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Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Crash du vol AH 5017 d’Air Algérie • • vendredi 8 août 2014 à 19h20min
Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

Le 24 juillet 2014 a été un « jeudi noir » pour toute la nation burkinabè. Très tôt le matin, on nous annonçait que la compagnie Air Algérie a perdu le contact avec un de ses avions qui assurait le vol AH 5017 Ouagadougou – Alger. Plus tard dans la journée, on apprenait que l’avion « se serait écrasé » au nord du territoire malien.

Information confirmée dans la soirée par la cellule de crise mise en place par les autorités burkinabé, laquelle cellule était principalement composée du Gal Gilbert Diéndiéré et des ministres Jean-Bertin Ouédraogo et Jérôme Bougma. C’est le lieu de dire toutes mes condoléances et ma compassion à l’endroit de toutes les familles qui ont été touchées par ce drame.

Ce dont je m’apprête à parler peut paraître contre-indiqué du point de vue moral. Mais c’est justement de ça que je veux parler : cette attitude moralement contre-indiquée de la France qui consiste à s’entêter lamentablement à rechercher sa part de gloire dans la gestion du crash.

Toute la journée du 24, je suis resté suspendu aux lèvres des journalistes burkinabé (à travers notamment lefaso.net qui nous informait de manière continue du déroulement des événements) et français (en écoutant particulièrement la Radio France Internationale – RFI). A la fin de la journée, j’étais sidéré par l’attitude de nos amis français qui ont tenté par tous les moyens de donner la paternité de l’identification de l’épave de l’avion à l’armée française. Sur Facebook, un ami a dénoncé ce comportement « indécent ». Un autre traitait RFI de « radio impérialiste ». Je me suis posé la question suivante : pourquoi vouloir que ce soit la France qui découvre en premier le lieu du crash pendant que tout le monde est en train de pleurer les victimes ? Question légitime mais naïve ! La France, toujours prompte à résoudre tous les problèmes en Afrique ne pouvait pas se donner le luxe de rester en marge de cet événement important, surtout pas celui-là. Elle qui contrôle tout le sahel et qui y a déployé les grands moyens militaires ? Elle qui chassa les djihadistes psychopathes jusqu’à leurs derniers retranchements dans les massifs d’ifoghas ? Elle qui envoya deux mirages 2000 à la frontière de l’Algérie à la recherche du fameux avion disparu ? Et que dire du « drone Repear de fabrication américaine récemment acquis [j’insiste] » qui a photographié la zone du crash ? Il est donc normal et logique qu’aux yeux de la communauté internationale, ce soit elle qui identifie l’avion d’abord pour ensuite donner l’information « vraie » aux autres. Puisque sans elle, l’Afrique n’est rien. Vous comprendrez donc que ce serait un véritable affront que quelques militaires burkinabé avec un hélicoptère d’infortune puissent arriver les premiers sur les lieux du crash.

Et pourtant, les militaires burkinabé ont bien été les premiers à identifier l’épave : Rappelons chronologiquement quelques faits saillants :

i) Jeudi 24 juillet, peu après l’annonce de la disparition de l’avion, RFI affirme que l’avion était à la frontière de l’Algérie quand le contact a été perdu et l’armée française envoya spontanément deux mirages 2000 dans cette zone (voir http://www.rfi.fr/afrique/2min/20140724-disparition-avion-air-algerie-ouagadougou-alger-france-passagers/) ;

ii) plus tard en fin de matinée, le président malien déclare que l’avion a été localisé au nord d’Aguelhoc, déclaration qui corrobore l’hypothèse de la frontière avec l’Algérie ;

iii) toujours en fin de matinée, contrairement à la déclaration du président malien qui appuie la thèse française, la cellule de crise mise en place par les autorités burkinabé affirmait ne détenir aucune information en ce moment concernant l’identification de l’épave, (voir http://www.lefaso.net/spip.php?article60201&rubrique451) ;

