniquement due à la pluviométrie mais aussi aux intrants. « Comme on partage les bénéfices ensemble, on doit supporter les pertes ensemble », a martelé Adama Camara. Et de se faire le porte-voix des paysans pour exiger l’annulation des dettes des intrants « pour cause de force majeure ». Les conférenciers ont également exigé le dédommagement des cotonculteurs et la sanction des acteurs impliqués dans cette affaire.

Pour une contre-expertise de l’analyse

Toujours sur la qualité du coton, les producteurs affirment avoir entrepris des démarches auprès des responsables de l’Union provinciale des producteurs de coton du Tuy pour comprendre la situation. Trois documents leur auraient été remis dont un rapport d’analyse d’échantillons d’engrais de l’entreprise AGRO PRO. Les producteurs disent avoir demandé une contre-expertise « indépendante et inclusive » de l’analyse qui aurait été menée sans les agents de la SOFITEX et de l’UNPCB. Et tant que cette contre-expertise n’aura pas lieu, les sections ODJ recommandent aux producteurs de ne pas payer les crédits des intrants de la campagne 2017-2018. En attendant, elles ont annoncé qu’elles demanderaient un appui du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) et des audiences auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC) afin de lui formuler des requêtes pour une enquête.

« Nous ne sommes pas contre l’UNPCB »

Un champ de coton en floraison (crédit ph. SOFITEX)

« L’UNPCB était apolitique mais de nos jours, elle est politique. Elle n’est là que pour défendre la filière et non les intérêts des paysans. Au cours de plusieurs échanges, ils (les responsables de l’UNPCB, ndlr) nous ont fait savoir qu’ils ne pouvaient pas mettre la pression sur la SOFITEX. Nous ne sommes pas contre cette Union, car la lutte que nous menons, c’est pour leur bien et le nôtre », a clarifié Adama Carama. Toutefois, les conférenciers ont exigé la diligence dans le traitement judiciaire des rapports de l’ASCE-LC sur l’UNPCB et qui fait état de détournements de plusieurs milliards de francs CFA.

En rappel, des producteurs avec à leur tête Casimir Gnoumou, ont réclamé, en mi-janvier, le retour du Coton BT (coton OGM), introduit en 2008 par le géant américain MONSANTO et abandonné en 2015 du fait de la longueur de sa fibre jugée courte. Qu’en pensent les producteurs militants de l’ODJ ? « Pour le moment, nous n’avons pas une position sur la question », a tiré d’un trait Adama Camara.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 30 janvier 2018 à 10:44, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

    - Oui, comme c’est vous qui avez nommé le DG de la SOFITEX, il vous suffit de demander le dédommagement des paysans pour que ce soit fait ! N’est-ce pas ?

    Ce pays a des lois et des juges !! Déposez plainte contre la SOFITEX pour avoir fournit de mauvais intrans aux paysans et le problème sera réglé !!

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 30 janvier 2018 à 14:26, par magnifique En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

      Kôrô yamyélé ce n’est pas que les gens sont contre le DG de la Sofitex, mais il faut reconnaître que ce DG est venu plongé la Sofitex dans une situation très difficile, si le président du Faso lui même ne se lève pas pour trouver une solution afin de remotiver les cotonculteurs, ne payerons tous le prix. Ce que s’est passé à la Sofitex est un braquage à visage découvert. Imaginer un peu la vie de 6000 travailleurs, permanents, saisonniers et occasionnels et leurs familles si la Sofitex doit fermer les portes. C’est un vrai vol, vis à vis au vu et au su de tous le monde. Puisque les responsables se tapent la poitrine pour dire qu’ils ont agit au nom du parti. C’est comme si tout est fait pour détruire volontairement toute l’économie de l’ouest. Le DG actuel sait que même la prison ne peut pas lui faire payer tout ce qu’il a commit comme dégât. Ici c’est la responsabilité du président du Faso qui est engagée, parce que c’est lui qui l’a nommé comme DG, alors qu’il savait très bien qu’il n’est pas à la hauteur. Quand les cotonculteurs vont descendre dans les rues, c’est là que vous comprendrez le danger de ce problème. Soyons honnête et sincère. Les sociétés sœurs de la Sofitex qui sont SOCOMA à Fada et FASO COTON à Ouaga n’ont pas le même problème que nous. Puisque aucun paysan dans ses zone ne se plaint de la qualité des intrants. Pourquoi ? ce n’est pas le même pays ? Comme ces 2 sociétés sont des privées, donc on ne peut pas faire la même merde là bas !! S’il faut volé les braves paysans pour des intérêts personnel et politique, je crois sincèrement à la sanction divine. Même si Dieu te donne le pouvoir, fait très attention aux pauvres sinon tu risques le fouet de Dieu.

