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Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Burkina Faso : chronique des années Compaoré • • samedi 1er novembre 2014 à 19h30min
Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

Trois ans après les mutineries de 2011 voilà qu’une « insurrection » (mot qui revient en boucle dans les reportages radio-télé français) met par terre un régime que l’on pensait solidement ancré ; et qui devait le penser aussi. La réforme constitutionnelle, depuis des années, est un sujet de discorde entre les gouvernants et les opposants ; elle a même été l’opportunité, pour l’opposition, de mobiliser la population des deux grands villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Une mobilisation large, très large, qui allait au-delà du fameux article 37 et du projet de Sénat, afin de permettre l’expression d’autres revendications : le mécontentement d’une jeunesse qui se considère comme laissée-pour-compte par le régime et qui, du même coup, veut le changement pour le changement. En politique, le changement porte un nom : alternance. L’ampleur de cette mobilisation a également provoqué le chavirage du parti présidentiel, le CDP. Les grands barons du régime, ceux qui n’étaient rien avant et qui sont devenus quelque chose grâce à lui, se sont empressés de retourner leur veste.

Ce qui n’a pas changé les revendications exprimées tout au long de l’année 2014 par des « marches » : les partis politiques d’opposition, quoi qu’ils en pensent, n’étaient pas les bénéficiaires de ces manifestations ; il s’agissait d’être contre le régime en place ; pas d’imaginer un nouveau régime avec un nouveau leader. C’est ce qui a laissé penser aux gouvernants qu’il n’y avait pas péril en la demeure. Ils étaient encore dans les vieux schémas : un parti fort et structuré est la condition sine qua non pour conquérir le pouvoir. Pour le conquérir, sûrement ; pour le défendre, cela relève d’une mortelle illusion.
Compaoré voulait changer la constitution et son fameux article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels. L’ayant souhaité, il a voulu aller au bout de son idée. Par défi. Le référendum posant bien des problèmes organisationnels et étant refusé par la population, il a voulu passer par un vote de l’Assemblée nationale. Tout en sachant que cela ne se ferait pas sans casse. La preuve en est que les établissements scolaires et universitaires ont été exceptionnellement fermés cette semaine alors que les manifestants entendaient occuper la rue au nom de la désobéissance civile. Ce qu’ils ont fait. En masse. Et de manière impressionnante.

Ce qui n’a pas impressionné le pouvoir. Résultat : en l’espace d’une journée, un régime au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle est tombé non pas à la suite d’un coup d’Etat militaire mais sous la pression de la rue. Ni la police, ni l’armée, ni la Garde présidentielle n’ont été capables d’endiguer le flot des manifestants. Non seulement Compaoré ne pourra pas être candidat à un nouveau mandat (car il s’agissait seulement d’être candidat et rien d’autre pour l’instant), mais il a été contraint de démissionner à un an de la fin du mandat en cours.

Dans cette affaire, on n’a pas vu sur le terrain les barons (et les baronnes) du régime, le parti présidentiel et ses élus qui s’apprêtaient à voter la réforme constitutionnelle, la police, l’armée, la Garde présidentielle. Personne pour sauver le « soldat Compaoré » qui, depuis les mutineries de 2011, est aussi ministre de la… Défense et des Anciens combattants. Mais on n’a pas vu non plus les leaders de l’opposition, chefs de partis, récupérateurs de la colère populaire. On n’a vu que des jeunes qui, n’étant pas inscrits sur les listes électorales car ne croyant plus en la politique et en ses « hommes », ont choisi la rue pour dire leur choix.

