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Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Elections 2015 • • mardi 15 décembre 2015 à 01h56min
Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

Les Burkinabé viennent d’élire un nouveau président à la tête de l’Etat ; Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?

L’élection d’un nouveau président du Faso tout comme les élections législatives met fin logiquement au processus de la transition. Je me réjouis que nous soyons arrivés à cette étape après une année laborieuse, parsemée d’embûches. Nul besoin de vous dire que l’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement. Et quand la maman et le bébé se portent bien, on ne peut qu’en être heureux. C’est ce sentiment qui m’anime en ce moment précis. Je voudrais à cet égard adresser mes vives et chaleureuses félicitations au président élu, et lui souhaiter plein succès dans la noble mission que le peuple vient de lui confier. Je dis également merci à nos partenaires les médias pour leurs contributions décisives et à l’ensemble du peuple burkinabè pour sa grande maturité saluée par le monde entier.

C’est l’heure du bilan du processus électoral : Quel bilan peut-on tirer de la mission du Conseil supérieur de la communication (CSC) que vous dirigez ?
Le bilan est largement positif. Je dirai même qu’il est largement au-dessus de nos attentes dans la mesure où il s’agissait des premières élections gérées par l’actuel collège des conseillers en place seulement depuis un an. Donc, pour un coup d’essai, on peut dire que ce fut un coup de maître et je me dois de féliciter les membres du collège pour l’excellent travail accompli, de même que le personnel du CSC pour son professionnalisme à toute épreuve.

Ce succès, on le doit à notre dispositif organisationnel qui repose sur deux grandes valeurs à savoir, le sens de l’anticipation et l’approche pédagogique.
C’est guidé par ces deux principes que le CSC a pu mener diverses activités préparatoires déclinées dans une feuille de route.

Je peux dire que le processus de préparation a commencé par les conférences publiques que nous avons animées dans toutes les régions du pays, non seulement pour expliquer les missions du CSC mais également pour insister sur la nécessité d’un discours apaisé dans les médias afin d’accompagner le processus de la transition qui, à ses débuts, en avait fort besoin.
Consécutivement à l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, le pouvoir était encore dans la rue. Non pas par une volonté délibérée de détruire les fondements du système mais du fait de l’enthousiasme des forces du changement, soucieuses de maintenir la flamme révolutionnaire. Bien entendu, il nous a fallu agir sur les médias afin de recadrer le ton du discours.

C’est là que vous avez décidé de suspendre les émissions interactives ?

Exactement nous avons pris nos responsabilités en proposant la suspension momentanée des émissions d’expression directe. Ce ne fut pas une partie de plaisir, mais l’impact a été la grande prise de conscience à tous les niveaux ; ceux qui ont été les plus hostiles à la décision sont ceux-là mêmes qui n’ont pas manqué de féliciter notre clairvoyance. Du reste, avec les principaux promoteurs des médias, nous avons signé une charte de bonne conduite des émissions d’expression directe. Et progressivement, les Burkinabè dans leur ensemble se sont installés dans une logique de discours citoyens et apaisés. Ensuite nous nous sommes retrouvés acteurs politiques, osc (Organisations de la société civile, ndlr), medias et CSC en séminaire pour valider un pacte de bonne conduite en début juin 2015. Sa signature est intervenue quelques semaines après, sous la caution morale et politique de SEM Michel KAFANDO, Président de la transition, Président du Faso. Vous me permettrez ici de lui rendre un grand hommage pour son implication dans ce pacte qui a eu l’adhésion de toute la classe politique, des organisations de la société civile, des médias et des agences de publicité. Nous nous sommes félicités de voir que les uns et les autres ne manquaient pas de rappeler au besoin ce pacte à ceux qui tentaient de dévier du bon chemin.

Ensuite pour entrer en campagne nous avons dû prendre un certain nombre de textes règlementaires pour encadrer la précampagne et la campagne électorale. Il s’agit de textes relatifs à l’égal accès des candidats, des partis et regroupements de candidats aux médias publics et bien d’autres sur le pluralisme et l’équilibre dans le traitement de l’information pour tous les médias. Pour ne pas être trop longue je conclurai en disant que c’est un dispositif savamment conçu qui a été mis en œuvre avec des résultats très appréciables qui nous valent des félicitations aujourd’hui. Beaucoup de burkinabè reconnaissent que la couverture médiatique du discours électoral a été bien faite. Le sens d’une organisation, n’est-il pas de permettre à des hommes ordinaires de faire des choses extraordinaires ? Le CSC a réussi le pari.

