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Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Cardinal Philippe Ouédraogo • • samedi 22 février 2014 à 00h46min
Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

Depuis l’annonce de l’élévation de Mgr Philippe OUÉDRAOGO à la dignité et à la charge cardinalices, le 12 janvier dernier, il s’est passé peu de jours où l’on ne s’est pas intéressé au fait du cardinalat et de son importance pour l’Église-Famille de Dieu au Burkina et pour notre pays. Toute une nation en effet, dans sa totale diversité religieuse, s’est réjouie de ce « cadeau du nouvel an » offert par le Saint-Père.

Chacun y est allé de son interprétation et de sa compréhension du geste du Saint-Père, qui gratifie notre patrie d’un deuxième cardinal, le premier ayant été Paul Zoungrana, rappelé à Dieu le 4 juin 2000. Dans la légitime euphorie des jours qui ont suivi cette nomination, la presse elle aussi y est allée à sa façon. Les uns lisant l’événement avec l’orthodoxie requise, les autres, tentant de trouver dans les remous de l’actualité sa clé de compréhension, l’accueillant complètement loin de l’esprit qui a guidé le Saint-Père. Confusions.

Dans une interview accordée par le Cardinal OUEDRAOGO, et qui a fait la une de l’Observateur du 23 janvier 2014, et relayée par les éditions en ligne de lefasonet et de zoodomail, celui qui fait la fierté de tout un peuple, relevait que « la nomination du saint Père est libre et gratuite ». « Il ne me semble pas adéquat, ajoutait-il, encore moins évangélique de penser à une récompense quelconque pour services rendus ». Il donnait ainsi réponse à tous ces écrits aux tendances comparatistes doublées parfois d’une envie forcée d’opposer l’heureux élu à son prédécesseur sur le siège métropolitain de Ouagadougou. Il coupait également court à toutes ces interprétations aux velléités compétitives, susceptibles d’induire à croire en l’existence d’une malsaine émulation au sein de notre épiscopat. Il rabattait enfin le caquet à tous ceux qui, au mépris du travail collégial abattu par tous les évêques du pays, lui font endosser, la responsabilité des derniers appels à l’ordre adressés aux chrétiens et aux hommes et femmes de bonne volonté, à propos de la situation socio politique nationale.

Dans tous les cas, qu’on ne se fatigue plus les méninges à chercher les raisons de cette nomination. François, notre frère de Rome, au travers de la lettre individuelle qu’il a adressée à chaque nouveau cardinal en donne le secret : « Le cardinalat n’est pas une promotion, ni un honneur, ni une décoration. C’est simplement un service qui exige d’élargir le regard et le cœur ». Dès lors, la question qui peut intéresser et que bien des Burkinabè se posent, devient celle-ci : « que rapporte cette nomination à notre pays » ?

Rome plus près du Burkina

Lorsque le pape nomme un cardinal, il lui attribue automatiquement une église à Rome. Ainsi, l’illustre élu a désormais un pied à Rome et par conséquent, l’église dont il est issu et son pays avec, devient nécessairement plus proche de Rome, et Rome plus proche de son pays.

Concrètement, Mgr Philippe OUEDRAOGO créé cardinal, devient un membre de la curie romaine en tant que collaborateur immédiat du Saint-Père. Celle-ci est d’abord composée d’un certain nombre de services chargés d’assister le pape dans le gouvernement de l’Église universelle. Ces services sont régis par des membres stables, qui résident à Rome, mais aussi, pour faciliter une meilleure compréhension des questions qui se posent à l’Église universelle, ils composent avec des collaborateurs choisis dans le monde entier, dont le cardinal Philippe fait désormais partie.

