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Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

Accueil > Actualités > Multimédia • • lundi 24 mars 2014 à 22h12min
Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

Les cyberescrocs frappent à nos portes.Futés, très en avance sur leur temps et poussés par diverses raisons, ses voleurs virtuels ne semblent vouloir épargner personne. A preuve, ils ont osés pirater le compte twitter du chef de l’Etat ! Face à cette menace invisible, Younoussa Sanfo, expert en sécurité informatique, apporte un éclairage sur ce monde sombre.

Sidwaya (S.) : Vol de données personnelles et d’identité numérique, intrusion dans l’intimité numérique d’autrui…le Burkina Faso est-il protégé vis-à-vis de la menace des cybercriminels.

Younoussa Sanfo (Y.S.)

Aujourd’hui, plus qu’hier, le vol de données, le pillage massif des informations personnelles sont devenus tellement lucratifs que désormais, des individus isolés ne sont plus les seuls responsables de ces actes criminels. La menace provient de plus en plus d’organisations bien structurées, d’officines disposant de gros moyens. es organisations font de la vente des informations recueillies un business. De fait, le Burkina Faso comme n’importe quel pays devient une cible potentielle.L’ampleur de ce trafic rend obsolètes et inopérantes les petites astuces de protection que nombre d’utilisateurs appliquent en pensant se prémunir mais qui sont en réalité sans efficacité.

Le compte Twitter du chef de l’Etat du Burkina a été piraté. Doit-on paniquer car l’alerte est plus que grave ?

Concernant le piratage du compte Twitter du chef de l’Etat, je ne crois pas que c’est suite à l’utilisation personnelle du premier citoyen lui-même de son adresse électronique qu’un cyber escroc l’a attendu pour détourner son identité et en faire un usage frauduleux. Nombre d’autorités ont des équipes qui sont chargées d’animer leurs comptes Twitter et facebook. Et c’est à ce niveau que des imprudences sont souvent commises. A la vérification, on s’aperçoit que bien de fois, il n’y a même pas de disposition sécuritaire afin d’éviter l’intrusion d’individus mal intentionnés. En fait, on demande souvent à l’informaticien d’à côté de sécuriser le compte Twitter du président par exemple Ce dernier, en toute bonne foi ne fera que ce qu’il peut. Mais en face, il n’ya malheureusement pas que des bricoleurs. L’informaticien, même motivé, peut avoir face à lui des délinquants aguerris. Finalement, les astuces qu’il est allé chercher sur internet sont sans effet. Mais il n’y a pas lieu de paniquer car les solutions efficaces de protection existent.

Outre le Président du Faso, le Premier ministre, l’ex ministre des TIC et actuel député maire de Ouahigouya, Gilbert Noël Ouédroago, le président de la Cour des comptes, un député de l’Assemblée nationale… ont vu qui leur compte mails, qui leur compte sur les réseaux sociaux piratés. Les autorités sont-elles plus exposées que le citoyen ordinaire ?

Tout le monde est concerné. Il y a deux formes de piratages. Il y a le piratage de masse : dans ce cas, le pirate ne cible personne, mais des ordinateurs, des téléphones ayant des failles exploitables. Il s’agit de récupérer tout azimut des données non protégées sur des ordinateurs, des téléphones portables, voire voler des identités.

Le piratage peut être ciblé. Le ciblage est déterminé par le rang, les fonctions de la personne. Ces éléments donnent en effet une plus value certaine aux données et informations personnelles collectées sur cette personne. Les techniques de vol des données sont continuellement en évolution. Il reste que de façon basique, l’utilisateur d’internet doit éviter les messages appâts, les gains à des loteries, les invites à configurer le mot de passe d’un compte numérique. Nous véhiculons ces messages de prudence à l’opinion, mais souvent nous avons l’impression de n’être pas trop compris et suivis. Mais nous allons continuer à sensibiliser car la cybercriminalité fait des victimes tous les jours. Même si le phénomène est virtuel, les victimes sont elles bien réelles !

Peut-être que les solutions proposées sont inaccessibles ?