Vous avez suivi de près le travail des médias au cours de ces élections, quel commentaire faites-vous de leur action sur le terrain ?

Les médias ont accompli un travail remarquable que nous n’avons pas manqué de saluer en plusieurs occasions. Des initiatives de tout genre ont été développées par les journalistes pour bien éclairer le choix des citoyens. On peut dire que la presse a compris les enjeux de ces élections et le rôle qui était attendu d’elle. Elle a joué sa partition malgré les difficultés qu’on lui connaît. Pour nous régulateur, la symphonie fut belle même s’il faut regretter quelques manquements.

Comment jugez-vous le respect du Pacte de bonne conduite ?

Le Pacte de bonne conduite a été respecté en ses grandes lignes. Vous l’avez constaté, il n’y a pas eu d’écart langagier regrettable dans les joutes oratoires. Le respect a prévalu dans la course à la présidentielle ainsi qu’à celle relative au Parlement ; c’était tout l’enjeu de ce pacte signé sous le regard bienveillant de son excellence monsieur le Président du Faso.

Le CSC a organisé, avec la RTB notamment, des émissions dites parrainées ; quel était l’objectif recherché avec ces productions ?

Par ces émissions parrainées, le CSC a voulu offrir équitablement aux candidats des plages de communication dans les médias publics. Et par le jeu de la synchronisation, les mêmes messages sont passés sur les ondes des médias privés également. Ces émissions ont permis, non seulement aux acteurs politiques de se faire connaître mais elles ont aussi permis aux citoyens de juger les programmes de société des candidats afin de mieux opérer leur choix le jour du vote. Nous pensons avoir atteint nos objectifs au regard de l’engouement qu’ont suscité ces émissions. Vous aurez constaté que l’animation de ces émissions incombait et aux journalistes des médias publics et à ceux du privé, nous avons voulu mettre en avant l’esprit corporatiste.

Le CSC fait l’objet de critique de la part d’une certaine opinion quand à l’octroi de la subvention aux médias. Qu’en est-il exactement ?

Je crois que c’est une polémique qui n’a pas sa raison d’être, disons qu’elle est stérile et n’enfantera rien sinon la confusion que certains, passés maîtres en la matière, ont voulu entretenir. Le CSC a agi en toute transparence et selon des critères connus de tous ceux qui ont pris la peine de s’informer. Nous avons usé de moyens de communication divers pour informer les médias de la disponibilité de cette subvention, nous avions précisé les critères auxquels devraient satisfaire les postulants. Il faut préciser également que le CSC, à l’issue de tournées d’évaluation avait déjà une situation réelle de chaque média et cet état des lieux a compté pour beaucoup dans la sélection des médias. Pour tout dire, la subvention est allée aux médias qui en ont fait la demande et qui répondaient aux critères édictés par le CSC. Vous savez, j’ai appris quelque chose depuis que je suis au CSC, les Burkinabè dans leur majorité aiment la rigueur à condition que celle-ci ne s’applique pas à eux. Et si nous laissons cet esprit se développer et s’emparer de notre société, le risque qu’il annihile tous nos efforts est grand. Que ceux qui se sentent lésés s’en prennent à eux-mêmes.

Qu’en est-il exactement de la situation qui prévaut au CSC après les remous des agents contre l’ancien vice-président Désiré Comboigo ?

J’aurai aimé ne pas avoir à répondre à cette question. Ce que nous savons c’est que les agents du CSC accusent l’intéressé d’avoir mis en danger deux des leurs lors du putsch manqué de septembre. Nous attendons l’aboutissement de cette affaire. Pour l’heure, nous avons constaté son indisponibilité au sein du collège et il était de notre devoir en tant que collège de prendre des dispositions pour que fonctionne l’institution. C’est la raison pour laquelle le collège a élu un nouveau vice-Président.

