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Gouvernance des ressources naturelles : Le Burkina Faso classé 20e sur 81 pays dans le monde, et 3è en Afrique

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET | Maxime Jean-Eudes BAMBARA (stagiaire) • jeudi 28 septembre 2017 à 19h00min
Gouvernance des ressources naturelles : Le Burkina Faso classé 20e sur 81 pays dans le monde, et 3è en Afrique

L’institut pour la gouvernance des ressources naturelles (The Naturel Resource Governance Institute) a livré à la presse ce mercredi 27 septembre 2017, les résultats du rapport sur l’indice de gouvernance des ressources naturelles 2017. Les enquêtes qui ont concerné la période 2015-2016 classent le Burkina Faso 20e sur 81 pays évalués en matière de gestion de ressources naturelles, pétrole, gaz et mines.

L’indice de gouvernance des ressources naturelles est un outil d’évaluation des politiques et des pratiques auxquelles les autorités ont recours pour régir leurs industries pétrolières, gazières et minières. A chaque évaluation correspond une note composite obtenue à partir des notes de trois composantes de l’indice. La première (réalisation de la valeur) couvre la gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, la prospection, la production, la protection de l’environnement, le recouvrement des recettes et les entreprises publiques.

La deuxième (gestion des revenus) englobe la budgétisation nationale, le partage infranational des revenus des ressources naturelles et les fonds souverains. La troisième composante de l’indice évalue les conditions générales de gouvernance d’un pays. A partir de données préexistantes, il mesure le contexte de gouvernance global.

Evelyne Tsagué, Co-directrice Afrique du NRGI

Les notes sont attribuées sur 100 à chaque niveau de l’indice et le Burkina Faso a obtenu sur les trois composantes (réalisation de la valeur, gestion des revenus et conditions générales de gouvernance) respectivement 66, 54, 57 comme notes, ce qui donne la note de l’indice 59/100 et classe le Burkina Faso 20e sur un total de 81 pays évalués dans le monde, dont 29 pays africains. La Norvège occupe le premier rang dans le monde sur les 81 pays avec 86/100. En Afrique, le Burkina Faso est devancé par le Ghana et le Botswana qui ont respectivement un score de 67 et 61.

L’intérêt de l’indice de gouvernance des ressources naturelles est qu’il permet de dégager plusieurs défis communs pour les pays et la communauté internationale. En effet selon The Naturel Resource Governance Institute (NRGI), les Etats doivent renforcer la mise en application des lois et des règlementations en matière d’extraction des ressources naturelles, en particulier dans les domaines où la pratique est insuffisante, c’est-à-dire ceux liés à l’environnement, aux communautés locales et au partage infranational des revenus des ressources naturelles.

Vue des participants

Le NRGI encourage les pays à poursuivre l’ouverture des administrations publiques qui permettent une certaine transparence notamment la déclaration des paiements par les entreprises. Les pays sont également interpellés à renforcer la gouvernance des entreprises publiques, à protéger l’espace civique et lutter contre la corruption, à renforcer les normes et les institutions internationales et à utiliser les données pour conduire les réformes.

« Les résultats du Burkina montrent des progrès importants en matière d’adoption des textes et de règlementation » soutient la Co-directrice Afrique de The Naturel Resource Governance Institute Evelyne Tsagué. Pour elle, l’indice de gouvernance des ressources naturelles est également un outil d’identification des domaines qui nécessitent encore qu’un accent soit mis pour améliorer les pratiques de transparence, de redevabilité des mécanismes de contrôle.

Les journalistes présents à la présentation à des résultats

Et pour le cas spécifique du Burkina Faso, les défis passent par la publication des études d’impacts environnementaux, des plans de gestions d’impacts environnementaux pour que les populations s’en servent pour faire des activités de suivi et s’assurer que les entreprises respectent leurs obligations. Un autre point sur lequel le Burkina doit mettre l’accent est la question des transferts infranationaux afin de permettre aux populations de savoir comment l’argent qui est transféré au niveau local est géré. ‘’Des lois régissant le secteur minier au Burkina Faso, il en existe, mais leur application pose problème’’ s’est désolée Evelyne Tsagué.

Maxime Jean-Eudes Bambara (Stagiaire)
Lefaso.net

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