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Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Etats généraux de l’enseignement supérieur • • mardi 4 juin 2013 à 22h10min
Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

A une dizaine de jours de la tenue des Etats généraux de l’Enseignement supérieur, le président du comité d’organisation le Pr Salaka SANOU nous a accordé un entretien sur l’état des préparatifs de ce grand rendez-vous sur l’enseignement supérieur. A l’entendre, les préparatifs vont bon train.

A une dizaine de jours de l’activité, à quel niveau de préparatifs êtes-vous ?

Pr Salaka SANOU : A la date d’aujourd’hui, un certain nombre d’éléments entrant dans le cadre de l’organisation des Etats généraux sont prêts. Les TDR sont prêts depuis longtemps. Nous venons de peaufiner la liste des participants. Les documents de base des travaux ont été élaborés. Les différentes commissions ont élaboré leurs activités. Le comité d’organisation vient de tenir sa deuxième réunion au cours de laquelle des consignes ont été données aux commissions. Les correspondances internes et les invitations pour les structures extérieures ont déjà été envoyées. Nous sommes pratiquement en train de mettre la dernière main sur certains volets des préparatifs.

Qui peut participer aux travaux ?

Les participants viennent de divers horizons. Mais à tout Seigneur, tout honneur ! D’abord, les universités. Elles seront représentées par 126 personnes. Il y a ensuite les partenaires sociaux de l’enseignement supérieur, notamment les syndicats des enseignants, le personnel administratif, les associations estudiantines à caractère syndical, l’administration centrale du ministère, les partenaires tels que l’UEMOA, le CAMES, la Conférence des recteurs des universités francophones d’Afrique et d’Océan Indien (CRUFAOCI), les autres départements ministériels du Burkina Faso, les institutions telles que l’association des municipalités du Burkina Faso, l’association des Régions du Burkina Faso… bref, nous avons ratissé large pour que la communauté nationale se sente vraiment impliquée. Les partis politiques à travers les structures institutionnalisées comme le Chef de file de l’Opposition, la Majorité présidentielle et l’Assemblée nationale y prendront également part. Toutes ces structures vont participer à ces réflexions sur l’enseignement supérieur.

Comment vont se dérouler les travaux ?

Pr Salaka SANOU : Les travaux se dérouleront en commissions et en plénières. Six commissions seront mises en place :

- Commission 1 : « Gouvernance universitaire, Ethique, Sécurité » : Cette commission est chargée de proposer des solutions aux problèmes de gouvernance, d’éthique et de sécurité dans les Institution d’Enseignement Supérieur (IES).

- Commission 2 : « Offre de formation, LMD et TIC » : Cette commission est chargée de planifier les offres de formation, d’élaborer un mécanisme et les indicateurs de suivi-évaluation du système LMD, et enfin de proposer une stratégie de généralisation de l’utilisation des TIC dans les IES.

- Commission 3 : « Ressources humaines, Infrastructures et équipements » : Cette commission est chargée d’élaborer un plan stratégique de recrutement et de formation des ressources humaines d’une part et d’élaborer un plan de construction et d’équipement des infrastructures d’autre part.

- Commission 4 : « Recherche, Coopération et Partenariats » : Cette commission est chargée de définir un plan stratégique de développement de la recherche, de la coopération et du partenariat.

- Commission 5 : « Financement et Œuvres universitaires » : Cette commission est chargée d’élaborer un plan de financement et d’autonomisation de la gestion des IES et une politique de la promotion des œuvres universitaires.

- Commission 6 : « Enseignement supérieur privé » : Cette commission est chargée d’élaborer une stratégie de développement de l’enseignement supérieur privé.

Auriez-vous un appel à lancer ?

Pr Salaka SANOU : je voudrais souligner un aspect. Il ne faudrait pas que les uns et les autres pensent que l’organisation des états généraux ne concerne que les universités uniquement. Il y a une palette importante de la représentation nationale qui va participer aux travaux. C’est quelque chose qui concerne toute la nation. Les états généraux, c’est l’affaire de toute la nation. Il ne faudrait pas que les universitaires aussi croient qu’ils ne sont assez bien représentés à ces états généraux. En réalité, le document de base des travaux a été produit par les universitaires.