S’il y avait donc à s’enorgueillir, c’est bien à propos que notre pays le ferait, et ne cacherait pas son exultation. Et pour cause. Selon les dispositions du droit canonique, les cardinaux sont « créés » par décret du pape, publié devant le Collège des cardinaux réunis en consistoire, en tant qu’« hommes remarquables par leur doctrine, leurs mœurs, leur piété et leur prudence dans la conduite des affaires ». Et le droit préconise que le cardinal créé, soit déjà une personne établie au moins dans le presbytérat. Mais dans la pratique, il doit être a minima évêque. Si l’on sait qu’il y a 405.000 prêtres catholiques dans le monde dont 4.742 évêques et seulement 120 cardinaux et que c’est au sein de ce petit nombre que le fils de Konéan (près de Kaya) prend place, nous devons être fiers que ce choix du pape ait été porté sur un des nôtres.

Il n’est pas superflu de rappeler également, que la nomination de cardinaux est une indication « politique » sur le pontificat en cours et pour la future élection. En outre, les cardinaux étant chargés d’élire le pape, le Burkina Faso a désormais une double voie au chapitre dans les élections à venir, vu que le cardinal Philippe du haut de ses 69 ans, peut élire et être élu lui-même. L’un de nous donc peut être pape un jour pouvons-nous dire.

Le rite et ses sens

Considérons à présent le rite qui d’une certaine manière consacre officiellement un cardinal, et qui donne déjà une réponse à notre question principale : l’importance d’avoir un cardinal dans son pays. Le consistoire pour la création des nouveaux cardinaux se déroule actuellement selon le rite introduit à l’occasion du consistoire du 28 juin 1991. C’est sous le pontificat du futur saint Jean-Paul II qu’a été établi son contenu. Au cours de la célébration et après le salut liturgique, le pape lit la formule de création et proclame les noms des nouveaux cardinaux. Le premier d’entre eux s’adresse alors au Saint-Père au nom de ses collègues. Suivent la liturgie de la Parole, l’homélie papale, la profession de Foi et le serment.

Ensuite, chaque nouveau cardinal s’approche du pape et s’agenouille devant lui pour recevoir la barrette, ainsi que son titre cardinalice ou sa diaconie. A ce moment, le Pape place la barrette sur la tête de l’impétrant, en disant : « Reçois cette pourpre en signe de la dignité et de l’office de Cardinal, elle signifie que tu es prêt à l’accomplir avec force, au point de donner ton sang pour l’accroissement de la foi chrétienne, pour la paix et l’harmonie au sein du Peuple de Dieu, pour la liberté et l’extension de la Sainte Église catholique et romaine ». In Le nouveau Théo, encyclopédie catholique pour tous).

Le Pape assigne à chaque nouveau cardinal une église de Rome (titre ou diaconie) en signe de participation à la mission pastorale du pape sur la Ville Eternelle (Rome). Le rite prévoit ensuite la remise de la bulle de création des cardinaux et l’échange du baiser de paix avec les autres élus et tous les autres membres du collège cardinalice. Enfin, le rite se termine par la prière universelle, le « Notre Père » et la bénédiction finale.

Par la suite, souvent au lendemain du consistoire, le pape concélèbre une messe d’action de grâce avec les nouveaux cardinaux auxquels il remet l’anneau cardinalice « signe de dignité, de sollicitude pastorale et d’une plus étroite communion avec le Siège de Pierre ».

Proclamer la vérité même au péril de sa vie

Comme tous les évêques de l’Église catholique romaine, le cardinal reçoit cette charge particulière, pour être le héraut et le défenseur de la vérité du Christ et ce, jusqu’au don de sa vie. Un tel engagement constitue un gain inestimable pour tous. Y aurait-il quelqu’un qui déteste un défenseur de la vérité ? Le cardinal à la suite du Christ, dans une option préférentielle pour les petits, les mal aimés, les marginalisés, offre sa vie pour que tous les hommes et femmes et spécialement ceux des catégories sus citées soient respectés et protégés dans leur dignité. C’est en cela que lorsqu’il dénonce par exemple les éventuelles dérives de choix sociopolitiques ou économiques dans son pays ou dans le monde, il ne fait rien d’autre que l’exercice ordinaire de sa pastorale. Il ne le fait nullement dans l’intention de prendre partie, entendu qu’il est père pour tous, aussi bien des uns que des autres.

