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Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Elections 2015 • • jeudi 3 décembre 2015 à 22h58min
                 Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

Le peuple burkinabè disait-on avait la soif de l’alternance démocratique. Si soif d’alternance au point d’en appeler au ciel, c’est-à-dire entrer en résistance a-t-on longtemps témoigné. Mais alors, par les temps qui courent, l’issue de l’incontestée élection présidentielle post Révolution permet-elle d’authentifier cette soif d’alternance si constamment invoquée par quelques esprits qu’on avait crus avertis ? Il est permis d’en douter. Quoi qu’il en soit, voici soumise d’emblée l’épreuve.

En effet, s’interroger sur la réalisation de l’alternance politique au Burkina Faso au regard de la consécration électorale de Monsieur Marc Christian Roch KABORE, est une démarche éminemment intéressante. Car, une telle question constitue un passage quasi-obligé à l’heure du bilan de ce qu’il était convenu de présenter comme « La Révolution burkinabè ». Pour saisir le sens de l’interrogation, d’entrée de jeu, il n’est pas inutile de rappeler l’un des chefs d’œuvre du fameux Conseil national de transition, le parlement intérimaire burkinabè, à savoir la modification, disons plutôt la manipulation du Code électoral à travers un article 135 aux accents arbitraires, lequel au principal, rend « inéligibles » toutes les personnes ayant « soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l’alternance démocratique ». Si l’on a bien compris, est systématiquement disqualifié à concourir au scrutin présidentiel, tout individu qui, soit faisant appel à son intellect de politologue sérieux, soutient que la limitation du nombre des mandats électifs et donc présidentiels est attentatoire à la souveraineté du suffrage des électeurs et donc au principe de la souveraineté populaire, soit faisant appel à son réflexe de juriste compétent et à son aptitude à la théorisation juridique, soutient que le projet de révision constitutionnelle des clauses limitatives du nombre des mandats présidentiels ne porte pas nécessairement la marque d’une violation de la loi fondamentale. Décidément, là où la soif d’alternance était sensée passer, la liberté intellectuelle était sensée trépasser. A ce moment-là, avouons le, on en était resté presque sans voix.
De toute évidence, davantage que son défaut particulièrement caractérisé de base constitutionnelle ( Car d’une part, au regard du contenu de la loi fondamentale burkinabè, l’article 135 du Code électoral viole de manière inacceptable le droit garanti par la Constitution de libre participation aux élections, et d’autre part, en tout cas, en l’état de la jurisprudence constitutionnelle française et au regard des principes de valeurs constitutionnels, cet article, en tant qu’il est manifestement flou et donc sujet à interprétations contradictoires, encourt censure pour défaut de « clarté de la loi »), c’est pourtant l’explication et donc la justification dont l’article 135 est assorti qui a eu de quoi impressionner tout juriste talentueux, du moins si l’on se situe dans une démarche, non pas de l’ « en-deçà » (les fondements) mais plutôt de l’ « au-delà » (les finalités) de la Révolution Burkinabè.
Car, s’inscrivant en faux contre l’argument tiré du défaut de base constitutionnelle sus mentionné, les promoteurs fiévreux de l’article 135, dans un esprit critique des critiques, avec la grandiloquence qui sied aux idées révolutionnaires, ont pu soutenir mordicus en se recommandant de Rousseau que la loi est l’expression de la volonté générale dans un régime politique représentatif à l’instar du Burkina Faso, et que par sa fonction, la loi porte nécessairement atteinte aux droits et libertés des uns ou des autres, et en sus, l’argument juridique tiré de la jurisprudence constitutionnelle de la France n’est nullement opposable au sein de l’Etat de droit Burkinabè. Franchement, une telle présentation faussement naïve démontrait qu’il n’y avait là qu’argutie destinée à masquer d’autres réalités politiciennes.
En tous cas, convaincus que nos contradicteurs ne nous épargneraient guère ce type de sophisme, alimenté par une argumentation aux atours positivistes, nous avions envisagé de nous en prémunir. En effet, d’abord, au procès en mimétisme suite à notre évocation de la jurisprudence française pour régir le contentieux de la disposition législative sus visée, il y a lieu de rétorquer simplement que la référence à la jurisprudence du Conseil constitutionnel français relève non pas du formel mais de l’informel. Puis, à notre tour, par rapport à la théorie de la loi, d’être obligés de remettre les choses au point, à savoir que, plus qu’une norme générale impersonnelle et obligatoire adoptée par le Parlement (approche formelle et superficielle que tout intellectuel doit savoir dépasser), la loi est également et surtout l’expression d’un compromis opéré par les élus du peuple, au nom du bien commun et de la démocratie, entre les revendications et aspirations contradictoires. Concilier des intérêts opposés, arbitrer au nom du bien commun, telle est la délicate et noble tâche que l’on appelle la politique. Autant dire que la loi uniquement en tant qu’instrument de règlements de comptes politiciens, s’éloigne profondément de la pensée de Rousseau. Et ce qui va sans dire va toujours mieux en le disant ! Ainsi, disons le, il en faudrait beaucoup, vraiment beaucoup, pour réussir à nous convaincre que relativement à l’article 135, le législateur burkinabè était inspiré par un idéal qui allait directement en faveur du bien commun et du progrès démocratique. Mais bon qu’importe, il faut se garder d’accorder maintenant trop d’importance au débat relatif à l’article 135 car fruit de législateurs moins ingénieux, d’ailleurs relativement légitimes d’autant qu’ils n’ont nullement été élus. Davantage donc que les motivations souterraines justifiant l’adoption de l’article 135 du Code électoral post Révolution (à savoir exclure ceux qui ont voulu empêcher semble t-il la réalisation de l’alternance politique), c’est plutôt le bilan de la transition au regard de l’objectif d’ « alternance politique » qui doit retenir attention. Ce qui aura donc pour mérite de nous placer au cœur de la sociologie du scrutin présidentiel.
