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Doa du président Lamizana : Du benga chaud pour les Mossis

Accueil > Actualités > Nécrologie • • lundi 6 juin 2005 à 07h50min

La cérémonie religieuse du 7e jour de la disparition du général Sangoulé Lamizana a eu lieu le vendredi 2 juin à son domicile à la Zone du Bois. Une cérémonie qui a drainé du monde venu des quatre coins du Burkina.

Dès 7 h, les nattes installées devant la cour du défunt étaient prises d’assaut par les fidèles musulmans. En face d’eux, des chaises disposées sous des tentes et sur lesquelles on pouvait lire "membres du gouvernement, députés". Vers 7h30 effectivement, quelques ministres et des élus sont arrivés sur les lieux suivis quelques instants plus tard par le chef d’état-major général des armées, le colonel Ali Traoré.

On notait également la présence d’Halidou Ouédraogo, le président du Collectif et de bien d’autres personnes qui ont côtoyé le défunt ou bénéficié de sa générosité. En attendant le début officiel de la cérémonie, une sono distillait des chants religieux. Pendant ce temps, on distribuait aux musulmans, surtout à ceux qui savent lire en arabe, un feuillet contenant des versets du Coran. Les choses sérieuses ont commencé lorsque l’horloge pointa 8 heures.

C’est le grand Imam de Ouagadougou, Ibrahim Koanda, qui a pris la parole pour le "doa" introductif, suivi d’une récitation en chœur de quelques versets coraniques. Pendant que l’on priait Allah pour le repos de l’âme du défunt, certaines personnes ne se gênaient pas pour faire du bruit ou semer le désordre. Le six mètres était noir de monde. Il n’y avait presque pas de place, mais il s’est trouvé des gens pour forcer le passage.

Un appel incessant au calme

Le bruit et le désordre qui découlaient de cette situation ont irrité un des organisateurs, qui a pris la parole en dioula, pour dire : "Nous , les musulmans, notre défaut, c’est notre inorganisation. Faites pardon au nom d’Allah. Gardez le calme...". Après cet rappel à l’ordre, un autre monsieur intervint et, avec une voix de stentor, bouleversa le programme de la cérémonie : "On laisse tomber certaines choses. Donnez la parole à l’aumônier militaire", a-t-il dit . Celui-ci salua alors la mémoire du défunt avec à la clef des versets coraniques.

Puis le patriarche de la famille, Habibou Sanogo, chef de Lanfiera dans le Sourou, égrena lui aussi les qualités du disparu avant de terminer par des bénédictions. Suivront ensuite l’Imam de la mosquée du secteur n° 13 (là où Sangoulé Lamizana faisait ses cinq prières quotidiennes) et celui de Tougan, Mounir Traoré et Cheick Omar Traoré de Banfora. Tous dans leur propos ont rendu un témoignage de ce que fut le général de son vivant.

Après ce tour de table, la parole est revenue à l’Imam Koanda pour de nouveaux "doossé" (pluriel de doa). A peine avait-il fini que d’autres personnes demandèrent la parole. Au même moment, comme fatigués par ces longs discours qui ont marqué la cérémonie, les gens se sont levés. Un appel au calme fut lancé, en vain. Chacun en faisait à sa tête. Et avec la parenté à plaisanterie, notamment entre Samos et Mossis, on ne pouvait plus rien contrôler.

C’est dans un brouhaha indescriptible que le Grand Chancelier a fait son discours de clôture. Malgré l’utilisation d’une puissante sonorisation, n’on entendait presque rien. Et lorsque l’on commença à faire sortir les mets et les boissons prévus à l’occasion (du "benga" chaud pour les Mossis) c’en fut fini pour les discours et les "Doa". Heureusement que l’essentiel était déjà fait.

Adama Ouédraogo
Observateur Paalga

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