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Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Burkina Faso : chronique des années Compaoré • • mercredi 12 novembre 2014 à 15h20min
Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

Le cadre est défini. Reste à mettre une photo dans le cadre. Et ce n’est pas le plus simple. Même si tout le monde est « conscient de l’urgence ». Ce sont les mots du préambule de « l’avant-projet de charte de la transition ». 24 articles qui ont tous été adoptés de manière consensuelle par l’AG qui a planché toute la journée du samedi 9 novembre 2014. Une AG composée de tous ceux qui, ayant peur du vide (et plus encore de l’armée), se sont empressés de se retrouver pour définir ce qu’ils pensent être le devenir d’un Burkina Faso nouveau.

C’est, d’abord, un président de la transition : un civil de « bonne moralité » ayant du « charisme », une « bonne notoriété nationale », « reconnu pour son engagement pour la défense des intérêts nationaux », possédant « une parfaite connaissance du fonctionnement des institutions » et « une bonne connaissance des relations internationales », apte à « conduire une nation et à gérer des situations de crise », « n’ayant pas soutenu le régime déchu et plus particulièrement le projet de révision de l’article 37 de la Constitution ». Cet oiseau rare ne pourra pas être « éligible aux élections présidentielle et législatives ». Il va être choisi par « un Collège de désignation » auquel sera soumise une liste de personnalités : trois personnalités par composante, la présélection permettant de ne retenir que trois candidats qui auront alors à passer un oral. Il faudra la majorité absolue pour être nommé président de la transition dès le premier tour ; sinon la majorité simple sera requise. Le débat a porté notamment sur le « verrouillage » de la « charte de la transition » afin que le « président de transition ne la révise pas pour être candidat aux élections à venir ».

Le « Collège de désignation » comprendra quinze représentants des partis politiques, quinze représentants des forces de défense et de sécurité et quinze représentants de la société civile. Mais personne ne dit quels sont les partis politiques représentés et comment se fera la répartition des sièges entre les partis. Pour les forces de défense et de sécurité, ce n’est pas moins problématique compte tenu des tensions qui les ont traversées au lendemain de la démission de Blaise Compaoré. Quant à la « société civile » (quid des syndicats, des religieux, des chefs coutumiers, etc.), je ne sais toujours pas ce que c’est ; pas plus que je ne sais ce qu’est la « communauté internationale », deux concepts à géométrie variable.

Le gouvernement* comprendra au maximum vingt-cinq membres qui doivent être représentatifs de toutes les composantes de la société (« femmes, jeunesse, syndicats et Burkinabè de l’étranger »). Il est établi que les « membres actifs des instances dirigeantes des partis politiques » ne peuvent être ministres de l’Administration territoriale, des Finances, de la Justice, de l’Economie, des Affaires étrangères, des mines, de la Défense et de la Sécurité. Les ministres doivent être, à l’instar du candidat « à la fonction de président de transition », des oiseaux rares : moralité, charisme, notoriété, etc. sans être pour autant « membres de l’organe dirigeant d’un parti politique » à l’exception des « représentants des partis politiques ». Les membres du gouvernement sont, eux aussi, inéligibles aux élections présidentielle et législative « organisées à la fin de la transition ». A noter que la charte évoque par la suite un Premier ministre sans que l’on ne sache rien sur son mode désignation, son profil…**.

Dernière institution : l’Assemblée nationale. 90 membres : 50 % de députés issus des partis politiques ; 50 % issus de la société civile*** ; son président sera élu par ses pairs. Bien évidemment, ce qui va sauver cette Assemblée nationale de transition, c’est que sa « mise en place » est fondée sur « le principe de large inclusion » qui doit être à la politique ce que le principe d’Archimède est à la physique : tout corps politique plongé dans une assemblée politique a un poids politique plus faible que son poids réel !