Le changement par le chaos. Rien d’autre. Pas de quoi s’enthousiasmer pour cette révolution sans révolutionnaires. On peut seulement s’étonner qu’aucun responsable politique burkinabè n’ait pris conscience de la radicalité de la situation. Quand Compaoré, la nuit dernière, disait aux manifestants qu’il avait compris leur message, c’était trop tard : ce message lui avait été adressé dès la mobilisation de la rue ; il fallait dès lors ne pas engager le processus de révision. Première question : que font les services de renseignement burkinabè ? A Kosyam, dans l’entourage du chef de l’Etat, où on l’a convaincu d’aller au bout du processus de révision, on m’assurait que cela ne ferait que si l’armée était verrouillée. Manifestement, elle ne l’était pas.

Deuxième question : faut-il s’en étonner alors que le souvenir des mutineries de 2011 est encore présent dans les mémoires des militaires ? Troisième question : quelques apprentis sorciers ont-ils voulu démontrer sur le terrain que les responsables de l’opposition étaient irresponsables et incapables de gérer le pays ? C’est fait, la chute de Compaoré n’est pas le résultat de l’action menée par les partis d’opposition, et encore moins de leurs leaders, mais du chaos créé par un mouvement de foule qui a débordé les autorités. Aujourd’hui, d’ailleurs, c’est un général, en l’occurrence le chef d’état-major des armées, qui est à la tête de la transition et non pas un leader politique d’opposition, ni un chef d’une quelconque révolution. Quatrième question : pourquoi le gouvernement a-t-il pris à la rigolade ce qui se préparait ? Il y a non seulement ce déplacement incongru du premier ministre, Luc Adolphe Tiao, à Paris pour présenter un livre à la gloire de Compaoré (cf. LDD Burkina Faso 0440/Vendredi 31 octobre 2014), mais aussi ce ton sarcastique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré, rendant hommage à… l’opposition pour l’organisation des manifestations, démarche démocratique, à la veille du clash du jeudi 30 octobre 2014 !

Le pouvoir a failli. L’opposition légale a failli. On s’est quelque peu gaussé (à juste titre), à Ouagadougou, d’Abidjan et de Bamako quand les présidents Henri Konan Bédié (1999) et Amadou Toumani Touré (2012) ont été culbutés par des coups de force foireux. Compaoré est viré par la rue pour une réforme constitutionnelle merdique. Et du même coup, ce sont des militaires qui s’installent au pouvoir. Faillite de la rue, faillite de l’opposition. Le Burkina Faso se porte-t-il mieux aujourd’hui qu’avant-hier ? Non pas que je pense un seul instant qu’il y ait des hommes providentiels et qu’il soit nécessaire de perdurer au pouvoir en laissant penser qu’on va préparer une succession qui n’est jamais que du temps laissé à son entourage pour arrondir ses fins de mois. J’ai vécu, ces dernières années, des situations analogues au Niger avec Tandja, au Sénégal avec Wade, au Bénin avec Kérékou (qui, lui, a su résister à la pression de son entourage) sans parler des transitions mal assurées au Cameroun, au Gabon, au Togo… Les Nations et les Etats, autrement dit les peuples et leurs institutions, n’y gagnent rien.

Les militaires burkinabè, qui ont failli et laissé faire, les leaders politiques de l’opposition, qui ont failli et laissé faire, la « société civile » qui, elle, s’est massivement mobilisée dans la rue à l’occasion des journées de désobéissance civile, sont aujourd’hui bien encombrés par un pouvoir qui leur brûle les mains. En jouant, finalement et rapidement (ce que n’a pas su faire ATT au Mali après bien d’autres), la carte de la démission et de la vacance du pouvoir, Blaise Compaoré garde une carte en main : il se place dans le cadre d’une Constitution qu’il a voulu faire réviser et que les manifestants voulaient maintenir en l’état. Or, l’article 43 définit ce qui se passe en cas de vacance du pouvoir. La rue ne voulait sûrement pas des militaires au pouvoir ; mais eux sont prêts à l’exercer. Définitivement ou temporairement ? La question est posée.