Le comité ad’ hoc de haut niveau mis en place par le Premier Ministre avait rencontré, en son temps, toutes les sensibilités de la communauté universitaire. Des questionnaires avaient été envoyés à tous les enseignants des universités qui les ont remplis et renvoyés. C’est dire que les travaux ne seront pas en dehors du monde universitaire. Mais, lorsque l’on prend l’Université de Ouagadougou qui a 40.000 étudiants avec 500 enseignants, il va de soit que l’on ne pourra pas prendre tout le monde ! Les travaux des Etats généraux ne réuniront que 400 personnes. Mais, je voudrais rassurer tout le monde que tout ce qui sera discuté, tous les documents qui seront exploités viennent des universités. C’est le fruit de la réflexion au sein des universités que nous avons allons simplement exploiter.

Ceci dit, même si l’ensemble de la communauté universitaire ne prend pas part aux Etats généraux, ça devrait se comprendre. Mais, je rassure que les documents des travaux proviennent des universités. Je voudrais garantir qu’il n’y aura pas un seul document exploité ou qui sera exploité qui soit produit par un non universitaire. C’est cette garantie que je voudrais donner. Il est vrai, chacun aurait voulu participer. Mais tout le monde ne peut y être. Je pense que chacun devrait pouvoir le
comprendre.

DCPM / MESS

Vos commentaires

  • Le 4 juin 2013 à 18:29, par k En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    De mon humble avis les commissions des états généraux ne régleront pas les problèmes des universités. Par exemple, pour la commission 2, comment bien traité l’offre de formation, LMD et TIC sans une évaluation des besoins dans le privé par exemple, sans oublié les associations, les ONG et les collectivités ? Les besoins du public sont connus à travers le ministère de la fonction publique. Certes pour les collectivités il y a déjà une évaluation qui a été faite, il y a également le secteur des mines pour lequel une évaluation des besoins a été faite. Les membres de ces commissions ont ils connaissance de tous ces rapports ? Sont ils enseignants par exemple du domaine technique pour se prononcer sur les offres de formation, LMD et TIC ?

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    • Le 5 juin 2013 à 10:41 En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

      On verra du tout dans ce pays. Les éternels recommencements et la preuve de l’intolérance des acteurs. Il existe un Ministère de la recherche scientifique, chargée de coordonner les activités de recherches au Burkina Faso, quelles soient privées ou publiques, régionales ou sous régionale.
      Ce ministère a élaboré La Politique Nationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, un Plan Stratégique et un Plan d’action avec la participation de représentants du MESS et des autres Ministères techniques.
      Qu’est est le lien entre ce document de politique adopté en Conseil des Ministre et le Plan que veut également élaborer le MESS ?
      Le problème de l’enseignement supérieur est tellement important qu’on devrait y concentrer toutes les forces sans se disperser ou se distraire lors de ces Etats généraux sur "l’Enseignement supérieur".
      Cela dénote d’une incohérence dans les actions et du refus de considération, de confiance ou de tolérance avec les autres. Cessons la réinvention permanente de la roue.
      Pour un pays pauvre comme le notre, laissez nos économiser les quelques ressources que nous avons.

      Le Burkina na peut pas avancer ainsi.

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      • Le 6 juin 2013 à 09:31, par Lepaysdoitavance En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

