Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «C’est bien d’être le meilleur, mais c’est meilleur d’être le plus original.» Youssoupha dans Mon Roi

Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • lundi 26 octobre 2015 à 02h09min
Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

Les responsables de la Coordination des Associations pour l’Assistance et le Secours Populaire (CAASP) et le représentant d’un collectif d’avocats ont échangé, ce samedi 24 octobre 2015 à Ouagadougou, avec des parents de victimes et des blessés du putsch du 16 septembre dernier, pour voir dans quelles mesures leur apporter un concours pour la prise en charge socio- juridique.

Mieux s’organiser avec eux pour que leur situation puisse connaître un meilleur sort, que ce soit sur le plan de la prise en charge sociale ou sur le plan de la justice. C’est l’objectif principal de la rencontre que le professeur Séni Kouanda, président de la Coordination des Associations pour l’Assistance et le Secours Populaire (CAASP) ; Christophe Bado du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) et Prosper Farama, représentant d’un collectif d’avocats, ont eue ce samedi avec les parents de victimes et les blessés du putsch du 16 septembre 2015.
Sur le plan de la prise en charge sociale, ils ont déjà posé en collaboration avec l’action sociale, des actes. Il s’agit à présent, à les écouter, de les renforcer et d’aller plus loin vers une prise en charge conséquente, permanente, de perpétuer la mémoire des victimes. Il s’agit surtout de travailler à constituer les dossiers judiciaires des uns et des autres afin qu’ils puissent connaître également une meilleure prise en charge juridique.

« Une offre d’assistance désintéressée »

A l’adresse des parents des personnes décédées et des blessés du putsch présents, Séni Kouanda, Christophe Bado et Prosper Farama ont insisté sur le fait que leur offre d’assistance n’était qu’une proposition. Ils ont parlé d’une offre d’assistance désintéressée proposée à ceux qui étaient intéressés. « Notre objectif, c’est de faire en sorte que les blessés ou les parents des personnes ne regrettent les actes posés lors du putsch », explique Pr Kouanda.
« Rassurez-vous, on ne gagne rien. Notre lutte participe de la protection des droits humains qui passe par la justice. Quand des citoyens sont tués et qu’il y a impunité, cela entraîne d’autres tueries. La lutte que nous menons, nous le faisons pour nous-mêmes. Aucun citoyen ne peut se sentir à l’abri tant qu’il n’y a pas d’Etat de droit », renchérira Me Farama. Et d’expliquer qu’aucune des plaintes déposées après l’insurrection des 30 et 31 octobre n’a encore connu une suite favorable.

Vers des dossiers judiciaires plus solides

Pour les parents des victimes et les blessés du putsch intéressés par la présente offre d’assistance judiciaire, ils doivent remplir, selon Me Farama, un certain nombre de conditions pour donner plus de chance à leurs dossiers d’aboutir. Tirant leçon des insuffisances des dossiers judiciaires montés au lendemain de l’insurrection d’octobre, le collectif a pris des dispositions favorisant une meilleure instruction des dossiers au niveau des juges. Ainsi les blessés pour la constitution de leurs dossiers, doivent fournir un ensemble d’informations relatives entres autres aux circonstances de leur blessure, au lieu de la prise en charge médicale. Quant aux parents des personnes décédées, ils doivent fournir entre autres pièces, le certificat de décès, les reçus des ordonnances si les victimes ont bénéficié d’un traitement médical avant leur décès.
Etienne Kologo a perdu un parent pendant le putsch, tout comme Issa Ouédraogo. Ils ont tous répondu à l’invitation de la CAASP. Etienne Kologo se dit pour sa part déjà prêt à saisir son offre d’assistance sociale et juridique.

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 26 octobre 2015 à 08:30, par eteincelle En réponse à : Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

    Monsieur l’avocat,je vous apprécie mais faites attentions à votre entourage. Le pr Séni et autres antennes du pcrv n’ont pas pris part à l’insurrection pour ne pas dire qu’ils l’ont combattue quand elle balbutiait,cherchait sa voie car pour eux il n’ya que le pcrv qui puisse faire la révolution ! maintenant que la révolution a eu lieu sans les "révolutionaires professionnels" on essaie un rattrapage par la création de structures soit disant pour soutenir X ou Y . C’est ce qu’on appelle de la,récupération politique. Heureusement qu’on se connait dans ce pays. Se servir de la douleur des gens pour se mettre en scelle,toute une stratégie malheureuse de gens qui vont mourir dans la clandestinité qu’ils affectionnent comme les ivoiriens affectionnent l’atiékè.

