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Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

Accueil > Actualités > Politique • • jeudi 20 décembre 2012 à 07h07min
Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

C’est le 23 septembre 2009 que Bénéwendé Stanislas Sankara a été désigné par le bureau de l’Assemblée nationale comme chef de file de l’opposition politique(CFOP) au Burkina Faso. Après les élections du 02 décembre 2012, les députés de la 5e législature s’apprêtent à s’installer. C’est donc la fin du mandat de Me Sankara à la tête du CFOP. Accompagné de son cabinet, il a remis son rapport de fin de mandat au président de l’Assemblé nationale ce mercredi 19 décembre 2012 en fin de matinée. Dans l’après-midi, c’était au tour du premier ministre de recevoir le rapport sur la gestion de l’institution.

La fin de mandat de la 4e législature de l’Assemblée nationaleinduit en même temps la fin de mandat du Chef de file de l’opposition politique. « Donc, nous avons jugé utile de venir faire à son excellence monsieur le président de l’Assemblée nationale notre rapport parce que la loi prescrit effectivement que c’est au président de l’Assemblée nationale que le chef de file d’opposition rend compte », soutient le Chef de file de l’opposition sortant, Bénéwendé Stanislas Sankara. Dans l’après-midi, même rituel, mais cette fois à la primature pour faire le point de sa gestion du CFOP à Luc Adolphe Tiao.

Le document d’une soixantaine de pages résume les activités de l’institution au cours de l’année écoulée. Il dresse également un bilan financier.Me Sankara et son équipe tire un bilan satisfaisant de l’institution au cours de ce premier mandat. « Au départ, le CFOP était perçu comme un épouvantail, il y en a même qui ont osé dire que c’était une coquille vide. Aujourd’hui, nous avons la conviction que c’est une institution qui a impacté la vie sociale et politique de ce pays. Il faut compter désormais avec cette institution », soutient-il. « Le statut du chef de file de l’opposition politique nous a permis de savoir, avec ces élections qui viennent de se terminer, qu’il y a une dynamique. Cette dynamique est à inscrire dans la promotion des valeurs de la démocratie telles que prônées par la déclaration de Bamako », ajoute Bénéwendé Sankara.

De son mandat qui s’achève, Bénéwendé Sankara retient que le CFOP « est une institution qui contribue à l’encrage de la démocratie et que les acteurs politiques dans la complémentarité et le dialogue devraient travailler dans le sens du développement économique et social de notre pays. Les acteurs politiques ne doivent pas se regarder en chiens de faïence ».

Avec son cabinet au grand complet, le chef de file de l’opposition politique en a profité pour réitérer ses remerciements au président de l’Assemblée nationale et au premier ministre pour l’accompagnement dont il a bénéficié durant son mandat. Bénéwendé Sankara ne manque pas d’éloges à l’endroit du président du parlement burkinabè. « Son implication personnelle, sa hauteur de vue dans le cadre du dialogue politique nous a permis de remplir notre mission. Pour nous au niveau du cabinet du chef de file de l’opposition politique, c’était un moment propice pour le lui dire de vive voix », affirme-t-il.

Dans ce rapport, l’équipe sortante du CFOP n’a pas manqué de faire des recommandations pour permettre à l’institution de tendre vers une autonomie financière car jusque-là, elle reste inféodée à l’Assemblée nationale. Autre recommandation, c’est la révision du statut de la loi actuelle qui empêche, car certains leaders politiques membres du CFOP souhaiteraient avoir la liberté d’occuper des fonctions politiques. La loi actuelle estime cela contraire au statut de l’opposition.

Le CFOP sortant dit ne pas regretter son départ de cette institution. Mieux, « quand nous nous installions au siège le 09 octobre 2010, nous avions appelé de tous nos vœux une alternance à la tête de cette institution. C’est un adieu, c’est un au revoir peut-être, je n’en sais rien. Mais nous quittons cette institution pour vaquer à d’autres occupations », soutient Maitre Sankara. En principe, c’est le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré qui devrait lui succéder car ce parti dispose de 19 députés dans la nouvelle législature contre 4 à l’UNIR/PS de Me Sankara.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 20 décembre 2012 à 09:49 En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    J’espère qu’il a pris soin d’expliquer comment il a bouffé les 90 millions avant la fin de l’année ? Lui qui prone toujours une meilleure gestion financière, comment a t il pu dilapider les 90 briques du contribuables avant échéance (janvier à décembre) ? Qu’il rende compte par un vrai bilan financier.
    N.B : il a bien demander une rallonge budgétaire en septembre pour pouvoir terminer son mandat (rejetté par l’Assemblée Générale).

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  • Le 20 décembre 2012 à 09:51 En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    enfin il s en va.quel bonne nouvel.un sankariste qui ne defend meme pas les idees de sankara.bon vent a lui.bon debara egalement.il n a fait que defendre son propre interet tout au long de son mandat.il a eu pour sa part.merci au peuple de lui avoir pasd accorder la confiance.une opposition comme eux on en veut plus au burkina faso.vive notre patrie vive emergence vive la paix.