Blaise est à Pô. Son Baden-Baden à lui pour faire référence à Charles De Gaulle en 1968 quand le « peuple » (étudiants, gauche, extrême gauche, syndicats) occupait les rues de Paris et des grandes villes et que les partis d’opposition proclamaient être prêts à gouverner lors du meeting du stade Charlety où l’UNEF, le 27 mai 1968, avait rassemblé 50.000 manifestants. On sait ce qu’il advint de tout cela : la France a voté massivement à droite aux législatives. Si la Constitution burkinabè n’est pas respectée, tous les jeux (y compris les pires) sont envisageables. A Ouaga, nous sommes loin du « game over »… !

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Vos commentaires

  • Le 1er novembre 2014 à 19:46, par l’homme intègre En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    j’espère que mon message sera entendu, s’il vous plait, ne permettez plus à cet homme de publier ici, il ne souhaite que le pire pour le pays. L’homme qui tantôt soutenait Blaise Compaoré le critique de manière spectaculaire,refuse de reconnaitre les mérites du peuple Burkinabè.

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  • Le 1er novembre 2014 à 19:48, par ILIANE En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Tu ce vous racontez est faux !! Vous pouvez toujours attendre le retour de votre blaise jusqu’à votre mort, c’est du rêve ! Allez Chi..r

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  • Le 1er novembre 2014 à 19:52 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    toi bejot, tu es un journaleux foireux car tu ne sais même pas que blaise l’Enfoiré mange de l’attieke depuis hhier a yamoussokro, tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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  • Le 1er novembre 2014 à 19:54, par ACDBETISE En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    GAME IS OVER BEJOT ! GAME IS DEFINITILY OVER FOR BLAISE !! Que vous le voulez ou non, pensez-vous !!

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  • Le 1er novembre 2014 à 20:00, par Inoussa En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Des leaders politiques de l’opposition étaient bien avec la foule des manifestants, drapeau Burkinabé en mains. C’est le cas de Me Benewende Sankara du FPS.

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  • Le 1er novembre 2014 à 20:00, par ACDBETISE En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    GAME IS OVER BEJOT ! GAME IS DEFINITILY OVER FOR BLAISE COMPAORÉ IN BURKINA FASO ! Que vous le voulez ou non, pendez -vous

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  • Le 1er novembre 2014 à 20:02, par ACDBETISE En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    BLAISE n’est pas à po bejot, GAME IS OVER pour Blaise, définitivement OVER !

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  • Le 1er novembre 2014 à 20:04, par Sylvestre En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Monsieur Bejot melez vous de vos oignons. Nous allons regler notre probleme a notre maniere. Les Burkinabes sont entrain d’ecrire leur histoire. coller nous la paix. Vous etes un corrompu indigne soit disant journaliste. Qui ici ignore que vous avez toujours ecrit en faveur de blaise Compaore et de sa follie de vouloir gouverner a vie ? Voila nous l’avons chasser , et bientot nous nous occuperons des militaires aussi s’ils essayent de s’accaparer notre victoire. On ne se fout pas du Burkinabe. Quand a vous, vous feriez mieux de la fermer . Honte a vous miserable journaliste. Soyez maudit et allez au diable. Webb master laisser passer parceque c’est la pure verite . Une fois de plus fermez la !!!!!!!!!!