Réfractaires électoralement s’entend à accorder leurs suffrages à un Monsieur Zéphirin Diabré issu disons le d’une ethnie minoritaire, les électeurs se sont tout bonnement épanouis, et n’ayons surtout pas peur des mots, dans le vote ethnique en élisant avec honneur Monsieur Roch Marc Christian Kaboré. Admis par la litigieuse loi électorale à se porter candidat compte tenu de son activisme certes in extremis mais décisif à l’encontre au projet de révision constitutionnelle, cet ancien hiérarque de l’ancien parti de Blaise Compaoré, 27ans de coopération durant, disons plus exactement de cogestion, de Gouverneur de Banque publique aux successives fonctions ministérielles d’Etat, du Chef de gouvernement burkinabè au sherpa c’est-à-dire éminence grise du Compaorisme en passant par les longues fonctions de Président de l’Assemblée nationale, devient le Chef de l’Etat démocratiquement – et historiquement si l’on en croit France24- élu. Alors l’alternance politique tant chantée en choeur a-t-elle eu lieu ? Bien sûr que non. Il est vrai, étant dans l’air du temps et apparue dans le débat politique africain moderne ou plutôt post-moderne comme une devise à travers lequel d’aucuns se contentent de donner le nom aux idéaux qu’ils défendent, dans un contexte de conformisme imposé autour du paradigme « politiquement correct », le terme d’alternance démocratique semble à priori perdre toute originalité pour avoir été trop galvaudé. Honorablement que la curiosité intellectuelle conserve toute sa fonction magique pour ne pas se laisser se prendre au jeu du galvaudage sémantique. C’est sans doute dire qu’en politique, il n’est pas si malaisé d’acquérir une certitude à propos de ce terme.
Se définissant à la rigueur, non par rapport à la personne des individus qui se sont succédés au sommet de l’Etat (Rotation démocratique), mais par rapport à leurs idées et convictions politiques, l’alternance démocratique n’a pas eu lieu au Burkina, pas plus qu’elle n’avait eu lieu en 2007 en France lorsque Nicolas Sarkozy a succédé au Président Chirac. Sauf à confondre Alternance démocratique et Rotation démocratique, les belles promesses des promoteurs de l’alternance politique n’ont pas été tenues par le suffrage universel du 29 décembre, expression de la souveraineté des électeurs burkinabè. Centré sur l’ethnique, un tel vote a ignoré le fameux principe de l’ « alternance politique ». Ici comme ailleurs, le passé des candidats ( Actions politiques s’entend) avait de quoi éclairer l’avenir des électeurs ( La gouvernance dont ils seront l’objet) , si bien que si le peuple était vraiment épris d’alternance politique, c’est-à-dire une autre forme de gouvernance et d’autres idées politiques, ce n’est nullement en sa Majesté Marc Roch qu’ils vont porter leurs suffrages car alternance parlant, ce dernier l’incarne moins que les autres candidats de l’Opposition. Pourtant, il s’agit parfaitement de démocratie, laquelle ne se caractérise pas essentiellement par rapport à la réalisation de l’alternance politique. Conséquence de la démocratie, l’alternance politique ne constitue pas pour autant sa caractéristique. En d’autres termes, le seuil démocratique d’un régime politique ne se loge pas dans la réalisation de l’alternance.
On l’a davantage compris à l’échelle de la démocratie burkinabè à travers les élections post-révolution. Alors, qu’en conclure ? Soit que la soif d’alternance que l’on a prêtée aux citoyens relève des considérations de pure spéculation politique, soit que les électeurs burkinabè soif d’alternance ont au bout du compte mal voté, soit qu’ils ne savent pas du tout ce qu’ils veulent. Entrer en résistance à l’encontre d’un Personnage politique, et donc à l’encontre d’une certaine gouvernance, c’est selon, puis en même temps reconduire l’une des éminences grises du régime contre lequel l’on est légitimement entré en résistance administre la preuve que les populations peuvent paraitre contradictoires. Alors devrait-on psychanalyser le peuple pour discerner ses tendances schizophréniques ? Bien évidemment que non. Car cette contradiction populaire ne devrait pas surprendre d’autant que tout dans la vie des hommes est dominé par la contradiction, l’antagonisme, la dialectique. Consubstantielle à la réalité humaine, véritable marque de l’action des hommes et de leurs histoires, la contradiction n’épargne pas les électeurs, et donc certainement in fine le peuple.
D’ailleurs, la démocratie ne veut pas dire que le peuple doit toujours être logique et cohérent mais tout simplement que c’est le peuple et lui seul qui est nanti du droit de se tromper et de se contredire. Alors la conclusion. Que l’alternance démocratique et la rotation démocratique se recouvrent le plus souvent, pour autant elles ne se confondent pas par essence. L’alternance politique réalisée au Burkina Faso ? Non merci.

