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Salon international des énergies renouvelables : « Nous voulons capitaliser les acquis et rectifier les insuffisances » (Cheick Omar Yéyé, initiateur du SIERO)

Accueil > Actualités > Environnement • • vendredi 31 août 2012 à 16h17min
Salon international des énergies renouvelables : « Nous voulons capitaliser les acquis et rectifier les insuffisances » (Cheick Omar Yéyé, initiateur du SIERO)

La première édition du Salon international des énergies renouvelables de Ouagadougou (SIERO), tenue du 25 au 29 octobre 2011, a marqué les esprits sur la réalité des changements climatiques et les mesures palliatives pour les amoindrir. Fort de ce succès, le coordonnateur du Réseau africain de soutien aux Objectifs du millénaire pour le développement (RASOMD), Cheick Omar Konossokoro Yéyé, initiateur du Salon, nous parle, dans cet entretien, de la 2e édition, qui aura lieu du 12 au 16 février 2013. Il revient surtout sur les acquis du SIERO ainsi que sur les avantages des énergies renouvelables.

Que retenez-vous de la première édition du SIERO ?

La première édition du SIERO s’est bien déroulée. Selon les échos qui nous sont parvenus, la plupart des participants considèrent que ce salon a répondu à leurs attentes et donné des réponses à leurs préoccupations. Fort heureusement, ce constat a été également relayé et confirmé à travers plusieurs articles de presse qui ont souligné la qualité organisationnelle de l’évènement et l’intérêt qu’il a suscité auprès du public. Je me dois de saisir l’opportunité que vous m’offrez pour réitérer à tous, institutions, partenaires et exposants, ma profonde gratitude et mes sincères remerciements.

Vos attentes ont-elles été comblées ?

Pour une première édition, nos attentes ont été largement comblées ; d’abord par le simple fait que toutes les activités programmées ont pu se tenir. Ensuite, nous avons enregistré la participation de près de 50 entreprises dont le champ d’activités se situe dans le domaine des énergies renouvelables. Du point de vue de la qualité, le SIERO a connu la participation de cinq (5) pays amis et frères de notre pays. Au regard de ces résultats, je puis vous assurer que la 1re édition du SIERO a tenu ses promesses.

Vous avez promis de rééditer l’exploit cette année 2012 ; à quel niveau êtes-vous avec les préparatifs ?

S’inspirant de la somme d’expériences de la première édition, l’équipe organisationnelle est depuis longtemps à pied d’œuvre. En capitalisant les acquis et en rectifiant les insuffisances constatées, les préparatifs de la deuxième édition du SIERO sont déjà bien avancés. Par exemple, son site web (www.sierobf.net) est déjà fonctionnel, à travers lequel il a été annoncé l’ouverture des inscriptions. Nous l’avons fait parce que c’est en plein déroulement du salon que des partenaires nous ont approchés pour regretter leur absence pour des raisons diverses, dont celle de la communication. C’est pour cette raison essentiellement que la commission Communication du SIERO a activé son plan de communication de la deuxième édition. Pour tout dire, les autres commissions s’activent discrètement avec sérénité et constance afin de réussir l’organisation de cette 2e édition, prévue pour se tenir du 12 au 16 février 2013.

Finalement, le Salon sera annuel ?

Le SIERO est bien une manifestation annuelle, mais l’édition prochaine est prévue pour ce tenir en début d’année 2013. Nous entendons marquer ainsi notre désir de tenir l’événement dorénavant dans le mois de février. C’est en outre une réponse à la préoccupation des partenaires et éventuels exposants qui pensent, et nous en avons convenu, que cette période est plus favorable à une large participation.

Avez-vous déjà retenu un thème pour la deuxième édition ?

Oui, nous avons déjà retenu un thème. Comme vous le savez déjà, le développement à impact durable est la nouvelle orientation des décideurs et de l’ensemble des acteurs du développement. La Coordination du SIERO a décidé donc d’organiser la manifestation autour d’un thème qui s’inscrit dans ce contexte ; il s’intitule « Energies renouvelables et développement durable ».

Quelles sont vos attentes en ce qui concerne l’organisation de cette 2e édition ?

Nos attentes pour la deuxième édition du SIERO se résument entre autres à : la participation de 75 exposants à l’exposition internationale, le parrainage de l’édition par les plus hautes autorités du Burkina Faso, la participation de nombreux pays étrangers, la tenue d’un panel de haut niveau et une plus grande participation du public.

Quelles sont les innovations majeures pour cette 2e édition ?

Je voudrais rappeler que le SIERO est organisé autour de cinq activités majeures, à savoir une exposition internationale, des conférences-débats, des visites-guidées, un débat télévisé et une soirée de gala. Pour chaque activité, nous promettons d’innover afin que cette 2e édition soit davantage empreinte de succès. Dans le sillage des innovations, le SIERO va accueillir des invités d’honneur, nouer un partenariat avec des chaînes internationales de télévision, assurer la couverture de la manifestation dans les langues nationales, etc. Il est prévu un panel de haut niveau sur le thème « Energies renouvelables et développement durable ».

Le secteur des énergies renouvelables est un domaine qui fait nouveauté et attraction alors que jusque-là, les choses tardent à se concrétiser ?

Jadis considérées comme énergies marginales, les énergies renouvelables sont à l’honneur aujourd’hui de par le monde et suscitent de plus en plus d’intérêt au Burkina Faso.

Cependant, le manque de promotion des énergies renouvelables fait qu’elles sont insuffisamment utilisées et exploitées, ce que le Réseau africain de soutien aux objectifs du Millénaire pour le développement (RASOMD) s’attelle à corriger à travers un cadre de promotion et d’information comme ce salon. Il faut souligner que le recours aux énergies renouvelables, pour les années qui vont suivre, s’impose à nous. Le phénomène du changement climatique est une réalité. Les signaux émis par les scientifiques sont inquiétants. Il est plus que temps que nous respections certaines consignes avant qu’il ne soit trop tard. Au regard de cela, une manifestation comme le SIERO devrait bénéficier de toutes les attentions et de tous les accompagnements possibles.

Dites-nous ce que le SIERO apporte concrètement à la population.

Le SIERO se veut un cadre par excellence de promotion des énergies renouvelables. A ce titre, il permet à la population d’apprendre à mieux connaître les énergies renouvelables à travers les conférences-débats et le débat-télévisé, mais aussi de découvrir et de s’informer auprès des exposants et à travers les visites guidées, sur les dernières innovations technologiques et les solutions adaptées à leur besoin en matière d’énergies.

Propos recueillis par

Kader Traoré

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