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  • Le 1er novembre 2014 à 21:03 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Votre article est déjà dépassée car Blaise est déjà en exil doré.
    "Les militaires burkinabè, qui ont failli et laissé faire, les leaders politiques de l’opposition, qui ont failli et laissé faire, la « société civile » qui, elle, s’est massivement mobilisée dans la rue à l’occasion des journées de désobéissance civile, sont aujourd’hui bien encombrés par un pouvoir qui leur brûle les mains. En jouant, finalement et rapidement (ce que n’a pas su faire ATT au Mali après bien d’autres), la carte de la démission et de la vacance du pouvoir..."
    Franchement, votre analyse est nulle. Vous auriez préféré des milliers de morts si les militaires burkinabè et la garde présidentielle hyper équipés avaient tirés sur la foule puisque vous affirmez qu’ils ont failli et laissé faire. Le bilan de 30 morts est déjà 30 de trop si Blaise avait été un peu responsable avec son clan, et lucide en retirant à temps son projet à l’assemblée. Les leaders politique de l’opposition n’ont pas failli et laissez faire... si vous suivez minute par minute, l’évolution extrêmement rapide de la situation. Enfin, osez dire qu’il a joué rapidement la carte de la démission, je suis désolé mais il aurait pu le faire plus tôt et évitez tous ces morts, ces blessés et tous ces dégâts.
    Les partis de l’opposition et les acteurs de la société civile ont une carte historique à jouer pour repartir sur de bonnes bases vers une démocratie plus transparente, et résoudre tous les problèmes qui sont sur la table depuis le rapport du collège des sages... S’ils ne le font pas avec une transition consensuelle, on ira, c’est certain, vers un autre clash avec cette jeunesse sacrifiée et qui veut avoir un avenir pour vivre sa vie et non une vie de misère et de galère.
    Dernier point : vous dites au final si la constitution n’est pas respectée... mais, vous oubliez que Blaise ne la respectait pas et ne respectait jamais ses engagements ou sa parole donnée comme les recommandations du rapport du collège des sages ou tout ce qui n’était pas consensuel ne serait pas mis en place concernant les points débattus au CCRP. Monsieur Béjot, quelquefois, vous feriez mieux de prendre un peu de recul que de pondre de tels articles...

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  • Le 1er novembre 2014 à 21:22, par palingwend En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    réflexion bien menee !article très util pour tout burkinabé aimant son pays

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  • Le 1er novembre 2014 à 21:23, par toto En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Blaise est à Yamoussoukro pour ton information.

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  • Le 1er novembre 2014 à 21:26, par ORAN En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    D’accord avec votre analyse pour l’essentiel. Sauf que : 1. Personne ne s’attendait à gérer une période de transition. 2. La resposnabilité de l’opposition réside plus dans son manque d’anticipation. 3. La société civile a facilité l’arrivée des militaires en exigeant le général Lougué qui n’a ni troupe, ni autorité en tamps général "à la retraite". La recherche d’un fauteuil ministériel ne doit pas compromettre le retour à une vie constitutionnelle normale. 4. La suspension de la Constitution est la première grosse faute de l’armée qui n’a pas compris qu’un coup d’Etat n’est pas acceptable. Il s’agit d’une insurrection populaire.

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  • Le 1er novembre 2014 à 22:00, par Beuret Philippe En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Cher Monsieur
    Depuis des années je lis vos articles sur Lefaso.net ou ailleurs. Aujourd’hui je regrette de voir votre réalisme froid et sans espoir devant les actes courageux d’une multitude de citoyens. Finalement si vous êtes désillusionné d’avance par rapport à un événement qui aurait dû selon vos critiques et vos prises de position antérieures peut être vous laisser aller à l’enthousiasme... je me demande ce qui peut encore vous faire vibrer. Excusez mais je n’ai pas toutes vos références historiques et politiques mais je trouve votre article de ce jour court et amer. Peut être que la deuxième partie me fera autre chose. Sinon je regrette beaucoup que vos nombreuses références vous portent avant tout au scepticisme et au pessimisme... je n’ai pas trop de paroles pour m’opposer à votre brillant intellectualisme mais je tiens à vous rappeler cet événement récent qui m’a beaucoup ému... après d’autres survenus dans un pays que j’aime : les citoyens révolutionnaires cherchant un avenir digne de leurs aspirations n’ont pas hésité à balayer eux mêmes les débris de leur combat nécessaire... Maintenant tout cela vous parait banal et manipulé- OK. AVENIR A VOIR. On ne risque pas pire que le défaitisme affiché. Voyez les faits voyez les forces ! et prenez confiance, l’histoire se répète on le dit mais l’esprit positif, les forces naturelles ont quelques tours imprévisibles en poche. C’est un espoir vérifié... on ne sait jamais ! Et si la justice s’installait, et si le bonheur se pointait à l’improviste. Et si l’injustice diminuait. On ne sait jamais... on n’a qu’a se le souhaiter.
    En vous souhaitant la grande inspiration et l’esprit critique que j’ai toujours apprécié dans vos textes !
    je mise aujourd’hui sur le pays des hommes intègres, parce que la foi déplace les montagnes et que les réalités passées ne brisent pas le rêve de demain meilleur !
    Merci pour votre passion et vos connaissances des réalités d’Afrique qui stimulent la réflexion de tous !
    .