Pour poursuivre la réflexion avec l’auteur, e.peketi@gmail.com . 0033783633046

Vos commentaires

  • Le 3 décembre 2015 à 23:24, par Lad En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    tu n’es pas un démocrate. Ne nous ramène en arrière. C’est le choix du peuple. Roch ce n’est pas Blaise.

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  • Le 3 décembre 2015 à 23:40, par paul En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Voici quelqu un qui n a rien dit quant Blaise ,alizeta et François tuaient et pillaient.ne met surtout pas ta bouche dans ça.

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  • Le 4 décembre 2015 à 00:51, par Sentinelle En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Tout a fait d’accord avec votre analyse. Il n’y a pas eu d’alternance parce que le peuple Burkinabé a été très vite rattrapé par les vieux démons de l’Afrique, l’ethnicisme.
    N’allez pas me dire que cela est dû à l’analphabétisme, analysez de plus près les votes et vous serez convaincus. On en a parlé avec une certaine pudeur, le vote ethnique a retenti avec force achevant de convaincre les incrédules comme moi que le Burkina est bien hypocrite.
    L’alternance peut attendre !

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  • Le 4 décembre 2015 à 08:59, par loi 13 En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    L’analyse est très pertinente, très belle analyse merci pour cette contribution.
    Tout de même vous avez omis de dire que le peuple burkinabè a majorité analphabète ne connaît pas le sens du vote et ne vote pas selon les idéaux proposés par les différents candidats mais plutôt en tout cas dans sa grande majorité par ignorance parce que ayant reçu ceci ou cela d’un tel et c’est dommage.
    Ce qui me permet d’affirmer que les propos du Pr Bado sont réalistes et objectives quant-il dit qu’on ne doit pas permettre à tout le monde de voter (étant donner qu’on a affaire à une population pauvre et analphabètes donc facilement corruptibles) car le votant doit savoir pourquoi, il vote.

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  • Le 4 décembre 2015 à 09:41, par KNM En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Reconnaissons au moins le mérite du MPP. Si les RSS étaient rester avec le Blaiso, il n’y aurait probablement pas eu insurrection encore moins changement. Je respecte le choix du peuple. Le score de chaque parti reflète un peu son poids jusqu’ici qu’il a jouer auparavant. Tous les 13 autres partis ne pèsent que 46.51% contre 53.49%. Alors......
    Meme à Ouaga où il y a des lettrés diplomés. Donc......

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  • Le 4 décembre 2015 à 09:44, par SPI En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Monsieur "e.peketi@gmail.com" à mon avis vous faites une analyse trop académique des résultats de ce scrutin. La réalité c’est que nous intellectuels, nous ignorons comment fonctionnent nos sociétés africaines dans ce monde d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous sommes toujours surpris des résultats comme dans bien d’autres domaines économique, culturel etc.

