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Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Elections 2015 • • mercredi 25 novembre 2015 à 02h50min
Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

De 6,8% en 2013 à 4,1% en 2014, le taux de croissance national a chuté à 3, 2% en 2015, selon le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB). Cette situation d’activité économique, qualifiée de morose, pèse sur le secteur qui subit des crises ces dernières années. C’est pour permettre aux candidats de présenter leur programme et leur vision pour le secteur privé, et à ce dernier d’exposer ses attentes, que le CNPB organise, du 23 au 25 novembre 2015 à l’hôtel Laïco à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les quatorze candidats à la présidentielle.

« Quelle est la place du secteur privé dans les programmes de candidat à l’élection présidentielle de novembre 2015 ? ». C’est autour de ce thème que les organisateurs ont placé leur initiative. Durant 72 heures, les organisateurs vont voir passer chaque candidat pour non seulement faire l’économie de son offre en faveur du secteur privé mais également pour recueillir les attentes de ce secteur. Ainsi, selon un agenda établi, tous les quatorze candidats sont soumis, du lundi 23 au mercredi 25 novembre 2015, à cet exercice d’échanges avec les acteurs de ce secteur dont le ton a été donné dans la matinée de lundi 23 novembre avec le candidat du RDEBF, Ram Ouédraogo.

Selon le patronat, après l’insurrection populaire, nombre d’entreprises ont connu des débrayages avec des revendications maximalistes des travailleurs en violation de tout cadre réglementaire et donnant peu de place au dialogue. La sécurité des investissements n’est plus garantie et les opérateurs économiques enregistrent de ce fait, beaucoup de pertes.

« Le processus de transition s’est déroulé sans l’implication du secteur privé. Des réformes économiques et sociales amorcées sous l’ancien régime ont été finalisées et adoptées par le parlement de transition sans la prise en compte des préoccupations du secteur privé. C’est le cas par exemple de l’adoption des lois sur le niveau code minier, l’assurance maladie universelle, la liberté d’association etc. », déplorent les responsables du CNPB.

C’est pourquoi, ils disent placer un espoir dans ces élections qui devront consacrer un retour à l’ordre constitutionnel normal, synonyme de fin de la situation difficile dans laquelle est plongée l’économie depuis quelques années et d’une assurance pour les investisseurs.

Attentes des acteurs des futures autorités

Pour les cinq années à venir, le CNPB souhaite que le dialogue public/privé soit renforcé à tous les niveaux pour permettre la prise de mesures conséquentes de relance de l’économie.
« Si nous voulons une économie forte, prospère, privilégions des actions durables et concertées, arrêtons avec le saupoudrage, des mesures ponctuelles, des programmes spéciaux, qui n’ont pas d’impact véritable sur la croissance économique. (…). Le secteur privé burkinabè a toujours eu une capacité de résilience face aux chocs endogènes et exogènes et saura une fois de plus se relever pourvu que les pouvoirs publics l’accompagnent », a scruté M. Nacoulma.

Les responsables de ce secteur souhaitent voir le futur locataire de Kosyam se souvenir de leurs attentes, surtout de leur mémorandum qui consigne entre autres les pertes économiques subies par les entreprises lors de l’insurrection populaire.

Prennent part à ce cadre d’échanges, les participants du bureau du CNPB, les présidents d’associations professionnelles du secteur privé, les chefs d’entreprises, les représentants des institutions d’appui et d’encadrement du secteur privé ainsi que la presse nationale et internationale.

Bref aperçu sur le CNPB…

Crée en 1976 sous l’appellation de Conseil national des entreprises voltaïques (CNEV), l’organisation faîtière va prendre à partir de 1998, la dénomination de CNPB. Elle a pour objectif, entre autres, de contribuer au Burkina et dans la sous-région, à l’instauration d’un environnement propice à l’expansion de secteur privé, en vue de promouvoir le développement économique et social.
Ses activités sont essentiellement la formation, l’information, la réalisation d’enquêtes et d’études, la médiation, la négociation collective et la recherche de financement et de partenariat. Composé de 85 groupements, associations, syndicats, unions, fédérations et de certains ordres, l’organisation est présente dans tous les secteurs d’activités de l’économie.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 25 novembre 2015 à 08:09, par patriote En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    Qu’ils attendent après les élections pour ouvrir le Débat .Nos futurs gouvernants doivent penser à faire un choix sélectif de certaines entreprises à nationalisées. Au bf, il y a pleines d’entreprises (prêtes noms) qui ont vus le jour grâce a l’argent du contribuable volé par certains dignitaires et leurs protégés de l’ère Compaoré. J’ai honte,quand je vois des gens comme... se disant opérateurs économiques,industriels des bandits aux cols blancs. Ouvrez l’œil, ce sont des prostitués opportunistes qui vont chercher à se coller aux politiques pour prétendre à certains avantages. Vive la loi pour le délit d’apparence.

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  • Le 25 novembre 2015 à 08:15, par salam En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    Quitter dans ça, on vous voit venir. Pourquoi voulez vous être associés au processus de la transition ?

