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CAMPAGNE AGRICOLE 2012-2013 : Un peu plus de 5 millions de tonnes de céréales attendues

Publié le jeudi 12 juillet 2012 à 23h09min

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Le point de presse du gouvernement de ce jeudi 12 juillet 2012 a été consacré aux défis de la campagne agricole 2012 ainsi qu’à la sécurité alimentaire au Burkina Faso. La situation alimentaire, selon le ministre de l’Agriculture et de l’hydraulique, Laurent Sédogo, est « relativement difficile », mais la tendance « encourageante » de cette présente campagne permet d’espérer.

Comment se déroulera la campagne agricole 2012-2013 ? C’est sans conteste l’interrogation des Burkinabè en ce début de saison pluvieuse, après la campagne 2011, désastreuse. L’hebdomadaire point de presse du gouvernement de ce 12 juillet 2012, sous l’égide du ministre de la Communication, Alain Edouard Traoré, s’est penché sur la question. « La tendance de cette campagne est encourageante. Elle a connu un début assez précoce au mois de mai. Mais dans certaines zones comme l’Ouest, nous avons eu une longue poche de sécheresse qui avait quelque peu compromis les semis obligeant les paysans à resemer », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent Sédogo.

La campagne s’est bien installée, a-t-il précisé, dans la plupart des régions. « Nous constatons qu’elle est en avance par rapport à l’année passée. En comparaison aux cinq dernières années, elle est normale, sinon un peu en avance. Ce qui nous fait espérer », a ajouté Laurent Sédogo. Pour assurer une bonne production et oublier « la saison calamiteuse » passée, le ministre de l’Agriculture et de l’hydraulique a révélé que de nombreuses dispositions ont été prises par son département. Il s’agit, selon lui, d’apprendre aux paysans à gérer les stress hydriques durant la saison pluvieuse. « Nous allons lancer une opération-pilote pour essayer de montrer aux producteurs que quand il y a une poche de sécheresse, il se peut qu’il y ait de l’eau à côté pour sauver la situation, afin que la campagne ne soit pas totalement compromise », a expliqué Laurent Sédogo.

Il a, en outre, indiqué que les producteurs seront encouragés à la production massive de spéculations comme le maïs. « Nous avons, pour cela, engagé des initiatives à travers l’opération « maïs de case » et la promotion de variétés à très haut rendement comme le Bondofa et d’autres variétés mis au point par la recherche ( Masongo, Barka, Wari) », a souligné le ministre de l’Agriculture, précisant que le riz pluvial strict, cette variété pouvant être produite dans les mêmes conditions que le maïs, sera aussi encouragée. En somme, l’objectif, selon le ministre Laurent Sédogo, est d’engranger 5,15 millions de tonnes de céréales en fin de saison, si bien sûr « dame nature » se montre un peu généreuse.

Situation alimentaire difficile

Quelle sera, à cet effet, la contribution de l’opération Saaga ? A cette question, le ministre a souligné que ce programme est devenu depuis quatre années, une opération de routine à chaque saison pluvieuse. « Chaque année, elle contribue de 10 à15% de la quantité totale des pluies que nous recevons », a-t-il affirmé. Quid des risques d’invasion acridienne ? Sévissant déjà au Sud-Niger, Laurent Sédogo a reconnu qu’il y a des risques pour le Burkina, mais des dispositions sont prises en cas d’attaque. La sécurité alimentaire au Burkina Faso a été aussi abordée au cours du point de presse. Pour le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, la situation alimentaire est « relativement difficile ». Même quand les céréales sont disponibles, a-t-il poursuivi, l’accès est compliqué pour les populations les plus démunies, à cause de l’augmentation des prix.

« Entre 2011 et cette période, nous avons connu des accroissements des prix de certains produits dépassant les 50% », a souligné Laurent Sédogo. C’est pour aider les plus démunis que le gouvernement a entrepris la vente de céréales dans les communes jugées déficitaires. « Nous avons mis, au jour d’aujourd’hui, plus de 60 000 tonnes à la disposition des populations. Nous avons procédé à des opérations de vente à prix social dans les boutiques-témoins. Nous les vendons à 12000 F CFA le sac de 100 kg, alors que sur le marché, il dépasse largement les 20 000F CFA », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique. Le ministre Sédogo a reconnu que ces quantités de céréales restent faibles, mais le gouvernement, selon lui, n’avait pas la prétention de satisfaire tout le monde. D’où l’appel à l’aide internationale (qui n’a pas suffi à combler toutes les attentes) et à la solidarité.

Sié Simplice HIEN

Sidwaya

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Messages

  • On a l’impression d’entendre les mêmes propos depuis des années. Il serait judicieux de se taire souvent surtout quand c’est un domaine qui relève dans nos pays plus de prestidigitation que de la science. Que le Ministère travaille dans la durée à faire de l’agriculture un secteur vital pour le pays au lieu de venir chaque fois rassurer la population alors que le minimum pour le développement d’une agriculture performante n’est pas encore maîtrisé (l’eau). Quand on s’en remet à Dame Nature ça veut dire tout simplement que nous ne sommes pas plus efficaces que les pauvres paysans qui ne font que cas depuis le néolithique !!!

  • Avec cette mauvaise politique agricole et le desordre qui sevit dans nos DRAH et DPAH ,ZAT je ne vois rien en devenir et pourquoi depuis longtemp on a pas de resultat de cette camapgne.SVP Monsieur Zoungrana reorganiser ce ministere.on sait pas qui est ingenieur,qui est TSA et AT.Il ya un serieu probleme de GRH

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