        Monsieur je crois que vous devrez retenir 2 choses 1-Le MRSI a ete cree dans une situation de crise. nous ne discuterons pas ici de la pertinence de l’initiative. ce que je voudrais souligner est que du fait de cette situation de precipitation, tous les outils du ministere ont ete plus ou moins developpes soit a l’interne sans participation veritable des autres acteurs strategiques, soit confies a un consultants, dont on sait comment les choses se passé. 2-supposons meme que la politique de recherché du MERSI est developpee dans les regles de l’art. techniquement parlant, la nature meme de ce document le condamne a la generalite. il ne peut pas refleter les details et les enjeu de l’enseignement superieur. et c’est au autres ministeres de developer en relation avec le cadre trace par le MERSI leur propres poliitique sectorielle. 3-en conclusion, que le MESS pense a sa proper politique est pertinente, maintenant je suis d’accord avec vous que la maniere de mener une telle initiative est sans pertinence. premierement les etats generau devraient permettrent au acteurs du MESS de revenir sur la politique du MERSI concernant leur departement et d’en discuter la pertinence faire des ameliorations. deuiemement, a partir de ce document de MERSI revu, le MESS pourrait maintenant developper en detail sa propre politique un utilisant ce cadre du MERSI ainsi revu. enfin, je concede que le MESS ne met pas du serieu dans l’analyse qui devrait y conduire.....et c’est dommage -j’ai des larmes au yeu, en tant que jeune aimant son pays, s’etant sacrifier pour etudier et servir son pays. nos dirigeants sont egoistes

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      • Le 6 juin 2013 à 09:31, par Lepaysdoitavance En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

        Monsieur je crois que vous devrez retenir 2 choses 1-Le MRSI a ete cree dans une situation de crise. nous ne discuterons pas ici de la pertinence de l’initiative. ce que je voudrais souligner est que du fait de cette situation de precipitation, tous les outils du ministere ont ete plus ou moins developpes soit a l’interne sans participation veritable des autres acteurs strategiques, soit confies a un consultants, dont on sait comment les choses se passé. 2-supposons meme que la politique de recherché du MERSI est developpee dans les regles de l’art. techniquement parlant, la nature meme de ce document le condamne a la generalite. il ne peut pas refleter les details et les enjeu de l’enseignement superieur. et c’est au autres ministeres de developer en relation avec le cadre trace par le MERSI leur propres poliitique sectorielle. 3-en conclusion, que le MESS pense a sa proper politique est pertinente, maintenant je suis d’accord avec vous que la maniere de mener une telle initiative est sans pertinence. premierement les etats generau devraient permettrent au acteurs du MESS de revenir sur la politique du MERSI concernant leur departement et d’en discuter la pertinence faire des ameliorations. deuiemement, a partir de ce document de MERSI revu, le MESS pourrait maintenant developper en detail sa propre politique un utilisant ce cadre du MERSI ainsi revu. enfin, je concede que le MESS ne met pas du serieu dans l’analyse qui devrait y conduire.....et c’est dommage -j’ai des larmes au yeu, en tant que jeune aimant son pays, s’etant sacrifier pour etudier et servir son pays. nos dirigeants sont egoistes

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      • Le 6 juin 2013 à 09:38, par Lepaysdoitavance En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

        Monsieur je crois que vous devrez retenir 2 choses 1-Le MRSI a ete cree dans une situation de crise. nous ne discuterons pas ici de la pertinence de l’initiative. ce que je voudrais souligner est que du fait de cette situation de precipitation, tous les outils du ministere ont ete plus ou moins developpes soit a l’interne sans participation veritable des autres acteurs strategiques, soit confies a un consultants, dont on sait comment les choses se passé. 2-supposons meme que la politique de recherché du MERSI est developpee dans les regles de l’art. techniquement parlant, la nature meme de ce document le condamne a la generalite. il ne peut pas refleter les details et les enjeu de l’enseignement superieur. et c’est au autres ministeres de developer en relation avec le cadre trace par le MERSI leur propres poliitique sectorielle. 3-en conclusion, que le MESS pense a sa proper politique est pertinente, maintenant je suis d’accord avec vous que la maniere de mener une telle initiative est sans pertinence. premierement les etats generau devraient permettrent au acteurs du MESS de revenir sur la politique du MERSI concernant leur departement et d’en discuter la pertinence faire des ameliorations. deuiemement, a partir de ce document de MERSI revu, le MESS pourrait maintenant developper en detail sa propre politique un utilisant ce cadre du MERSI ainsi revu. enfin, je concede que le MESS ne met pas du serieu dans l’analyse qui devrait y conduire.....et c’est dommage -j’ai des larmes au yeu, en tant que jeune aimant son pays, s’etant sacrifier pour etudier et servir son pays. nos dirigeants sont egoistes