Un cardinal en tant qu’il est prince de l’Église catholique incarne aussi dans sa personne le signe de l’unité et la communion étroite avec le pape dont il est d’ailleurs le conseiller. Il a préséance partout sauf en présence du Pape, et il peut officier pontificalement dans toutes les églises hors de Rome, en faisant usage de la cathèdre (c’est-à-dire, comme s’il était évêque du lieu en question), ce qui est l’expression tangible de l’unité et de l’universalité de l’Eglise catholique.

Témoin de la vitalité d’une Église locale

Être élevé au rang de cardinal et participer directement au gouvernement de l’Église universelle, font que le cardinal peut être vu comme le témoin d’une certaine vitalité de l’Eglise particulière à laquelle il appartient. Le choix donc du cardinal Philippe OUEDRAOGO met subitement sur orbite, l’Église-famille de Dieu qui est au Burkina Faso. Les valeurs qu’on lui reconnait deviennent celles de l’Eglise catholique au Burkina Faso et celles de l’Église deviennent aussi siennes. Au lendemain de sa création comme cardinal par exemple, les média ont tout de suite mis en exergue, son courage, son ouverture envers les autres croyants, sa tolérance, et « Jeune Afrique » dit de lui « qu’il est une figure montante de l’épiscopat africain » (in JA. N°2767 janvier 2014). Désormais, ce que le cardinal défendait comme valeurs et dont l’écho n’allait pas plus loin que les limites d’un diocèse, bénéficie d’une tribune plus grande, puisque universelle. Avec lui, les media occidentaux un jour interpelleront peut-être, ceux qui prennent pour gageure, le fait de vivre ensemble entre chrétiens et musulmans dans une coexistence pacifique empreinte de tolérance et d’acceptation des différences , la terre des hommes intègres de Philippe OUEDRAOGO, en constituant un exemple vivant.

Abbé Joseph KINDA.
Service communication de la CEBN

Vos commentaires

  • Le 21 février 2014 à 09:01 En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Bel article qui nous éclaire. Je suis musulman et apprécie beaucoup le fait que le Cardinal Philippe OUEDRAOGO vienne à chaque fois nous saluer lors de nos fêtes( ramadan, tabaski...) cela démontre entre autres les grandes valeurs de cet homme et sa grande sagesse. Toutes nos prières l’accompagnent. Puisse Allah l’assister dans tout ce qu’il fera pour nos frères catholiques et pour tous nos frères en général car désormais le Cardinal Philippe OUEDRAOGO appartient à tout le monde sans distinction. s’il était musulman, il aurait aussi fait la fierté de l’Islam.

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  • Le 21 février 2014 à 09:03, par Wendpanga En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Félicitations au Cardinal OUEDRAOGO ! Merci à l’Abbé Jokinda pour l’article, mais le titre peut être amélioré. Merci

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  • Le 21 février 2014 à 09:10, par tinb paanga En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci pour votre article Ab Joseph Kinda. Nous pouvons tous être fiers du cardinalat de Mgr Philippe. Seulement le titre que vous avez choisi m’a quelque peu offusqué. A mon avis les questions que vous posez dans le titre ne sont pas à l’avantage du cardinal. merci tout de même d’éclairer notre lanterne sur le sujet.

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  • Le 21 février 2014 à 09:15, par Observateur01 En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Nous rendons graces à Dieu ! Encore félicitations au nouveau Cardinal Phillipe OUEDRAOGO ! Je sais déja qu’il va oeuvrer pour plus de paix, de justice sociale, d’amour du prochain, de solidarité, de joie dans notre monde qui en a besoin ! Puisse Dieu tout Puissant lui donner la force necessaire !!!

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  • Le 21 février 2014 à 09:58, par TCR En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci beaucoup mon père pour cet éclairage car nombreux sont les fidèles qui en parlent mais, qui ne comprennent réellement pas ce qu’est le cardinalat. Puisse la grâce divine accompagner notre nouveau cardinal dans l’exercice de son ministère.