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  • Le 1er novembre 2014 à 23:26, par le patriote En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Arrêtez avec vos articles pessimistes et savants.

    On en a vu énormément qui n’imaginaient pas du tout ce qui ce serait passé. On peut bien critiquer l’opposition , dire qu’ils manquent de ligne et d’orientation claire, mais il faut déjà saluer ces actes de bravourd de la population, qui s’est battue pour un changement, un avenir qu’ils espèrent meilleur. Saluer également les militaires, qui plutôt que de défendre l’indéfendable et provoquer des centaines de victimes, sont restés plutôt du côté de la population et s’est mis d’accord pour une transition. C’est un esprit civique, patriotique qui anime en ce moment le pays, ce qui est très différent des situations des pays que vous avez cités.
    La mobilisation de la population pour nettoyer la ville après cette période de secousse, le retour à la vie normale assez rapidment, est la preuve du bon esprit qui anime en ce moment la population.

    Alors, plutôt que de prophétiser le malheur, l’heure est en ce moment à la fierté d’un peuple qui sait se battre, en restant intègre, un peuple avec une nouvelle ère qui commence. Egalement de la compassion et du soutien aux familles qui ont subit des pertes humaines.

    Tous les pays n’ont pas la même histoire, personne n’est dupe pour ignorer la difficulté de la tâche de construction ou du développement économique et les risques liés au changement, mais le Burkina nous l’espérons et croyons, sortira plus fort de cet épisode !!! Amen, alors arrêtez de prêcher un avenir noir

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  • Le 2 novembre 2014 à 03:11 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Vous voyez quand vous passez le temps à dénigrer certains hommes politiques et à encenser Blaise dans vos écrit foireux ,vous aussi vous ne pouvez pas voir venir le terrain. Aujourd’hui ce sont les services de renseignements qui prennent un coup. Demain à qui le tour pour vous permettre de faire de la récupération car n’ayant pas pu voir venir la rue.Vous les journalistes éviter d’attiser le feu chaque fois . Travaillez plus tôt à apaiser les coeurs afin de rapprocher les deux groupes car la fracture entre ceux qui bouffent et ceux qui ont faim est large.Aussi ne nous faites pas croire que vous analysez vous recherchez votre équilibre et personne n’en est dupe.

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  • Le 2 novembre 2014 à 05:52, par segoumousso En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Chers compatriotes,
    Il faudra impérativement gérer cette transition très fragile avec tact, intelligence et ouverture pour enfin aboutir a des élections propres, libres et transparentes dans un bref délai.
    Il faudrait reconnaitre et apprécier que tout le peuple Burkinabè a jouer sa partition pour faire partir l’ex président l’armée inclue. De ce fait tout le monde doit siéger dans le gouvernement de transition, le parti au pouvoir inclus.
    Je propose ce qui suit :
    1-Mettre un membre de la Société Civile comme chef de la transition, cela permettrait d’avoir un homme ou femme neutre comme chef de la transition.
    2-L’armee doit assurer le ministère de la décence et de la sécurité.
    3-Le ministère des finances doit revenir à la société civile pour garantir la bonne gestion des finances publiques. Son rôle sera UNIQUEMENT de financer les élections et rien d’autre.
    4- Chaque parti politique doit avoir un ministre représentant dans le gouvernement. Le parti du pouvoir déchu doit aussi avoir un poste ministériel, démocratie oblige.
    Il est préférable d’avoir un gouvernement restreint de 8 à 12 membres et le reste des ministères non stratégiques dans les futures élections soient géré par les Secrétaires Généraux déjà en place.
    Ce gouvernement provisoire doit s’atteler à un seul et unique OBJECTIVE, la tenue des élections dans un délai de 3 à 6 mois.
    Et que le meilleur gagne les futures élections dans la transparence et l’équité.
    Vive le peuple burkinabè.
    Vive la démocratie.