iv) dans la soirée à 18h, après avoir envoyé une équipe héliportée à Gossi en territoire malien (50 km de la frontière du Burkina pour vérifier une information selon laquelle l’avion se serait écrasé dans cette zone), la cellule de crise burkinabé se réunit et confirme aux environs de 19h l’identification de l’épave dans les termes suivants : « Notre équipe a retrouvé les épaves de l’avion, malheureusement nous n’avons pas encore les détails sur ce qu’il y a là- bas mais je peux vous assurer que nous avons retrouvé l’avion à peu près à 45 km d’un village qu’on appelle Boulekessi en territoire malien. Et c’est à peu près à une cinquantaine de kilomètres de la frontière Nord du Burkina Faso » : paroles du Gal Diendiéré ! (voir http://www.lefaso.net/spip.php?article60216&rubrique451). Il est à noter qu’en ce moment, les mirages et autres hélicoptères français continuaient leurs recherches autour d’Aguelhoc. Notons aussi qu’il y a plus de 800 km qui séparent Gossi (lieu exact du crash) et Aguelhoc, un peu comme si l’épave se trouvait à Abidjan et les avions français sillonnaient le ciel Ouagalais. Laborieux quand même pour nos amis français ! Les autorités burkinabé informent alors leurs « collègues » françaises de ce que l’épave a été formellement identifiée par les militaires burkinabé à Gossi et leur demandent de prendre des mesures pour sécuriser la zone. Que font les français après avoir reçu cette information ? RFI affirme ceci : « Selon les autorités burkinabè, l’avion aurait été [je souligne] localisé sur le territoire malien à 80 kilomètres au sud-est de Gossi, à la frontière avec le Burkina Faso, dans une zone de plaines et de marécages » (voir http://www.rfi.fr/afrique/2min/20140724-disparition-avion-air-algerie-ouagadougou-alger-france-passagers/). Le Figaro ajoute : « La localisation de l’épave pas confirmée : un général burkinabè a annoncé ce soir que l’épave avait été retrouvée "à 50 km au nord de la frontière du Burkina Faso", dans la région malienne de Gossi. Le président malien a pourtant assuré qu’elle avait été localisée au nord-est du Mali, dans la région de Kidal. Le quai d’Orsay ne confirmait ce soir aucune des deux informations » (voirhttp://www.lefigaro.fr/international/2014/07/24/0100320140724LIVWWW00213-en-direct-vol-ah5017-un-avion-d-air-algerie-porte-disparu.php).

v) Le tout puissant drone Repear est alors envoyé en mission de reconnaissance au-dessus de Gossi dans la nuit du 24. Il est important de rappeler qu’il s’agit d’un drone qui voit aussi bien de jour que de nuit, affirme un spécialiste de géo- politique sur BFM TV (voir http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/international/air-algerie-retour-decouverte-zone-crash-vol-ah-5017-25-07-213597/).

vi) Un peu plus tard dans la nuit, le monde entier a maintenant la confirmation de la localisation de l’épave à travers cette déclaration de mister Hollande, le zoro africain d’origine française : « L’épave de l’avion d’Air Algérie disparu jeudi a été localisée cette nuit au Mali, dans la région de Gossi, à proximité de la frontière du Burkina Faso. L’appareil a été clairement identifié malgré son état désintégré. Un détachement militaire français a été envoyé sur place pour sécuriser le site et recueillir de premiers éléments d’information… » (voirhttp://www.elysee.fr/communiques-de presse/article/localisation-de-l-epave-de-l-avion-d-air-algerie-ah501/). Et le Figaro de renchérir : « La zone où se trouve l’épave de l’avion d’Air Algérie a été repérée grâce à un drone d’observation français Reaper [je souligne], basé à Niamey. (…). La zone a été survolée par le drone de nuit sur la base d’une information fournie par les autorités du Burkina [je souligne encore], a précisé la Défense » (voir http://www.lefigaro.fr/international/2014/07/24/01003-20140724LIVWWW00213-en-direct-vol-ah5017-un-avion-d-air-algerie-porte-disparu.php).