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  • Le 21 février 2014 à 09:58, par Têrêb-sôm En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Prions pour notre nouveau Cardinal ! Que Dieu lui donne la force pour combattre le bon combat ! Qu’il réconforte notre Foi en Christ, Seul et vrai lumière qui éclaire tout Homme cherche la Vérité ! Dieu bénisse notre pays ! Dieu bénisse l’Eglise-Famille du Burkina et du monde !

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  • Le 21 février 2014 à 10:01, par LE SAGE... En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Très belle analyse. Il était en effet nécessaire d’éclairer l’opinion sur les circonstances de cette nomination. Mais le TITRE ne reflète nullement le contenu de l’article. Sinon, votre expression est lipide, digeste, accrochante et agréable à lire.

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  • Le 21 février 2014 à 10:15, par Le Catho En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Bjr. Article très intéressant mais le titre pose un problème. Il peut laisser voir dénigrement

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  • Le 21 février 2014 à 10:16, par Era En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Que Le Tout-Puissant guide et éclaire notre nouveau Cardinal afin qu’il assume cette lourde responsabilité dans la Foi en Dieu et dans la crainte de Dieu,Amen !

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    • Le 21 février 2014 à 16:24, par le dur qui dure En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

      Très bonne nouvelle pour l’église catholique et particulièrement pour celle du B.F.que Dieu à travers son fils Jésus Christ lui donne la force nécessaire et l’assiste dans l’accomplissement de cette noble nouvelle mission. Amen, que tout le peuple du Burkina le bénisse et le supporte, car nul n’est infaillible, mais avec la bénédiction et le soutien de tout ce Faso, je ne doute pas qu’il saura tirer son épingle du jeu et mener loyalement et avec clairvoyance sa mission auprès de Dieu. Merçi à tous et à toutes pour vos soutiens multiples.

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  • Le 21 février 2014 à 10:46, par LE DISEUR DE VERITES CRUES En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Très belle analyse. Seulement LE TITRE n’en reflète pas le contenu. Sinon, vous êtes doués en lettres et avez une expression limpide, accrochante et agréable à lire.

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  • Le 21 février 2014 à 11:14, par Raogo En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Et si on modifiait l’article qui limite l’âge de candidature du pape de 69 ans à 90 ans, on aurait encore plus de chance qu’un des nôtres deviennent pape un jour. Donc il faut modifier cet article parce que seul le peuple (chrétien) est souverain. Si vous n’êtes pas d’accord on fait un référendum, le droit canon ne l’interdit pas et tout ce qui n’est pas interdit par la loi est légal. Non ?

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    • Le 21 février 2014 à 12:56, par Le Prince En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

      "le Burkina Faso a désormais une double voie au chapitre dans les élections à venir, vu que le cardinal Philippe du haut de ses 69 ans, peut élire et être élu lui-même. L’un de nous donc peut être pape un jour pouvons-nous dire".
      M. l’Abbé, vous savez mieux que moi que là où il y a des hommes, il y a des « hommeries » ! Le racisme n’est pas étranger dans l’Eglise et vous le savez très bien. Entre les théories convenues et la pratique aujourd’hui, la réalité est cruelle pour les pigments noirs même si dans les temps immémoriaux il y a eu trois papes africains tous maghrébins. Le dernier étant le berbère Gelase ler (492-496).
      Nos populations sont naïves, ne leur vendez pas un espoir, une espérance aux effluves de chimère. Le monde devient de plus en plus raciste et l’Eglise n’est pas hors du monde !
      Vous l’avez vous même écrit, « le droit canon préconise que le cardinal créé, soit déjà une personne établie au moins dans le presbytérat. Mais dans la pratique, il doit être a minima évêque ». Et selon ce même droit canon, peut être élu Pape tout homme (pas femme !) baptisé de moins de 80 ans. En théorie, je peux donc personnellement même marié (avec femme et enfants) compétir bien que je ne sois ni prêtre, évêque ou cardinal. Ca, c’est la théorie car on sait que le dernier pape marié est Félix V (1439-1449) et que même des enfants de Papes furent à leur tour Pape. Bon, tout ça, c’est du passé. La jurisprudence du droit canon a bien évolué depuis 1983.

