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Esclavagisme en Libye : « La Libye seule ne peut pas résoudre le problème … », chargé d’affaire de l’Ambassade, Abdulrahman Khamada

Accueil > Actualités > Société • • mercredi 22 novembre 2017 à 00h15min
Esclavagisme en Libye : « La Libye seule ne peut pas résoudre le problème … », chargé d’affaire de l’Ambassade, Abdulrahman Khamada

Face à la vague de commentaires suscités par les images du « marché aux esclaves de migrants africains » en Libye, diffusées par la chaîne américaine CNN, la représentation diplomatique au Burkina a animé une conférence de presse dans la soirée de lundi, 20 novembre 2017 au cours de laquelle, elle a, à la fois, marqué son indignation avant de mettre l’ensemble de la communauté internationale face à sa responsabilité …

S’appuyant sur un communiqué du ministère des Affaires étrangères de son gouvernement, le chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye au Burkina a exprimé un « refus catégorique et condamné fermement » de son pays face à ce qu’il a qualifié de pratique inhumaine, contraire à la culture et au patrimoine du peuple libyen.
Abdulrahman Khamada, principal orateur à cette conférence, a informé que ce qui a été diffusé par des médias est l’objet d’une enquête menée par les services libyens compétents. « Si le résultat de l’enquête confirmait la pratique, les auteurs et complices seront poursuivis et sanctionnés. Le Ministère exprime son engagement clair et total au respect de la charte des Nations-Unies à ce sujet. ll réaffirme son attachement à l’application des lois et législations nationales qui incriminent le trafic des hommes et l’esclavage dans toutes ses formes. (…).

Le Ministère réaffirme le rejet de l’Etat libyen, son gouvernement et son peuple de ces pratiques inhumaines, il rappelle qu’il avait déjà pris l’initiative depuis des années pour exiger l’application des politiques efficaces contre ces phénomènes en apportant un soutien pour renforcer les capacités institutionnelles, contribuer au développement des projets dans les pays d’origine des immigrants afin de mettre un terme à l’immigration illégale et trafic des hommes conformément à la déclaration commune (Afrique Union Européenne 2006). ll demande à ses partenaires, à ses amis régionaux et internationaux une coopération positive et constructive pour traiter ce phénomène négatif avec responsabilité, sagesse et courage », a repris le chargé d’affaires, Abdulrahman Khamada, avant de préciser que ce qui se passe en Libye est un « vieux problème ».

A en croire le conférencier, son pays a toujours interpellé les Etats sur ce phénomène d’immigration. Selon Abdulrahman Khamada, il y a aussi des immigrants refusent d’entrer, malgré le rapatriement volontaire de l’ambassade de leur pays.

« En 2010, la Libye a fait appeler tous les ambassadeurs concernés, a gracié tous les migrants en situation irrégulière et les a ramenés chez eux, avec les moyens de la Libye. (…). Cette année, les garde-côtes libyens ont pu en sauver 14 000 qui risquaient la mort sur les côtes. Notre pays a dépensé pas moins de 10 millions de dollars pour les soins sanitaires et l’alimentation des émigrés, malgré les difficultés politiques et sécuritaires que nous rencontrons », a affirmé le chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye au Burkina pour qui, son pays ne peut, à lui seul, résoudre le problème.

« La Libye est un pays de transit », a-t-il souligné, appelant à une conjugaison des efforts. « Sans le soutien de la communauté internationale, le phénomène ne va pas s’arrêter », a-t-il avoué avant d’interpeller les Etats à faire des efforts pour répondre aux besoins des jeunes. « Sans de vrais projets de développement, ce phénomène va continuer. Que les efforts soient unis pour la vie de la jeunesse pour l’avenir du continent », a invité le diplomate.

Selon Abdulrahman Khamada, plus de 600 mille personnes sont dans les zones de détention, prises en charge par la Libye, malgré le contexte difficile que traverse le pays.

OLO
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