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Finance publique : Une centaine d’acteurs à l’école de la budgétisation sensible au genre et aux droits des enfants

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Finances publiques • LEFASO.NET | Moussa DIALLO • mardi 24 octobre 2017 à 09h30min
Finance publique : Une centaine d’acteurs à l’école de la budgétisation sensible au genre et aux droits des enfants

Le Fonds commun genre organise du 23 au 27 octobre 2017, à Ouagadougou, un atelier de formation sur la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes. Une première session qui sera suivi de quatre autres. L’objectif est de transmettre aux participants les connaissances et compétences nécessaires pour l’élaboration, l’exécution et le contrôle d’un budget prenant en compte le genre et les droits des enfants et des jeunes. Elle se tient grâce à l’appui de partenaires techniques et financiers de l’UNICEF, Diakonia, de la GIZ et de l’ENAREF (Ecole nationale des régies financières).

Le budget programme, lancé en 2017, offre au Burkina la possibilité d’introduire les budgets sensibles au genre et aux droits et à la protection des enfants et des jeunes. Cette nouvelle approche de la budgétisation s’avère de plus en plus indispensable, car permettant de prendre en compte toutes les franges de la population. Mieux, elle permet de respecter les engagements pris par le Burkina au plan international et national, mais aussi et surtout d’améliorer sa gouvernance globale pour plus d’efficacité, d’efficience et d’équité dans les politiques de développement. Aussi, les ODD (Objectifs de développement durable) de 2030, notamment les objectifs 3 ; 5 et 8, offrent des opportunités de promouvoir l’égalité de genre et des droits enfants et des jeunes.

Pourtant, malgré tous les efforts et initiatives déjà abordées, il reste encore plusieurs étapes à réaliser pour assurer l’intégration de la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes à la finance publique. C’est donc pour inverser cette donne que le fonds commun genre, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers a opté pour le renforcement des capacités des acteurs chargés de l’élaboration, de l’exécution et du contrôle des budgets.

160 bénéficiaires de ces sessions de formation en cascade

Ainsi, il est prévu cinq sessions de formation sur la budgétisation sensible au genre et aux droits des enfants au profit de 160 personnes dont 10 membres du Fonds commun genre. L’atelier qui a ouvert ses portes le 23 octobre constitue donc de lancement officiel de ces sessions de formation qui se dérouleront en cascade au profit de divers acteurs et parties prenantes.

L’objectif étant de relever le défi du renforcement des capacités des différents acteurs chargés de l’élaboration, de l’exécution et du contrôle des budgets afin d’assurer une intégration réussie des thèmes transversaux dans les processus dans les processus budgétaires
« Le fonds commun genre, à travers cette initiative retenue au moment qu’une étude de référence sur le mainstreaming du genre, entend contribuer à la création d’une masse critique d’expertes et d’experts dans le domaine de la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants, des adolescent(e)s et des jeunes (filles et garçons) afin de lutter contre toute forme de pauvreté et d’exclusion, en vue d’un développement inclusif et durable », a précisé Yempabo Naba, le chargé de programme à Diakonia. Il s’exprimait au nom des partenaires techniques et financiers du Fonds commun genre dont les membres sont : l’ambassade du Danemark, l’ambassade de Suède, le bureau de la coopération suisse au Burkina, l’UNFPA et l’UNICEF (chef de file).

Faut-il le rappeler, Ce fonds mis en place en 2005 est un panier commun qui se veut un outil d’appoint de financement des initiatives visant à promouvoir l’égalité entre femmes et hommes au Burkina. Son objectif est de contribuer au renforcement de la durabilité des actions en matière de genre à travers l’amélioration des mécanismes de coordination et de promotion des approches innovantes.

La GIZ et l’ENAREF, partenaires de mise en œuvre

C’est la GIZ et l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) qui chargées de la mise en œuvre de cette activité. Et, c’est l’ENAREF, grâce à son expertise avérée en la matière, qui assure les sessions de formation. A travers ce choix, les membres du Fonds commun genre ont ainsi choisi de mettre un accent particulier sur les approches participatives et inclusives, sur les outils pédagogiques appropriés et sur les techniques de management du renforcement des capacités agréés avec le gestionnaire, Diakonia.

« Pour le Burkina et pour la coopération allemande au développement, la mise en œuvre des droits des enfants et la promotion de l’égalité des sexes constituent un principe fondamental et un thème transversal. Selon le diagnostic élaboré dans le cadre de l’élaboration du PNDES, le respect des droits des enfants et des jeunes est une préoccupation pour le Burkina et a comme objectif d’assurer l’épanouissement des enfants et des jeunes », Ksenija Maver, la représentante de la GIZ à la cérémonie d’ouverture de cette session de formation.

L’un des principaux défis à relever au Burkina est l’autonomisation de la femme dans tous les secteurs de développement. Ainsi, au niveau national, le Plan national de développement économique et social (PNDES) a fait de la réduction des inégalités liées au sexe une priorité à travers l’axe 2, « développer le capital humain ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 24 octobre 2017 à 14:50, par Wioug pa Yalm-yé En réponse à : Finance publique : Une centaine d’acteurs à l’école de la budgétisation sensible au genre et aux droits des enfants

    Les finances publiques sont en réalité un système honteusement monté par des agents publiques qui se taillent des millions pour réaliser les mêmes rêves que les commerçants et les entrepreneurs et sur le dos d’une misérable population. Et cette politique est déclinée sous plusieurs formes : tantôt en société d’état avec des DG millionnaires- tantôt en DG des services des ministères avec encore des DG millionnaires - tantôt dans les SG des ministères avec des avantages et des mission de 366 jours / 365 - tantôt en fonds commun avec des FC 4 fois plus que le salaire annuel- tantôt en avantages aux juges avec des salaires 10 fois plus que celui de l’enseignant- tantôt en corruption déguiser en pourboires forcé dans les Guichets Uniques du fonciers- etc, etc. Et tout celà sous les yeux bien ouverts des dirigeants complices et incompétents. Donnant ainsi à un certain MALAM DICKO des raisons de convaincre des adeptes pour une révolte déguisée en Djihad. le problème est qu’une révolte étouffer fini par s’exprimer d’une manière où d’une autre. Tant que la fonction publique deviens le refuge juteux des paresseux et des malhonnêtes de la populations, incapable d’accepter et de décliner la gratuité du service publiques, préparons nous doucement à une négations profonde de l’administration et de l’Etat .

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