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    • Le 21 février 2014 à 14:12, par nickmane En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

      Wai ils doivent modifier cet article comme ils ont modifié la parole de DIEU. D’ailleurs ,ils vont bientôt modifié l’article qui interdit le célibat des prêtres.

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  • Le 21 février 2014 à 12:19 En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    bel article ; et je pense que le titre choisi a pour but d’inciter à la lecture.

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  • Le 21 février 2014 à 12:30, par mzs En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    merci mr l’abbe pour votre ecrit.

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  • Le 21 février 2014 à 13:45, par Le pigeon rêveur En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci pour l’article. Cela témoigne que nous avons des hommes de Dieu dignes et honnêtes. A ne pas comparer avec le berger politique qui a sa résidence vers l’U.O. et son hôtel qui ne dit pas son nom le lycée Newton... Suivez mon regard et devninez qui ça peut être !!!

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  • Le 21 février 2014 à 14:47, par paulus En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Gloire à Dieu pour ce cadeau de nouvel an.
    J’ai toujours admiré OUEDRAOGO depuis qu’il était simple abbé,lui qui m’a baptisé en aout 1983 à KAYA.
    C’est grâce à sa bonté et à son charisme qu’il a atteint ce niveau de responsabilité.
    Que Dieu vous assiste pour la réussite de votre lourde mission

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  • Le 21 février 2014 à 14:49, par Non au Sénat En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci à Abbé Joseph KINDA pour cet éclairage et cette mise au point. Que le Seigneur bénisse le Cardinal Philippe OUEDRAOGO et l’accompagne dans sa mission.

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  • Le 21 février 2014 à 14:55, par Manitu En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    C’est beau mais à ce que je sache, Mgr Philippe OUEDRAOGO n’est pas encore cardinal. La cérémonie que vous décrivez ne doit-elle pas avoir lieu demain 22 février ?

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  • Le 21 février 2014 à 16:14, par Quittez En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Que le tout Puissant vous pardonne et vous éclaire. Renforcer vos connaissances sur les enseignements de Dieu peut être qu’un jour, vous auriez les yeux ouverts

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  • Le 21 février 2014 à 17:59, par pablo En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Une grâce que l’Eglise famille du Burkina accueille avec humilité et ferveur. En tout état de cause, rarement un prélat n’a fait autant l’unanimité dans sa conduite du peuple de Dieu et dans ses prises de positions sur toutes les questions concernant la vie nationale. Que le Tout-Puissant le fortifie et l’aide dans ses nouvelles charges.

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  • Le 21 février 2014 à 20:27, par le peuple En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Très bien dit. Cependant le titre est mal formulé. Le desormais cardinal est un homme de paix. Sa position et celle de l’Eglise catholique par rapport a la situation sociopolitique est claire : preserver la paix pr tous les burkinabe y compris le PF. Merci frère

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  • Le 21 février 2014 à 21:12, par CC En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    D’accord pour l’enseignement de l’humilité, mais ça reste un mérite, une reconnaissance ! Il y en que qui ne peuvent même pas rêver de cela au regard de leur conduite !
    SOS : le curé de Saaba vilipende ses paroissiens qui suivent la messe du dimanche dans les chapelles des maisons de formation ou des églises des autres paroisses ! Ca rime à quoi ? Ca frise en plus l’injure et le mépris !

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  • Le 21 février 2014 à 22:58, par Appolo En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    En tout cas, avec cette charge de servir la Vérité "si nécessaire, au prix de son sang" que le Pape lui confie, on doit pouvoir voir clair dans notre affaire de Constitution, Sénat et article 37. Qu’il nous dise la Vérité, est-ce qu’on peut réviser ou pas...?

    Je ne suis pas chrétien, mais j’aime le Pape François ! C’est un vrai messager de Dieu. Toujours, il nous met en situation, et en plus, avec simplicité !