Seront institués un Conseil de défense et de sécurité nationale et une Commission de la réconciliation nationale et des réformes. Il est même établi que « la communauté internationale accompagne le Burkina Faso tout au long de la période de transition en lui apportant son aide et son soutien politiques et financiers pour une transition démocratique, civile, apaisée et [bien évidemment] inclusive ». La charte est révisable ; la transition est de douze mois à compter de sa validation par le Conseil constitutionnel (elle ne dit rien des autres institutions : Conseil constitutionnel, Conseil économique et social, etc. ; seront-elles mises en sommeil, dissoutes ou maintenues en l’état). Enfin, les Burkinabè de l’étranger vont bénéficier d’un « ministère » mais sont privés de participation aux élections législatives et présidentielle de novembre 2015.

Ce projet de « charte de la transition » est-il viable ? A vouloir ménager la chèvre et le chou, à prôner la démocratie tout en lui tordant les deux bras, à penser « Ouaga » sans prendre en compte le poids politique et social des provinces, en agitant des concepts vides de sens (société civile, communauté internationale, etc.), le « Pays des hommes intègres » risque d’accoucher d’un régime d’exception qui n’aura rien d’exceptionnel. Voilà une insurrection populaire qui prend des allures de révolution raplapla où tout le monde est chef ; enfin, plus exactement, le chef de ce mouvement, on le recherche. Le cadre est défini. Mais il n’y a pas de photo dans le cadre. C’est la raison pour laquelle resurgit celle de Thomas Sankara. Cyril Bensimon, dans Le Monde (daté du samedi 8 novembre 2014), écrivait : « Les enfants de Thomas Sankara tiennent leur victoire et une revanche sur l’Histoire ». Les « enfants de Sankara » ? Plutôt ses orphelins. Ceux qui étaient dans les rues de Ouaga en cette fin octobre 2014 ne savent rien de la révolution sankariste. Ceux qui l’ont vécu sont ceux qui, pour l’essentiel, ont été au pouvoir ces dernières décennies ou ambitionnent de l’être désormais.

De Sankara, icône africaine, pour la génération du 30-31 octobre 2014, il ne reste que le mythe. Mais pas l’enseignement. Moins encore la réalité des années 1983-1987. Conseil de l’Entente, CDR et tout le reste… qui ont tellement formaté la « génération Compaoré » qu’une chape de plomb a été posée sur ces années-là où l’armée était au pouvoir et le minimum démocratique totalement confisqué. Dans L’Humanité de ce matin (10 novembre 2014) – qui ne cesse de se délecter de la chute de « l’autocrate » Blaise Compaoré – le député Alexandre Sankara déclare au sujet de son homonyme : « J’étais fier d’entendre ses slogans, de voir ses posters dans toutes les marches de l’opposition depuis 2011 ». Sauf, bien sûr, que Sankara est mort le 15 octobre 1987, il y vingt-sept ans et qu’il faut en avoir pas loin de cinquante, aujourd’hui, pour avoir vécu, significativement – autrement dit à l’âge adulte – cette époque. Celle d’une révolution menée par des leaders porteurs d’un projet de société et qui ont inventé le Burkina Faso sur les ruines de la Haute-Volta. Où sont les leaders aujourd’hui ? Où est le projet de société ? Il ne reste, pour l’instant, que les ruines !

* A noter qu’à la suite du débat, mené ce lundi 10 novembre 2014, on évoque désormais, « vu l’urgence de la situation », « un réaménagement de l’ancien gouvernement » réduit à moins de 25 membres.

** La version finale de la charte précise cependant que, à l’instar du président et du gouvernement de transition, le premier ministre ne sera pas éligible aux « futures élections qui suivront directement la période de transition »

*** Finalement, il a été proposé 40 sièges pour les partis affiliés au chef de file de l’opposition, 30 sièges pour la société civile, 10 sièges pour les forces armées et 10 sièges pour « les autres partis politiques ». Il était prévu, dans le projet initial, que les membres de l’Assemblée nationale de transition ne puissent pas être candidats aux élections présidentielle et législatives mais cette clause a été supprimée dans le projet final.