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      • Le 31 janvier 2018 à 07:54, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

        - Le magnifique, merci pour ces détails. Mais il n’y a pas mille solutions. C’est une et une seule : il suffit simplement de ne plus voter en masse pour le MPP en 2020. Lors de la campagne présidentielle passée le ’’génie’’ du MPP, Salif Diallo alias ’’Staline’’ est allé mentir à Dédoudougou en disant qu’on va y ouvrir une 2ème usine d’égrenage de coton alors qu’il y a une déjà qui ne fonctionne même pas à plein gaz, sans oublier que la Boucle du Mouhoun n’est plus un bassin cotonnier. Personne n’a osé lui rappeler ces faits ! Le même est allé dire à Koudougou lors d’un meeting que si le MPP remporte, ils vont réveiller Faso Fani. Là-bas aussi il n’y a même pas eu un seul homme capable de lui demander quels sont ceux qui ont été à la base de la fermeture de Faso Fani ? Et les gens de Koudougou regarde aujourd’hui sans réclamer la mise en oeuvre de cette promesse, et en 2020 on va leur servir encore le même mensonge et ils vont revoter MPP encore comme des moutons !

        Regardez à Bobo-Dioulasso ! Le Laarlé Naaba y va distribuer des vivres soi-disant à des nécessiteux et pourquoi ? C’est pour préparer déjà les esprits là-bas pour la campagne prochaine, son ami étant RMCK !!! Évitons d’être les bovins des autres !

        Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 31 janvier 2018 à 07:23, par Vérité Vraie En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

      Koro Yamyele si ODJ réellement est pour la DÉMOCRATIE il aurait dû travailler avec les représentants légaux des producteurs qui ont été élus le 29 Février 2017 pour qu’ensemble ils travaillent à regler les difficultés posées mais comme c est pas le cas ils ont décidé de diviser les producteurs en les opposant a l Unpcb. Si ODJ est pour la JUSTICE qu’ont-ils fait pour saisir la justice par rapport a la qualité de l engrais que il juge de principale responsable des mauvaises recoltes.D où tire ils les informations que les Zones tenues par Socoma et Faso coton n’ont pas connu de problème ?les difficultés du monde rurale cette campagne chez eux se limitent au coton ? Pour votre information rien a véritablement réussi cette année ; du Maïs au mil en passant par le sorgho et l’arachide . Est-ce que c est la situation des producteurs qui les preoccupe réellement ?Paysans ODJ cessez de jouer au dilatoire nous sommes dans une république allez au concret portez l’affaire en justice et que la vérité triomphe .

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      • Le 31 janvier 2018 à 11:16, par magnifique En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