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  • Le 2 novembre 2014 à 05:56, par papi En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Toi Bejot, la ferme. Ce sont des imbéciles comme toi qui par leurs écrits absurdes, insensés pour pour plaire aux Compaore ont contribué à mettre le feu dans mon beau pays. On veut plus t’entendre garde t’es analyses à deux balles pour toi

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  • Le 2 novembre 2014 à 10:13, par Clotaire En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Votre intitulé est inadaptée. Le BURKINA-FASO ne se désintègre pas ; le peuple burkinabé, les Hommes INTÈGRES assume leur intégrité et reprennent les chose en main, le pouvoir appartenant au peuple. La preuve ce peuple qui cassait le 30-10 nétoie 31-10.

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  • Le 2 novembre 2014 à 13:38, par Alexio En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    NOTRE MALEDICTION EST QUE L ARMEE BURKINABE SOUS BLAISE ETAIT DIVISEE. ON N A PAS BESOIN D ETRE UN CHERCHEUR DANS LES LABORATOIRES POLITIQUE DES ECOLES DE SCIENCES POLITIQUE POUR LE VOIR ET LE COMPRENDRE.

    LES NOMINATIONS DES GENERAUX PAR LEURS BONS OFFICES ENVERS LE PRESIDENT BLAISE COMPAORE.

    L INFLUENCE DE ELYSEE.

    LA FRANC-MACONERIE DANS L ARMEE AVEC SON AFFILLIATION DE LA GRANDE LOGE FRANCAISE.

    LE FAVORITISME ET LINSTRUMENTALISATION DE L ARMEE COMME SON GARANT ET SA STABLITE.

    Mr Jean-Pierre Bejot,on a un dicton au faso qui dit que sur le dos de l ane, quand il veut vous terrasser a terre, vous ne ramarquerez pas qu il a de longues oreilles.

    Ce nest pas l arsenal des reseaux de Blaise qui vous l avertir par cette chute magistral du peuple. Mais son eloignement a son peuple en les substituant par un entourage de "OUI MR LE PRESIDENT". Ceux-ci on neutraliser cette frange de NON-MR LE PRESIDENT. Donc notre President c etait en conlusion exposer par les mauvaises informations qu on lui servaient. LE MENSONGE sur la temperature normale du pays.

    Pour la MAJORITE ETAIT AVEC LUI,entendu dans toutes le ondes de ce monde.
    Jusqu au dernier coup de fils 25heures avant la descente dans la rue des ANTI-REFERENDUM.
    Ironiquement l ancient President Abdoulaye Wade accusait Macky Sall pour ce support moral.

    Je ne crois pas si le President Blaise lisait le Faso- net.
    Sinon il allait voir que meme les irondelles avaient fuit le ciel du Faso,car elles sont
    un indicateur des mauvais temps. Cette culture de predictions nous dont les savoirs ancestraux leguees.

    Ma conclusion : Blaise a sous-estimer sa minorite.