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  • Le 4 décembre 2015 à 09:48, par verite En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Pourquoi t alarme tu à s’expliquer sur des choses dont tu sait pertinenement que le peuple Burkina ne pas se plier à ta seule . Si la popularité du CDP était telle qu’elle équivalait à volonté générale aujourd’hui à l’heure que tu parle c’était tout autre discours que tu tiendrais par ce que toujours CDP serai la. De quel démocratie parle tu avec un règne de 27ans au pouvoir et depuis tu n’écris rien si c’est aujourd’hui . L’on ne peut manger une mangue dans la poubelle et aller par la suite fouiller pour la chercher . Par votre soif effrénée du pouvoir vous avez sacrifier des filles et fils du Burkina. La sagesse recommande qu’on marque un arrêt pour pour méditer sur le passer et se réconcilier ainsi avec le peuple avant une quelconque aventure politique. Au lieu de ca vous surgissent tel un fauve surpris d’été mis hors d’état de nuire pour vouloir reconquérir une place qui n’existe plus ou du moins pour le moment pour vous. L’article 135 du code est légitime et se justifie aisément car c’est le peuple qui le ainsi. Vous tout fait pour maintenir la masse ignorante pour pouvoir user de crédulité pour assoir votre suprématie. Sinon comment s’explique t il que c’est dans les commune rurale que tire votre popularité. Mais le peuple es conscient maintenant et petit à petit elle comprend votre jeux politique. Si vous voulez le vrai changement il s’aligner derrière la volonté du peuple sinon vous élargissez le rossez qui vous qui vous sépare d’elle.

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  • Le 4 décembre 2015 à 10:25, par neutre En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Africain est fort,
    alternance ????? ou alternance démocratique ???? Quand le CDP voulait faire appel a la souveraineté du peuple, c’était légitime et le résultat qui en découlerait serait aussi légitime, je pense. alors comment ce même peuple peut il aussi exercer sa souveraineté à travers ces élections présidentielles et vous trouvez de la contradiction dans l’expression de cette souveraineté. C’est très simple chacun utilise la souveraineté du peuple quand cela l’arrange. certains réclament que le vote soit réservé aux personnes sensées comprendre le sens du vote (Laurent Bado), je suppose qu’ils pensent en réalité que la majorité du peuple vue son analphabétisme n’a pas l’éclairage nécessaire pour faire un choix responsable et tous nos politiciens le savent et pire en profitent voilà pourquoi le CDP appelait à cette souveraineté "théorique" sinon ce même serait dans les oubliettes du pays si cette souveraineté était réelle avec le nombre d’actes incompatibles de gestion du pouvoir d’état à savoir les assassinats, les crimes économiques qui ont jalonnées ces 27 ans de règnes

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  • Le 4 décembre 2015 à 10:41, par loi 13 En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    KNM je ne vous ais jamais dis que le MPP n’a pas de mérite, je sais très bien qu’ils ont contribué de manière remarquable à la chute du régiment de blaise, ça tout le monde le reconnaît mais dire que s’ils étaient rester avec blaise il n’y aurais jamais eu d’insurrection c’est mettre les doigts dans l’œil car tôt ou tard avec le chômage et la pauvreté grandissante dans notre cher faso, le peuple allait s’insurger monsieur KNM. Aussi, quand vous dite que malgré le nombre élevé de lettré a ouaga le mpp a gagné permettez moi de dire que vous vous trompez énormément. En effet s’il est vrai qu’à ouaga bcp sont lettrés diplôlmés, il n’en demeure pas moins que ouaga compte autant de diplômés que d’analphabète sinon plus car ce que vous faite comme confusion et cela est grave c’est que ouaga à bcp d’habitants mais il n’est pas sur et ne le pense même pas que les lettrés sont au dessus de ceux qui le sont.
    Tout de même, personne ne remet en cause la victoire du mpp, on les félicite même pour cela mais convenez avec moi que l’analyse faite par peke@gmail est sans équivoque.

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  • Le 4 décembre 2015 à 10:51, par PEKETI En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Je suis l’auteur de l’article et j’avoue avec humilité, je ne suis pas Burkinabè, je ne connais pas en profondeur la société burkinabè et peut être c’est là que se trouvent les limites de mon analyse, à savoir qu’elle reste trop dans la sphère académique. Mais vous allez remarquer, je ne prend parti pour aucun candidat, donc je suis neutre et impartial.
    Mais alors oui c’est absolument vrai que les populations sont analphabètes et immatures. Alors on fait comment finalement ? J’avoue que je n’ai pas de réponse à la question. Car en démocratie, le peuple a toujours le droit de se tromper et quelles que soient les déterminants de son vote ( amitié pour un candidat, origine ethnique des candidats, leur personnalité, leur passé...), le peuple il est souverain. Autant dire que l’argument tiré de l’ignorance des peuples soulevé par le Grand Professeur Bado est rejeté par beaucoup d’auteurs. Dans son essai " How far can free government travel ?", Giovanni Sartori explique que la " démocratie ne veut pas dire que le peuple a toujours raison, mais tout simplement que c’est le peuple qui a le droit de se tromper". Alors on fait comment ? Soit on considère que les suffrages des populations burkinabè sont souveraines et là on reste dans la démocratie et on ne dit rien, ou soit on confie la gestion du pays à des élites, des professionnels compétents mais sans élections et là on tombe dans l’après démocratie, c’est à dire la post démocratie. J’avoue que je ne sais pas.