    Répondre à ce message

  • Le 26 octobre 2015 à 09:27, par NELSON En réponse à : Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

    Bravo à vous pour le travail patient et sérieux que vous et vos organisations abattez sur le terrain. Sans ce travail il y a bien longtemps que certains dossiers de crimes de sang et de crimes économiques seraient aux oubliettes. le Pr Séni KOUANDA ancien président de l’ANEB au moment où DABO a été assassiné est un des monuments de la lutte dans notre pays qui continue d’œuvrer dans la discrétion pour le respect des droits humains dans notre pays. Respect !

    Répondre à ce message

  • Le 26 octobre 2015 à 10:46, par Fatimata OUEDRAODO En réponse à : Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

    Les autorités de la transition veulent une crise électorale qui va prolonger la durée de la transition j’en suis persuadée. Vous voulez quelle preuve encore pour inculper ces apatrides et dissoudre ce maudit parti ? D’ici quelques jours ça sera à nouveau des menaces. Ces gens vont nous narguer à nouveau. Aujourd’hui il disent vouloir peser le tout pour que le président qui sera élu dirige le pays dans la coabitation politique. Vous aviez vu les conséquences d’une coabitation en France avec Chirac et Jospin et c’est ce qu’ils veulent(preuve que ces gens n’ont jamais aimé ce pays). Dans ces condition aucun dignitaire du CDP ne sera jugé car les deputés CDPistes et leur allié vont bloquer ces dossiers surtout concernant la haute cours de justice. Si le motif de leur participation aujourd’hui consiste à avoir beaucoup de députer pour bloquer des dossiers judicière au niveau de la haute cours de justice et que la transition frein d’ignorer, c’est qu’elle même y est pour quelque chose dans la destabilisation en préparation. Dieu les a poussé à commettre un coup d’Etat raté pour que les institutions à venir puissent fonctionner dans la quiétude, mais vous les autorités de la transition vous aviez décidé de rendre service au diable en refusant de faire votre travail. Ici c’est pas un meurtre où on ignore le coupable et qu’on a besoin de passer trop le temps dans les enquêtes. Quand les CDPistes disaient sans eux pas d’élection qu’est ce que la transition avait fait ? Rien. Edie agissait au nom du CDP ou pas ? je sais que vous n’êtes pas des enfants mais vous fermez les yeux pour que le pire arrive. Dans de telle situation, c’est la population qui n’aura que ses yeux pour pleurer aucune justice ne sera rendu. Dieu vous a donné une occasion en or pour que vous vous rachetiez de vos maladresses après l’insurrection mais vous préférez continuer vos dans des compromissions où c’est le peuple qui sera perdant. Vraiment la transition nous a trahi. A bas cette transition de complaisance !

    Répondre à ce message

  • Le 26 octobre 2015 à 12:36 En réponse à : Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

    lorsque je vois ces personnes ,je suis rassuré de leurs actions.NOUS AVONS DE CES REFERENCES PR MIEUX AVANCER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Répondre à ce message

  • Le 26 octobre 2015 à 13:23 En réponse à : Putsch du 16 septembre : Une offre d’assistance socio- juridique proposée aux blessés et parents des victimes

    Internaute1. Tu est vraiment hors sujet. La révolution s est réalisée selon toi . Cela prouve que tu est très limite sur les questions d analyse politique.tout le monde c est que c est une insurrection inachevée récupérée par les militaires avec un coup d état en prime. Le professeur Seni est une icône de la lutte et tu ne peut y rien faire...

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Putsch de septembre 2015 : Minata Guelwaré est décédée
Coup d’Etat de septembre 2015 : Dans l’attente des indemnisations...
AN 5 du putsch de 2015 : « Nos cœurs portent encore les souvenirs douloureux et indélébiles... »
Procès du putsch : Les accusés condamnés solidairement à payer 947 279 507 F CFA à titre de dommages et intérêts aux parties civiles
Procès du putsch du CND : L’audience sur les intérêts civils à nouveau renvoyée au 19 novembre 2019
Procès du putsch : L’audience sur les intérêts civils renvoyée au mardi 29 octobre 2019
Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »
An IV du putsch de septembre 2015 : Déclaration du balai citoyen en cette journée d’unité d’action patriotique
An IV du putsch manqué de septembre 2015 : Des Bobolais prônent la réconciliation nationale
Putsch de septembre 2015 : Quatre ans après, syndicalistes et citoyens se souviennent de la résistance opposée par le peuple
Procès du coup d’Etat : En fuite, Fatou Diendéré et 6 autres écopent de 30 ans de prison ferme
Procès du putsch de 2015 : Fatoumata Diallo, l’épouse du Général Diendéré condamnée à 30 ans de prison fermes
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés