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Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Les héros de l’insurrection populaire • • jeudi 27 novembre 2014 à 00h54min
Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

L’insurrection populaire qu’a connue notre pays, a été une affaire d’hommes mais aussi de femmes. Une d’elle a attiré notre attention. Il s’agit de Cendrine Nama. Cette artiste musicienne burkinabè désignée ambassadrice de bonne volonté par l’organisation Beyond 2015 et le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) le 12 septembre dernier, n’a pas voulu manquer à l’appel de l’histoire. Entre « regarder à la télé ou être regardé à la télé », notre originaire de Sapouy et titulaire d’un Master en management des projets a fait le deuxième choix.

C’est une habituée des marches-meetings de « Non au référendum ! Non à la modification de l’article 37 » de l’opposition, qui était aux devants des choses lors de la marche des spatules le 27 et le jour de l’insurrection. Cet engagement et cette combativité, elle dit le tenir de sa mère mais surtout de son père qui n’est autre que Germain Nama, Directeur de publication du journal l’Evènement.
Ni la peur, ni la maladie d’asthme n’ont eu raison de la détermination à sortir le 30 pour nous dit celle qui est déjà mariée coutumièrement, « assainir » le pays pour ses futurs enfants.

LeFaso.net : On vous a vu très engagée sur les réseaux sociaux et sur le terrain, de qui détenez-vous cette combativité ?

C’est peut être génétique ou du fait de mon appartenance ethnique...Les Gourounsis ne sont-ils pas réputés pour ne pas se laisser marcher sur les pieds (rires).
Mes parents m’ont inculqué des valeurs morales et éthiques tels que l’amour du travail bien fait, le respect des libertés et le courage dont notamment celui d’assumer ses opinions.
A la maison nous étions libres de faire entendre dans le respect nos opinions, de discuter, d’échanger avec nos parents quand nous avions des avis qui pouvaient diverger des leurs. Mon père m’a appris qu’il n’y avait rien de valeureux à vivre dans la peur et à se terrer dans le mutisme juste pour un simulacre de paix. Je crois que c’est cela préférer vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un mouton.
Donc pour en revenir à la question cet esprit doit me venir en grande partie de mes parents, de mon éducation.

LeFaso.net : Avant d’en venir au jour historique du 30, parlez-nous de cette journée particulière du 27 ; la marche des femmes à laquelle vous avez participé.

En marge de la semaine de désobéissance civile, j’ai décidé de participer à la marche de protestation organisée par le Collectif des Femmes pour la Défense de la Constitution (COFEDEC) le lundi 27 octobre 2014. L’objectif de cette marche était le même que celui de la plupart des manifestations du moment : demander au Président du Faso de retirer la loi portant révision de la Constitution conformément aux dispositions des articles 163 en vue de la convocation d’un référendum.
Rendez-vous était pris pour 15h devant la maison du peuple pour le rassemblement afin de démarrer la marche chacune munie de sa spatule.
Nous nous préparions à cela quand nous avons vu au journal de 13h le maire de la ville de Ouaga dire que cette manifestation n’était pas autorisée et que des dispositions seraient prises pour nous en empêcher. Cela ne nous a aucunement freinées. Nous nous sommes malgré tout rendues au lieu du rassemblement.
Quelle ne fut pas ma fierté de voir que bon nombre de ces femmes étaient des mères voir des grand-mères d’un certain âge sorties pour leur peuple, pour leurs enfants parce que c’en était devenu trop.
A 16h nous avons entamé la marche spatules brandies scandant des phrases comme : « touche pas à ma constitution ». Au niveau de la barrière des CRS, nous avons opéré une brève halte afin de leur faire comprendre qu’ils devaient nous laisser passer parce que nous n’étions pas là pour eux mais pour passer un message à celui qui pensait être le seul capable à diriger ce pays sacrifiant la stabilité et la sécurité de notre nation, et que, nous ne nous laisserions pas démonter par une simple barrière...
Après une courte discussion, nous avons forcé le passage et les CRS au final ne nous ont pas opposé de résistance. Nous avons donc pu continuer notre marche toujours en brandissant nos spatules.

LeFaso.net : Etre femme et se mettre aux devants des choses, a-t-il été un avantage ou a-t-il présenté beaucoup de difficultés pour vous durant cette période ?

Pour être franche à aucun moment je n’ai agi en tant que femme ...Je pense que j’avais même oublié cet aspect. J’agissais en tant que citoyenne patriote mue par une soif de justice et par l’atteinte des objectifs communs que s’étaient fixée la jeunesse burkinabè, à savoir, arrêter la forfaiture mise en place par l’ex président Compaoré, faire respecter nos droits et notre volonté.
Pendant les marches et les affrontements je ne sentais pas la fatigue, je ne sentais même plus mes pieds (rires). Je ne saurais donc dire qu’être une femme a constitué un quelconque handicap ou un quelconque avantage. Il fallait être endurante, alerte et combative et je l’ai été comme des milliers d’autres Burkinabè.

LeFaso.net : Après la « marche des spatules », racontez-nous votre journée du 30, jour de l’insurrection populaire. De l’assaut sur l’Assemblée nationale à la marche vers Kossyam.

La journée du 30 était vraiment une journée historique pour le Burkina Faso.
Nous nous étions donné rendez-vous au Rond-point des Nations-Unies dès 7h afin d’assister au vote de la loi à l’Assemblée.
Déjà debout tôt le matin, je me préparais à rejoindre les autres quand je vis que mon père se préparait aussi pour rallier la manifestation de son côté. Pour le taquiner je lui ai demandé, "Papa est ce que si ça chauffe même tu peux courir ??"
Et lui de me répondre, "Et comment !!! Si je me mets à courir tu ne peux même pas me suivre "
J’en ai ri aux larmes avant de prendre la route pour le lieu du rassemblement.
Je dois l’avouer, je suis sortie la peur au ventre vu l’important dispositif que nous avions vu mettre en place pour nous empêcher d’accéder à l’Assemblée. A ce moment-là je n’imaginais même pas revenir indemne chez moi. Mais qu’à cela tienne, il fallait agir pour notre patrie, pour nous, pour les enfants que nous mettrons au monde.
Arrivée sur l’avenue Kwame Nkrumah, alors que j’y étais conduite par un ami à moto, on s’est rendu compte que nous ne pouvions plus avancer qu’à pieds. Il a donc parqué son engin dans un des espaces environnant et on a continué allègrement à pieds en causant .
Au niveau du siège du CDP on a remarqué qu’ils avaient mis en place un dispositif de fête. Chose que je ne comprenais pas sur le moment. Beaucoup portaient des T- shirt ‘’Oui au référendum’’ et nous regardaient avec des sourires assez moqueurs. Certains nous disaient même qu’on perdait notre temps. Je n’ai même pas pris la peine de leur répondre quoi que ce soit, je leur ai fait un grand sourire et j’ai continué ma route.
C’est dans cette lancée qu’à un moment sans que je ne sache d’où cela venait, je sentis quelque chose d’assez brûlant frôler ma jambe tomber avec un bruit assourdissant et du gaz s’en échapper en jets.
Du coup j’ai compris que les choses seraient plus difficiles que prévues. On ne voulait même pas nous laisser approcher à 1000m à la ronde.
Là commence la première course poursuite. Je me suis mise à courir dans les dédales de Kwame Nkruma avec derrière un pick up de CRS. C’est avec un grand soulagement que je vis un certain nombre de manifestants venir à ma rescousse.
J’ai donc fait volteface avec eux et nous avons réussi à obliger le pick up à changer de direction. Ils m’ont donné de l’eau pour me nettoyer et me protéger du gaz lacrymogène et nous avons ensemble continué en direction de l’Assemblée. Ce ne fut pas un parcours jalonné de courses poursuites, d’attaques au gaz lacrymogène... Pour se protéger nous avions des écharpes mouillées, certains utilisaient leurs habits. Nous avancions les mains en l’air face aux militaires pour leur dire que nous n’étions pas des menaces. Ils nous laissaient avancer jusqu’à un certain niveau puis se mettaient à nous bombarder de Gaz. A ce moment-là il fallait bien riposter si nous voulions avancer. Nous utilisions des cailloux, bouts de bois et tout ce que nous pouvions ramasser ...il nous arrivait même de prendre les Gaz pour un retour à l’envoyeur.
J’ai pu pendant cette journée admirer la solidarité du peuple burkinabé.
Je n’ai à aucun moment vu abandonner un blessé ou une personne tombée. Nous partagions l’eau, les mouchoirs, le beurre pour les narines instinctivement... On ne se sentait vraiment pas seul et savions que nous pouvions compter les uns sur les autres.
La dernière barrière et la plus ardue était mise en place au niveau d’Azalai hôtel, un peu avant. A ce niveau les tirs au Gaz étaient plus fournies et à un moment un projectile a pris mon voisin en plein dans la poitrine et l’a projeté avec force en arrière, un autre manifestant fut touché au visage.
Les effets du Gaz étaient si nocifs que je me suis même mise à saigner du nez et même une personne s’est évanouie.
A chaque assaut nous nous voyions obligés de reculer pour revenir en force. J’’ai pu remarquer que des hélicoptères étaient aussi utilisés pour nous bombarder de Gaz.
Tout ceci jusqu’à ce que nous réussissions à passer toutes les barrières pour investir l’Assemblée et que s’en suive tout ce que vous avez pu voir.
L’Assemblée nationale prise d’assaut, les députés en fuite, nous avons entamé la marche jusqu’à Kossyam afin de demander à Blaise de libérer les lieux parce que nous ne voulions plus de lui comme président.
Arrivés entre Lybia et Palace hôtel, notre marche a été stoppée par un dispositif de militaires qui eux ne semblaient pas être là pour juste nous dissuader à coup de Gaz lacrymogènes. S’en sont suivis des tirs à balles réelles. A ce niveau deux personnes sont malheureusement tombées sous les tirs.
Devant notre insistance à continuer sur Kossyam, des militaires sont venus nous parler nous dire qu’ils avaient pris les choses en main, que Blaise Compaoré n’était déjà plus président et que nous devions rentrer chez nous pour écouter les infos.
Voilà comment nous nous sommes donc démobilisés ce jour-là avec à l’esprit d’avoir atteint notre objectif.

LeFaso.net : Ce qui ne fut pas le cas ?

Ah mais vous avez tous vu comme moi l’apparition de Blaise Compaoré à 21h sur Canal 3 avec son : « je vous ai compris ».
Depuis le temps qu’on lui parle, qu’on lui envoie des signaux pour lui faire comprendre, il a fallu que le peuple sorte, que des frères tombent pour qu’il comprenne. Il n’avait rien compris du tout. Il aurait dû comprendre plus vite mais il nous a poussé à bout et voilà... Je vous ai compris c’est quand même trop facile tout de même.
Nous ne voulions plus qu’il comprenne quoi que ce soit. Nous ne voulions simplement plus de lui à la tête de notre pays. Il fallait donc qu’on ressorte pour maintenir la pression et je suis sortie le 31.
Blaise Compaoré a régné 27 ans presque 28 ans sur un Burkina qu’il a fini par prendre pour sa cour de récréation. Il avait fini par se prendre pour un monarque à qui tout était dû au détriment du peuple. C’en était trop.

LeFaso.net : Vous êtes asthmatique nous avez-vous dit. Avec ce dispositif sécuritaire et cette tension qui étaient perceptibles, n’avez-vous pas eu peur, n’était-il pas risqué pour vous de sortir ?

Rien n’aurait pu me dissuader tant que mes jambes pouvaient me porter. J’étais muée par la soif d’accomplir mon devoir envers ma nation. Et ce devoir là pour moi était la chose la plus importante.

LeFaso.net : Comment ont réagi vos proches en vous voyant autant engagée ?

Mes parents eux n’ont rien trouvé à redire. Si en général c’était plutôt mon père et moi qu’on pouvait retrouver dans les différentes marches et meetings organisés, celle gigantesque du 28 Octobre a vu la participation de toute ma famille présente ici. Papa, maman, ma petite sœur et moi. Mon frère étant aux études à l’extérieur.
Tout ceci pour dire que nous étions tous engagés à notre manière dans cette lutte.

LeFaso.net : Peut-on maintenant dire que la lutte est terminée et qu’il y’a eu gain de cause avec le départ du président ?

Nous pouvons dire que nous avons gagné une grande bataille. Nous avons réussi à chasser Blaise Compaoré et toute sa suite. Avec Blaise, c’était tout un système qui était gangrené, pourri, un système qui voulait nous asservir et nous bâillonner. Du coup, avoir réussi à les faire partir ne peut constituer qu’une victoire. Mais je pense que nous ne devons pas nous endormir. 27 ans d’exactions de tout genre, crimes, malversations, tripatouillages ne peuvent être surmontés facilement. C’est un travail de reconstruction de longue haleine et nos consciences doivent rester en veille afin de dissuader tout système à venir qui voudrait prendre la même voie.
Mais je crois que dorénavant toute personne qui dirigera ce pays, sentira comme une épée au-dessus de sa tête. Je crois que dorénavant, le peuple a pris conscience de sa souveraineté.

LeFaso.net : Nous avons un président de la transition, un premier ministre et un nouveau gouvernement. Quelles sont vos attentes envers ces nouvelles autorités et quelles devraient être leurs priorités selon vous.

Oui, un président et un premier ministre qui je l’espère, se mettront au travail des maintenant afin de remettre notre pays sur les rails.
J’attends d’eux qu’ils travaillent à démarrer la mise en œuvre d’institutions fortes et qu’ils nous conduisent dans les meilleurs conditions aux élections 2015.En un an nous ne pouvons pas attendre d’eux des miracles mais ils peuvent déjà entamer les chantiers de reconstructions. J’attends d’eux qu’ils travaillent à la paix et à la cohésion sociale et non a la division comme l’avait fait l’ancien régime. J’espère qu’ils apprendront des erreurs de leurs prédécesseurs à savoir que nous sommes très loin d’être un peuple mouton comme le clamait des partisans de l’ex majorité. Nous sommes simplement un peuple non violent qui ne réagit que lorsqu’on l’y oblige ou lorsque ses droits fondamentaux sont bafoués. Qu’Ils sont là en tant que serviteurs du peuple qu’ils ne l’oublient surtout pas et qu’ils accomplissent leur devoir.
Je salue la détermination, le courage dont a fait preuve le peuple Burkinabé dans cette période de lutte qui aura conduit à la chute de Blaise Compaoré et à la libération de notre pays du joug de ce dictateur.
Je m’incline devant chaque homme et chaque femme burkinabè qui aura de près ou de loin contribué à ce que nos objectifs soient atteints.
Je rends hommage à tous nos frères tombés sur le champ de bataille et présente mes condoléances les plus attristées non seulement aux familles éplorées mais aussi à toute la nation. Je suis Fière d’appartenir à un si grand peuple .Vive le Burkina Faso !

Réalisé par Amélie GUE
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 novembre 2014 à 00:29, par vérité no1 En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    Félicitations ma petite, les Gourounssis ne se laissent pas piétiner, voilà pourquoi le grand Kôrô Yamyelé dja foul sur tout le monde sans être inquiété. Nous les Mossis on arrive pourtant à piétiner les Samos aller-retour, recto-verso en plein Tougan !!!!!!!

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  • Le 27 novembre 2014 à 00:30, par Yemdaogo En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    Merci pour c’est interview. Je voudrais humblement demander à lefaso.net de ne pas vulgariser le mot "hero". Il n’y a pas plus grand sacrifice que d’avoir payé de sa vie pour une cause afin que d’autre beneficient d’un lendemain meilleur. Pour le reste, c’est tout le peuple qui s’est soulevé. Alors à moins que vous soyiez en mesure de rencontrer tous ceux qui ont affronté les forces de l’ordre les 30 et 31 octobre, je dirais qu’il serait preferable que vous alliez interviewer les familles des personnes mortes durant ce soulevement. Celà nous permettra au moins de savoir si certains ont laissé des femmes ou des enfants dont nous devrions assister. Mais s’il faut selectionner quelques individus (filles et fils à papa) pour appeller heros alors que nous ne connaissons toujours pas les noms des 19 personnes qui ont payé de leur vie, je dirais que nous sommes mal partis.
    c’est mon opinion que je prie humblement le webmaster de respecter et de publier. Merci.

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  • Le 27 novembre 2014 à 01:19, par biriki En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    C’est son fiancé qui est un homme heureux ! Merci aussi à ses parents de lui avoir inculquer d’aussi grandes valeurs, car on voit des personnages mobiliser les enfants des autres tout en gardant les leurs bien à l’abri.

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  • Le 27 novembre 2014 à 01:42, par zot En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    Bravo a toi ma soeur voilà vraiment le genre de femme qu, il nous faut dans ce pays la on a pas besoin des femmes djandjobeuses. Ma soeur celui qui a deja enleve la colas la si il trainne encore les pieds d’ici la fin de l’annee la fais moi appel

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  • Le 27 novembre 2014 à 04:27, par ouedraogo En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    Tout simplement en vous lisant j.avais des larmes au yeux bravo a mon peuples vive le burkina faso merci

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  • Le 27 novembre 2014 à 05:14, par ZAPATA En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    C’est bien ton engagement pour le changement qui est intervenu mais arrêtes d’ethniciser ton implication à ces évènements car Tertius Zongo, Gisèle GUIGMA, et tout près de nous Djibril Bassolet, plein d’autres..... et surtout Luc Adolphe TIAO , tous des alliés du dictateur qui a détalé, sont de ta communauté. Donc molo molo s’il te plaît avec ces parallèles qui ne veulent rien dire du tout aujourd’hui.....

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  • Le 27 novembre 2014 à 06:48 En réponse à : Les héros de l’insurrection n°9 : Cendrine Nama

    Bravo Cendrine !

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  • Le 27 novembre 2014 à 08:31, par SOME En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Merci cendrine pour ton temoignage. Et aussi de te sentir citoyenne et non pas seulement femme comme on sombre souvent dans des clichés. Mais attention car certains de tes propos auraient pu etre mal interpretes comme etant du tribalisme ce mal que Blaise a voulu nous donner a nous burkinabe qui ne connaissions pas ca par rapport a d’autres pays. Mais quand on te lit plus loin on comprends ce que tu as voulu dire. Dans cette revolution, vous les femmes et les jeunes on vous doit une fiere chandelle (et surtout les femmes jeunes puisque parmi les jeunes il y a des femmes) A vous de rester vigilant : le peuple a pris conscience de sa souveraineté, il reste au moins cela que thomas sankara nous l’a montré
    SOME

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  • Le 27 novembre 2014 à 08:32, par Kertchi En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Bravo, Femme, j’ai des frissons en lissant ces lignes. Merci pour votre combativité, merci pour votre courage. Oui, le peuple est souverain, et Vous l’avez démontrer, Nous l’avons démontrer. Mais, mais ne nous trompons pas, le plus difficile reste à venir, soyons vigillents afin de ne permettre à quiconque viendrait à prendre le pouvoir à se comporter en monarque. Nous voulons un burkina prospère pour tous les enfants, santé, éducation logement, pour tous. Le Burkina est UN et INDIVISIBLE. LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS.

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  • Le 27 novembre 2014 à 08:51, par richi En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Bonjour chers internautes
    Sans renier la bravoure de tous ces hommes et femmes que fasonet présentent depuis un certain temps comme les héros de l’insurrection, je voudrais tout de même poser quelques questions aux journalistes qui sont à l’origine de cette initiative.
    1. Si les survivants sont des héros, qu’en est-il de ceux qui sont morts ?
    2. Qu’en est-il des blessés ?
    3. Est-ce que ce journalistes disposent d’informations sur ces martyrs pour nous les présenter individuellement ?
    4. Est ce que tous ceux qui ont participé à toutes les marches seront vantés autant que "ces héros" ? Sinon, il faut arrêter dès à présent ces reportages qui frisent de la publicité au bénéfice de personnes choisies on ne sait sur quelle base.
    Pour moi, seuls ceux qui sont morts ou blessés ont été des héros. Soyons humbles et respectons de manière équitable, tous ceux qui ont participé au combat et cela sur l’ensemble du territoire Burkinabè. Ce n’est pas le role de la presse de faire des héros

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  • Le 27 novembre 2014 à 08:52, par Burkimbi En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Cendrine Nama, héros de la révolution Burkinabé, n’en déplaise à Yemdaogo (commentateur n°2). Tous ceux qui sont sortis les 30 et 31 octobre dans les villes et villages du Burkina ne sont peut être pas des héros pour vous, mais pour nous ce sont des héros de la lutte du peuple Burkinabé. Comme il n’est pas possible d’interviewer tout le monde, il est normal de donner la parole à un échantillon de personnes. Bravo Cendrine Nama et bravo lefaso.net. Personnellement je souhaiterai que lefaso.net donne la parole à Sams’k le jah et à Smockey pour nous raconter leurs semaines du 22 au 31 octobre. Vive les héros de la révolution Burkinabé.

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  • Le 27 novembre 2014 à 08:59 En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Bravo bravo et mille fois bravo chère cendrine nama. c’est des amazones comme toi que le faso a besoin. que dieu te protège ainsi que toute ta famille.

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:19, par Je suis le peuple En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    je ne vois nul part Cendrine NAMA au front, face aux forces du désordre.
    je ne vois nul part Cendrine NAMA devant l’Assemblée Nationale ou en direction pour KOSYAM..
    je ne vois nul part Mlle NAMA se plaindre de meurtrissures suite aux coups de matraque ou aux jets d’eau bouillonnante sur son corps .
    je ne vois nul part Cendrine NAMA étalée par terre et baignant dans son sang suite à une balle reçue dans la poitrine.
    je vois seulement une jeune fille se prendre en cliché après qu’on ait mis le feu partout, pour ensuite les publier sur la toile.
    je vois seulement une belle jeune fille, née d’un père certainement digne, qui comme tout jeune burkinabè est sortie au petit matin du 30 octobre pour manifester son ras-le-bol.
    BRAVO à Cendrine NAMA qui a fait comme tous les jeunes de son âge : le refus pur et simple de la dictature compaoré.
    MAIS SVP, ELLE N’A REIN FAIT DE PLUS QUE TOUS CEUX QUI SONT SORTIS AU PETIT MATIN DU 30 OCTOBRE.
    sans le petit menuisier de cissin, Blaise ne serait Jamais parti.
    sans la vendeuse d’orange de benogo, Blaise ne serait jamais parti.
    sans le jeune fonctionnaire de somgandé, Blaise ne serait jamais parti.
    sans le chômeur au grain de thé de la pate d’oie, Blaise ne serait jamais parti.
    sans le banquier de Ouaga 2000, Blaise ne serait jamais parti.
    sans le commerçant de zabrdaga, Blaise ne serait jamais parti.
    DE GRACE, NOUS SOMMES TOUS DES HEROS LES UNS AUTANT QUE LES AUTRES.IL Y A CERTES EU DES LEADERS DU MOUVEMENT, MAIS NOUS SOMMES TOUS DES HEROS.
    Juste une doléance pour terminer :
    N’UTILISE PLUS LE TERME HERO QUE POUR DESIGNER CEUX QUI ONT PAYE AU PRIX DE LEUR VIEEEEEEE.
    MERCI

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:27, par liza En réponse à : les heros de l’inssurrection populaire (n 9):Cendrine Nama

    je ne suis pas contre le fait que vous rendiez hommage à ceux qui sont sortis pour faire changer les choses,mais à l’allure ou vont les choses,vous n’en finirez pas ,car cobien sont-ils à etre sortis ?certains en ont laisser la peau ! je trouve cet article une pure publicité discriminatoire et cest revoltant !svp,cloturez votre liste là maintenant !

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:51, par CONSCIENCE En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Un seul mot : BRAVO pour cette prise de conscience de la jeunesse . Plus rien ne sera comme avant et ce n’est pas qu’un slogan. Tu es la digne fille de ton père GBN

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:51, par Le Burkina D’abord En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Cendrine, comme tous ces Burkinabé qui ont osé défier aux mains nues un régime fini, une épave que tentait de conduire un dictateur déifié à bloc par un groupe de sangsues, tu es une Vraie Burkinabé, une combattante de la liberté !! Merci et que tes idéaux soient atteints !!
    J’aimerais que très sincèrement, les nouveaux dirigeants organisent une grande journée d’hommage aux Burkinabé tout court ! Et qu’au cours de cette journée, nos valeurs cardinales soient vantées et enseignées pour que revienne à jamais notre intégrité qui avait été bafouée par des rectificateurs en mal d’inspiration ! Cette journée doit marquer le lancement d’une campagne d’une vraie rectification pour redonner de la valeur à nos valeurs, et partout dans la presse ces valeurs là devraient être enseignées, avec des modèles ! On pourra alors présenter des vieux qui enseigneront les vertus perdues malheureusement, des jeunes modèles de réussite par le travail, des élèves cracks, des mères prodigant de précieux conseils à toute la nation ! Il faut que nous enseignions l’humilité, le travail bien fait, le sacrifice, l’intéret général, la cohésion, etc.
    Je le dis parce que sans des valeurs revivifiées, notre combat peut être vains et dévoyés des hibous au regard gluant !!

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:52, par Bédjou En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Bravo ma sœur, tu mérite respect. Bravo aux parents aussi qui vous ont inculqué ces valeurs de combativité, de courage, du sens du sacrifice pour le bonheur de la nation. Congratulation.

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  • Le 27 novembre 2014 à 09:57, par Filsdupaysan En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    A cette allure il va falloir faire le tour des villages aussi car tout le monde a été héro. Les gens se sont mis à genoux pour implorer la grâce de Dieu, donc il ne faut pas se limiter seulement aux amis (es) ou à ceux qui ont marché seulement mais aller au delà. Partout sur le territoire les gens ont lutté et les vrais héros sont aujourd’hui ceux et celles qui sont tombés (es) sur le terrain. Il faut arrêter ces écrits qui sont partisans.

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  • Le 27 novembre 2014 à 10:16, par Abdoulaye OUEDRAOGO En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Une confusion s’est produite à mon avis sur la dernière photo figurant dans l’article. Cette dernière photo est plutôt liée à l’article sur l’atelier organisé par le CILSS à Koudougou sur la sécurité alimentaire. Merci de rectifier.
    Bonne journée

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  • Le 27 novembre 2014 à 10:38, par Allright En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Merci à Cendrine de nous avoir partagé sa par active à l’insurrection. je conviendrais avec l’intervenant n°10 il faut interviewer les familles qui ont perdu un membre afin qu’il exprime au moins leur ressenti

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  • Le 27 novembre 2014 à 13:16, par citoyenne En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    TOUT LE PEUPLE BURKINAbe a ete heroiq . Poura tu interviewer 16 million d personne. Quel sont les critere. Sui dacord avec Yamyele on aimerai mettr Un visag une histoire derriere chaque mort. On attend cela Amelie, !

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  • Le 27 novembre 2014 à 15:52, par guigma yacouba En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    bravo à toi, soit immensément béni pendant que d’autre pense que c’est une affaire d’homme toi tu étais au devant de la scène.
    je voulais m’adresse à ceux de petit esprit qui jalouse lorsqu’on célèbre une autre personne qu’eux, et cherche la faille pour taper dessus, dans ce qu’elle a dit vous n’avez rien retenu que celle qu’elle a dit que son courage vient du fait qu’elle soit gourounsis, en quoi cela est d’ethnicisé. tout peuple ethnique se valorise, et ou est le mal, un peul, un mossi, un gourmaché, bissa dira la même chose. vous vous attardez dessus comme si il est interdit au burkina de valorise son ethnique.
    Merci cendrine pour ce que tu as fait pour ta nation et paix à nos vaillants martyrs

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  • Le 27 novembre 2014 à 17:13, par Le vigilant En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Les jaloux là. Laissez on va apprécier la fille là. je suis fiers de lire ces lignes. Qu’elle soit fille à papa c’est pas là le problème, l’essentiel est qu’elle donne bon exemple sur le plan africain et même mondial. C’est de ce genre de fille, sœur, femme, maman que nous voulons au Faso.
    Pour moi les filles et fils à papa que nous ne voulons pas c’est ceux qui sont USA ou en France et même ici faire le boucan avec l’argent volé du peuple.
    Mais il reste quelque chose,Je souhaites également comme d’autres aux journalistes de faire des tours dans la familles des victimes et surtout les morts dont le gouvernement devrait voter une passion spéciale pour leur famille pendant 30ans.

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  • Le 27 novembre 2014 à 17:20, par Moussa En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    svp chers internautes vous êtes tous des héros de ce beau pays des hommes intègres mais soyons convaincu que cette dernière interviewé est vraiment une modèle, un exemple parmi tant d’autres. je sais que parmi des filles de sa génération qui on aussi une petite privilège de vie n’ont pas acceptée baver sous ce soleil ardent parmi les hommes et devant ses hommes en cagoule payé et encouragé pour mater le vaillant peuple de l’insurrection populaire et de surcroit asthmatique. CENDRINE tu as de la valeur, si tu n’était pas déjà sous l’angle d’un heureux j’étais candidat et imagine une gourounsi chez un prince mossi c’est aussi de la chance.ah ah...... bonne suite

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  • Le 27 novembre 2014 à 19:56, par CBC En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Merci au lefaso.net de partager avec nous ces récits galvanisants et encourageant pour la jeunesse ! Tous ceux qui sont sortis les 28, 30 et 31 et à d’autres occasions pour demander le changement sont des héros ! Dieu les comblera ! Faites parler le maximum ! Dommage pour les aigris qui comme moi etaient restés tranquillement chez eux à la maison !

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  • Le 27 novembre 2014 à 21:56, par Idriss En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Pour soutenir l’idée de Yemdaogo, il faut aussi savoir que des jeunes sont venus des provinces. ont dormis dans la rue pour que nous obtenions cette victoire. Je ne nie pas la bravoure de Cendrine, mais je rappelle qu’il ne faut pas oublier les autres. Bravo à tous.

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  • Le 28 novembre 2014 à 07:23, par dao En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    monsieur le journaliste, il me semble que cette affaire rapporte gros !

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  • Le 28 novembre 2014 à 13:14, par joakim En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Les vrais héros sont ceux là qui sont restés sur le champs de bataille,sinon la victoire revient au peuple.Je pense qu’il sera plus intéressant de faire des écris sur ceux là qui sont tombés ce jour là avec photo à l’appui pour puisse mieux les connaitre.Sinon je craint fort que vous pussiez faire le tour de tout le peuple car tous avions participé à ceux qui est arrivé. Vos écris auront plus d’intérêt si cela participe à immortaliser ceux là qui ont laissé leurs vies.

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  • Le 28 novembre 2014 à 17:17 En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    C est la peoplisation de la révolution !

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  • Le 28 novembre 2014 à 18:49, par ZIDAORE En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    Totalement d’accord avec toi Yemdaogo ! A vous les journaliste de LEFASO, sur quelle base vous décidez d’attribuer le titre de "hero" à quelqu’un ! nous étions tous là, ce fameux 30 Octobre et tous les jours d’avant aussi !
    Donc, si vous devez faire les louanges de certaines personnes avec des raisons du genre "par ce que c’est la fille du directeur de l’Evènement".. c’est décourageant !
    Faites votre boulot franchement et postez nous au moins les noms de nos frères qui sont morts pour que nous, nous puissions vivre dans la justice et le respect de la personne !
    Nous sommes tous des "héros" !!

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  • Le 28 novembre 2014 à 21:58, par Nathalie En réponse à : Les héros de l’insurrection populaire (n°9) : Cendrine Nama

    C’est normal. C’est la fille d’un journaliste. Ce qui sont tombés lors de cette bataille où qui soignent toujours leur blessure, comment on les appellent ?

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