Votre mot de la fin

Je voudrais renouveler mes remerciements à l’ensemble de mes collègues et aux partenaires de l’institution pour la bonne collaboration pendant ces échéances. Je souhaite que les élections municipales à venir puissent se tenir dans la même ambiance que celles écoulées. Déjà au CSC nous nous y préparons. J’exhorte l’ensemble des acteurs à s’y investir pour l’intérêt supérieur de la nation et propulser l’image grandissante de notre pays à son firmament. Je vous remercie.

La rédaction

Vos commentaires

  • Le 15 décembre 2015 à 08:06 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    courage grande soeur, c’est un pari bien réussi. oui les burkinabé aiment la rigueur, à condition qu’elle ne s’applique pas eux. oui c’est une triste réalité,nous ne devons nous départir de cela rapidement. courage au csc.

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  • Le 15 décembre 2015 à 08:35, par Alex En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Grande soeur, j’apprécie la pertinence de tes réponses. Tu t’es battue avec ton institution et tous ceux qui voyaient d’un mauvais oeil tes actions ont fini par comprendre qu’elles étaient juste envisagées pour anticiper sur des faits explosifs en maturation. Tu a été prévoyante et en peu de temps, tu as montré tes capacités d’organisation et de gestion. Bravo ! Et tu as dit une vérité concernant le burkinabè comme si tu l’avait conçu et fabriqué : "les Burkinabè dans leur majorité aiment la rigueur à condition que celle-ci ne s’applique pas à eux". Je valide ces propos. Bonne chance et bon courage pour la suite.

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  • Le 15 décembre 2015 à 10:34, par vérité no1 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Félicitations à la présidente du CSC. Elle est très professionnelle et fait bien son travail tandis que l’autre était très politique et rattachée à son mentor !!!!!! Webmaster, vous savez bien que c’est la vérité !!!!!!

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  • Le 15 décembre 2015 à 13:53, par L’Oeil du peuple En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Grand merci grande Dame. Vous avez rehaussé l’image de la femme à travers votre caractère de femme battante, de femme de méthodes et de rigueur, de femme de princes et d’ abnégation. Vous avez été courageuse à tout point de vue malgré le chemin sinueux emprunté. Vous êtes respectable et respectueuse par votre sens de travail bien fait. Vous êtes organisée et savez d’où vous partez. Félicitations pour tout ce travail bien réussi dans son ensemble. Vous réussi vraiment le pari, là ou on vous attendait le moins. Parfaite régulation des médias, parfaite régulations des émissions, parfaite couverture médiatique des campagnes électorales, parfaite régulation des émissions interactives dans les radios. Parfaite programmation des débats aussi bien à la télé qu’au niveau des radios.Sincèrement vous m’avez épaté par le bon travail abattu, vous et toute votre équipe. Vous faites référence dans la sous région et en Afrique. Félicitation, et encore félicitations. Bonne continuation NATHALIE.

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  • Le 15 décembre 2015 à 16:33, par El com En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Merci à vs pour ce travail abattu !
    vous êtes une battante Mme la Présidente !
    Que la divine providence vs éclaire à tout moment !
    Bravoo

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  • Le 16 décembre 2015 à 00:39 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Felicitations Madame Some !! Jusque la vous etes pour ma part la meilleure presidente que le CSC aie connu. Vous avez pris les commandes a une periode tres difficile mais grace a votre professionalisme vous apportez de bons resultats. Dieu vous benisse.

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  • Le 16 décembre 2015 à 00:46 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Felicitations Nathalie Some. Voici l’une des rares responsables qui a ete nommee sous Blaise Compaore pour ses competences reelles...Si Blaise Compaore nommait tous ses collaborateurs sur la base de competences et de valeurs il y’aurait eu moins de frustres au BF.

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  • Le 16 décembre 2015 à 00:51 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Merci Madame Some. Je suis un observateur politique et j’ai suivi de tres pres le travail abattu par le CSC et j’avoue que vous avez fait un boulot exemplaire en toute impartialite. C’est ca etre professionel et servir son pays. Bonne suite a vous.