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Vos commentaires

  • Le 12 novembre 2014 à 15:45 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    On va vers du n’importe quoi. On doit aller au vote, un point un trait.

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  • Le 12 novembre 2014 à 15:58, par Annie Amousso Traoré En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Monsieur Béjot, votre ami arroseur de Djembé est parti. Ce pays ne va pas se désintégrer ne vous en déplaise ! Arretez de nous pomper l’air maintenant, on a assez de griots ici.

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  • Le 12 novembre 2014 à 16:22, par serein En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Bonsoir. Nous prétendons défendre la démocratie tout en voulant mettre en place une assemblée nationale non élue ? Quelle légitimité aura-t-elle pour légiférer ? Au nom de qui le fera t-elle ? On invoque l’urgence de la situation pour proposer des shémas invraisemblables. Et dire que cela est fait par des constitutionnalistes. Il faudrait qu’on me dise si une assemblée dite nationale peut être mise en place sans avoir été élue par quelque suffrage que ce soit.

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  • Le 12 novembre 2014 à 16:32, par Yesman En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Maintenant que votre ami est parti, le pays doit se desintegrer... Autant reconnaitre qu’en 3 decennies Blaise n’a laissee aucune institution viable a meme de tenir apres lui...

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  • Le 12 novembre 2014 à 16:34, par ElMagnifico En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Jean-Pierre BEJOT c’est plutôt toi qui va te désintégrer ! Un langage courtois ne sied jamais au maudit. Or tu es maudit d’où cette envie de voir le pays des hommes intègres se désintégrer ! De 1 tu es arrivé jusqu’à 9. Eh bien sache 9 est le chiffre de l’extrême. En tout cas tu es tellement absorbé par ton idée de voir le Faso se désintégrer que tu ne vois pas ta propre désintégration arriver à grand pas ! On parie ?

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  • Le 12 novembre 2014 à 16:41, par MAILLOT En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Monsieur Béjot, il faudrait mieux que ce soit vous qui soyez désintégré !

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  • Le 12 novembre 2014 à 16:58, par loco En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Bon a vrai dire je n’aime pas Bejot mais il a ici une analyse de la chose très juste à plusieurs niveaux. J’espère vraiment que ça ira pour mon pays.

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  • Le 12 novembre 2014 à 17:05, par SING En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Il faut que les CDPistes arrête. Preuve que vous n’aimez pas le BF ils ne souhaitent que le kao au Faso. Mais Dieu est grand. C’est le seigneur qui est le pourvoyeur du vautour aveugle. Que Dieu bénisse le BF. Je vous jure que Dieu est Burkinabè.

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  • Le 12 novembre 2014 à 17:11 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    mercenaire sans foi...suis ton maître à Yamoussokro

