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La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

Accueil > Actualités > Société • • dimanche 26 novembre 2017 à 13h33min
La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

Ceci est une adresse de la Coalition Ditanyè au président de la République française, Emmanuel Macron, à l’occasion de sa visite au Burkina Faso les 27, 28 et 29 novembre 2017.

Monsieur le Président, le peuple français a choisi de vous hisser à la magistrature suprême en mai 2017. Six mois après, vous avez décidé de fouler le sol de Ouagadougou, la capitale du pays des Hommes intègres. Comment ne pas saluer et remercier tous ceux qui viennent au Burkina Faso pour entendre, voir et surtout témoigner des vertus de notre peuple, mais aussi de tout peuple qui décide de prendre son destin en main ? Ici, sur la terre libre du Burkina Faso, le peuple a décidé de ne plus subir son destin, mais de l’assumer et de le chérir à jamais. L’historique insurrection populaire d’Octobre 2014 a constitué pour notre peuple une étape qualitative nouvelle dans sa marche en avant pour la liberté et la dignité.

Monsieur le Président, la France a une histoire commune avec l’Afrique, vieille de plusieurs siècles. Il est temps de solder le passif afin de permettre à nos deux peuples d’avoir des relations saines et dépassionnées. En effet, de nombreux Africains de l’espace francophone ont le sentiment que des faits historiques comme la colonisation, le néocolonialisme avec son corollaire la françafrique expliquent la condition actuelle de leurs Etats qui est faite de souffrances des peuples au niveau socio-économique et d’une gouvernance politique loin d’être au service des citoyens.

Les relations de nos Etats avec la France ou plus précisément les relations des dirigeants de nos Etats et des dirigeants français ont longtemps permis à des individus de s’éterniser au pouvoir, de faire de la prédation des ressources publiques et la patrimonialisation du pouvoir des modes de gestion de l’Etat. Tout cela, bien souvent avec la bénédiction des réseaux de la françafrique.

Cette réalité a constitué et constitue encore un frein à la démocratisation réelle de nos pays. Dire cela n’est pas renier la part de responsabilité des Africains dans la marche de leur histoire. Mais c’est mettre en lumière une vérité historique qui doit être assumée avec courage, de sorte que l’on ouvre une nouvelle ère de relations entre nos pays et la France. Relations fondées sur le respect mutuel et un partenariat où aucune des parties n’est lésée, voire humiliée.

Voilà pourquoi, au moment où nos peuples élèvent la voix contre les régimes autocratiques au Togo, au Burundi, au Tchad, au Congo Brazzaville, en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Gabon, à Djibouti…, il est du devoir de ceux qui, comme la France, prétendent être nos alliés historiques, de se démarquer de ces régimes qui ont fini de prouver qu’ils ne sont pas là pour le bien-être des peuples. Nous voulons la fin du paternalisme qui étouffe les efforts de certains peuples pour se débarrasser des dictatures.

Monsieur le Président, la lutte contre l’impunité a constitué un des moteurs de l’insurrection populaire d’Octobre 2014 au Burkina Faso. Trois ans après cette victoire du peuple sur la dictature Compaoré, le peuple attend que justice lui soit rendue. A ce sujet, il est urgent que l’on se parle dans un langage de vérité, car de cela dépend l’harmonie de nos relations futures. Nous pensons ici à certains dossiers de justice parmi tant d’autres et dont le traitement est cher à notre peuple. Un des dossiers judiciaires qui constitue une tâche dans les relations entre le Burkina Faso et la France est le dossier Thomas Sankara.

Des informations collectées, il ressort des faisceaux d’indices sur une probable responsabilité de la France dans l’assassinat du Président Thomas Sankara. Pour lever tout doute, le juge en charge du dossier a demandé une commission rogatoire à la justice française et l’ouverture des archives sur la période Sankara. Le temps passe et la France se mure dans un silence assourdissant. Devrions-nous comprendre que la France « si belle et si propre », pays des droits de l’Homme, a quelque chose à se reprocher dans cet horrible assassinat ? Une fois de plus, le peuple burkinabè s’impatiente de voir une franche collaboration des autorités politiques et judiciaires françaises pour permettre d’élucider l’un des crimes politiques les plus effroyables du siècle passé.

