Rentrée littéraire du Faso : La 5e édition dédiée à Nazi Boni et au Pr Joseph Ki-Zerbo
LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé
Le président de la société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES), Dramane Konaté, a présidé le lancement des activités marquant la 5e édition de la rentrée littéraire. C’était, le 12 novembre 2016 au centre des archives nationales à Ouagadougou. Mr Frédéric Titinga Pacéré a rehaussé la cérémonie de par sa présence.
La société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES) veut marquer un arrêt pour parler du rôle de l’écrivain, de l’homme de culture et des savoirs dans la transmission des idées. C’est pourquoi, le thème retenu pour la 5e édition de la rentrée littéraire est « Ecrire et éveil des consciences ». La cérémonie de lancement des activités a eu lieu le 13 novembre 2016 à Ouagadougou. Elle a, en effet, réuni d’imminents professeurs et hommes de culture, des étudiants et élèves. La présente édition sera ponctuée par une série de dédicaces concernant des œuvres littéraires. Il s’agit notamment des œuvres axées sur la sauvegarde de l’identité culturelle burkinabè, la chefferie traditionnelle mais aussi à tendance touristique pour faire connaître la destination Burkina Faso.
Dans son intervention, le président de la SAGES, Dramane Konaté, a fait ressortir les motivations de la tenue d’une telle activité à savoir, « un devoir de mémoire pour dire que si aujourd’hui, nous parlons de la fierté, bravoure et de l’intégrité burkinabè, il faut remonter à ces grands hommes qui ont posé les jalons de cette intégrité. C’est aussi une invite à la jeunesse de s’abreuver davantage à la source des savoirs aussi diversifiée soit-elle ». Du reste, M. Konaté n’a qu’un rêve, celui de voir la république des lettres engendrer une société de lecture au Burkina Faso.
A l’occasion de cette cérémonie de lancement, un vibrant hommage a été rendu à Nazi Boni et au Pr Joseph Ki-Zerbo. Selon M. Konaté, ce sont ces intellectuels qui ont donné la fibre patriotique à la jeunesse africaine. C’est donc dire qu’ils ont inscrit leurs œuvres dans l’éveil des consciences. A titre illustratif, « Crépuscule des temps anciens » de Nazi Boni montre assez bien la grande insurrection qui a eu lieu à l’époque en Haute-Volta. Et au président de la SAGES d’expliquer que ce sont des témoignages qui ont été recueillis auprès des anciens, des populations à la base depuis l’époque coloniale qu’il a réunis sous forme de livre à partir de 1962. « Cette œuvre est une mine de renseignements que les historiens pourraient utiliser », a-t-il reconnu. « Mais, elle n’est enseignée au secondaire et à l’université que sur les aspects esthétiques et littéraires », poursuit-il.
Pour ce qui concerne le Pr Joseph Ki-Zerbo, le président de la SAGES a laissé entendre que son combat a été tout d’abord de réécrire l’histoire africaine, mais aussi de donner à la culture africaine une autre dimension. Par conséquent, recommande-t-il, « nous devrions repenser cette civilisation africaine que le Pr Joseph Ki-Zerbo appelait la néo-culture africaine ».
Aïssata Laure G. Sidibé
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