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  • Le 16 décembre 2015 à 00:54 En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    "les Burkinabè dans leur majorité aiment la rigueur à condition que celle-ci ne s’applique pas à eux". Bien dit madame la presidente ! C’est une realite. Chapeau a vous pour le bon boulot !

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  • Le 16 décembre 2015 à 22:58, par J. Jerry Leonard Guirma En réponse à : Nathalie Somé, présidente du CSC sur le processus électoral de 2015 : « L’événement était attendu comme la délivrance d’un accouchement »

    Milady :

    Vous êtes une grande dame : Nul autre qu’une mère n’aurait pu décrire dans sa spécificité les sentiments d’angoisses, les appréhensions, les doutes et les craintes d’un accouchement si difficile que .l’on pouvait redouter l’option tragique d’une césarienne. Il y a des descriptions si poétiques et si vivides que l’on ne peut s’éviter une émotion profonde.

    Milady, (c’est le titre de respect chez les anglophones, l’équivalent de "My Lady" chez les Américains). 17 années intermittentes dans sept pays au service du Secrétaire Général des Nations Unies, nous a exposés aux mêmes sentiments dans certains cas (élections en Angola en guerre civile, élections en L’Afrique du Sud de l’ Apartheid, reconstruction et ressettlement au Génocide- Rwanda, Programme de repatriation au Génocide -Bukavu, et enfin Reconstruction au post-guerre civile Liberia :) pour ainsi confirmer dans la réciprocité, vos terribles sentiments si maternellement exprimés. C’est vraiment digne d’une vraie Mossi.

    Par faveur, permettez nous donc de nous joindre à vous en tant qu’ observateur international, dans vos félicitations, au nouveau Premier-Faso, L’honorable Rocky, d’abord pour son élection, et surtout sur un point précis qui nous l’avait déjà projeté comme un vrai Leader

    Dans nos expériences internationales, nous avions eu à diriger des Projets du moins que l’on puisse dire d’une complexité effarante. (Le Liberia , l’Angola et le Natal Kwazulu de l’ Afrique du Sud ante- élections en particulier).

    Nous percevions la Transition comme un projet national de la même nature effarante. Raison pour laquelle, nous faisions parti de ceux qui ont estimé les onze -mois infligés au Premier-Faso Kafando, et au Faso-Premier Zida , trop arbitraires et même fantaisistes, compte tenu qu’il s’agissait de faire face à une antériorité de 27 ans, sans la marge raisonnable de formuler un document de projet, (l’essence précède l’existence),identifiant, les objectifs immédiats, à court terme, et à long terme. Il leurs était déraisonnablement imposé de plutôt entreprendre l’existence et s’arranger à lui identifier une essence. Malgré cette situation inconcevable dans la réalisation d’un Projet d’envergure ils ont accompli l’impensable. Avec leur équipe, les Griots du Faso enrichiront leurs poèmes et leurs légendes pour la postérité du Faso.

    Milady, ce qui nous préoccupe essentiellement ici, et pour lequel nous réclamons votre association, revenant au nouveau Premier-Faso, le Rock (Rocher) la félicitation particulière que nous tenons à lui adresser en plus de son élection, est la suivante :

    Quand nous avions reçu le Premier-Faso Zida à New York nous avions personnellement
    exhorté l’honorable visiteur, de bien se méfier d’aliéner le RSP, d’essayer de vouloir publiquement les vomir comme un déchet ou de les percevoir comme des mercenaires de Bob Denard, du Kolwezi au temps de Lumumba. Beaucoup dans l’assemblée devaient être outrés de nous croire un supporter de l’existence du RSP. Par contre nous espérions que le Faso-Premier aurait compris notre message insinuant qui était bien simple.

    1/ La nature même du RSP peut se comparer depuis Rome avec l’assassinat de César et sous l’Empereur Néron(le Fou) Le commandant de cet RSP antique, Tejella, recrutait ses unités parmi les Goths, les Visigoths, les Barbares conquis, comme ils étaient identifiés, qui n’avaient aucune notion de la tradition romaine, qui vouaient un mépris viscérale envers la culture romaine, et qui n’auraient vraiment pas hésité à bruler Rome si Néron l’avait ordonné.(Les réalités de l’histoire moderne, exonère Néron qui n’était même pas à Rome mais dans sa villa de campagne, et qui serait même venu se joindre aux Romains pour dompter l’incendie). L’erreur salutaire du Créateur du RSP, aurait été de les avoir recrutés au sein du peuple et dans l’environnement auxquels, eux et leur famille appartenaient.