Monsieur le Président, à l’instar de la Belgique sur le dossier Lumumba, il est nécessaire que la France ouvre enfin ses archives sur celui de Thomas Sankara ; afin que la vérité et la justice triomphent pour les générations présentes et futures. Cette France là n’en sortira que grandie, l’amitié et le partenariat s’accommodant mal de la suspicion.

Monsieur le Président, ce sentiment que la France constitue un frein à la justice est le même qui nous anime en ce qui concerne Monsieur François Compaoré. En tant que suspect sérieux dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, nous avons été tristes de constater que François Compaoré pouvait aller et venir en toute quiétude sur le territoire français. Il trouve d’ailleurs encore gîte et couvert en France. Il n’était aucunement inquiété jusqu’à une période très récente où il fut mis aux arrêts par la police des frontières françaises avant d’être remis en liberté conditionnelle.

L’extradition de monsieur François COMPAORE est pour nous une composante nécessaire à la bonne marche des relations franco-burkinabè. Nul n’ignore que pendant les évènements d’Octobre 2014, c’est l’armée française qui a exfiltré Blaise Compaoré et son frère cadet François Compaoré alors qu’ils avaient des comptes à rendre aux Burkinabè après 27 ans de gestion du pouvoir ponctuée par des crimes économiques et de sang. Les démocrates burkinabè souhaitent qu’il soit remis aux autorités judiciaires burkinabè afin qu’il puisse aider à élucider le dossier de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune.
Toute manœuvre tendant à empêcher le triomphe de la vérité et la justice sur les dossiers sus-cités ne sera purement et simplement qu’une caution à l’impunité et l’histoire s’en rappellera.

Monsieur le président, vous avez un rôle historique à jouer ici. Un rôle qui est décisif et qui mettra les relations franco-burkinabè sur de possibles nouveaux rails.
Monsieur le Président, à propos de notre monnaie, le Franc CFA, vous savez bien qu’il est le legs d’une histoire coloniale. Elle a survécu à la décolonisation et même à la création d’une monnaie unique européenne. Aujourd’hui, une bonne partie des réserves des États africains de l’espace CFA est déposée dans la Banque de France. Vous avez des compatriotes dans les conseils d’administration de nos deux banques centrales. Monsieur le Président, cette situation soulève toute l’incongruité du discours politique qui veut sonner la fin de la françafrique. La monnaie étant un signe d’indépendance, nous souhaitons enfin assumer notre indépendance. À quand la fin de cette domination monétaire ?

Monsieur le Président, la présence militaire française s’est renforcée ces dernières années avec la montée de l’extrémisme violent dans certaines régions du continent dont le sahel burkinabè. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, votre pays appuie les forces de défense et de sécurité burkinabè dans le cadre de la mise en place du G5 sahel. Nous sommes conscients que le terrorisme et le crime organisé constituent des menaces réelles pour nos Etats déjà fragiles. Ils constituent aussi une menace pour la paix internationale. Voilà pourquoi, toute aide d’où qu’elle vienne, tant qu’elle est dépouillée de toute intention néo impérialiste est la bienvenue. Mais au-delà des efforts déployés pour la mise en place du G5 sahel, censé freiner la montée en puissance du terrorisme dans le sahel, ce G5 sahel en lui-même suscite des interrogations légitimes au niveau des opinions publiques dans nos pays ; et ces interrogations méritent d’être clarifiées. Cela d’autant plus que les instances régionales comme la CEDEAO étaient à pied d’œuvre pour travailler à endiguer le phénomène du terrorisme.

Le G5 sahel, en ne tenant pas compte de l’ensemble des pays de la CEDEAO, ne fragilise-t-il pas les efforts régionaux de lutte contre le terrorisme ? Les dynamiques continentales et régionales en cours en vue de consolider les Etats particuliers de la sous-région ne sont-elles pas là face à une concurrence qui risque de faire piétiner davantage l’intégration régionale, gage d’une paix durable dans la région ? Ces questions doivent être résolues et la dynamique du G5 sahel doit en tenir compte afin de ne pas constituer une solution éphémère pour les Etats du sahel et pour la sous-région ouest-africaine en général.