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  • Le 25 novembre 2015 à 09:15, par la rurale En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    AH ! C’est maintenant que le CNPB aussi veut montrer patte blanche ? Il ya aussi de vieux dinausores làbas qui doivent laisser la place aux jeunes entrepreneurs.

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  • Le 25 novembre 2015 à 12:20 En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    C’est une belle intitiave. il faut que gouvernant de ce pays comprennent enfin qu’on ne peut pas developper un pays sans un secteur dynanmique. la croissance c’est le privé, l’emploi c’est le privé, donc faut regler les difficultés que les entreprises rencontrent. prenez le cas de la sn sosuco. sans soutien, elle fermera et ce sont des milliers d’emploi perdus. Il faut que les nouvelles autorités soutiennent les entreprises surtout les jeunes promoteurs que les banques refusent de financer.

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  • Le 25 novembre 2015 à 12:23 En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    il faut que le nouveau gouvernemùent voit la question des marchés publics. il ya trop de corruption. les petits entreprenneurs ne gagnent pas les marchés.

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  • Le 25 novembre 2015 à 12:35, par elkabr En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    c’est bien mais il aurait fallu organiser ces echanges avant la campagne pour permettre aux candidats de prendre les preoccupations en compte dans leur programme

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  • Le 25 novembre 2015 à 12:51, par BURKINDI En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    Très bonne initiative de la part du CNPB, j’aurai souhaiter que la même démarche soit entreprise par l’ordre des médecin et les enseignants pour mesurer la portée du programme de chaque candidat au présidentiel. Car une chose est de proposer un programme et une autre est que ce programme soit réaliste et réalisable pour les populations en cinq ans.Bonne chance aux candidats.

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  • Le 25 novembre 2015 à 12:58, par L’Oeil du peuple En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    C’est fini l’ère Compaoré avec toute son impunité son enrichissement illicite et son hors la loi. Désormais tout entrepreneur ou opérateur économique doit savoir que plus rien ne sera comme avant. Toutes les lois de la république doivent être respectées à la lettre et être appliquées dans toute sa rigueur. Le droit et le devoir du travailleur tout comme du patronat doivent être respectés sans équivoque. Fini l’achat des consciences de certains acteurs de la vie économique et sociale(syndicats, les juges, les avocats, les dignitaires du régime, etc...)pour torpiller les textes en leur faveur. Fini l’incivisme fiscal. Désormais tout opérateur économique doit payer ses impôts à l’instar des travailleurs du secteur privé et public. Les faveurs fantaisistes doivent cesser pour donner place à une concurrence saine. L’opérateur économique qui sait qu’il ne peut pas faire franc jeu doit lasser la place aux opérateurs économiques honnêtes et sincères avec le peuple.
    L’Etat en retour doit jouer sa partition en faisant respecter les textes de la libre concurrence entre les opérateurs économiques tout en garantissant les droits des consommateurs. L’Etat doit protéger les industries locales au détriment des produits importés. C’est la meilleure formule pour protéger nos industries qui souffrent de la concurrence déloyale.Désormais les produits locaux doivent être consommés en intégralité avant la délivrance d’une quelconque licence d’importation des produits par le ministère de l’industrie et du commerce à un opérateur économique. Plus question de laisser des produits fabriqués localement aux mains des industriels pour faire importer les mêmes produits de l’étranger.Tout contrevenant aux textes doit être sanctionné à la hauteur de son forfait et voir son stock confisqué par le ministère du commerce. Nos unités doivent vivre car elles créent de la valeur ajoutée et de l’emploi pour les citoyens. Les opérateurs économiques corrupteurs et corrompus doivent jeter l’éponge car il n’y aura plus de place pour eux dans ce nouveau BURKINA.
    L’Etat qui reste toujours propriétaire des entreprises privatisées doit faire en sorte que les cahiers de charges soit respecté à la lettre, faute de quoi l’Etat est en droit de reprendre sa société qu’elle a créée grâce à l’intelligence de ses cadres. Les sociétés privatisées qui ne rapportent rien à l’Etat sauf enrichir les dirigeants(Sn-sosuco, Gmb, et autres)doivent être reprises par l’Etat.
    L’Etat doit encourager et bonifier les entreprises qui respectent les textes du pays et qui paie régulièrement leurs impôts.

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  • Le 25 novembre 2015 à 17:03, par Alexio En réponse à : Présidentielle 2015 : Le Patronat interroge les candidats sur le secteur privé

    Je crois que vous au patronat ne devraientt pas jeter les charrues avant les boeufs. N allez vite a vos besognes sournoises. Avez les resultats de ce vote pour vous cantonnez dans vos theories speculatives.

    Dans quel pays au monde des operateurs economiques assoient un colloque de ce genre a 4jours des elections ? La dualite Privee/Public sont des parametre essentiels pour un developpement fiable, mais la croissance doit etre centre sur les burkinabe. Et non du Mafia qui n honore pas ses engagements. et etait encadre par un regime corrompu dhier que le peuple burkinabe a vomi.

    Payez d abord vos arrieres fiscales avant de vous lancez dans un neant sans issu.

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