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  • Le 12 novembre 2014 à 17:22, par Un citoyen burkinabè En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Qu’avons-nous fait consciemment ou inconsciemment pour laisser Blaise Compaoré et sa clique d’entêtés et de jusqu’au "boutistes" nous confisquer le pouvoir du peuple au point qu’un oiseau rare de civil, intègre, neutre, humble, aimant n’ai pu être trouvé depuis l’insurrection populaire du 30 octobre 2014 pour assurer la présidence de la transition démocratique apaisée ? C’est que le mal était vraiment profond. Un conseil gratuit : si vous voulez un candidat sérieux, je vous propose le président actuel de la Céni, cet homme intègre, réservé, bosseur, neutre, pourrait faire l’affaire de la transition. De plus, et je le connais bien, n’aimant pas le pouvoir et les fastes de la République, c’est le candidat le moins mauvais qui conduira la transition sans problème majeur et s’empressera de le remettre à celui qui sera déclaré élu à issu des futures élections présidentielles de 2015. Il l’a déjà démontré par la gestion de la présidence de la Céni où il n’a jamais prie position pour un quelconque camp, lui-même représentant la société civile à la Céni et élu à l’unanimité sauf sa propre voix. Ce gars pourrait faire l’affaire, en dépit des critiques viles et gratuites qui ne manqueront pas de lui être reprochées parce que toute personne humaine parfaite n’existe pas. Blaise lui-même dit qu’il n’est ni ange, ni démon, mais je crois qu’il est plus démon qu’ange pour avoir buté son frère et ami d’enfance. C’est pas luis personnellement qui a tiré mais enfin, à qui a profité cet assassinat ? Hey, faites-vite de désigner votre président civil de la transition sinon, les militaires vont légitimement confisquer le pouvoir insurrectionnel du peuple burkinabè. Le sacrifice humain de nos enfants de 15 ans et même moins mérite RESPECT. Je renouvelle constamment et m’inclinerais perpétuellement devant la mémoire de nos jeunes et adultes tombés les mains nues devant leurs bourreaux de soldats criminels sans conscience et je renouvelle mon souhait de prompt rétablissement aux nombreux blessés. Le Citoyen.

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  • Le 12 novembre 2014 à 17:30, par Sagacité En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Quelle fanfaronnade !!!
    Quand on n’a rein à dire on la boucle ! Vous ressemblez, monsieur Béjot, à un boxeur délirant après un K.O.

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  • Le 12 novembre 2014 à 18:31 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Que ce farfelu de minable journaliste nous colle la paix. C’est plutot toi qui va te desintegrer. Idiot !

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  • Le 12 novembre 2014 à 18:39, par hg En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Tres bonne analyse avec froideur.

    En effet, ou sont les projets de société. La plupart des hommes politiques actuels sont issus du système Compaoré. Quelle légitimité ont ils ?

    C ’est le serpent qui se mord la queue. Ils ne sont la que pour leurs intérets et non pour la population.
    Pauvre Burkina, ton calvaire n’est pas encore fini.

    Ablassé, un homme politique en meme temps ministre des affaires etrangeres avait une boite de nuit

    Roch Kaboré s’est longtemps corrompu en étant la cheville ouvriere de la corruption au temps de compaore ainsi que simon compaore

    Salif Kabore a planqué sa fortune acquise avec les affaires sierra leonnaise et liberiennes (diamants !)

    L’armee doit etre presente dans le jeu face à ces hommes qui n’ont d’intéret que l’argent et la corruption
    Que Dieu préserve le Burkina de ces prédateurs vite métamorphosés en démocrates

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  • Le 12 novembre 2014 à 19:32, par viex cèdr En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    olala mon pauvre pays allons vite au éléction alors les militaire dans leur caserne 1.1-

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  • Le 12 novembre 2014 à 19:34, par viex cèdr En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    olala mon pauvre pays allons vite au éléction alors les militaire dans leur caserne 1.1-

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  • Le 12 novembre 2014 à 20:00, par GARÇON FACILE En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    MAIS IL Y EN À MARRE À LA FIN. C’EST QUOI SON PROBLÈME À CE BEJOT. FOUTEZ LA PAIX À CE PAYS BON SANG. DE QUOI JE ME MÊLE ? ALLEZ Y VOUS OCCUPEZ DE VOTRE PAYS LA FRANCE QUI EST ENTRAIN DE CRAMER SOUS LE CHÔMAGE ET LA CRISE. Webmaster laisse couler.

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  • Le 12 novembre 2014 à 22:56, par podrbem En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    je trouve cette analyse très lucide, cohérente et implacable.le conseil constitutionnel ne validera pas ce torchon de charte.c’etait mieux d’aller directement aux elections bien sûr sans les partis tipatouilleurs.