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  • Le 22 février 2014 à 00:44, par RAMSES En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Notre Pere qui est aux cieux, donne le courage et la force a ton fils Philippe OUEDRAOGO
    afin qu’il mene a bien cette mission que tu lui a confiee. Amen ! J’apprecie beaucoup cet homme de Dieu. Ses positions au vue de la situation politique de notre pays sont empreintes de sagesse, d’humilite.un vrai visionnaire defenseur du pauvre et de l’orphelin. Dieu benisse l’Eglise famille du Burkina. Amen

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    • Le 22 février 2014 à 12:23, par Burkina Béni En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

      J’adresse toutes mes félicitations à l’Eglise Catholique du Burkina Faso et particulièrement au TOUT NOUVEAU CARDINAL, SON EXCELLENCE Philippe OUEDRAOGO.
      Je ne suis pas catholique, mais je reconnais la VALEUR INTRINSÈQUE de l’homme qu’il est. J’apprécie particulièrement son sens des responsabilités et son humilité.
      Ma prière est que le DIEU des cieux et de la terre le soutienne puissamment dans sa lourde et noble mission. A tous mes frères catholiques, ne cessez pas de prier pour lui. Que DIEU bénisse son serviteur Philippe.

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  • Le 22 février 2014 à 16:59, par B Silvère En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci au Tout puissant de nous avoir donné un nouveau cardinal, que son nom soit loué à jamais, beaucoup de courage au nouveau illustre de Dieu, que Dieu l’accompagne nuit et jour sur le chemin de bâtisseur de l’Église Famille de Dieu.

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  • Le 22 février 2014 à 21:49, par Laure En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Merci JO. Union de prière

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  • Le 23 février 2014 à 05:43, par boyorojan En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Félicitations au nouveau cardinal ouedraogo,sans être un catholique je suis fasciné toujours par la francise avec laquelle l’ex monseigneur aborde tous les thèmes concernant notre pays.vive le Burkina faso

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  • Le 24 février 2014 à 12:26, par Alicia En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    mes félicitations a cet homme de Dieu qui s’est toujours battu pour le faible,le pauvre, la veuve et l’orphelin .Que le Tout- puissant l’assiste dans sa noble mission.

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  • Le 21 mars 2014 à 10:00, par kinda En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    Je me joins à beaucoup pour me réjouir. Mais je voudrai ; à l’issue d’un certain nombre de lecture attirer l’attention du nouveau cardinal sur ce qu’avait dit Joseph Ki-Zerbo dans son livre "Histoire générale de l’Afrique". Ce n’est pas parce qu’on a un cardinal africain que les problèmes sont résolus. Il faut que ce cardinal ne vienne pas seulement noircir le collège des cardinaux mais ... QU’IL SOIT PLEINEMENT AFRICAIN JUSQU’AU BOUT" C’est ainsi que j’ai personnellement compris la réflexion du Professeur Ki-Zebo. Je demanderai tout simplement au nouveau cardinal de
    reprendre le livre de Ki-Zerbo
    s’interroger sur un certain nombre de problèmes spécifiques à une Eglise AFRICAINE

    Personnellement je ne connais pas assez Philippe Ouedraogo mais ... J’ai l’impression - juste l’impression - qu’il n’est pas à la hauteur d’une telle réflexion

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  • Le 19 avril 2014 à 15:26, par zoungrana En réponse à : Mgr Philippe Ouédraogo : Cardinal ? A quoi bon ?

    J’aimerai, si possible, attirer l’attention de son emminence sur un point que j’ai lu dans le livre de Ki-Zerbo à l’occasion de la nomination du cardinal Zoungrana. Ce mot est à la fin de son livre "histoire générale de l’Afrique". En gros, il souhaite que les cazrdinaux africains demeurent AFRICAINS3 et non pas ceux-là qui vont noircir la curie romaine. J’aimerai que son emminence re lise ce document et ... accepten de s’interroger sur un certain nombre de points. Seul lui peut et doit se poser de telles questions et ... trouver les reponses necessaires.Je suis Zoungrana mais ... pas un parent à Son emminence Paul Zoungrana soit dit en passant.

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