        Mon ami Vérité Vraie, tu trouves un problème à la réaction de l’ODJ ? De quel représentant légaux élu tu parles ? Tu veux parler de l’UNPCB ? Ok, plus loin tu demandes à l’ODJ de cesser de jouer au dilatoire, et tu demandes encore d’où viennent ces informations que les zones tenues par SOCOMA et FASO COTON n’ont pas de problème ; à ces trois questions tu nous facilite sur l’identification de ta personne, et nous te demandons de ne pas sombrer dans l’ignominie, s’il n’est déjà trop tard. Mon ami vérité fausse et non vérité vraie, je te réponds sur ces trois (3) questions : Ouvre grandement tes oreilles et écoute attentivement une fois pour toute.
        1) s’agissant des représentant légaux élus dont tu évoques ici qui est l’UNPCB, je te pose une et une seule question et je veux que tu sois honnête et répondre. Dans quelle grande structure économique au monde tu as vu un président illettré ? Qui ne sait même pas écrire son nom ? UNPCB est très grande structure économique qui génère des milliards. Si ce n’est pas de la politisation et de la manipulation comment ce monsieur peut se retrouver président de l’UNPCB ? Je t’informe que nous avons suivi les élections de l’UNPCB de bout en bout. Et je t’informe également que c’est la SOFITEX à travers ces cadres assassins économiques sans foi qui sont en perte de vitesse aujourd’hui qui ont tout planifiés. Par conséquent, l’UNPCB, de nos yeux n’est plus crédible, et ne peut pas biper mot, parce qu’elle est dans la culotte de SOFITEX, d’où l’ODJ est dans son bon droit de se faire entendre.

        2) Tu demandes à l’ODJ de cesser de jouer au dilatoire. Je ne sais pas si tu comprends bien le Français, car il ne s’agit pas de savoir lire et écrire pour dire qu’on comprend le Français. Etymologiquement le mot "dilatoire" signifie, Qui tend à gagner du temps, à retarder une décision. Exemple, manœuvres dilatoire. Une manœuvre qui tend à gagner du temps. Voilà en bon Français le mot "dilatoire" C’est dans quel sens tu emplois ton mot dilatoire ? Donc sur ce point je te zéro car tu es carrément hors débat.

        3) Tu demandes d’où viennent les informations sur les zones tenues par SOCOMA et FASO COTON qu’ils ont pas de problème ?
        A ce niveau je t’informe que tu t’écartes d’avantage à la réalité de ce sujet, et également ton ignorance sur l’actualité du pays.
        Tiens ceci :
        La SOCOMA et FASO COTON étaient pour SOFITEX, et c’est en 2004 Avec la pression de la banque mondiale que la SOFITEX s’est vu obligée de céder ces 2 zones aux privés. Pour ton information, ces 2 zones sont entièrement privée, donc la merde n’a pas sa place dans ces entreprises. Je t’informe également en ce qui concerne l’affaire de la mauvaise qualité des intrants, aucun producteur dans ces zone ne s’est plaint sur une quelconque affaire d’intrants, parce que la gestion est bien suivie par le propriétaire. C’est la zone SOFITEX qui connaît se problème. Et pour finir, je t’informe également que si ce n’est pas parce que la SOFITEX appartient à l’Etat Burkinabé on ne peut pas créer toute cette merde. Comment tu peux payer des cadres qui n’ont pas moins d’un million par mois et les mettre au garage, parce qu’ils vont te gêner de manger. Voilà un autre fait du DG actuel de SOFITEX. C’est le président du Faso que nous on regarde. Amicalement !

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  • Le 30 janvier 2018 à 10:47, par johns En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

    Soutient a vous (ODJ). Je crois que c’est la moindre chose que la SOFITEX devrait faire pour nos pauvre parent sous le soleil exploité par une minorité qui beaucoup d’entre eux ne savent même pas comment entretenir et mais sont les premier a extorquer ces pauvre gens.
    Honte a vous.

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    • Le 30 janvier 2018 à 15:50, par Mogo En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

      Mon ami. Vous n’avez rien compris. S’il ne pleut pas bien, est ce la faute de Sofitex. Les engrais sont des intrants qui ont besoin d’eau au moment et après leur application pour bien s’exprimer. Or cette année, les pluies n’ont pas été au rendez vous comme il le fallait. Le Ministre en charge de l’agriculture a fait le point de la campagne agricole qui est marquée par un déficit céréalier, même dans les zones qui ne font pas le coton. Est-ce la faute de Sofitex ? Je crois comme le dit les sages " quand la pluie vous bat, il ne faut pas vous battre". Il y a des zones sans coton, ou la campagne n’a pas marché. Donc jouons balle a terre au lieu de vouloir mettre le feu partout avec des accusations sans fondements

