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Défit de presse : la dépénalisation n’est pas un cadeau de nouvel an

Accueil > Actualités > Multimédia • • lundi 17 janvier 2005 à 07h51min

Le 14 janvier 2005, les journalistes étaient les hôtes du président du Faso. Deuxième du genre après le rendez-vous du 6 janvier 1997, les hommes de médias ont eu l’opportunité de présenter au chef de l’Etat en ce début d’année, leurs vœux par les soins du doyen Edouard Ouédraogo, directeur de publication de l’Observateur Paalga et président national de l’Union internationale de la presse francophone.

Ce n’est pas tous les jours que les journalistes ont cette aubaine de rencontrer le chef de l’Etat. Ils ne se sont pas fait donc prier pour égrener à l’occasion, un chapelet de doléances.

Le porte-parole des journalistes l’a souligné à haute et intelligible voix que leurs vœux manqueraient de sincérité s’ ils ne mettaient pas à profit cette occasion pour partager avec le chef de l’Etat, des aspects des nombreuses préoccupations qui tenaillent leur profession. Dans ce répertoire de doléances qui ont eu une oreille attentive, nous en sommes sûrs, nous retiendrons la dépénalisation des délits de presse qui constitue de nos jours, une préoccupation majeure des journalistes.

A l’instar d’ autres pays africains qui viennent de faire un grand pas dans ce sens, les journalistes souhaiteraient vivement que le chef de l’Etat s’investisse pour dépénaliser la loi 56-93 ADP du 30 décembre 1993 portant code de l’information, de 16 articles qui permettent encore d’envoyer les qualité, un journaliste derrière les barreaux. Le message est passé et la réponse est claire.

Le chef de l’Etat s’engage aux côtés des journalistes dans ce combat. "Je puis, d’ores et déjà, vous assurer de ma disponibilité à soutenir le débat sur la réforme juridique autorisant la dépénalisation des délits de presse et d’opinion". Ce soutien du premier magistrat burkinabè, loin d’être un cadeau de nouvel an, est plutôt un défi aux hommes de médias à plus de responsabilité et de professionnalisme dans leur métier noble mais "pollué" de nos jours. En leur précisant par ailleurs, que la dépénalisation ne devrait pas être perçue comme une prime à l’impunité, le chef de l’Etat tire par avance la sonnette d’alarme.

Toute chose qui devraient amener les journalistes à réfléchir davantage sur la réorganisation de leur profession. La balle est donc dans notre camp car la chose la plus difficile n’est peut-être pas l’acquisition de la dépénalisation mais le respect des principes élémentaires qui balisent la profession et qui empêchent de tomber dans les délits. En clair, la réorganisation du secteur est une donnée qui s’impose à l’heure actuelle.

Les responsables de médias et les associations professionnelles de journalistes devraient réellement jouer leur rôle en assainissant d’abord le milieu en y extirpant tous les journalistes "parasites" et "alimentaires". Ne devrait pas être journaliste qui veut mais qui en a les capacités et répond aux critères. C’est donc l’occasion d’accélérer les projets de la convention collective et de la carte de presse.

Le respect de la déontologie et la rigueur dans le traitement de l’information devraient constamment habiter chaque journaliste dans sa réflexion ou narration de faits à l’attention du public. C’est seulement à ce prix que nous jouirons pleinement de cette dépénalisation que nous souhaitons ardemment voir adoptée cette année par l’Assemblée nationale.

Zakaria Yéyé
Sidwaya

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