Mais, de quelle information parle-t-on ? Tout se passe comme s’il ne fallait pas faire confiance aux déclarations des autorités burkinabé – fussent-elles hypothétiques ou confirmées – ou comme s’il fallait faire en sorte que la France soit l’auteur de l’identification de l’épave. Personne en France n’ose dire que les militaires burkinabé ont été les premiers à identifier formellement l’épave de l’avion, de peur de commettre le crime de lèse-majesté. Les déclarations officielles des autorités françaises reprises par les médias français étaient tout simplement lamentables, indécentes et même condescendantes. Ce qui finit d’ailleurs par convaincre l’observateur lambda que sur ce coup là, la France était juste à côté de la plaque. Honte à ceux qui recherchent de la gloire dans de telles circonstances ! Mais, ce n’est pas de leur faute puisqu’ils ont toujours été dans cette logique quand ils interviennent en Afrique : « Le chien ne change jamais sa façon de s’asseoir », disent nos amis ivoiriens !

Du côté burkinabé, pas de réaction à la remise en cause de la véracité des informations fournies par le Gal Diéndiéré et ses hommes ou du moins, à la tentative d’ « usurpation de titre ». Attitude d’ailleurs qu’il faut saluer puisque, ce qui nous préoccupait, ce n’était ni de savoir qui a envoyer quoi à la recherche de l’épave, ni qui a été le premier à l’identifier. L’essentiel était que l’on puisse seulement l’identifier. Honnêtement, il faut reconnaître que la cellule de crise burkinabé a fait du très bon et du très beau boulot. En ce qui concerne l’identification de l’épave, toutes les informations qu’elle a données depuis le matin du jeudi jusqu’à l’identification formelle par son équipe héliportée étaient d’une cohérence indiscutable : le témoin qui a vu l’avion crasher aux environs de Gossi, le recoupage avec les images radar, les heures exactes de décollage de l’avion, du passage du relai à la tour de contrôle nigérienne et de perte du contact, etc. Je profite donc adresser toute mes vives félicitations à cette cellule de crise pour sa compétence, sa sérénité et son efficacité.

Nous ne méritions donc pas ce mépris de la part de la France quant à la gestion de ce drame. Mais en réalité, nos Etats africains sont aussi comptables de ce genre d’attitudes des (anciennes) puissances coloniales à notre égard. Tout simplement parce que nous les suivons toujours dans leur « démarche assassine ». Nous pensons que sans elles, nous n’avons pas d’avenir à tel point que nous ne faisons aucun effort pour garantir le minimum de bien-être et de bon-vivre chez nous. Nous ne sommes pas capables de trouver les résultats de nos simples calculs mentaux, sans parler de nos problèmes de sortie : nous ne pouvons même pas réaliser une simple autopsie chez nous, par nous et avec notre matériel. Nous sommes donc complices de ce mépris car nous vendons notre honneur et notre dignité à vil prix. Et pour la petite coïncidence, rien que la veille de l’accident, nous avons suivi honteusement la France en nous abstenant lors du vote de la résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui condamne les violations graves commises par Israël sur le territoire palestinien (voir http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/SpecialSessions/Session21/Pages/21stSpecialSession.aspx). Ces gens-là se servent donc de nous pour étancher leur soif de gloire, de propagande et de suprématie : elles nous déroulent le tapis rouge quand ça les arrange mais elles nous méprisent aussi comme de la merde quand ça les arrange. Leur slogan, « on gagne ou on gagne » !

Nous sommes pourtant capables de faire mieux et d’imposer le respect à ces gens qui nous méprisent. La preuve est que nous avons retrouvé l’épave en faisant confiance à nous-mêmes. Preuve que nous ne sommes pas nuls, contrairement à ce que pensent nos « détracteurs d’un jour ». En tout état de cause, nul doute que nous gagnerons en arrêtant d’être des instruments de gloire pour les autres. Osons donc croire que le bout du tunnel se trouve à Gossi et non à Aguelhoc !

Antoine P. Kaboré

Doctorant en droit – Université de Genève

Vos commentaires

  • Le 8 août 2014 à 20:02 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Je ne vois pas trop où est le problème : les médias français ont bien indiqué que l’armée burkinabée aurait retrouvé l’épave, et le gouvernement français ne pouvant confirmer officiellement la localisation de l’épave qu’aprés validation par ses services (photos du drone). Que diriez-vous si la france avait validé les informations du gouvernement malien( nord d’Aguelhoc) sans vérification préalable par ses services ? Je crois que c’est la procédure normale de chaque état souverain.