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  • Le 20 décembre 2012 à 09:57 En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    regardez bien les deux photos : non pas que j’aime Me Bénéwindé Sankara, mais je remarque qu’il fixe le visage des deux hommes en signe de sincérité alors qu’aucun des deux n’ose lui regarder en face. Un conseil à tous : Celui qui ne peut pas vous regarder en face est capable de vous trahir ou même de vous tuer. C’est vrai que dans certaines circonstances cela est dû au respect que l’on vous voue, mais le plus souvent c’est un aveu de manque de sincérité

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  • Le 20 décembre 2012 à 10:45, par kaderos En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    Bon vent a toi ! rien n’est facile dans ce faso surtout quand vous avez en face un regime qui use de tous les moyens pour affaiblir les autres.Salif DIALLO n’avait il pas dit que c’est pas l’opposition qui est faible mais plutot eux qui sont forts !
    D’ailleurs il faut que l’alternance se fasse avec l’opposition pour que le pouvoir comprenne qu’il a en face de vrais democrates.le pouvoir c’est le peuple.
    Que l’UPC fasse mieux c’est notre souhait.

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  • Le 20 décembre 2012 à 11:07, par layola En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    voila qui est bien fini pour Maître SANKARA à la tête de cette institution. Bon vent à lui et qu’il ne s’efface pas de la scène politique ; qu’il partage son expérience avec la nouvelle équipe qui va s’installer les jours à venir.

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  • Le 20 décembre 2012 à 11:28, par Big Brother is watching you En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    Mon "poste" était il anti-démocratique ?

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  • Le 20 décembre 2012 à 12:05, par kiîsg-ziri En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    Sincèrement la configuration et la nomenclature actuelle du CFOP font penser à un machin fabriqué par le pouvoir pour bouffer avec ses amis ! Je comprend pourquoi Me Sankara apprécie longuement Roch ; c’est son ami inconditionnel. C’est ce qui a fait que Roch a attendu que le parti de Me Sankara soit chef de file avant de déployer tout son arsenal pour la mise en œuvre de cette loi que l’ADF et le PDP/PS devraient bénéficier avant l’UNIR/PS.
    Opposition de façade, Sankara merci de partir ! Vive Zephirin, pourvu que lui aussi se départisse de son accointance dont le soupçonne d’avoir avec le CDP !

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    • Le 20 décembre 2012 à 15:31, par Yan na mar En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

      Non Mr Kiisg-ziri, il n’y a pas à craindre que le CFOP soit un machin de manipulation, puisque c’est une fonction constitutionnelle et que celui qui assure cette fonction est désigné par le vote des électeurs et non par nomination de qui que ce soit. En plus, la loi oblige les partis qui se réclame de l’Opposition à se déclarer tels au Chef de File ; ce qui empêche par la suite le nomadisme politique. Cette disposition permet d’avoir un peu de clarté dans cette foire de centaines de partis et de milliers de candidats inconnus des électeurs. C’est vrai que si nous étions dans une bonne démocratie, on aurait pas besoin de cette fonction de CFOP puisque les lignes politiques et les appartenances (au pouvoir ou à l’opposition) des partis et des hommes politiques seraient claires et stables. Au contraire dans notre démocratie de façade, on voit des partis entiers (et pas seulement des élus) passent d’un camp à l’autre entre le pouvoir et l’opposition. Il vaut mieux donc cette structure "d’exception" qui est un frein au nomadisme politique dans notre démocratie qui a quelque chose d’un "régime d’exception"................................. En ce qui concerne l’information que nous donne cet article, je trouve que dans un régime démocratique comme le notre, il est anormal que le CFOP remette son rapport au Premier ministre. La raison est simple : en principe il revient aux députés de l’AN de contrôler l’action du Gouvernement qui doit des compte à l’AN et non le contraire. Pourquoi alors la représentation de l’Opposition politique au sein de l’AN ferait-il un rapport de ses activités au Gouvernement. Si son rapport devait être remis pour information à l’Exécutif, le Chef de file devrait alors le remettre au Président du Faso en tant qu’il est le garant constitutionnel de l’équilibre et du fonctionnement des institutions de la République. Les élus du peuple n’ont pas à rendre compte à quelqu’un qui n’est pas lui-même un élu du peuple. Pour cela, il est normal que le CFOP remette son rapport aux Présidents du Faso et de l’AN, mais pas au Premier ministre. Mais voilà ! Y-A-T-IL ASSEZ DE LOGIQUE DANS LE FONCTIONNEMENT DE NOTRE DÉMOCRATIE ?

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  • Le 20 décembre 2012 à 12:11, par Sidzabda En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    Bravo ! l’opposition faite d’alternance ! C’est cool et c’est beau ! C’est démocratique .Que le type dorme pas... Il faut es battre se battre kOSSYAM est la en 2015 ..... On aime plus les barbus ! Ils tuent et violent au Mali

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  • Le 20 décembre 2012 à 14:09, par ABDOUL SAMAD En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    VOUS N’ETES PAS FORCE DE LUI APPRECIE MAIS C’EST UN DEVOIR POUR TOUTE PERSONNES CONCIENTE ET BURKINA COME ON LE DIT DE RECONNAITRE LE MERITE DE MAITRE BENEWENDE.VOTRE HAINE EST DE TAILLE QUE L’ON SE POSE LA QUESTION EST CE QUE VOUS AIMEZ VOUS VOTRE PERSONNE MEME(puisque en fin que compte vous n’aimez personne).MAITRE TON SOLEIL CONTINURA DE BRILLER N’EN DEPLAISE AUX IRRAISONNABLES BURKINABE.

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  • Le 20 décembre 2012 à 15:41, par sidibé En réponse à : Chef de file de l’opposition politique : L’heure du bilan pour Bénéwendé Sankara

    merci koro pour tes problemes mathématiques

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