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48h de grève de la F-SYNTER sud-ouest : Les activités pédagogiques des lycées et collèges paralysées

LEFASO.NET | Par Dalou Mathieu Da correspondant régional

Publié le jeudi 27 octobre 2016 à 23h30min

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48h de grève de la F-SYNTER sud-ouest : Les activités pédagogiques des lycées et collèges paralysées

La fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) a observé 48h d’arrêt de travail sur toute l’étendue de la région du sud-ouest. Cette grève du syndicat avait pour objectif d’exiger la prise en compte de sa plateforme revendicative.

La plateforme revendicative de la fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) s’articule autour de quatre points. Il s’agit de la relecture immédiate de l’organigramme en vue de la création et de l’opérationnalisation des directions régionales et provinciales de l’enseignement secondaire ; de l’annulation de toutes les affectations effectuées en dehors de la commission d’affectation, mais également la nomination de certains professeurs comme chefs d’établissements contre leur propre gré et de l’annulation des nominations de surveillants et d’économes contraires aux dispositions pertinentes de l’enseignement secondaire.

Selon Bienvenu Sansan Da secrétaire général de la F-SYNTER, cette grève est largement suivie sur toute l’étendue du territoire régional. Pour preuves, les classes sont restées fermées les 25 et 26 Octobre dans les établissements. Celui-ci déplore malheureusement le silence radio de la part des autorités. « Nous n’avons pas été reçu par ni le DRENA (Directeur régional de l’éducation nationale, ndlr), ni une autorité quelconque en vue de trouver des solutions. » M. Da assure que si à l’issue de cette grève leur plateforme ne reçoit pas de réponse favorable, le syndicat va mener des actions plus fortes.

Cette grève inquiète bon nombre d’élèves en l’occurrence ceux des classes d’examens qui en l’absence des professeurs s’adonnent à des exercices. Pour Sié Kambou élève en classe de troisième, « ce débrayage de nos professeurs ne nous arrange pas du tout car ce n’est pas sûr qu’on pourra finir le programme si ça continuer. »

Cherchant à avoir la version du premier responsable de l’éducation nationale sur certaines questions, nous apprenons aux dernières nouvelles qu’il est en formation à Koudougou.

Dalou Mathieu Da correspondant régional
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Messages

  • Ah, si Sankara revenait,... Ben en fait, non ! Arrêtons de nous mentir.
    Si l’on veut regarder la vérité en face, si Sankara revenait aujourd’hui, il n’y aurait plus personne pour l’écouter, plus personne pour le prendre au sérieux.
    Nos élites, nos fonctionnaires, sont tellement repliés sur leurs égoïsmes, sur leurs préoccupations financières, leurs soucis de confort, la conservation de leurs avantages, que personne ne se permet plus, ni une vision globale (concernant l’ensemble de la population et situant réellement quelle est notre position au sein de cette population) ni une vision d’avenir, ne serait-ce qu’à moyen terme.
    Si Sankara revenait, il irait en Amérique Latine, n’en doutons pas !

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