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    • Le 10 août 2014 à 13:35, par Derrida Deux En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

      Encore un esprit imperialo-imperialiste.C’etait a la france de valider les photos pour que ce soit vrai ? Qui vous a donne ce droit ? C’est exactement ce que notre doctorant tres brillant a dit. Vous vous etes qui pour valider ce que les autres trouvent ? Le nombrilisme francais est devenu une maladie maintenant. Mon ami Derrida avait denonce cette indecence petite sur Google mais il a ete censure. Quand vous avez fini de valider, pourquoi une autre puissance n’ a pas valide ce que vous allez valide ? De validation en validation, on n’ aurait pas encore ete sur les lieux du drame jusque- la. Reconnaissez simplement que la france doit changer de posture"coloniale" car les peuples avides de liberte et de dignite vous insupportent. Honnetement, je felicite la cellule de crise et notre armee. Le General Djendjere a ete valablement valable et avec la modestie qui le caracterise, meme si souvent, il n’ a pas ete du bon cote de l’ histoire. Or Dieu seul sait que je ne caresse pas cette armee qu’ on a souvent detournee de sa mission de protection des hommes et des institutions dans le sens du poil.

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    • Le 10 août 2014 à 15:59 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

      quand il y a crash ailleurs nos médias disent-ils que c’est une information non confirmée parce qu’il faut attendre que nos autorités sortent le confirmer ? faut pas défendre le diable.

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  • Le 8 août 2014 à 22:32, par Filou En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Ebola est à nos portes et cela ne vous inquiète pas.

    Discutons des méthodes de prévention du virus Ebola.
    Par exemple, évitez les rassemblements de population non essentielles,
    Soyez propres,
    Désinfectez tout,
    Ne PAS manipulez les dépouilles,
    Ne PAS ramener les dépouilles à la maison, mais les enterrer directement au cimetière ;
    Ne PAS manger la viande sauvage,
    .........
    Lancez le débat et prenons de bonnes mesures préventives.

    Laissez l’Etat dans ca. Moi je parle de ce que les individus doivent faire

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  • Le 9 août 2014 à 08:37, par Santos Dof Santos En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Merci mon frère pour votre brillante analyse.Si seulement 1/3 des Africains pouvait avoir le courage de dénoncer les manigances de la France en Afrique on évoluerait vers une indépendance véritable.

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  • Le 9 août 2014 à 09:43 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Vous avez peut être raison, mais il aurait fallu vous expliciter pour permettre des avis. Le monde est un vaste champ de bataille et malheureusement pour ce cas, c’est Mc Do (l’avion) qui est américain contre Airbus (la France, l’Espagne propriétaire de la compagnie qui a loué l’avion à Air Algérie, l’Algérie à qui on voudrait rabattre le caquet, le Burkina d’où est parti le vol, plus toutes ces nationalités des victimes du crash. C’est un imbroglio où chaque parti voudrait tirer des dividendes de la situation.

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  • Le 9 août 2014 à 18:42, par Sérénité En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Moi j’ai été plus choqué par l’accident en 2008 de Boromo qui a vu la mort de 70 Burkinabe. Blaise etait en deplacement (en France) durant cet evenement malheureux et n’a pas du tout ecourté sa visite et rentrer. Un President Americain ou Français aurait ecourté sa visite pour rentrer partager la douleur avec ses compatriotes. Dans ce crash d’avion, il n’y avait qu’une vingtaine de Burkinabè et une cinquantaine de Français. Et voilà qu’on installe très rapidement un comité de crise et que Blaise même se deplace sur le lieu du drame. Est-ce à cause des Français ? La vie d’un etranger est-elle plus importante que celle d’un Burkinabè ? Blaise a-t-il un minimum de respect pour le peuple Burkinabè ? Moi je me tape de qui a trouvé l’epave en premier. Arrêtons cette fausse fierté et exigeons que nos dirigeants respectent leur peuple qui les ont élu. Le debat qui mérite d’être mené se trouve ailleurs.