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  • Le 30 janvier 2018 à 13:12, par L’Ogust En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

    Voici des gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils accusent la SOFITEX d’avoir
    fourni des intrants de mauvaise qualité et dans le même temps, se plaignent du fait
    que la SOFITEX annule les crédits intrants pour 2017-2018.
    Peuvent-ils nous fournir des rapports d’expertises montrant que les intrants étaient
    de mauvaise qualité ?
    Ces conférenciers bien joufflus et potelés que nous voyons sont-ils des agriculteurs ?
    Au fait l’ODJ est un parti politique ou une organisation paysanne, une coopérative
    agricole ?

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    • Le 31 janvier 2018 à 09:18, par magnifique En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

      Internaute l’Ogust, si tu ne comprends pas le Français, tu n’es pas obligé d’écrire ici. Ces jeunes là ont dit quoi de contradictoire ? Ou bien tu fais partie de ces braqueurs de la filière coton ? Sinon je ne comprend pas ton écrit. Quelque chose qui est claire comme l’eau de roche et tu veux illustrer ta carence. Tu sais, cette affaire finira par emporter ceux là même qui se patent la poitrine qu’il n’y a rien et qu’ils ont agit au nom de leur parti pour tuer toute une économie. Ce que je sais si le président du Faso reste dans l’expectative dans cette affaire comme il a l’habitude de le faire, les conséquences vont lui revenir toute suite. Puisque c’est la faute du président du Faso. Tu ne peux pas nommé n’importe qui dans la plus grande entreprise du Faso. Selon certains indiscrétions, le Feu SALIFOU DIALLO et le président du Faso se sont disputé sur la nomination de ce DG. Voilà que SALIFOU DIALLO avait raison de refuser pour que ce monsieur soit nommé DG de la SOFITEX. Même les délégués du personnels de SOFITEX ont écrit à ce DG, suite à la commande des pesticides de très mauvaise qualité d’une valeur de plus de 40 000 000 que les producteurs ont retournés et qui sont dans les magasins de SOFITEX. Voilà encore des preuves pour dire que ce DG est plus qu’un assassin économique, qui mérite plus que la prison. En temps normal ce monsieur doit passer à la guillotine, car son forfait est sans précédent. Tout ce que je dis ici est vérifiable. Les délégués CGTB de la SOFITEX cherche à rencontrer le DG suite à cette fausse commande de pesticides d’une valeur de 40 000 000, il est entrain de les fuir. Donc personne n’est contre lui, mais contre son agression économique sur la SOFITEX.

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  • Le 30 janvier 2018 à 14:04, par TEBLOS En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

    Oui il faut que la SOFITEX revoit cette affaire d’intrants, car il y va pour la survie des paysans et elle même. A mon humble avis, la SOFITEX :
    1/ Doit négocier ses partenaires financiers dont les banques a échéancer ces impayés ne serais ce que sur 2 à 3 ans afin de permettre aux concernés d’obtenir une marge de manoeuvre pour subvenir aux besoins socio-économiques de leurs familles. Sinon la caution solidaire sources de division sociale tuera les plus forts qui n’auront aucun revenu financier après avoir rembourser les impayés des uns et des autres à la banque,
    2/ Donner aux producteurs les quantités nécessaires d’intrants de qualité pour le coton et pour les céréales, je precise et pour les céréales de façon raisonnable,
    3/ Revoir la qualité de la semence cotonière, des pesticides et augmenter le prix du coton,
    4/ Eviter de corrompre les structures paysanes, mais assurer et exonerer les producteurs
    5/ Dissoudre ces unions de producteurs de coton qui ne sont plus des defendeurs des producteurs mais les tueurs, les torpilleurs, les suceurs, les politico-oesophagiques et les detourneurs de fonds des producteurs,
    6/ Redynamiser et mecaniser l’agriculture par des mecanismes plus adaptés et à des conditions d’obtention plus souples,
    7/ Punir les detourneurs des fonds UNPCB etc...!