Monsieur le président, vu de l’Afrique et plus particulièrement de l’Afrique francophone, votre élection apparait comme le signe d’une nouvelle ère politique dans la vie du peuple français. Nous osons espérer que votre passage à la tête de la France marquera aussi une nouvelle étape dans la politique française vis-à-vis de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier.

Vive l’amitié entre les peuples !
Gloire éternelle aux peuples en lutte pour leur dignité !

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Pour la Coalition

Le Balai Citoyen, le Repère, la Génération Cheikh Anta Diop, la Génération Joseph Ki-Zerbo, Cadre deux Heures pour nous, deux Heure pour Kamita, le Mouvement des Sans Voix Burkina, la Ligue panafricaniste.

Vos commentaires

  • Le 26 novembre 2017 à 14:40, par Tazartché En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Que la France le veuille ou pas, nous assurerons notre indépendance totale sur tous les plans, y compris monétaire. Par conséquent, si la France ne coopère pas et que nous venions à le décider plus radicalement avec du temps perdu dans la guerre qui va suivre, nous tiendrons les générations françaises présentes et à venir comme totalement responsables avec le traitement que cela méritera dans la suite de l’Histoire. Si la France veut, elle peut continuer son arrogance en Afrique noire francophone en pensant qu’elle a un quelconque monopole de quoi quoi quoi. Votre réveil sera douloureux. C’est vrai que Macron n’a pas d’enfants. Mais pensez aux enfants des autres français qui vont nous trouver dans la suite de l’Histoire. A bon entendeur, salut.

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    • Le 26 novembre 2017 à 18:29, par Enfant de Boussé En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Que d’ignorance concernant le fonctionnement de la zone cfa. Il n ’ y a rien qui interdit le Burkina d’abandonner le franc CFA. Des pays l’ont déjà fait : la Mauritanie et Madagascar en 1973.
      Des pays qui avaient leur monnaie propre ont préféré rejoindre la zone cfa : : le Mali en 1984, la Guinée équatoriale en 1986 et la Guinée Bissau en1997. Ces deux derniers pays étaient des colonies portugaises.
      Le Burkina peut quitter la zone cfa quand il le souhaite. Est -ce notre intérêt de le faire alors que nous importons des produits à forte valeur ajoutée notamment des médicaments et avons une balance commerciale déficitaire tant avec les pays frontaliers ( côte d’Ivoire, Benin, Ghana) et des pays comme la Suisse , les usa et la France ?
      En ce moment pour assurer son électrification le Burkina importent énormément de produits hautement qualifiés : le franc CFA et la réserve placée auprès de la bdf permettent d’en diminuer le coùt .
      Les données économiques sont publiques : il faut les lire . Beaucoup de personnes très intelligentes interviennent sur ce forum malheureusement elles ne prennent pas le temps d’analyser les données ni d’analyser les faits. Pourquoi Sankara qui a changé le nom du pays pour effacer le nom colonial , n’a pas le Burkina de la zone cfa ?

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    • Le 26 novembre 2017 à 19:20, par rigolo En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Bon sang, j’ai peur !!! Je ne vais pas dormir cette nuit !.....

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    • Le 27 novembre 2017 à 05:48, par pff En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Djo si vous pouviez le faire on laurai vu depuis..toujours bavarder cest dans ca on est fort....pendant ce temps on est dernier de la classe dans develpment.

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  • Le 26 novembre 2017 à 15:06, par Kiema En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… » Quel fin voulez vous ? On naît fils de quelqu’un pour toute la vie. Cherchez plus et surtout à améliorer nos rapports avec la France. Nous avons beaucoup à y gagner !

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    • Le 26 novembre 2017 à 18:45, par Yadga En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Il est le bienvenu MACRON, à chaque peuple de tirer le maximum de ses relations avec les autres. tout pays à l’instar de nous les hommes, ne laisserai passer une bonne affaire surtout s’elle va dans le sens de ses interêts. Nous à la place de la France qu’on ferait pareil, ça va de soi et c’est de bonne guerre. si ton voisin du quartier prete le flanc , tu lui achetes sa maison au prix qu’il aurait fixé, tant pis si d’autres trouvent le prix faible...l’adversité n’apporte que des crispations.