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  • Le 4 décembre 2015 à 11:54, par Ouvrez l’oeil ! En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    C’est un débat clos ça ! Allons seulement...
    Voyez-vous, c’est à force de faire de la fixation sur Roch que vous le "victimisez" ; ce qui lui permet d’avoir la sympathie du peuple ainsi que leur suffrage.

    Imaginez un peu que l’ancien régime appelât à voter pour Roch, il n’aurait pas gagné ces élections. Soyez un peu intelligents un de ces jours...la haine n’a jamais payé !
    Ouvrez l’œil !

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  • Le 4 décembre 2015 à 14:14, par Johnson Melo En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Bonjour à tous,

    Comme beaucoup l’on soulevé, ce n’est pas la peine de revenir sur certaines choses. Mais il convient d’insister qu’il faut respecter la décision du peuple. Nous avons fait un bon en avant. Il faut bien avoir des dirigeants qui ont une certaine expérience pour garantir son existence. Beaucoup de peuples nous envient : Togo, Burundi, Congo Brazza, RDC, Cameroun, etc. Remercions Dieu pour cela.

    Beaucoup de gens sont contents c’est cela l’essentiel. Il est aussi normal que tout le monde ne soit pas content aussi, ce qui est normal.

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  • Le 4 décembre 2015 à 15:13, par BMF En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Intérêt de l’article :
    Cette posture analytique de ce qui passe (ou entrain de se passer) au Burkina a juste le mérite de contribuer à alimenter le débat, mais tout esprit critique peut déceler que les postulats et questions posés ne permettent de tirer des conclusions pertinentes ou utiles pour le problème burkinabè (je suis burkinabè, je n’ai pas voté pour M Kaboré, j’appelle de tous mes vœux des changements profonds dans la gouvernance de mon pays).

    Des questions et postulats à revoir :
    Votre postulat de base qui veut qu’on soit d’accord avec vous que l’alternance démocratique (pas la rotation démocratique) souhaité par les burkinabè ne puisse pas être portée par des personnes comptables d’une manière ou d’une autre du système Compaoré est fort discutable (pour être plus courtois, sinon chaque postulat on le sait est discutable). Partagé ce point de point de vue, c’est accepter qu’il n’existait aucune contradiction, aucune divergence d’opinion entre les acteurs du système. Ceci est difficilement concevable, les arrangements ou concessions qui font fonctionner les partis politiques ici comme ailleurs ne signifiants absence de divergence. Au Burkina Faso, ces divergences au sein du système Compaoré se sont exprimées ouvertement entre les ténors en 2008 avec Salif Diallo (n°2 ou 1 du MPP, c’est selon). La césure importante intervint en 2014.

    S’il faut donc critiquer ou réfuter la thèse que les évènements des 30 et 31 octobre 2014 sont une soif du peuple burkinabè à l’alternance démocratique, ce n’est pas par les individus, mais par les systèmes et pour cela, il faut que l’analyse porte, après le programme que M Kaboré a proposé aux Burkinabè, sur le système qu’il mettra en place. Y’aura-t-il une rupture avec le mode de gouvernance (corruption, fraude, favoritisme, crimes, impunité, ...) que les burkinabè ont décrié et refoulé ? Cette posture aurait eu le double mérite d’accorder à M Kaboré le bénéfice du doute et d’aller dans le sens de baisser la tension actuelle pour aider la nécessaire réconciliation nationale. C’est peut être au delà des considérations ethniques (M Kaboré n’était d’ailleurs pas le seul mossi en liste et il n’est arrivé en tête seulement en zone moaga), ce bénéfice du doute que les burkinabè ont accordé à M Kaboré après son mea-culpa. Ils peuvent s’être trompés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent ou qu’ils n’ont pas soif de réels changements. Rien ne dit que ce changement était assuré avec un autre candidat.