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  • Le 9 août 2014 à 18:43, par Sérénité En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Moi j’ai été plus choqué par l’accident en 2008 de Boromo qui a vu la mort de 70 Burkinabe. Blaise etait en deplacement (en France) durant cet evenement malheureux et n’a pas du tout ecourté sa visite et rentrer. Un President Americain ou Français aurait ecourté sa visite pour rentrer partager la douleur avec ses compatriotes. Dans ce crash d’avion, il n’y avait qu’une vingtaine de Burkinabè et une cinquantaine de Français. Et voilà qu’on installe très rapidement un comité de crise et que Blaise même se deplace sur le lieu du drame. Est-ce à cause des Français ? La vie d’un etranger est-elle plus importante que celle d’un Burkinabè ? Blaise a-t-il un minimum de respect pour le peuple Burkinabè ? Moi je me tape de qui a trouvé l’epave en premier. Arrêtons cette fausse fierté et exigeons que nos dirigeants respectent leur peuple qui les ont élu. Le debat qui mérite d’être mené se trouve ailleurs.

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    • Le 10 août 2014 à 06:19 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

      Je suis parfaitement d’accord avec toi. J’ajouterai ceci : le 14 Avril 2014, un car parti de Ouaga pour Lomé a fait un accident. Bilan : 48 morts dont 24 burkinabè, 25 blessés. Le 6 mai 2011 en République togolaise, un autre accident de la route. Bilan : 26 morts burkinabé (tous des commerçants de ouaga), 42 blessés. Le mardi 20 avril 2010 à Kanté au Togo, encore un accident de la route. Bilan : 14 morts et 5 blessés. Je m’arrête là pour les exemples. Après tous ces accidents Blaise COMPAORE ne s’est jamais déplacé sur les lieux. Il n’y a jamais eu de comité de crise, ni de cellules psychologiques pour soutenir les familles. Pour le crash d’avion du 24 Juillet 2014, il organise tout un tintamarre et se rend même sur les lieux. Est-ce à dire que toutes les vies des burkinabé ne se valent pas ? Antoine P. Kabore, auteur de cet article, s’insurge contre un soit-disant mépris que la France aurait vis à vis du Burkina. Quand on veut être respecté par les autres, il faut commencer par se respecter soi-même. Si Blaise COMPAORE n’a pas de respect pour tous les burkinabé, c’est aussi de notre faute, de la faute de tout le monde. C’est nous qui avons accepté qu’il soit là. Ne dit-on pas souvent que chaque peuple mérite ses dirigeants.

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    • Le 10 août 2014 à 06:25, par TS2000 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

      Très bien parlé frangin,blaise cherche a soigné son image à l’étranger,et les burkinabés sont son dernier souci...God save Burkina Faso

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  • Le 9 août 2014 à 19:14, par explosifs criminel En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    qu’est ce qui est surprenant dans tout ça ? prie dieu la france ne se fache pas parce quon lui a pas attribué la paternité de la découverte. je crois que les médias français ont fait leur boulot. en temoigne lintérêt que compaoré a pour ces médias au détriments des medias burkinabé. il préfère se faire interviwer par les medias occidentaux. on mérite regretablement leur attitude.

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  • Le 9 août 2014 à 19:15 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    C’est comme ça que Christophe a découvert l’Amérique. Et cela a été repris en chœur dans nos livres d’histoire. Cela fait longtemps que j’ai fini l’école. Je serais curieux de savoir que c’est ce que les élèvent récitent toujours aujourd’hui

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  • Le 9 août 2014 à 21:23, par gohoga En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Je suis entièrement de même avis que vous, Mr le professeur. C est toujours comme ça dans nos répliques bananières.

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  • Le 9 août 2014 à 22:50, par Publiez mon commentaire En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Merci à l’auteur de l’article pour avoir exprimé mon amertume devant un tel comportement de la France que j’ai effectivement trouvé indigne. Mais comme tu l’as dit nos dirigeants méritent ce mépris (certainement pas nos peuples). En témoigne l’attitude de notre cher président Blaise Compaoré qui ne fait d’annonce importante sur son pays qu’à l’étranger. L’humiliation a beau perdurer, elle prendra fin un jour.