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  • Le 26 novembre 2017 à 15:27, par Kouda En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Il faut travailler à être indépendant et arrêter de perdre votre temps à gueuler partout.
    Mettez vous au travail et travaillez dur.
    Donc, passer votre temps à accuser les autres de tous les maux qui nous frappent suffit à faire votre bonheur ? Foutez nous la paix à la fin.

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    • Le 26 novembre 2017 à 17:56, par Felix En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Nous avons commencé à travailler dur, sans que tu viennes nous le dire, mais cela ne nous empêche de « gueuler partout » (pour utiliser ton expression).

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    • Le 26 novembre 2017 à 23:40, par Kasa En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

      Bonjour Mr Kouda si vous êtes intellectuel’ il faut arrêter ce genre de discours. Si tu travailles et plus de 15 ℅ du fruit de ton travail profite à quelqu’un d’autre sans raison, ou parce qu’il est plus fort que toi, alors il n’ya pas de justice. Et c’est pour ça qu’il faut se battre pour qu’il Y ait une justice dans les relations entre peuple. La France n’est telle pas désigné comme pays des droits de l’homme ? Ou ceux qui l’on rédiger ? Pourquoi dans la pratique il y’a un hiatus ? Les closes secrètes au détriment des peuples qui vote la gouvernance. C’est pour ça qu’il ne faut pas décourager ceux qui entreprennent. Merci

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  • Le 26 novembre 2017 à 19:23, par Vous avez perdu la boule En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    "Monsieur le président, vu de l’Afrique et plus particulièrement de l’Afrique francophone, votre élection apparait comme le signe d’une nouvelle ère politique dans la vie du peuple français. Nous osons espérer que votre passage à la tête de la France marquera aussi une nouvelle étape dans la politique française vis-à-vis de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier." Ah que vous êtes de vrais naïfs dans votre coalition ! "La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts..." (dixit le Général De Gaulle). Quand est-ce que vous le comprendrez !

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  • Le 26 novembre 2017 à 19:46, par L’africain En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Merci le frère. Le problème de ns on se dit tjrs que c est l’autre qui est à la base notre galère ;voilà le problème aujourd’hui. Réveillons ns tôt le matin mettons ns au travail je vs donne 5 ans et vs verrez. La France n est pas la seule responsable du retard de l’Afrique. Les ennemis de l’Afrique ce sont les africains.quannt il y’a complot le Français ne viendra lui même commettre le crime mais 1 africain. Salut

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  • Le 26 novembre 2017 à 20:04, par warzat En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Les Britanniques ont moins d’emprise sur leurs anciennes colonies que la France. Ces anciennes colonies se portent ’’mieux’’ par rapport aux anciennes colonies françaises. Cependant ceux qui en France menaient cette politique ne sont plus rien et ne seront plus rien avec la génération Macron et ses députés dont un nombre substantiel est constitué de personnes venues en France récemment et cela au grand regret des dictateurs et autres présidents à vie africains dont les héritiers sont poursuivis en France et partout. Quand, on analyse la situation actuelle, on peut dire sans grand risque de se tromper qu’un Sankara serait bien compris et aider par un Macron. Aujourd’hui la France’’ macronnienne’’ sait que si ça ne va pas dans ses anciennes colonies, elle non plus ne se portera pas bien, dans un monde aussi ouvert et concurrentiel. Les uniques marchés d’Afrique francophone ne permettraient pas à la France de se maintenir parmi les puissances mondiales. Même la fin du paternalisme dont on parle, cette fin a des limites. Il nous revient, il n’ y a pas si longtemps que se sont les SAS britanniques qui sont venus à bout des rebelles en Sierra Leone. C’est le même appui que nos forces bénéficient dans le Sahel à travers les forces spéciales françaises. Enfin mes frères ’’ pensez vous que Macron ne savait pas que notre petit président serait arrêté à son arrivée en France ?’’ Son éventuel non arrestation aurait -elle empêcher Macron de venir au Burkina pour s’adresser à l’ensemble de la jeunesse francophone ? Comme Obama au Kenya, au Ghana, laissons Macron courtiser notre jeunesse, c’est par elle que passera le partenariat gagnant gagnant de demain.

