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Planification familiale : Le Bureau Afrique de l’IPPF en session à Ouagadougou

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Population et développement • • vendredi 21 mars 2014 à 15h20min
Planification familiale : Le Bureau Afrique de l’IPPF en session à Ouagadougou

Le Bureau Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) tiendra, les 24 et 25 mars 2014 à Ouagadougou, Burkina Faso, la 94ème session de son Comité exécutif régional.

Cet organe se réunit trois fois par an, pour délibérer sur les orientations stratégiques de la Région Afrique à l’aune des priorités de la Fédération et de l’avancement de l’agenda mondial en matière de santé et droits sexuels et reproductifs.

L’IPPF est présente dans 172 pays dans le monde à travers ses Associations Membres dont 42 en Afrique sub-saharienne. En 2013, l’IPPF Région Afrique a offert 45 millions de services de santé sexuelle et reproductive à des millions d’africains vulnérables et marginalisés.

L’Association Burkinabé pour le Bien-Etre Familial (ABBEF), membre de l’IPPF, met en œuvre les programmes de l’IPPF au Burkina Faso. Des programmes qui sont en phase avec les priorités du Burkina Faso en matière de santé, telles que définies dans sa politique nationale de santé. En 2013, l’ABBEF a délivré 665.000 services de santé sexuelle et de la reproduction, orientés davantage vers les jeunes.

La réunion de Ouagadougou se tient à un moment où d’importants instruments internationaux phares de coopération et de développement relatifs à la santé sexuelle et de la reproduction arrivent à échéance, notamment en 2014 pour le Plan d’action de la Conférence internationale pour la population et le développement du Caire (CIPD), et 2015 pour le Plan d’Action de Maputo pour la mise en œuvre du Cadre continental de politique de santé de la reproduction et les Objectifs du millénaire pour le développement.

Différents processus de revue de la mise en œuvre de ces instruments sont en cours, aux plans national, régional, et international, devant déboucher sur un nouveau consensus mondial autour des priorités de développement pour la période post 2015.

Dans ce cadre, et à l’initiative du Bureau Afrique de l’IPPF, se sont tenues déjà deux importantes rencontres des organisations de la société civile (OSC), à Addis Abeba le 27 septembre 2013 en prélude à la Conférence Africaine sur la CIPD, et à Nairobi les 5, 6 et 7 mars 2014.

La réunion des OSC d’Addis Abeba a abouti à une position consensuelle des organisations de la société civile sur les priorités africaines, parmi lesquelles la nécessité d’intégrer la dimension ‘respect des droits humains’ dans toutes les politiques de développement, la redevabilité, et le partenariat avec les organisations de la société civile et les communautés. Celle de Nairobi a permis l’appropriation, par les représentants des organisations de la société civile et autres acteurs opérant dans le domaine de la santé, des droits sexuels et reproductifs, du contenu du rapport sur la mise en œuvre des conclusions de la Conférence du Caire. Ledit rapport identifie les questions pendantes et les priorités africaines à prendre en compte dans l’agenda post 2015.

M. Lucien Kouakou, directeur Afrique de l’IPPF explique : « nous avons voulu offrir une opportunité aux organisations de la société civile, afin qu’elles prennent la mesure de leur rôle et mieux se préparer à participer aux processus en cours dans leurs pays respectifs, menant à la définition de l’agenda de développement post 2015 ».

En marge de la réunion de Ouagadougou, une cérémonie officielle de remise de décoration à l’IPPF par les autorités Burkinabé aura lieu à l’Hôtel LAICO Ouaga 2000, le 25 mars 2014.

Pour plus d’information, veuillez contacter M. Youssouf BA :
youssouf802007@yahoo.fr ; tel : 70 74 82 63

Vos commentaires

  • Le 21 mars 2014 à 17:40, par En faveur des DSSR En réponse à : Planification familiale : Le Bureau Afrique de l’IPPF en session à Ouagadougou

    Félicitations à l’ABBEF pour son leadership et son rôle avant-gardiste dans l’offre et la promotion des droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction.

    Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2017 à 14:06, par Bertin Masansa Ma- Nkemba En réponse à : Planification familiale : Le Bureau Afrique de l’IPPF en session à Ouagadougou

    SOS, Le Kasaï occidental, en RDC fait face à des urgences multiples qui affectent plus de 14.679 enfants et 4.647 femmes victimes d’exploitation dans les carrières minières
    A L’ATTENTION DU REPRÉSENTANT DU Bureau régionale pour l’Afrique de la Fédération internationale pour la Planification Familiale
    COMMENT PARTAGEZ AVEC VOUS NOS RAPPORTS DE MONITORING ?
    L’exploitation des enfants et des femmes est une réalité qui a pris de l’ampleur dans les concessions minières de RDC ; les résultats des consultations dans le secteur minier qui ont eu lieu aux niveaux national et provincial en 2012, notamment au Kasaï Occidental avec des organisations de la société civile, des creuseurs et des coopératifs. Il a été signalé de graves problèmes de gouvernance, entre autres : l’ignorance et la non application des lois et règlements tels que le code minier en vigueur, la présence de femmes et d’enfants dans les concessions minières et les implications pour leur éducation et leur santé, les conséquences environnementales de l’exploitation minière et son impact sur la santé de la population locale. Ces consultations ont également révélé des liens extrêmement forts entre l’éducation, la santé et le genre, en particulier en ce qui concerne l’impact de l’exploitation minière sur les femmes et les enfants, leur présence et leur utilisation abusive dans la concession minière. Les enquêtes réalisées renseignent que de graves violations des droits de la femme et de l’enfant se commettent au quotidien dans toutes les concessions minières du Kasaï Occidental démembré. Dans ces sites, les enfants et les femmes sont soumis à des conditions de travail extrêmement difficiles. Dans les mines à ciel ouvert comme dans les mines souterraines, ils sont utilisés aux opérations d’extraction, circulant dans des galeries étroites où ils inhalent des poussières nocives et des particules dangereuses de plomb ou de mercure. Ils passent de longues heures à transporter de lourdes charges de gravier qu’ils tamisent dans des eaux souvent polluées. Les conséquences présentes et futures de cet état de chose sont désastreuses sur leur santé, leur sécurité et leur moralité. Les enfants de ces sites subissent des violences sexuelles et sont exposés au VIH/SIDA, au regard du taux élevé de prévalence de cette pandémie chez les adultes dans ces milieux. D’après les récentes statistiques, les sites les plus affectés par cette situation se trouvent dans la ville de Tshikapa, les territoires de Kamonia, Luiza, Demba, Luebo, Dimbelenge et Kazumba où les enfants, parfois âgés seulement de six ans, travaillent à longueur des journées dans les mines d’or et de diamant. En termes quantitatifs, il y a lieu de signaler que d’ octobre 2015 à Avril 2016 :14.679 enfants dont 4.813 filles et 9.866 garçons travailleurs dans les carrières minières ont été documentés, parmi eux 939 enfants âgés de 4 -9 ans (soit 6,4%), 7.311enfants de 10 à 14 enfants (soit 49,8%), et 6.429 enfants de 15 à 17 ans (soit 43,8%). Les projections des experts et des autorités locales montrent que le nombre de ces enfants qui affluent les carrières minières pourrait croitre progressivement au de là de 21.800 enfants à la fin de l’année 2018 et à plus de 36.000 enfants d’ici 2.025, si aucune mesure n’est prise par les autorités gouvernementales et les humanitaires intervenants en RDC au regard des prospections en cours. Ces localités deviennent des plus en plus des pépinières des milices et bandits à mains armées car la proportion d’enfants qui risquent dans le futur de devenir Kuluna(bandits à mains armées) de l’espace nationale ou continentale parmi ceux exploités dans les carrières minières est incalculable à ces jours.
    Il va sans dire que, sur le plan de leurs liens avec la famille biologique : 4.286 enfants (soit 29,2%) vivent seuls sans parents ou sont des enfants non accompagnés, 8.734 enfants(soit 59,5%) vivent parfois avec l’un des parents ou avec leurs familles, 1.659 enfants (soit 11,3%) vivent en union libre, soit enfants avec d’ autres enfants.