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  • Le 9 août 2014 à 23:41, par Le Pardonneur En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Sincère merci pour ce furetage (fouine) et cet éclairage.
    Pour te compléter, certains citoyens se plaignent de voir qu’on a contrôlé nos Présidents aux USA à titre de test du virus Ebola. Mais au fond, pouvait-on faire autrement si nos présidents eux-mêmes fuient leurs systèmes de santé nationale et africaine pour aller se soigner en Occident ! Par cette attitude, nos Présidents démontrent eux-mêmes à la face du monde que notre système de veille sanitaire n’est pas sûre, ni sécurisé. Pour moi, c’est bien fait pour eux et s’il y a bien humiliation, c’est eux qui en porte la charge. Quant à moi j’ai la conscience tranquille ! ça leur apprendra ainsi à travailler davantage à rendre fiable et sécuriser notre système sanitaire pour le bien de tous ! A bon entendeur, salut !

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    • Le 10 août 2014 à 13:43 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

      On a controle nos presidents pour le virus de l’ EBOLA ? je regrette qu’ il ne leur ait meme pas fait le test du sida et refouler les sero-malades, Je parle pas de sero- positifs car nombreux sont ceux qui ont depasse ce stade virtuel.
      Dans tous les cas, les gens se plaignent de quoi ? C’est leur docteur qui les a controle, non ? Or leur docteur sont aux Etats- Unis et en france.donc bagarre de sorciers, nous on entre pas dedans. Vous vouliez que les docteurs africains les controlent ? Mais ils n’ en ont pas, ces demi- dieux qui se spoignent tous en europe pour un rhume mais qui meurent toujours comme les autres. Moi je croyais qu’ kils devaient etre immortels. Comme ils boivent pas l’ eua de leur payys, ne mangent pas la vache de leur pays, ne boivent pas le vin de leur pay, meurent le plus souvent a l’ etranger.

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  • Le 10 août 2014 à 00:15 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Bel écrit !tu as raison ;Mais que voulez vous ?Malheureusement c’est comme ça et le bout du tunnel est loin d’être à Gossi.

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  • Le 10 août 2014 à 05:02 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Tout a fait d’accord avec Sérénité. Mais l’auteur de l’article souligne un point important : le respect des nations africaines dans l’ordre internationale actuelle.

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  • Le 10 août 2014 à 12:00, par lhommearsène En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Ce n’est pas du mépris ou de l’impérialisme, à mon avis.
    Les gars voulaient se faire de la pub pour vendre leurs petits coucous (drones et avion), et dans le business, on se fiche souvent des petits détails de qui a fait quoi... tant que l’on peut réecrire la vérité jusqu’à la vente...