    Pour une analyse tenant compte de la globalité et de la complexité du contexte burkinabè :
    Pour analyser en profondeur ce qui s’est pas au Burkina Faso et se poser de bonnes questions, il faut éviter toute démarche ou attitude réductionniste des évènements des 30 et 31 octobre 2014 et tout ce qui s’en est suivi, y compris les changements apportés dans le code électoral. Faire l’économie d’une analyse plus globale d’un contexte complexe, dont l’ambition du régime Compaoré de modifier la clause limitative des mandats présidentiels n’a été que le goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ne peut qu’aboutir à des conclusions tronquées. Dans ce sens qu’il ne faut pas très vite remettre en cause le génie du législateur intérimaire (ne rabaissons pas le débat avec les questions de légitimité). Le politique comme vous le soulignez doit gérer des intérêts contradictoires et aboutir à un équilibre, qui reste dynamique mais défini à chaque moment. Entre des intérêts individuels (les personnes exclues et non leurs partis politiques) et la paix sociale, le législateur a pris des mesures qui ont abaissé la tension de la révolte populaire (le refus par deux fois des décisions de la CEDEAO par les burkinabè argumente plus tôt en faveur de la pertinence de ces mesures). Qu’elles aient été instrumentalisées, ce qui est concevable, elles ont répondues à une volonté populaire, qui peut se tromper, mais elles ont prévenu, du reste pour l’instant, le chaos et restaurer des conditions du dialogue.

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  • Le 4 décembre 2015 à 15:15, par BMF En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Intérêt de l’article :
    Cette posture analytique de ce qui passe (ou entrain de se passer) au Burkina a juste le mérite de contribuer à alimenter le débat, mais tout esprit critique peut déceler que les postulats et questions posés ne permettent de tirer des conclusions pertinentes ou utiles pour le problème burkinabè (je suis burkinabè, je n’ai pas voté pour M Kaboré, j’appelle de tous mes vœux des changements profonds dans la gouvernance de mon pays).

    Des questions et postulats à revoir :
    Votre postulat de base qui veut qu’on soit d’accord avec vous que l’alternance démocratique (pas la rotation démocratique) souhaité par les burkinabè ne puisse pas être portée par des personnes comptables d’une manière ou d’une autre du système Compaoré est fort discutable (pour être plus courtois, sinon chaque postulat on le sait est discutable). Partagé ce point de point de vue, c’est accepter qu’il n’existait aucune contradiction, aucune divergence d’opinion entre les acteurs du système. Ceci est difficilement concevable, les arrangements ou concessions qui font fonctionner les partis politiques ici comme ailleurs ne signifiants absence de divergence. Au Burkina Faso, ces divergences au sein du système Compaoré se sont exprimées ouvertement entre les ténors en 2008 avec Salif Diallo (n°2 ou 1 du MPP, c’est selon). La césure importante intervint en 2014.

    S’il faut donc critiquer ou réfuter la thèse que les évènements des 30 et 31 octobre 2014 sont une soif du peuple burkinabè à l’alternance démocratique, ce n’est pas par les individus, mais par les systèmes et pour cela, il faut que l’analyse porte, après le programme que M Kaboré a proposé aux Burkinabè, sur le système qu’il mettra en place. Y’aura-t-il une rupture avec le mode de gouvernance (corruption, fraude, favoritisme, crimes, impunité, ...) que les burkinabè ont décrié et refoulé ? Cette posture aurait eu le double mérite d’accorder à M Kaboré le bénéfice du doute et d’aller dans le sens de baisser la tension actuelle pour aider la nécessaire réconciliation nationale. C’est peut être au delà des considérations ethniques (M Kaboré n’était d’ailleurs pas le seul mossi en liste et il n’est arrivé en tête seulement en zone moaga), ce bénéfice du doute que les burkinabè ont accordé à M Kaboré après son mea-culpa. Ils peuvent s’être trompés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent ou qu’ils n’ont pas soif de réels changements. Rien ne dit que ce changement était assuré avec un autre candidat.

    Pour une analyse tenant compte de la globalité et de la complexité du contexte burkinabè :
    Pour analyser en profondeur ce qui s’est pas au Burkina Faso et se poser de bonnes questions, il faut éviter toute démarche ou attitude réductionniste des évènements des 30 et 31 octobre 2014 et tout ce qui s’en est suivi, y compris les changements apportés dans le code électoral. Faire l’économie d’une analyse plus globale d’un contexte complexe, dont l’ambition du régime Compaoré de modifier la clause limitative des mandats présidentiels n’a été que le goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ne peut qu’aboutir à des conclusions tronquées. Dans ce sens qu’il ne faut pas très vite remettre en cause le génie du législateur intérimaire (ne rabaissons pas le débat avec les questions de légitimité). Le politique comme vous le soulignez doit gérer des intérêts contradictoires et aboutir à un équilibre, qui reste dynamique mais défini à chaque moment. Entre des intérêts individuels (les personnes exclues et non leurs partis politiques) et la paix sociale, le législateur a pris des mesures qui ont abaissé la tension de la révolte populaire (le refus par deux fois des décisions de la CEDEAO par les burkinabè argumente plus tôt en faveur de la pertinence de ces mesures). Qu’elles aient été instrumentalisées, ce qui est concevable, elles ont répondues à une volonté populaire, qui peut se tromper, mais elles ont prévenu, du reste pour l’instant, le chaos et restaurer des conditions du dialogue.