Pas du tout. En la matière, 70% des problèmes de sécurité proviennent de comportements humains. Souvent, c’est juste une question de bon sens à avoir. Il faut considérer l’information comme un produit recherché notamment quand cette information a trait à des données personnelles. A ce titre tout ce qui peut permettre à quelqu’un d’autre que vous d’avoir accès à vos données et informations personnelles doit faire l’objet d’une attention particulière. Quand vous utilisez internet et les nouvelles technologies de l’information et de la communication ; quand vous recevez des cadeaux électroniques alors que vous êtes a un certain niveau de décision et de responsabilité, il faut être vigilants. Il faut faire attention aux cadeaux électroniques. Ils peuvent renfermer des mouchards, des pièges à travers lesquels des informations sont récoltés pour d’autres fins.

Faut-il donc désormais refuser les cadeaux électroniques ?

Je ne dis pas de refuser les cadeaux. Mais il est possible de le vérifier dans un laboratoire avant son utilisation. On peut extraire les mouchards physiques ou virtuels pour les cas où ils existent.

Comment pouvait-on concrètement éviter que le compte Twitter du chef de l’Etat soit entre des mains de personnes malveillantes ?

Il faut renforcer les capacités des informaticiens qui gèrent le compte numérique du Président du Faso. Ils doivent être informés sur les techniques de piratage et des failles courantes, voire secrètes. Après cette sensibilisation ils appliqueront des règles simples mais de manière rigoureuse et constante. La sécurité est à ce prix. Il faut éviter les raccourcis.

Nos autorités doivent être sensibilisées car elles ne le sont pas. Hormis les cadeaux que nous recevons de pays amis, la plupart des décideurs reçoivent des téléphones, des ordinateurs, des télés en cadeau. Il en est de même pour leurs conjoints, leurs enfants etc.

Ces "cadeaux" doivent être "assainis" en laboratoire avant leur utilisation. Certains décideurs ne respectent pas les consignes quand ils existent. Bien que les autorités Françaises aient des téléphones sécurisés, Nicolas Sarkozy ne s’est jamais séparé de son blackberry et François Hollande s’accroche toujours à son iphone4. Pas étonnant qu’Angella Merkel se fasse écouter par la NSA, puisque les consignes de ses spécialistes n’ont pas été respectées.

Autrement dit, il faut accepter de dépenser plus d’argent pour se sécuriser numériquement parlant ?

Non. La sécurité informatique n’est pas si chère que vous pouvez le croire. Le coût semble justement décourager nombre d’usagers. Pourtant, à moins de 100$ (ndlr : 50 000 F CFA), on peut sécuriser totalement son téléphone portable. Mais il est vrai qu’il y a des graduations dans les dispositifs sécuritaires. Quand l’on veut se protéger contre toutes les menaces courantes, la note peut être salée. Mais très peu de personnes ont besoin de ce niveau de sécurité. En tout état de cause, on se protège quant on a de bonnes raisons. L’usager du téléphone portable qui veut juste recevoir et passer ses coups de fils n’a besoin que d’une protection minimale, financièrement à sa portée.

Mais quant on a une responsabilité d’Etat, on ne va pas sécuriser son téléphone à 50000 FCFA. Car avant de se demander combien coûte la protection, il faut se demander combien peut coûter un piratage. On a fait des simulations sur les banques du Burkina. En cas d’indisponibilité de système informatique pour l’une d’entre elle du fait de piratage, elle perdrait au bas mot 400 millions CFA par jour !

Les organisations criminelles sont-elles basées au Burkina ou ailleurs ?

Elles peuvent être locales ou internationales. Mais leur localisation importe peu. Les officines qui recherchent les informations ne vont pas dans tous les pays. Il est impératif de savoir que le Burkina, notre pays, a été logé par les services de sécurité internationaux tel que la CIA et les services européens dans le top 10 au regard de la sensibilité du pays. Nous sommes dans le même groupe que des pays comme l’Afghanistan, l’Irak. Nous ne sommes pas un pays à consonance terroriste, mais occupons une position géostratégique. En plus, du fait des différentes médiations dans les pays de la sous-région, le Burkina Faso est une mine d’or pour les services. Nombre d’officines aimeraient savoir ce qui se trame, les fréquentations, identifier les personnes impliquées officielles ou officieuses. Il y a des officines qui jouent les intermédiaires qui récoltent des informations pour les vendre à des pays ou à d’autres officines. Il faut en être conscient. Notre pays compte aux yeux des services de sécurité. On devrait se montrer beaucoup plus prudent.