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  • Le 13 novembre 2014 à 00:24, par Dede En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Tu as raison. L’histoire télé revaudra. Explique nous si c’est la charte qui remplaçe la constitution qui sera réactivée ou bien on a fait le deuil de cette constitution que tout le monde défendait ? J’ai honte qu’on se précipite, qu’on aille chercher ailleurs des choses alors que l’ordre constitutionnel existe bel et bien étuvait nous conduire à des élections dans trous mois ou un an tout au plus. Ablassé, Zéphirin, ne vous laissez pas aveugler.

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  • Le 13 novembre 2014 à 06:54, par Mechtilde Guirma En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Parfaitement d’accord avec vous Mr. Bejot. Tous les débats politiques ont été pollués par le nom de Sankara on oubliant la terreur rouge de la révolution au détriment de la terreur blanche de la période de la IVème République. C’est le cas de le dire : « Abat le dictateur, Vive le dictateur ».

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  • Le 13 novembre 2014 à 07:08 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Il était prévu, dans le projet initial, que les membres de l’Assemblée nationale de transition ne puissent pas être candidats aux élections présidentielle et législatives mais cette clause a été supprimée dans le projet final. Mr le griot il a été supprimé dans la proposition des militaires. C’est pas mieux pour toi d’aller voir au Congo ? tu peux choisir car il y a deux Congo. vas où tu veux. Au Faso blaise à fuit donc il ne reste plus rien pour ces griots.

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  • Le 13 novembre 2014 à 07:22, par Yack En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Jai l’habitude de lire vos tribune mais cette fois ci, je ne cherche meme pas a vous lire parceque votre titre est tres chocant. Neanmoins, rassurez vous que le pays des hommes integre ne vas jamais se desintegrer !

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  • Le 13 novembre 2014 à 07:39, par Gandi En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Merci Monsieur BEJOt pour votre belle analyse. La transition à finalement perdu son contenu car au lieu que ce soit une période de gestion des affaires courantes et d’organisation rapide des élection, on a l’impression que nos braves leaders sont, sans se rendre compte, en train de se tailler un cadre à la mesure de leurs ambitions cachées. Pour preuve on nous dit que tous les député de l’opposition seront d’office reconduits (même avec la réduction de l’effectif de assemblée), la société civile et les militaires veulent intégrer la même assemblée nationale, patati patata. Trop de gros concept et très peu de réalisme. Tous les petits partis sans siège, des OSC sans vision sont sorti pour se faire une enverguer sur la victoire obtenus par nos braves jeunes

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  • Le 13 novembre 2014 à 08:11, par ghost En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Vivement qu’une solution soit vite trouvé à cette soit disante révolution sans tête ni queue et que Dieu protège le Burkina Faso

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  • Le 13 novembre 2014 à 08:38, par zwadus En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Béjot,
    Pour vous le Burkina se désintègre. Nous comprenons votre vision puisque vous n’aurez plus droit aux séjours Burkinabè logé et nourri au frais de la République et grassement payé pour pondre des articles bons. Effectivement si l’on se place de votre coté c’est même plus qu’une désintégration. Mais le Burkina est restera fort et comme en 1984, ce petit montrera encore une fois que la grandeur ne se mesure à la taille du pays mais à celle des filles et fils du pays.

    Salut l’artiste, parce que je pense bien que c’est votre dernier post.

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  • Le 14 novembre 2014 à 10:10, par Tomjerry En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

    Bonjour
    A qui posez vous la question ? Chez nous on dit que tant que l’eau ne se trouble pas elle ne se décante pas. Rassurer vous le Burkina tangue et tanguera oui mais ne tombera jamais à moins que ce n’est pas le Burkina. Il aurait fallu écrire votre article 27 et le titre Jusqu’au "le Blaiso" veut -il se désintégrer ?
    Même s’il ne vous plait pas, il est attendue actuellement des propositions pour faire avancer les choses et nos des analyses donc vous seule avez le secret.

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