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  • Le 4 décembre 2015 à 15:25, par Un observateur En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Débat très intéressant ! je suis parfaitement d’accord avec l’auteur de cet article, car il suffit de jeter un coup d’œil rapide sur la carte électorale et voir ce que chaque candidat a reçu comme suffrage par région pour s’en convaincre. Sous nos cieux, il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, plusieurs autres facteurs sont à prendre en compte pour espérer gagner une élection :
    1. l’argent : on préfère voter pour celui qui nous a remis quelque chose, parce qu’enfin de compte on se dit qu’on lui doit bien cela même si c’est pas ce qui est recommandé ;
    2. Est-ce une connaissance, ou bien la personne candidate est-elle de ma région, de mon groupe ethnique ?, etc...
    3.Le niveau d’instruction et de compréhension des enjeux d’une élection par le soit disant peuple.
    On peut en citer plusieurs autres mais je me contenterez de ces facteurs.

    4.la réceptivité du peuple auquel l’on s’adresse. Vous avez beau fait montre de la maitrise des sujets que vous abordez, tant que le "Peuple" ne vous aime pas vous ne pouvez pas gagner une élection, et cela, quelque soit le niveau d’instruction des populations.

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  • Le 4 décembre 2015 à 15:48 En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Chers frères et soeurs, que chacun se mette au travail maintenant. Nous avons eu la chance de traverser ces périodes difficiles jusqu’à l’élection du Présient du Faso, disons Dieu merci.
    La corruption, le népostisme, le laxisme, les détournements etc ne sont pas le fait d’un seul homme "PF" mais nous tous. Si chacun joue son rôle tout en évitant tous ces maux qui minent notre société, nous connaitrons le changement. Mais si nous voulons trimbaler les mêmes casseroles tout en se disant "tant qu’on ne me voit, je fonce", le Président ne pourra opérer le changement.
    Tu es cordonnier, chef de service, restaurateur, boutiquier, soudeur, chauffeur, sécretaire, diplomate, magistrat.... respectes et fais correctement ton boulot.

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  • Le 4 décembre 2015 à 16:36, par justicier assoiffé En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    vraiment à entendre encore des choses devenues obsolètes, je me demande ce qui se passe dans la tète de ces genres de monsieur

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  • Le 4 décembre 2015 à 16:46, par sogossira sanou En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    SPI et Sentinelle et bien d’autres du forum ont chacun, à sa manière touché du doigt le véritable mal dont souffre le peuple burkinabé ; en convoquant les propos du Pr Laurent Bado dans ses éternelles mises en garde sur ce qui attend le peuple burkinabé qu’il qualifie très gentiment de "moutons", cela peut apparaître curieux et paradoxal à la fois que vous vous sacrifiez pour chasser la peste, mais que vous vous laissez volez cette victoire sur la peste de bout en bout par pas trop loin de la peste.
    Oh ! quel gâchis ! pourtant c’est la réalité que le Pr Bado vous dit ou vous rappelle chaque fois.
    Tant que le peuple votant ne sera constitué que par "le vote mouton de gens affamés auxquels l’on a fait miroiter quelques billets de banque craquant neuf", tant que ceux qui se savent pleinement coupables de nombreux crimes de tous les ordres et qui ne tiennent pas se voir pendu haut et court pour leur forfaits qu’ils ne vont jamais avouer, tant que la misère rampante tiendra ce peuple dont les seuls potentiels sauveurs sont cette minorité qui justement vit sur son dos, profite au maximum de sa misère (car une véritable révolution de ce peuple voudrait signifier la pendaison de tous ces criminels), tant que..., alors comprenez que l’enfer de ce peuple reste plus loin encore devant lui et d’espoir, les lueurs trop lointaines.

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  • Le 4 décembre 2015 à 17:54, par citoyen averti En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Je pense que vous ne respecter pas le peuple burkinabè. vous avez bavarder sans rien dire. Selon vous qui ou quel parti incarne la vraie alternance ? vous ne le savez pas. Donc gardez votre point de vue. Il ne faut pas vouloir imposer son point de vue au peuple. chacun est libre de ses choix. Si votre candidat n’est pas passé qu’il se prépare pour 2020 au lieu de dénigrer ou de se moquer du peuple. Respecter le peuple burkinabè car le peuple est souverain. De la manière vous pensez je doute fort que votre candidat parvienne. Il faut changer votre manière de penser.