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      • Le 6 juin 2013 à 09:47, par Lepaysdoitavance En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

        Monsieur je crois que vous devrez retenir 2 choses 1-Le MRSI a ete cree dans une situation de crise. nous ne discuterons pas ici de la pertinence de l’initiative. ce que je voudrais souligner est que du fait de cette situation de precipitation, tous les outils du ministere ont ete plus ou moins developpes soit a l’interne sans participation veritable des autres acteurs strategiques, soit confies a un consultants, dont on sait comment les choses se passé. 2-supposons meme que la politique de recherché du MERSI est developpee dans les regles de l’art. techniquement parlant, la nature meme de ce document le condamne a la generalite. il ne peut pas refleter les details et les enjeu de l’enseignement superieur. et c’est au autres ministeres de developer en relation avec le cadre trace par le MERSI leur propres poliitique sectorielle. 3-en conclusion, que le MESS pense a sa proper politique est pertinente, maintenant je suis d’accord avec vous que la maniere de mener une telle initiative est sans pertinence. premierement les etats generau devraient permettrent au acteurs du MESS de revenir sur la politique du MERSI concernant leur departement et d’en discuter la pertinence faire des ameliorations. deuiemement, a partir de ce document de MERSI revu, le MESS pourrait maintenant developper en detail sa propre politique un utilisant ce cadre du MERSI ainsi revu. enfin, je concede que le MESS ne met pas du serieu dans l’analyse qui devrait y conduire.....et c’est dommage -j’ai des larmes au yeu, en tant que jeune aimant son pays, s’etant sacrifier pour etudier et servir son pays. nos dirigeants sont egoistes

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  • Le 5 juin 2013 à 06:14, par if En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    L’UO est un comprimé de nivaquine pour le gouvernement. Mais je propose qu’on renvois tous les étudiants actuels et on recommence une nouvelle université avec de nouveaux bacheliers. C’est la seule solution au problème actuel. Les enseignants seront bien et par dessus tout le gouvernement et le faso sera en paix avec ce folklore

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  • Le 5 juin 2013 à 08:27 En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    Si vous étiez intelligent, vous devriez ouvrir un blog et mettre déjà à la disposition du public tous les documents disponibles pour que tout le monde puisse les télécharger, les lire et faire ses observations et, ce, bien avant ses états généraux. Pour les 6 commissions, un forum aurait pu être ouvert pour permettre à tout le monde de faire des propositions ou critiquer les documents existants.. A croire que nos professeurs universitaires sont toujours avec des méthodes à l’ancienne. Et, quel est le coût de ces états généraux ?

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  • Le 5 juin 2013 à 08:42, par YO En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    L’affirmation selon laquelle « le document de base des travaux a été produit par les universitaires » est récusable ; il me paraît plus conforme de dire « produit par des universitaires » ; la différence est de taille. En outre, pourquoi pas une vraie conférence de presse avec tous les autres journalistes (et non pas la DCPM qui fait de la « com »), avec de vrais questions ?

    En effet, des questions essentielles subsistent :

    Qu’est ce qui a été mis en place pour, au moins, recueillir les avis spécifiques des nombreux corps de métiers, cellules administratives et académiques (y compris devanciers à la retraite) des universités ? Qui les représente à ces assises, qui les a désignés et sur quelles bases ?

    Mêmes questions pour les parents des étudiants et, spécifiquement les universitaires qui ont choisi, certains diraient « qui ont pris le risque » de scolariser leurs enfants dans les universités publiques. S’il y a des gens qui croient et font confiances aux universités publiques malgré les difficultés actuelles, ce sont bien ces derniers !

    Autant de préoccupations qui me font affirmer que ce qui se prépare, sans intention de jugement de valeurs, c’est tout sauf des états généraux. A mon humble avis, des EG de l’enseignement supérieur devraient constituer un moyen de stimuler l’expression et la mobilisation citoyennes sur le sujet. On est très loin du compte et c’est décevant de constater le peu d’intérêt actuel de l’opinion sur le sujet.