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  • Le 10 août 2014 à 16:05, par Delphine Feeser Compaoré En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Réponse à monsieur Kabore suite à son article sur le Crash de l’avion d’Air Algérie.
    J’ai lu votre écrit dans le Fasonet du 08 août 2014. Il tente de resituer la nature des relations entre la France et les pays africains à la lumière du drame que constitue le crash de l’avion d‘Air Algérie entre Ougadougou et Alger.
    Certains de vos mots me semblent durs et sans doute mal placés en pareille circonstance. Vous parlez d’une recherche de gloire pour signifier une possible velléité de « suprématie » de la France, dans une tragédie où les pays concernés sont tenus de donner des réponses crédibles sur les raisons de cet accident. Votre argumentaire reste donc, pour ma part, difficilement recevable.
    Après le drame, il a été dit que l’épave avait été repérée par l’armée burkinabè, proche de la frontière avec le Mali, permettant ainsi de se rendre rapidement sur place. Cette information a été saluée à juste titre par tous les médias du monde, y compris en France, et bien sûr par les proches des victimes en attente de nouvelles. Selon moi, l’armée burkinabè n’a fait que son devoir pour faire avancer les recherches sur ce dramatique accident aérien, ni plus ni moins. Il n’y aucune gloire à en tirer, et aucun exploit à revendiquer pour avoir été les premiers à retrouver l’épave.La gestion à plusieurs d’une telle situation et la communication afférente ne doivent pas être simple pour le Burkina, et les autres pays dont la France, le Mali, l’Algérie, l’Espagne, chacun ayant à cœur d’informer rapidement et justement ses propres concitoyens.
    La France meurtrie par ses 58 victimes qui a déployé rapidement sur place des moyens techniques et militaires importants, par ailleurs engagés au Mali proche de la zone du crash, a été citée de nombreuses fois pour avoir pris toute sa part aux opérations de recherche sur le terrain, sous l’autorité et à la demande des responsables maliens. Ceci peut expliquer le ressenti d’une France omniprésente écartant à son profit les autres acteurs.
    C’est pourquoi je retiens l’hypothèse plus probable d’une volonté de votre part de jeter un regard critique sur les relations entre la France et l’Afrique, sur la France et ses anciennes colonies, en partant de cet évènement grave.
    Ces relations vieilles de plusieurs siècles entre Français et Africains auxquelles vous faites allusion, et qui s’invitent inévitablement avec toute la force de notre histoire commune dans tous les débats, sont analysables sous tous les angles d’attaque. Le vôtre qui me semble tabler sur la thèse d’une domination intégrale et sans partage des uns sur les autres, mais aussi beaucoup d’autres.
    C’est pourquoi, dans ce sens, on pourrait voir autrement les choses et croire que tout en Afrique n’est pas que caisse de résonnance comme on le dit si souvent, que l’Afrique et les Africains peuvent en effet se prendre en charge comme vous l’affirmez, se débrouiller seuls et faire face sans complexe à de nombreux défis. Je le crois aussi fort que vous. Cela est d’autant plus vrai, que dans le domaine militaro-sécuritaire et presque dans tous les autres domaines, aux limites financières et technologiques près, les compétences africaines sont à la hauteur de celles des autres pays du monde.
    Cependant, il serait opportun de nuancer quelque peu l’idée d’une Afrique autosuffisante à tout point de vue, jusqu’à agir en vase clos en écartant toute aide de quelque nature que ce soit. Les réalités politiques, socio-économiques auxquelles parfois se greffent quelques données spirituelles, sont très mondialisés et compliquent énormément la tâche des dirigeants de nos jours.
    Le monde a beaucoup évolué et l’Afrique avec lui. Les questions de sécurité, pour rester dans le sujet qui nous intéresse, sont maintenant éminemment collectives. Elles transcendent toutes les frontières et font appel à tous. Français, Américains, Allemands, Anglais, Burkinabès, Chinois et tous les acteurs qui volent au secours les uns des autres, le font aussi en ayant pris la mesure des enjeux.
    Retenons que les questions soulevées par ce drame international ne peuvent se traiter que collectivement, avec tous les acteurs concernés, dont la France et son nombre record de victimes, le Burkina et ses 28 victimes, l’Espagne et son équipage, le Mali et les autres, l’Algérie et la réputation de sa compagnie aérienne. D’un point de vue technique et technologique, les pays les plus nantis et les plus rompus aux questions de sécurité aérienne se prêtent naturellement main forte.
    L’Hypothèse d’un jeu géopolitique international se jouant au nom d’une quelconque gloire, à la faveur de ce drame, sur le dos et la douleur des victimes, est quelque peu osée de votre part. Je pense modestement qu’il n’y a ici et pour tous, aucune gloire à tirer d’une telle tragédie.
    Pour les relations entre la France et les Africains, c’est une histoire commune léguée par plusieurs siècles et qu’il faut assumer avec beaucoup plus de discernement pour avancer et gérer un futur que nous appelons tous meilleur pour le continent africain. Un tel passé chargé d’autant d’enseignements doir servir de balises efficaces sans nourrir nos rancoeurs où nos regrets.
    Tout en m’associant à la douleur des familles.
    Cordialement
    Delphine FEESER COMPAORÉ
    Docteur en Sciences Sociales

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  • Le 10 août 2014 à 16:33 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Vous êtes un peu la mouche du cocher dans la fable de La Fontaine, à croire que vous ne connaissez pas comment fonctionne les médias partout dans le monde ! Il suffit que l’un donne un info (vérifiée ou non) et elle est recopiée simultanément partout. Il a fallu combien de jours pour que les 118 morts deviennent au final 116 dans les médias ?