    Cependant, le taux d’achèvement au secondaire pour les deux sexes est de 28,0% dans la province en générale(soit 40,1% pour les garçons et 15,1% pour les filles qui achèvent leurs humanités). L’âge du secondaire( 2ème C.O) est celui durant lequel l’abandon scolaire devient très préoccupant. Les filles et les garçons de 10 à 17 ans commencent à être acteurs au sein des ménages. La proportion d’enfants n’ayant pas continué les études après leur arrivée dans les carrières a augmenté de 20% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2014 où elle était estimée à 54%. Le niveau d’études ne signifie pas la scolarité car après avoir vécu et mené la vie de creuseur ou tiré profit aux activités minières, l’enfants est difficilement éducable et se soumet difficilement aux activités scolaires. Soulignons que dans ces conditions de promiscuité permanente, la sexualité précoce chez les mineurs est très préoccupante : une forme d’exploitation sexuelle la plus condamnée chez les enfants et les femmes travailleurs des carrières qui vivent avec des partenaires sexuels qui ne fait qu’ augmenté : elle a atteint 12,9% en Avril 2016 alors qu’ au premier trimestre de l’année 2014, elle était en dessous de 10% (9,1%). La prostitution chez les filles dans les carrières minières implique plus les creuseurs (30,3%) et les négociants (29%).
    Sur un autre chapitre, concernant les femmes : les violences et l’exploitation que subissent les femmes dans les carrières minières rend très fragile la structure familiale. Celles-ci accompagnées de leurs enfants, elles sont plus nombreuses dans les nouvelles carrières minières qui créent une attraction massive de ces groupes vulnérables. Etant donné que ces groupes constituent pour les exploitants miniers une main d’œuvre moins payante car à chaque fois qu’une nouvelle carrière d’exploitation artisanale est découverte, les marchés de vivres, des boissons alcoolisées et des drogues de tout genre font surface et les différentes formes de publicité augmentent autour de la production et des ventes de l’or et du diamant. Soulignons que la Ville de Tshikapa, les territoires de Kamonia et de Luiza sont frontaliers d’Angola et ont accueillis par le passé(entre 2007-2014) d’importantes vagues d’hommes, femmes et enfants expulsés d’Angola qui, pour leur survie se sont déversés dans les carrières minières. Notons que pour ce qui est des violences sexuelles, les nombres des cas diffèrent d’une localité à l’autre, et diminuent dans les différents coins quand il y a intensification des sensibilisations, là où les activités de sensibilisation sont moindres ou inexistantes, on note beaucoup des cas incidents des violences sexuelles.
    Ainsi, afin de s’attaquer spécialement à la question des enfants et des femmes qui sont exploités dans les carrières minières, une série d’ initiatives communautaires en faveur des enfants non scolarisés ont été lancées en 2008 pour créer le Consortium Communautaire pour la Prévention contre l’Exploitation de l’Enfant et de la Femme dans les sites miniers « COCOPEF » en sigle. Par la suite, ce collectif a été consolidé et transformé en Réseau Forum intercommunautaire pour le Social et la Paix " Réseau ForS -Pax" . A son actif, ce collectif a initié avec l’appui de DFID et ASDI à travers Christian Aid/FSC, une série d’actions porteuses des résultats dans les territoires concernés. Ces actions sont entre autres celles qui ont abouti : à la conception, à la proposition, au plaidoyer, aux votes et à la promulgation de l’Edit portant interdiction de l’embauchage et de l’exploitation des enfants dans les zones minières du Kasaï occidental ; à l’ appui logistique aux 16 radios communautaires pour le développement des émissions en faveur des femmes et des enfants ;
    Nous vous prions d’accorder une attention particulière à cette problématique
    Fait à Kananga, province du Kasaï occidental, le 06 Juin 2017
    Pour les organisations du Réseau ForS- Pax
    Bertin MASANSA MA -NKEMBA
    Directeur Exécutif
    +243 81 17 89 068
    +243 9 91 98 95 94
    forspax2012@gmail.com

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