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  • Le 2 novembre 2014 à 14:27, par Derrida Deux En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Bejot, vous avez ete achete par le pouvoir burkinabe et vos analyses etaient de la compilation historique malhonnete, sans plus. Vous n’ avez pas rendu service au peuple burkinabe. Comme Salia l’ amoureux de Djamilla Presidente, de Alain Edouard Traore qui a aide le peuple a mieux hair ce pouvoir, de Assimi qui flottait dans un role qui lui a fait perdre le sens de l’ histoire. Gilbert-RDA, tu as vu les limites de la fourberie maintenant ? Va lutter avec un ane si tu cherches le pouvoi. Si tu ne l’ as pas terrasse comme certains(tout pres n’est pas loin, donc ne regarde pas trop loin), c’est que tu ne seras jamais president dans ce pays. Meme pas Premier Ministre. Even this , you no go get. Vive le peuple burkinabe. Tund tengah yinga, tund saka kuum, La Patrie ou la Mort, nous sommes en train de Vaincre !!!

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  • Le 2 novembre 2014 à 18:36, par Ablassé Tapsoba En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    "Dans cette affaire, on n’a pas vu sur le terrain les barons (et les baronnes) du régime, le parti présidentiel et ses élus qui s’apprêtaient à voter la réforme constitutionnelle, la police, l’armée, la Garde présidentielle. Personne pour sauver le « soldat Compaoré » qui, depuis les mutineries de 2011, est aussi ministre de la… Défense et des Anciens combattants. Mais on n’a pas vu non plus les leaders de l’opposition, chefs de partis, récupérateurs de la colère populaire. On n’a vu que des jeunes qui, n’étant pas inscrits sur les listes électorales car ne croyant plus en la politique et en ses « hommes », ont choisi la rue pour dire leur choix."

    Monsieur Bejot, parlez-vous de la planète Mars ou vraiment de ce qui vient de se passer au Burkina ? On sait que vous faites partie de ceux qui ont enfermé Monsieur Compaoré dans l’illusion et l’entêtement qui ont conduit notre pays dans le cahot que vous décrivez. Respectez notre peupe.

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  • Le 2 novembre 2014 à 23:55, par Hess En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Monsieur Béjot comme toujours vous êtes à côté de la plaque ! Pire vous vous dévoilez. Vous regretter que l’armée n’ait pas maté les manifestants... Les opposants et leurs leaders étaient dans la rue... les images sont là pour l’attester et ces images circulent sur le net !

    En vous transformant en griot, vous n’aviez pas aidé Blaise ni le Burkina que vous semblez aimer vraiment ! Un simple mea culpa vous redonnerait peut-être un peu d’honneur.

    PS : Madame ou Monsieur le modérateur, le blocage systématique de mes postes devrait cesser. Cela ne se justifie pas. A vous de voir.

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  • Le 3 novembre 2014 à 01:07 En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    JPB ou monsieur je connais tout : n’ayez crainte. Tout va bientot rentrer dans l’ordre car le Burkina ne sera plus désintégré. C’est pour cela qu’il etait temps d’en finir avec ce pouvoir pourri dont les leaders étaient coupés des réalités et priorités du pays et ne s’ investissaient que dans ce qui plait et sert les intérêts directs de leur Dieu patron et de son clan.
    Toute personne sensée savait bien que rien de durable ne pouvait être accouche par ce régime qui a toujours privilégie les hommes dit forts aux institutions fortes. Les résultats : boomerang du a la défaillance de ses institutions qui sont demeurées manipulables à souhait par des partisans tube digestivistes.

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  • Le 3 novembre 2014 à 13:07, par Dof Doucourev En réponse à : Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

    Bonjour Monsieur Béjot,

    A vous lire, j’ai pensé que vous étiez conseiller de Mr Compaoré. Dommage, de n’avoir pu voir venir ce tsunami qui se préparait depuis 2011.

    Tout de même j’ai toujours grand plaisir de vous lire , et de prendre notes des infos que vous donnez souvent qui attestent de votre culture générale .

    Allez y boire un coup avec Blaise Compaoré , il est bien logé à Yakro dans la Villa VGE.

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