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  • Le 4 décembre 2015 à 18:37, par PEKETI En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Cher BMF, je partage votre analyse sur bien des aspects et témoigne d’ailleurs de sa richesse surtout lorsque vous dites qu’il faudrait se garder de rabaisser le débat avec des questions de légitimité par rapport au législateur. Mais il y a un point sur lequel je voulais m’appesantir à savoir la différence par essence qui existe l’alternance politique et la rotation politique. Convenez avec moi que nous parlons d’identité politique, laquelle ne se change pas en quelques mois. Les raisons qui ont conduit à la création du MPP tiennent au projet inopportun du Président Compaoré de réviser la loi fondamentale pour s’éterniser au pouvoir. Ce n’est pas la rupture sur le plan de la gouvernance, sur le plan de l’idéologie politique de l’ancien parti majoritaire qui a guidé la création du MPP. En effet, on peut donc douter de ce qu’il ne peut pas y avoir alternance avec quelqu’un qui est comptable de tout ou presque. Vous parlez "des crimes, de la corruption du favoritisme..." Mais tout cela existait depuis les 27ans de collaboration de Mr Kabore. Vous parlez de la fraude ! En effet parlons en. Les fraudes électorales sous Blaise Compaoré, s’il y en avait, cela veut dire que Mr Kaboré a participé aux fraudes électorales depuis les 27ans de collaboration et quelle collaboration, en tant que Président de Parti puisqu’il n’avait jamais dénoncé les fraudes. Il n’avait qu’à démissionner depuis de ce parti dès lors qu’il avait connaissances des fraudes en particulier électoral. Maintenant on semble dire qu’il a proposé un autre projet de RUPTURE aux populations. Je suis désolé, s’il devait y avoir rupture, ce serait une rupture avec lui même, pas en tout cas avec le système qu’il a installé depuis des décennies. Le peuple est libre de choisir qui il veut mais si le peuple voulait sanctionner toute la gouvernance de Compaoré, alors ce n’est pas Roch qui devrait être élu.

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  • Le 4 décembre 2015 à 23:10, par john,,bf En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Ceux qui s’entêtent à penser que l’alternance ne saurait se trouver au MPP e la voit ailleurs sont les véritables analphabètes. Tenez entre quelqu’un qui fut deux fois ministres de Blaise, député cdp, président du conseil économique et social de Blaise qui jure n’avoir jamais rien eu avec ce dernier et celui qui reconnaît avoir travaillé avec Blaise, qui demande pardon au peuple, mon choix est clair. C’est le dernier cité. Pourtant je défie quiconque se réclamant intellectuel d’avoir fait le pire des choix. Le peuple burkinabé sait ce qu’il veut et ce vote est le meilleur possible de tous les votes existants. Le professeur Laurent Bado se trompe enormement et boglo qu’il a engage pour predire les malheurs et apeure le peuple a echoue lamentablement. Ce peuple est reste serein et a fait un vote utile qui a permis a chacun de mesurer son poids reel aupres du peuple. Alors, taisez vous et mettez vous au travail.

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  • Le 5 décembre 2015 à 16:05, par PEK En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    Je suis désolé mais avouons, le peuple a choisi oui et comment ? John bf c’est plutôt toi qui est analphabète en ne comprenant rien au vocable Alternance. Roch March kaboré est loin d’être le symbole du renouveau politique auquel tout burkinabè devait s’attendre après une insurrection populaire. Ok ? Si le régime de Blaise compaoré était constitué de pyromanes, ce n’est pas Roch qui peut aujourd’hui être le Pompier. Si élections sous Blaise étaient fraudees, ça veut dire que Roch aussi participait au fraudes électorales. Aujourd’hui il prône la rupture. Ok le peuple a compris mais il faut que le Président Roch sache que ce serait une rupture avec lui même. Cher Webmaster ne me censure pas stp car on dit la vérité, on ne peut jouer les pompiers après avoir mis le feu pendant des décennies.

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  • Le 7 décembre 2015 à 13:39, par TAMK En réponse à : Alternance... vous avez dit « alternance au Burkina Faso » ? Non merci !

    De grâce, du respect pour ce peuple
    Arrêtez vos masturbations intellectuelles de politologues et autres diplômés en sciences politiques qui n’ont jamais convaincus personnes.
    Quand le peuple a fait ses nombreuses marches sans causer aucun dégats dans les grandes villes du pays personne ne les taxés d’immatures ;
    quand les populations sont sortis jusqu’à la chutte de Blaise, on ne les a pas taxées d’immatures ;
    quand les populations de toutes les villes sont sortis pour paralyser le pays lors du coup d’Etat personnes ne les a taxées d’immatures.
    Aujourd’hui cette même population fait son choix, salué par tout le monde entier et des soient disant intellectuels trouvent à taxer ce choix d’ethniciste et autres qualifications.
    Ca c’est un appelle à coup d’Etat.
    votre alternance peut encore attendre, le peuple a le sien
    Vous n’etes pas burkinabè

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