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  • Le 5 juin 2013 à 11:01, par Yaa Mâam En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    Le problème avec les états généraux et, nous en connaissons un bout, c’est le temps, très faible à notre avis, consacré aux travaux pour apporter des solutions efficaces à des problèmes immenses et densément complexes : les présents états généraux ne dureront que trois jours. Et je me joins à l’inquiétude de l’internaute « k » qui pense que : « les commissions des états généraux ne régleront pas les problèmes des universités »
    En effet, la capacité à déterminer des solutions innovantes pour apporter un nouveau souffle à systèmes enrayés dépend fondamentalement du diagnostic que l’on pose. Entendu que, si un diagnostic est erroné ou incomplet, soit on se trompe, au-delà des apparences, complètement du mal à traiter, soit du remède juste et adéquat à employer.
    De sorte que nous pensons qu’il aurait fallu consacrer plus temps, avec la palette la plus large possible d’acteurs pour poser un diagnostic infaillible. Cela veut dire que toute cette brochette composite de participants ne devrait pas venir pour qu’on pousse sous leur nez des problèmes identifiés à travers, on ne sait quelle démarche, afin qu’ils proposent des solutions. Ils devraient prendre une part active à l’identification des problèmes et le consensus devrait être fait par eux tous sur ce qu’il convient de retenir comme problèmes fondamentaux dans la fourmilière des problèmes de l’enseignement supérieur au Burkina Faso. Et c’est seulement après ça qu’on devrait parler de commissions alpha ou beta chargée d’apporter des solutions au problème x ou y. Car, par ailleurs, si certains acteurs ne sentent pas concernés, c’est au moment de la mise en œuvre des recommandations qu’ils prendront leur revanche.
    Aussi, autant « K » semble déjà dire que des acteurs, et de non moindre importance ont été oubliés, autant je m’inquiète du diagnostic sur la base duquel on proposera des remèdes à ces états généraux. Toutes les précautions et les soins nécessaires ne semblent pas avoir été pris à l’étape plus que capitale processus qu’est le diagnostic.
    Enfin, puisque le devenir de l’enseignement supérieur du Burkina Faso nous concerne tous, et puisqu’il reste encore une dizaine de jours, ce qui n’est pas rien, j’invite le président du comité d’organisation, à courageusement publier sur lefasonet le document de base et voir si à travers les éventuelles contributions , des observations pertinentes qu’on pourrait prendre en compte à temps ne sont pas passées inaperçues.

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  • Le 5 juin 2013 à 15:35, par bigo En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    Dommage que ces états généraux n’évoquent pas la qualité des enseignants ! J’avais de l’estime pour l’université de ouaga, mais maintenant, je suis désolé de le dire, il y a beaucoup d’enseignants cancres et fainéants.
    Je donne un exemple. A l’UFR/SEA, un prof qui dispense le cours de topologie, est incapable de faire un temps présentiel excédant 8 heures sur plus de 30h. De plus, il se fait payer des heures supplémentaires !
    Des voleurs !
    Ce même monsieur a un laboratoire de mathématiques qui produit beaucoup de docteurs et même des professeurs. A votre avis ces docteurs en mathématiques formés par un cancre pareil, peuvent-il avoir un bon niveau ?
    Ils sont pleins à s’accaparer des matières capitales, sans fournir les efforts nécessaires.
    Des irresponsables qui sacrifient l’ avenir de notre pays !
    Il faut que cela change !

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  • Le 6 juin 2013 à 13:09, par SENADJA En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : « L’essentiel des préparatifs est fait », dixit Pr Salaka SANOU, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la recherche

    bonjour a tous
    je crois que les problèmes de l’enseignement aux burkina sont connus.. lorsque les problemes sont connus les solutions en decoulent. on a pas besoins d’etat generaux pour quoi que ce soit. ce sera encore du gaspillages de ressources qui manquent a l’enseignemeent.

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