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  • Le 10 août 2014 à 16:36 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Personnellement, je ne vois pas où est le problème avec votre histoire de gloire, plutôt mal placé dans une telle recherche d’une épave. Je pense plutôt que la coordination des recherches n’a pas été à la hauteur dès la disparition radar de l’avion. Je pense que l’on aurait pu retrouver le lieu du crash dans la matinée si tout le monde avait bien joué sa partition. Bref, sans intérêt. Le plus important est de comprendre les causes de ce crash ce qui ne sera pas forcément simple avec une boite noire inexploitable pour le moment.

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  • Le 11 août 2014 à 09:37, par citoyen lamda1 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    merci madame !le monde a besoin des gens comme vous pour évoluer.il n’ya pas de gloire à tirer dans de pareille circonstance.nous devons avoir un esprit critique mais ne voyons pas le mal partout..
    cordialement !!!

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  • Le 11 août 2014 à 09:40 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Tchiééé la toubabou a parlé gwè c’est ça on dit rabattre son clapet à quelqu’un Franchement est ce le moment de soulever un tel débat mr kaboré antoine ?C’est vraiment dégoutant de profiter de cette situation pour "semer le trouble dans les esprits on sent beaucoup de frustrations dans vos propos ce n’était ni le moment encore moins la bonne manière Vous avez raté l’occasion de vous taire

    Répondre à ce message

  • Le 11 août 2014 à 09:55, par citoyen lamda1 En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    merci madame !le monde a besoin des gens comme vous pour évoluer.il n’ya pas de gloire à tirer dans de pareille circonstance.nous devons avoir un esprit critique mais ne voyons pas le mal partout..
    cordialement !!!

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  • Le 11 août 2014 à 14:42, par Sid-Lamine En réponse à : Entre Docteur et Doctorant

    Peut-on dire quelque chose dans un débat d’un tel niveau, tenu par un doctorant et un docteur ?
    Surtout que tous affirment leur "burkinabité", si j’en crois le deuxième patronyme de la docteur...
    Je voulais juste dire, en "nuançant", moi aussi que le champ médiatique dans cette affaire dépasse les bons sentiments et le paternalisme de ceux qui comprennent que "le monde a évolué et l’Afrique aussi". N’Fally Cissé, un responsable de l’aéronautique malienne, a déclaré en prélude à la conférence de presse qu’il a donnée avec le directeur du Bureau Enquêtes et Analyses français, que, dorénavant, toute information officielle sur le crash viendrait de Bamako. Si on lit la série de sept articles de Péjot publiés sur lefaso.net on voit toutes les implications "géopolitiques" (Eh ben, oui, madame !) de la question.

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  • Le 11 août 2014 à 15:58, par Era En réponse à : Crash du vol AH 5017 : La France ne pleure pas vraiment les victimes, elle recherche la gloire

    Madame FEESER COMPAORE, je vous rejoins dans votre démarche de nuancer les propos et de faire la différence entre les choses (ne pas jeter l’eau du bain avec le bébé). Cependant un constat dans vos propos me ramène à cette sensation de mépris ou de non-considération à l’égard du continent africain en général. En effet vous faites plusieurs fois cette comparaison "la France et l’Afrique"..."les Français et les Africains"... En rappel, la France est un pays et l’Afrique un continent de 57 pays dont même pas la moitié ne sont d’anciennes colonies françaises.

    Par ailleurs, il faut convenir qu’au delà de la compassion démontrée à l’égard des familles des victimes, des machinations politico-stratégiques ont bel et bien eu lieu entre les principaux pays concernés (Mali,Algérie,France,Burkina), certains se sentant ravir la vedette par d’autres. Cela explique la précision faite par Monsieur CISSE (Président de la Commission sur les Accidents et Incidents de l’Aviation Civile au Mali) lors de la conférence de presse du BEA : "Dorénavant, toutes les communications qui vous seront faites (au sujet de ce drame) seront faites par le Mali"

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