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  • Le 30 janvier 2018 à 15:42, par ASTA En réponse à : Mauvaise campagne cotonnière 2017-2018 : "les effets induits des engrais de mauvaise qualité y sont pour quelque chose", selon des paysans

    AFFAIRE DE CONFERENCE DE PRESSE AU BURKINA : c’est devenu le sport favoris de certains. Un peu seulement conférence de presse. c’est pas ça qui va developpé le pays. Moi c’est la forme qui me tique et qui décrédibilise ? J’aurias souhaité que ce soit plutot les contonculteurs qui le fasse car c’est quand meme des questions trs serieuses et non une organisation qui n’est concerné de pres par le problème du coton.

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  • Le 30 janvier 2018 à 21:09, par fc En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    Après le tour de piste des pro-OGM avec des contre vérités pour demander le retour du coton Bt, on commence à mieux comprendre pourquoi les rendements n’étaient pas au rendez-vous, en partie à cause du manque de pluies, mais surtout à cause d’agrodealers qui ont fourni des mauvais intrants semble t’il aux producteurs via la Sofitex. Le coton est soit disant l’or blanc du Burkina, mais, pas pour le producteur mais pour quelques individus qui tirent les ficelles dans cette filière opaque. A quand les états généraux pour le secteur agricole qui est en train de couler ? à quand les états généraux sur cette histoire du coton OGM pour situer toutes les responsabilités de ce fiasco historique ?

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  • Le 30 janvier 2018 à 23:40, par Ouattara Barou à mangodara En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    on peut tromper une partie des cotonculteurs tout le temps. on peut tromper une partie du temps tous les cotonculteurs mais on ne peut pas tromper tout le temps tous les cotonculteurs. Pourquoi la RTB n’a pas diffusée l’élément dans laquelle les paysans ont tremper un sac d’engrais dans un demi fût d’eau sortir le sac trempé ouvrir le sac et on retrouvait à l’intérieur des gravillons. Le DG de sofitex en sait quelque chose parce qu’il est de mêche avec un de ses conseillers qui fait parti de l’entreprise AGRO-PRO le fournisseur de sofitex en intrants agricole. De grâce ne mettez pas la poudre aux yeux des gens .C’est avant on pouvait tromper les paysants maintenant là les enfants de ces paysants sont allés à l’école du blanc peut-être qu’ils ont étudiés plus que ces gros bonnets

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  • Le 31 janvier 2018 à 09:14, par s En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    mais c’est simple, vous faites l’expertise des engrais avant toute conférence de presse au lieu de supposer.

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  • Le 31 janvier 2018 à 09:14, par TANGA En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    Le nombre de travailleurs de la SOFITEX dépasse le nombre de coton-culteurs !
    Là commence le problème !
    Comment voulez vous qu’une poignée de personnes travaillent à se tuer pour faire tourner une boîte qui n’a jamais de problème de paiement de ces travailleurs, une boîte où les travailleurs sont très bien payés (une des références au Burkina-Faso pour les salaires) et que en retour, cette poignée de personnes n’arrivent même pas à joindre les deux bouts ?
    Quand on vous dit qu’un coton-culteur a gagné X milles ou X millions, c’est qu’il a fait travailler tout le monde chez lui, femmes, enfants, femmes enceintes en plus des ouvriers. SI il devait payer normalement tout ce beau monde, son gain aurait été une perte.
    Mes chers, la SOFITEX même est à revoir.
    le scénario actuel pour la culture du coton au Burkina est : Les pauvres travaillent et font travailler toute la famille, ils ne vont pas à l’école, ils s’esquintent avec les produits chimiques, les Agents SOFITEX ne sachant même pas comment attraper une daba se remplissent les poches et enfin le gros lot (le coton) est enlevé par la CFDT.
    A bas tout ça !!!