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  • Le 26 novembre 2017 à 22:46, par kouadio En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    ces gens endorment le peuple avec les mots de leurs maitres, pour ensuite s’enrichir. Ils disent parler au nom du peuple, pour leur ventre, ces voyous comme ceux du balai citoyen. D’ailleurs ils ne mobilisent personne avec ce manque de coherence, de discernement dans leurs revendications. Que la France se retire et on verra ce que vous allez faire !

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  • Le 27 novembre 2017 à 00:41, par jeunedame seret En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    La fin du paternalisme, ça ne se négocie plus ; ça se démontre ; ça se constate.

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  • Le 27 novembre 2017 à 00:59, par Chalamar En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Kouda a bien raison.
    Vous savez quand un enfant pense qu’il a atteint sa maturité, son indépendance et peut se prendre en charge. Il informe ces parents et quitte la cour ou maison familiale pour aller devenir lui meme chef de famille avec les responsabilités que cela implique.
    Alors comme Kouda l’a dit, au travail et arrêtons de tenir les autres responsables de nos déboire, notre manque de confiance, faiblesse, etc.

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  • Le 27 novembre 2017 à 04:51, par Bob le justifier En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    peut être que quand vous arrêterez votre enfantillage, de pleurnicher chaque fois la france tousse peut être que la france arrêtera aussi son paternalisme. pays où on fait grève illimitée pour avoir meilleures conditions de vie pendant que le peuple souffre, peuple pas se soigner. Pays où on fait grève illimité à cause fond commun, pays où fait grève pour demander à canal + de faire ceci cela et on est toujours prêt à insulter la RTB on s’abonne souvent à 120 000 l’an à canal + et puis on vient chauffer les oreilles des gens. pays on dit pays et liberté pour le peuple et on n’oublie d’ajouter travail, alors que il n’y a que le travail qui peut liberer le peuple. n’importe quoi l’élite burkinabè, une vomissure les sangsues du peuple. les syndiqué ne pensent que à leur corporation les autres on s’en fout, n’importe quoi.

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  • Le 27 novembre 2017 à 05:46, par pff En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Il faut qu on quitter les gros slogans un jour. Vous commencer par dire que le burkina a decider de s’assumer et des lignes apres vous demander a la france de vous liberer. C’est contradictoire et a force ca devient ridicule. Non monsieur nous sommes dans le fcfa par la volonte de Roch. Il sufit de dire a roch se sortir du franc fcfa et que nous allons assumer ce qui arrivera.. apres tout la souverainite a un prix. Il y a des pays plus prauves, plus petits , moins peuple que nous qui ont leur propre monnaie et qui existent. Quand on est dernier en matiere de developpement on parle moins et on agit.Moi je suis d accord avec Macron, quand on est pas d accord avec quelque chose on se decide au lieu de rester a crier. Pour chasser Blaise vous navez pas eu besoin de la france non ? pourquoi avez besoin de la france pour le reste ?

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  • Le 27 novembre 2017 à 09:39, par ATOYE En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    On peut pas faire un courrier de cette nature et l’illustré par une photo aussi heureuse dommage pour le choix de l’image

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  • Le 27 novembre 2017 à 13:52, par Le vigilant du Sahel En réponse à : La Coalition Ditanyè à Emmanuel Macron : « Nous voulons la fin du paternalisme… »

    Le problème c’est que tout le monde parle mais personne n’est prêt à faire des sacrifices. Des générations se sont sacrifiées pour que les grandes nations se construisent. Sommes-nous prêts à nous sacrifier ? C’est une question essentielle. Dans le cas contraire, ne demandons pas l’impossible aux autres. Chaque pays dans ce monde avance grâce au génie de son peuple. La France n’a pas dominé une partie du monde (Canada, Russie, Afrique etc) en dormant. Elle a développé un savoir faire et une diplomatie très performante. En dehors de notre insurrection inachevée, qu’avons-nous développé au Burkina ? Mettons-nous au travail, le monde est ouvert, les possibilités aussi.

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