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Agences de l’eau : Un outil pour mieux gérer l’or bleu

Accueil > Actualités > Société • • jeudi 2 juillet 2015 à 21h57min
Agences de l’eau : Un outil pour mieux gérer l’or bleu

Mieux gérer les ressources en eau disponibles, telle est désormais l’ambition du gouvernement qui a créé les agences de l’eau. Au nombre de cinq, elles ont en charge les ressources des grands cours d’eau dont dispose le Burkina Faso. Découverte de ces gardiens de l’or bleu !

Initiées en 2007, les agences de l’eau ont pour principale mission de veiller à une utilisation rationnelle des ressources, de protéger les cours d’eau et de restaurer les berges. Elles sont au nombre de cinq : les Agences de l’eau du Mouhoun, des Cascades, du Nakanbé, du Liptako et du Gourma.

L’Agence de l’eau du Mouhoun, un exemple de réussite

Créée en 2010, l’Agence de l’eau du Mouhoun est celle qui est la plus active sur le terrain. Pilotée par W. Ghislain Kaboré, elle a sous sa coupe les bassins versants Mouhoun et Banifing. L’Agence couvre une superficie de 96 096 Km2 et regroupe 6 provinces, 27 communes urbaines, 214 communes rurales et 4 700 villages. En tant que groupement d’intérêt public, elle réunit les représentants de l’administration publique, des collectivités territoriales et des populations. Ses missions sont entre autres de promouvoir une utilisation rationnelle des ressources en eau, de lutter contre la pollution et pour la protection des milieux aquatiques et de percevoir des taxes selon le principe du « Pollueur-payeur » ou « préleveur-payeur », d’apporter des aides financières diverses aux actions d’intérêt commun menées par les collectivités territoriales, les organisations socioprofessionnelles et les usagers, etc.
Conformément à cette dernière mission, l’AEM a accordé des financements de 2 000 000 FCFA à la Commune de Yé pour délimiter le périmètre à protéger, acquérir des plantes pour la protection des berges, matérialiser le périmètre pour la mise en œuvre des plants, etc. La somme de 3 000 000 FCFA a également été octroyée à la Commune de Moussodougou pour la réalisation d’une haie vive sur l’ensemble du périmètre du site qui abrite l’emprise des sources du Mouhoun dans le village de Mondon et pour regarnir ces sources d’espèces végétales.
Les CLE

Pour se faire aider dans cette tâche ardue de protéger ou de restaurer des cours d’eau ou leurs berges, les Agences de l’eau ont mis en place des Comités locaux de l’eau (CLE). Ces comités sont constitués des populations riveraines ou des exploitants de l’eau des retenues. A Dédougou, les membres du CLE Mouhoun Pa sont à pieds d’œuvre pour restaurer les berges du fleuve gagnées par l’ensablement. Ainsi, une superficie de 100 mètres, à partir du fleuve, a été dégagée pour être reboisée. « Il est interdit de cultiver dans cet espace », a indiqué Ghislain Kaboré, directeur général de l’Agence de l’eau du Mouhoun. Des plantes ont été mises en terre pour délimiter le périmètre. Les exploitants de champs qui jouxtent le fleuve ont accepté, selon les membres du CLE, de rétrocéder leurs terres pour le bien de la communauté.

Il faut sauver le Kou

Le Kou compte parmi les grands cours d’eau du Burkina. Seulement depuis quelques années, il est victime comme beaucoup d’autres fleuves de l’ensablement. Dans sa partie située à Dindéresso, soit à 25 km de Bobo, le fleuve est presqu’entièrement bouché. « Voyez-vous le pont ? Il était à 5 mètres de hauteur mais là il ne reste même plus un mètre. Donc quand il pleut, l’eau a du mal à passer », a expliqué le patron de l’Agence de l’eau du Mouhoun. Pour y remédier, les populations, avec l’appui financier de l’AEM, ont curé le pont et ses environs mais il n’a pas fallu plus de quelques mois pour que le sable reprenne sa place. « Nous avons en projet de refaire ce pont qu’on appelle aussi pont chinois. Mais en attendant, nous ne savons pas quoi faire vraiment de cette situation », a indiqué tout désespéré Ghislain Kaboré.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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