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  • Le 31 janvier 2018 à 10:48, par Kotigui En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    Je pense que les gens doivent savoir que ce qui a été dit au compte de ce Dg et son staff est vrai le Dg est venu pour privatisé la sofitex les cotonculteurs ont parfaitement raison ce Dg il n’a rien à perdre maison climatisée voiture climatisée es qu’il connaît la souffrance de nos brave producteurs si c’est pas à la sofitex qu’un agent permanantpeut se permet deux job en même temps structure différents. Sans. que qu’elle un ne lève le petit doigt heure est grave à la sofitex il faut que le président du Faso revois le cas de certain de ses disciples en commença par la sofitex

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  • Le 31 janvier 2018 à 12:55, par Nina Poukame En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    Bonnes gens, vous ne trouvez pas curieux que des membres des sections ODJ des 15 provinces du grand Ouest (La Léraba, la Comoé, le Kénédougou, le Tuy, le Houet, le Poni, le loba, la Bougouriba, le Noumbiel, les Balé, les Banwa, le Nayala, le Sourou, le Mouhoun, et la Kossi) trouvent moyen de se retrouver à Ouagadougou et non pas à Bobo-Dioulasso ou dans la capitale d’une de ces provinces pour leur conférence de presse ? Qui a financé leur déplacement et leur séjour à Ouagadougou ? Et puis, la couleur rouge de l’uniforme n’est pas le fait du hasard. C’est bien pensé.
    Comme il est question de l’"OR BLANC" du Burkina, de gros intérêts sont en jeu et les principaux acteurs n’ont pas lésiné sur les moyens pour l’organisation et surtout le succès et la portée de cette une importante campagne médiatique.
    On est là seulement. Œil voit, oreille entend mais bouche dit que problème que lui il pense là, c’est coton BT que SOFITEX a abandonné la seulement et puis mauvais engrais et pesticides a gnangamé tout. Si non, manque de pluies c’est faux problème. Les patrons a SOFITEX là il faut les pendre haut et court a place de la révolution et faire revenir MONSANTO pour sauver les cotonculteurs.

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  • Le 31 janvier 2018 à 14:04, par Alexio En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    Nina Poukame. Sur quelle planette vous viviez ? GBagbo Laurent l ancien President qui est injustement emprisonne a la Haye par la mafia internasjonale financiere le FMI et ses valets locaux disait ceci. " je n arrive pas a comprendre pourquoi nous les africains nous Avons peur de lutter pour notre liberte dindependance ?".

    Mosanta est une entreprise criminelle en puissance qui voulait et veut s imposer en Afrique et monopoliser la culture de notre coton en la substituant avec son faux brevet d invention que nos pays serons soumis pour leur monopole acourt et a long-terme avec des consequences nefastes en quantites et en moins la qualite de ce coton tant apprecier avant leur experimentation desastreuse que nos vaillants contoculteurs ont ete victimes.

    Un rappel pour vous. Cette experimentation n etait que le debut d une politique d appropriation de notre patrimoine cotonnier dont les genrations ce sont heritees jusqu a nos jours.

    Ajustez votre tir, car cette entreprise a pour but de rentrer dans les cultures maraicheres, ou les tomates et autres legumes serons leur controlle. Pourquoi instaurer une culture genetique a grande echelle dans nos pays pauvres, alors toute l Europe est au front contre contre Mosanto ?

    La solution des insecticides peuvent etre radiquer avec des etudes de laboratoires, si la Sofitex avait envisager cela depuis sa creation. Elle pourra creer des emplois en creant des laboratoires qui suivraient l evolution et les mutations des insectes qui attaquent le coton.

    C est une question d organisation. Modifier le naturel contre les produits chimiques a des consequences dures a reparer. Nos travailleurs du coton en n ont paye les frais. La baisse de leur Production. La position du Burkina Fason s est degringoler a cause de nos politiciens corrompus qui ont introduits le Mosanto dans notre pays.

    Mexico qui est le premier producteurs de l Avocat, commence a payer les frais, apres l introduction des pesticides. Les femmes enceintes naissent des bebes avec des deformations incroyables. Avec un gouvernement corrompus, il fallait l apport des ONGs pour placer cette catastrophe a l ordre du jour. Pendant ce temps l apport en devises ne pourra jamais inversees les deformations que ces bebes victimes.

    Le Burkina- Faso ne doit pas etre leur cobaye d experimentation. pas moins toute l Afrique la Place de leur dumping dans tous les domaines. Les vieilles voitures(d ocacasions) non adapter a nos climat, sont devenus une forme de depots des dechets des pays europeens.
    Nos mers sont sous menaces avec les dechets ecoules des bateaux etrangers sur le continent qui desaxer l eco-system. La terre qui nous donne a manger, et si cette terre n est pas soigner comme elle ce doit, les generations avenir vont heritees nos saloperies.

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    • Le 31 janvier 2018 à 19:14, par fc En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

      En Argentine, des centaines de milliers d’enfants naissent malformés, crétins, handicapés, etc. par la faute du soja OGM et du Roundup par le criminel MONSANTO sur des millions d’hectare. Est-ce que nous voulons au Burkina par la faute de nos dirigeants, la complicité de valets locaux et de nos chercheurs avec la cupidité de quelques agrodealers pour les intrants (semences OGM, pesticides, engrais toxiques, etc. ? Est-ce que vous voulez créer des millions de paysans sans terre demain avec cette agroindustrie ? Pour ceux qui ne savent pas, un jugement du Tribunal International Monsanto à la Haye a donné un verdict consultatif sans appel où Monsanto est reconnu coupable et de la nécessité de faire évoluer la législation pour les crimes d’écocides et, des lois spécifiques pour réduire l’influence de ces multinationales qui veulent tout privatiser. Car, ces mêmes multinationales pillent les richesses du sous sol africain et ne respectent pas les lois sur l’environnement et fraudent allègrement. Rien que pour le Burkina, l’exportation frauduleuse de l’or est t’elle que les pertes en recettes pour l’état sont proches de 200 milliards de F CFA par an ! Comment peux t’on se développer alors que nous exportons à vil prix notre coton brut et revient avec des pagnes couteux, tissus, vêtements, etc. ! Là aussi, un autre scandale que les femmes burkinabè doivent dénoncer est cette importation mafieuse des pagnes du 8 mars qui vont faire mourrir des femmes voire des familles entières de faim car elles ne pourront pas écouler leurs production de danfani. Le mot d’ordre pour ce 8 mars : Pas de dandjoba pour toutes les femmes mais marche sitting devant le ministère des femmes qui ne fait rien et dans toutes les régions ! l’indépendance alimentaire passe par notre autonomie semencière. Les OGM, c’est la privatisation, c’est la mort annoncée de l’agriculture familiale, c’est la mort de notre environnement, c’est la misère demain et c’est notre empoisonnement programmé. Et, après demain, Bayer-Monsanto viendra vous vendre des médicaments pour vous soigner après vous avoir rendu malade. C’est Le Monde selon Monsanto !

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    • Le 31 janvier 2018 à 22:50, par Nina Poukame En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

      Mon cher Alexio,
      Est-ce que tu sais que nous sommes d’accord sur Presque tout ?
      Si tu me lis bien (entre les lignes) tu verras que j’ai did la meme chose que toi en ce qui concerne MONSANTO. Si tu retournes aux declarations de l’ODJ, tu verras que les interesses pronent le retour au coton BT promu par MONSANTO. Tu devines aisement qui pourrait bien etre derriere cette conference de presse don’t les animateurs ont probablement ete soutenus par quelqu’un de tres puissant, economiquement s’entend.

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  • Le 31 janvier 2018 à 21:44, par Kotigui En réponse à : Campagne cotonnière 2017-2018 : Des producteurs dénoncent la mauvaise qualité des engrais

    bien parler Nina mosanto criminelle Monsanto dégage tout ca c’est beau Monsanto est parti ou est réellement la bonne qualité de notre or blanc Monsanto est parti avec ses gêne de fabrique de bébé handicapé

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