Le Burkina dispose t-il d’expertise pour sécuriser son système informatique ?

Il y a de la ressource sur place pour ça. J’en connais qui sont hautement qualifiés. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, le plus souvent, on ne leur fait pas appel pour les projets stratégiques et sérieux. En fait, on a l’impression que la sécurisation des systèmes informatiques n’est pas considérée comme un métier. Une vision réductrice limite la sécurité informatique à un simple dépannage, à l’installation d’un anti virus. En réalité, c’est bien plus complexe que cela. Le métier a ses codes, sa déontologie. L’entreprise que je dirige, Intrapole ne fait jamais de l’espionnage. Elle connait les modes de fonctionnement des pirates, les techniques qu’ils utilisent. Cela nous permet d’aider ceux qui le souhaitent à se prémunir, à se défendre. Notre structure fait partie des rares structures africaines à pouvoir apporter le service de sécurité informatique nécessaire aux institutions. Nous avons à ce titre une clientèle privée en majorité occidentale. Il reste que pour notre pays nous aimerions faire un peu plus car nous connaissons les vulnérabilités du pays, les menaces voire les risques. Notre cabinet a été sollicité de manière officieuse pour la plupart des projets en matière de sécurité informatique qui ont cours au Burkina Faso. Nous attendons l’opportunité de pouvoir donner le maximum de nos compétences et de notre expérience de l’international dans le cadre d’un projet dans lequel nous serons le consultant officiel.

ITW réalisé par Jérémie NION
Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 24 mars 2014 à 14:10, par Verite1 En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Bel article, cependant concernant le compte twitter du president, je m’inscrit en faux parcequ’il n’a pas ete pirate. C’est le community manager de Soro Guillaume qui a par megarde a telecharger des photos de Soro Guillaume sur le compte twitter du president. Beaucoup de personnes avaient deplore ce fait la, que le compte twitter du president soit gere par une autre entite que le service communication de la presidence, voila le resultat, depuis lors, le compte est muet, et c’est peut etre tant mieux.

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  • Le 24 mars 2014 à 15:49, par El Hadj YANOGO En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Bel interview. Ne paniquons pas cependant car il en a toujours été ainsi sous nos tropiques ! Ceux qui fabriquent ces machines ont plus d’un tour dans le sac...

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  • Le 24 mars 2014 à 16:30, par Dr CAC (c’est assez claire) En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Salut,
    Au lieu de gaver d’information sur la sécurité tout le temps,
    Dites nous quel est l’apport de l’Afrique dans production en matière de solutions informatique. Cette apport est quasiment nul !!!
    D’autre continents ou pays comme l’inde ont tout de senti la nécessité de s’investir dans le développement informatique pas seulement pour les états mais pour conquérir des marché extérieur.
    Résultat, il y’a eu bcp de création d’emploi et des de revenus pour le pays à cause des délocalisation et du télétravail des jeunes.
    Mais ici, on recrute on dépenses les sous car on a peur d’être pirater !
    Autrement dit on peur de quelque chose qui est pourtant une chance de développement pour nos pays !!!
    Vouloir une sécurité total dans les TIC ne fait que vous éloigner et vous retarder des progrès techniques.
    Même les pays puissant qui ont intérêt à se protéger ne sont pas aussi parano comme nous le somme ici.
    Il vraiment revoir nos orientations...
    merci

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    • Le 24 mars 2014 à 23:19, par Robert Piesta En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

      Monsieur CAC, je trouve votre intervention très puérile, et on ne peut pas dire que la modestie vous étouffe. Vous avez un seul expert dans votre pays, il se bat depuis des années sans réussir à faire bouger les choses et vous, confortablement installé dans votre chaise, vous décretez qu’on parle trop de sécurité au Burkina ?
      Avec de tels esprits, l’Afrique doit vraiment s’inquiéter. Heureusement que des compétences comme ce monsieur, on en a besoin dans d’autres pays. Pauvre Afrique.
      ps : je ne suis pas burkinabé.