    2/ Pour ainsi dire le mécanicisme qui aurait caractérisé leur formation devait avoir été quelque peu affectée par cette réalité socio- environnementale. Tout autant, cette même entité se retrouvait dans une situation qu’ils n’auraient jamais même supposé pensable, une situation de survie ou de mort, pour ceux qui s’imaginent ce que cela signifie pour des Militaires. Ajoutons a cela une surprise assassine, une arme terrible, secrète, et omnipotente qu’il n’aurait jamais pu soupçonner dans la fausse réassurance de leur armement : "Les Forces Vives du Peuple, qui deviendra de facto et de jure, la Toute Première Armée Réelle du Premier-Faso Kafando.

    Nous avions alors soupçonné, ce que l’énergique Ministre de la Sécurité identifierait plus tard comme "Les Forces du Mal", et que nous mêmes nous avions vécu, en Angola, et en Afrique du sud, (mais que nous identifions comme),"La Troisième Force ", une entité sans visage et sans formes mais dont l’influence est évasive et terrible. Ses caractéristiques sont plurielles, et très subtiles. On ne la découvre jamais. Et lorsque vous pensez connaitre leur source et même leur identité, vous n’auriez simplement découvert que leurs « compléments circonstanciels, leur attributs ou leurs épithètes", jamais elle-même. Que les peuples, surtout Africains ne sous- estiment ni les « Forces du Mal » ni « La Troisième Force » Elle vit, elle existe, elle respire, elle a son Mandat qui n’est pas le mandat du Peuple Burkinabè. Elle ne dort jamais, et ne se lasse jamais. Elle ne perd jamais ses guerres, mais simplement ses batailles, d’où la vigilance nationale prônée par l’Honorable Ministre de la Sécurité ne peut se permettre de répit.

    Aux exhortations du Jeune Ministre de la Sécurité, nous vous soumettons une réflexion au gout très désagréable, donc très difficile à avaler :

    Au Faso, comme ailleurs, pour ceux qui veulent comprendre, vous ne dirigez pas votre destin. Vous la gérez jour par jour, mois par mois, années par années. C’est lorsque vous auriez failli à ce devoir sacré, permettant la cacophonie de s’ insérer, que votre destin est récupéré par " les Forces du Mal" ou "La Troisième Force".

    Notre intervention auprès du Faso-Premier à New York, était motivée par ce que de loin nous observions : un climat qui s’échauffait à blanc et persévérant comme une teigne, semblait viser deux objectifs :Exciter au maximum le Peuple contre le RSP pour la dissolution « Immédiate » de ce dernier, aliéner le RSP à l’extrême et le rendre féroce et défensif comme un fauve cerné, dans la stratégie ultime d’intimider la Transition ,d’ aiguiser l’amour propre du Premier-Faso et du Faso-Premier à se prouver en affrontant de face et en bras de fer, le RSP. Le Piège fatal qui devait échouer
    .
    3/ Nous observions, que personne au Faso pouvait prétendre ignorer la nature sanguinaire du RSP que l’on n’aurait pu dissoudre comme de l’ Aspro. Personne ne pouvait prétendre ignorer la terrible force de frappe du RSP ni leur nombre qu’il semblait, obligeaient même l’Armée Nationale à manifester sa révérence.

    4/ Aucun Burkinabé, aucune Burkinabelle ne prétendrait n’avoir pas réalisé, qu’au post-Compaoré, la Nation n’avait point d’armée, mais plutôt deux entités armées et en tenue militaire. De ce fait même et de facto, Premier Faso Kafando et Faso-Premier Zida théoriquement n’avait point d’armée qu’ils puissent confirmer une défense indubitable de la Patrie, ou même leur propre sécurité. En illustration, à la suite de la réaction latente et quelque peu étrange de l’armée, et pendant des heures critiques, ni la Nation, ni le Premier-Faso et le Faso-Premier ne pouvait se convaincre d’une armée.

