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KANDEH YUMKELLA  : Le monsieur énergie des Nations unies

Accueil > Actualités > Portraits • • mardi 2 avril 2013 à 21h40min
KANDEH YUMKELLA 	 :    Le monsieur énergie des Nations unies

Les questions énergétiques sont devenues à l’échelle de la planète, un problème crucial pour l’ensemble des pays du monde.
En instituant l’Onu- Energie, le mécanisme de coordination du système des Nations Unies pour les questions liées à l’énergie, l’idée première c’est de d’aider les pays membres à développer des initiatives leur permettant d’interagir sur ce secteur. Kamdeh Yumkellah en est l’actuel président. Son portrait.

C’est un Homme à la silhouette frêle dont le parcours est pourtant assez parlant.

Né le 5 juillet 1959, Kamdeh Yumkella est de nationalité sierra léonaise. Titulaire d’un Doctorat en agroéconomie rurale de l’Université de l’Illinois aux USA, c’est un spécialiste des questions d’agriculture.

C’est en 2005, au terme d’un parcours universitaire et professionnel construit entre l’Afrique et l’Amérique, que l’ex-ministre du commerce, de l’industrie et des entreprises publiques de la république de Sierra Léone accède au poste de Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel.

Un poste qu’il occupera pendant plus de 7 ans, avec à la clé, de nombreuses initiatives allant dans le sens du renforcement de la coopération internationale dans le domaine de l’industrie.

De l’Onudi à l’Onu-énergie

Comme on peut aisément le deviner, c’est un fervent partisan de l’industrialisation en général et celle du continent africain en particulier. Seule voie selon lui pour sortir du carcan de la production mécanique et sans valeur ajoutée des matières premières.

Au terme de son mandat à la tête de l’ONUDI, Kamdeh Yumkella s’attaque ainsi à un autre défi : celui des questions d’énergie, un élément indispensable dans le fonctionnement de l’économie. Mais une denrée qui, par endroit, est rare voire problématique. Du fait des nombreuses contingences auxquelles elle est soumise.

C’est le cas au Burkina Faso avec ces délestages récurrents qui se sont intensifiés. Occasionnant ainsi des dommages importants au secteur de l’économie. Mais aussi et surtout, ils causent un préjudice important aux populations.

L’énergie solaire à Zagtouli

Face à une telle situation la sierra léonaise a-t-il des solutions ? De toute évidence il n’a pas des formules clés en mains. Mais plutôt des projets d’accompagnement aux Etats qui pourraient en faire la demande.

C’est dans ce cadre qu’il est prévu un soutien au Burkina pour la mise en service d’une importante centrale d’énergie solaire à Zagtouli, afin de pallier les difficultés actuelles.

De l’avis même de Kamdeh Yumkellah, ce sera la plus importante dans la sous-région. D’où la confirmation que son institution se tient prête à apporter le concours nécessaire dans sa finalisation.

Juvénal SOME

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 avril 2013 à 17:09 En réponse à : KANDEH YUMKELLA  : Le monsieur énergie des Nations unies

    Toujours les memes ces gens des Nations Unies...Que des rapports rien de concret. Et surtout se mettre plein les poches avec des avantages en nature scandaleux !!!

    Répondre à ce message

  • Le 3 avril 2013 à 19:06, par koutou zandé En réponse à : KANDEH YUMKELLA  : Le monsieur énergie des Nations unies

    FIN DES DELESTAGES EN AVRIL 2013
    LA SONABEL PEUT-ELLE TENIR PAROLE ?

    Deux, trois, quatre, cinq, six heures sans électricité. Ce qui signifie un manque à gagner terrible pour l’économie nationale et une dégradation des conditions de vie de ceux qui ont un abonnement SONABEL dans la mesure où on a de la peine dormir sans ventilateur, on se passe difficilement de l’eau fraîche et de la glace, etc.

    Mais si l’on en croit le Directeur général de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL), Siengui Apollinaire Ki, les délestages et leurs lots de malheurs ne seront plus qu’un mauvais souvenir pour les consommateurs en avril prochain. C’est, du reste, ce qu’il a affirmé lors d’un point de presse lundi 11 mars 2013 à Ouagadougou.
    Cette parole de la nationale d’électricité est-elle vraiment crédible ? Sans douter de la bonne foi du directeur général, il est permis d’en douter car avec entreprise-là, il faut être partisan de Saint Thomas c’est-à-dire « Voir pour croire ». Effectivement, les Burkinabè ont longtemps cru dans l’espoir de voir (depuis le temps où Salif Lamoussa Kaboré était le tout-puissant patron de la boîte) mais ils n’ont jamais rien vu.

    Ce dont on les a gavés, c’était des conférences de presse pour expliquer telle panne survenue sur le réseau, l’insuffisance du jus du fait du vandalisme ou des dysfonctionnements chez nos frères de Côte d’Ivoire dont le pays était en conflit ou est en situation de post-conflit, l’altération d’une pièce maîtresse d’une des centrales… Quant à la centrale de Komsilga au sujet de laquelle, on nous a rebattu les oreilles, elle est comme une réplique de la célèbre pièce du non moins célèbre dramaturge irlandais Samuel Beckett : En attendant Godot. Dans cette pièce, deux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu (« Route de campagne avec arbres ») à la tombée de la nuit pour attendre « Godot ». Cet homme – qui ne viendra jamais – leur a promis qu’il viendrait au rendez-vous ; sans qu’on sache précisément ce qu’il est censé leur apporter, il représente un espoir de changement.

    S’agissant de l’année de la fin définitive des délestages, elle est comme la ligne d’horizon qui s’éloigne au fur qu’on semble s’en approcher : sous S. L. Kaboré, on parlait de 2008, puis 2009, ensuite 2010 ; aujourd’hui, Siengui Apollinaire Ki parle de 2015.
    Je suis de ceux-là qui avaient espéré qu’avec la promotion du précédent directeur général à la tête du ministère en charge de l’énergie, la situation serait réglée dans la mesure où il dispose aujourd’hui de plus d’autorité et d’influence auprès du chef du gouvernement et du chef de l’Etat. Que nenni ! Non seulement on ne l’entend plus mais de plus, il semble qu’il est plus occupé par les mines que l’énergie.

    En attendant, les citoyens qui ont le malheur de subir des préjudices sur leurs appareils électroménagers à cause des coupures sauvages et intempestives ne peuvent pas se faire dédommager car la procédure est telle qu’en fin de compte ils se découragent et abandonnent. Et par contre, un jour après la date limite de paiement des factures, la SONABEL vous déleste de deux mille (2 000) francs CFA au titre des frais de recouvrement. Comme quoi la raison du plus fort, même en démocratie, est toujours la meilleure !

    Répondre à ce message

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