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      • Le 25 mars 2014 à 07:36, par Pacco En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

        Qui vous a dis que c’est le seul expert qu’on a ? Celui-là c’est celui qui se fait voir le plus.

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      • Le 25 mars 2014 à 07:45, par Dr CAC (c’est assez claire) En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

        Vous ne m’avez même pas compris, je n’en veut pas a ce Monsieur.
        Je veux juste dire qu’il existe d’autres thèmes et domaines qui sont rarement
        abordés par la presse et que la presse travail à installer une certaine peur de l’internet et des TIC. tout n’est pas piratage sur le NET.
        merci

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        • Le 25 mars 2014 à 10:33, par Kontougni/"Nous-pas-bouger" En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

          J’abonne dans le sens de Dr CAC en ce qui concerne les "autres thèmes et domaines qui sont rarement abordés par la presse". On dirait que la pesse Burkinabè s’autocensure. Pourquoi ne pose-t-elle jamais la question du quasi-monopole de Fasonet.bf de l’ONATEL pour la fourniture de l’accès à Internet. Pourquoi ce quasi monopole n’est pas remis en cause par la presse ? On nous dira qu’il y a les opérateurs Télécel et Airtel pour l’accès par les téléphones mobiles. Mais chacun sait que pour l’ADSL et le tél fixe, c’est l’ONATEL qui a le monopole. On nous dira encore que c’est normal, puisque qu’il est le propriétaire du réseau. A quoi je répondrai que des exemple existe dans d’autres pays (comme la France) où l’opérateur traditionnel est tenu de permettre l’utilisation du réseau téléphonique national par ses concurrents moyennant un loyer fixé par l’État. Comme quoi, quand on veut, on peut trouver des solutions. Dans notre pays, nous dirigeants ont la fâcheuse tendance soit de ne pas trop se déranger pour les intérêts des consommateurs, soit de copier les mauvais exemples parce qu’ils veulent protéger leurs intérêts égoïstes en contrôlant les libertés individuelles et tout ce qui permettrait à la population de leur résister efficacement. Sinon comment expliquer cette trop mauvaise qualité et ce coût prohibitif pour nos concitoyens de l’accès à Internet dans notre pays ? Nos dirigeants, par leurs mauvais choix, refusent le développement à leur peuple ; ce n’est donc pas étonnant que notre pays soit dans les tops ten de toutes sortes d’insécurités (informatique, alimentaires, sanitaires, universitaire, financière, économique, sociale, politique...) On peut tricher dans les discours, mais pas pour longtemps parce que la réalité va plus vite et rattrape toujours les paroles de vaniteuses.

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  • Le 24 mars 2014 à 16:55, par Recteur Premier En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Ce monsieur maîtrise son sujet ! Depuis 2005, je lis ses interviews qui sont toujours de haute qualité. Dommage que nul n’est prophète chez soi !

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  • Le 25 mars 2014 à 07:55, par Le poète En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Pour ne pas être piraté , allez vers la poste traditionnelle.
    Avec les enveloppes et les timbres ...
    Tous système a ses avantages et ses inconvénients.

    Il parait que 30% des femmes sur internet utilisent le prénom de leur dernier enfant dans leur mot de passe.

    Comme dit l’expert, c’est d’abord humain...

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  • Le 25 mars 2014 à 08:21, par Bingoo En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Bel article, plein d’enseignements. La sécurité informatique doit etre pris au sérieux. M. Sanfo semble etre un expert dans son domaine et sa contribution est bien souhaitée. J’ai essayé de consulté le site internet de INTRAPOLE qui semble piraté. Si cela est vrai alors la...

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  • Le 25 mars 2014 à 15:01, par çamatiqué En réponse à : Sécurité informatique :« Le Burkina est dans le top 10 des pays sensibles »

    Sanfo est un EXPERT, Malheureusement le pays veut des "EX-PAIRES". Il faut manger et faire manger la famille. Le reste mendie, compétence en bandoulière.
    A mon avis le burkinabé en général ne se fiche pas mal de la chose informatique. Nous sommes analphabètes, jusqu’à nos autorités. Laissons-nous enseignés par ce monsieur, il a beaucoup à revendre.

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