    Était-ce impossible qu’une troisième force ait animé ce climat pour ses propres objectifs ? Ainsi donc, cependant que l’aliénation populaire se poursuivait allegro-molto contre le RSP, ce dernier s’évertuait, (devant la patience empirique et le contrôle de soi digne d’un Leader du Premier Faso,) à accumuler des mètres de corde qui finalement le pendraient lui-même.

    Le RSP n’a pas explosé par les obus qu’il attendait du Premier-Faso et du Faso-Premier, afin de se garantir aux yeux du peuple et du monde son droit à l’argument massu de la légitime défense. Le RSP a simplement implosé dans ses excès, ses euphories, ses maladresses, ses outrecuidances, ses exactions purgées de professionnalisme militaire, et ses crimes de lèse-souveraineté, surpassant les « summums » de l’indécence.

    La situation était telle que dans l’appréhension, et par compléments circonstanciels, nous informions le Premier Faso Kafando, et le Faso-Premier Zida, de la possibilité imminente d’un »Coup ». Nous étions en retard de deux à trois semaines.

    5/ Tout le monde devait savoir que dans les circonstances sociopolitiques et environnementales qui prédominaient alors, la Transition n’avait ni les moyens ni la stratégie requise pour abattre le RSP, à telle enseigne qu’on était autorisé à une certaine méfiance :

    Qui, parmi ceux qui réclamaient la dissolution immédiate du RSP, était vraiment sincère et croyait l’action possible ; qui, parmi les mêmes, était sincère mais par naïveté authentique croyait l’action possible ; et finalement, qui était plutôt daubé de cynisme, comprenait bien la complexité de la situation, et empoisonnait précisément la même situation pour un agenda isolé et bien tragique ?

    Ayant dit : nos félicitations au « Rocky »se justifient par le courage qu’il a su et pu illustrer dans ce sujet très national et péniblement compliqué en ces temps. Le sujet en effet était intransigeant. Il fallait a tous prix se déterminer « en faveur » afin d’animer la gallérie. Ou alors il fallait se démarquer de toute opinion et saisir l’occasion de se taire pour sauvegarder ses acquis politiques.

    Le Rocky lui, optait de se démarquer de cette stratégie d’insécurité et d’auto -préservation politique. Il prit le risque si nécessaire de risquer d’aliéner ses supporters, de se faire même soupçonner de complicités antiques ou de connivences illicites et sournoises. Il se prononçait publiquement :( en paraphrasé), « Ce n’est pas par un coup de ballet que l’on peut résoudre le problème du RSP ».

    Si je ne me trompe, à part le Faso-Premier Zida qui lui est Militaire, le Rocky, à moins que je ne me trompe, fut soit le « seul », ou un « des Rares » candidats politiques civils à avoir eu le courage politique d’accentuer une vérité blessante et impopulaire comme toute vérité vraie.

    Nous ne connaissions pas très bien nos candidats, et nous nous félicitions qu’il y ait eu des Femmes. Nous n’avons donc pas l’illusion ou la vanité d’exhiber dans nos observations, des dextérités innées. Nous voulons, ici simplement confirmer, qu’a la lecture de « ce coup de balais » nous étions rassurés que nous aurions, mieux qu’un politicien, plus qu’un homme politique, mais un « Home D’État et de courage politique »

    Milady, merci de nous avoir servi d’onde de transmission, en attendant de proposer à une Vraie Mossi comme vous un projet au nouveau Premier- Faso pour la désertification du territoire du Mogho Naaba, qui pourrait mettre en œuvre tous les Lobis e Birifores Fléchards, et tous les esclaves Samos impotents et oisifs de naissance.

    En attendant, encore une fois, avec vous Milady, Double Félicitations au Rocky, et bravo pour votre métaphore.

    Quand a nos frères sœurs neveux et nièces :

    « Let us let Premier –Faso Rocky, Rock n’ Roll the Nation ! »

    J. Jerry Léonard Guirma

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