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Affaire Norbert Zongo : "Il y a deux solutions...." dixit Robert Menard

Accueil > Actualités > Multimédia • • vendredi 29 octobre 2004 à 10h29min

C. Sy et R. Ménard

Toujours à cheval entre deux aéroports, l’homme ne cesse de courir après la liberté de la presse et les droits de l’homme. Constamment en alerte, cet activiste infatigable passe pour être le Robin des bois des libertés.

En Irak, au Cuba, en Chine, en Côte d’Ivoire… ou au Burkina, l’homme fait entendre sa voix, celle de son organisation ; suscitant simultanément des sympathies et des inimitiés en fonction des intérêts et des contextes politiques et diplomatiques. Ainsi, quand l’homme élève la voix contre les autorités de la Lagune Ebriée pour demander par exemple des comptes au régime du président Gbagbo par rapport à l’assassinat et à la disparition suspectes de certains confrères dans ce pays, il trouve des relais insoupçonnés dans certains milieux.

Mais l’homme, pour son combat, son militantisme avéré pour la défense de la liberté de presse et d’expression fait figure de personna non gratta dans nombre de capitales africaines à l’image de Ouagadougou. L’homme était presque devenu l’icône de l’affaire Norbert Zongo, ce journaliste offert en holocauste le 13 décembre 1998 à Sapouy avec ses trois compagnons. Il ne cesse de crier, de hurler, et de demander que la lumière se fasse sur cette ténébreuse affaire qui a provoqué une secousse tellurique au pays des hommes intègres.

Membre de la commission d’enquête indépendante (CEI) créée dans le cadre de cette affaire, il s’est révélé à l’opinion par ses prises de positions jugées téméraires, voires insolente dans un pays où les atavismes ont toujours pignon sur rue. Ce qui lui avait du reste valu une expulsion manu-militari du Burkina Faso. Et depuis, l’homme, Robert Ménard, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était interdit de séjour au Faso.

A la faveur du forum de la société civile qui s’est tenu du 20 au 22 octobre 2004 en prélude au Xè sommet de la francophonie qui se tiendra à Ouagadougou les 26 et 27 novembre prochain, Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a foulé de nouveau le sol du Faso.

Toujours égal à lui même, Ménard qui confesse n’être pas venu " faire un scandale, encore moins de la provocation " a, sur les lèvres, l’affaire Zongo, qui pour lui est " une tache indélébile pour le pouvoir Compaoré ".

Comment se retrouve-t-il au Faso ? Quelle est l’évolution de l’affaire Norbert Zongo ? Ses relations avec les autorités Burkinabè, les otages en Irak… Il s’en explique à son ami et compagnon Chériff Sy notre collaborateur qui l’a interviewé le mercredi 20 octobre dernier. L’intervieweur et l’interviewé qui sont à tu et à toi comme on le remarquera, ont été tous membres de la CEI.

Bendré : Qu’est-ce qui t’amène au Burkina ?

Robert Ménard (RM) : Je suis au Burkina officiellement et officieusement. Je suis au Burkina pour participer au forum de la société civile qui prépare le sommet de la francophonie du mois de novembre et donc j’avais rencontré les autorités de la francophonie et ils m’avaient dit : " on espère que vous viendrez à ce sommet comme aux précédents ! ". J’ai dit qu’il y a un tout petit problème quand même ! C’est que je ne peux pas venir au Burkina Faso, on m’y a mis dehors à deux reprises et on m’a expliqué que c’en était fini des visas.

Alors du coup, j’en ai discuté avec le Sécrétaire général de la francophonie, l’ancien président du Sénégal Abdou Diouf, pour qui j’ai énormément d’estime, et il m’a dit " écoutez, ce n’est pas possible que vous ne veniez pas, on ne peut pas faire quelque chose sur les droits de l’homme en commençant par interdire un certain nombre d’organisations d’être présentes ! ". Donc il m’a dit " j’en fait mon affaire et j’en discuterai avec le président Compaoré. " Donc ils en ont discuté à la fin du mois de septembre. Et il ( Abdou Diouf) m’a appelé en me disant " il n’y a pas de problème ". Et effectivement il n’y a pas eu de problème. J’ai eu vendredi 15 octobre un visa de l’ambassade à Paris. Et donc je suis ici et content d’y être après quatre ans et demi d’absence.

Bendré : Quatre ans donc après comment tu retrouves Ouagadougou ?

R.M : J’ai trouvé Ouagadougou changé. On a rasé derrière mon petit hôtel ( hôtel Yibi dans le projet Zaca) où je venais tout le temps. Il y a tout un tas de constructions. Quand j’ai survolé la ville en avion, il y avait des trucs en périphérie que je ne connaissais absolument pas. La ville a bougé, même la rue là, je trouve que c’est une avenue ( Kwamé N’Kruma) beaucoup plus vivante que je l’avais connu avec plus de lumière et de monde. C’est une appréciation superficielle mais j’ai l’impression que les choses bougent. Maintenant est-ce que la situation s’est améliorée pour les Burkinabé ? Cela je ne remettrai pas ma main à couper.

Bendré : Le dossier pour lequel tu as été " aimablement " conduit à l’aéroport reste en l’état. Depuis que tu es là, as -tu eu d’autres nouvelles ?

R. M : " Aimablement" ? J’aime comme tu dis ça !
Bon manifestement, c’est ça le problème. Je dis, qu’ il y a des choses qui se sont améliorées ici. J’en ai parlé avec toi et avec bien d’autres. Manifestement, il y a le pluralisme de l’information aujourd’hui. Il y a des télévisions concurrentes par rapport à la télévision nationale, il y a des radios où on entend différentes choses, il y a des journaux avec différentes lignes éditoriales.

Bref, on ne peut pas dire que le pouvoir contrôle les médias. Maintenant peut-être qu’il y a un certain nombre de sujet qui ne sont pas abordés dans ces différents médias. Mais ça c’est une autre question !
Voilà pour ce qui va bien.

Ce qui ne va pas bien, c’est l’impunité ! Je l’ai déjà dit ce matin ( l’interview a été réalisée le mercredi 20 octobre 2004) et je continuerai de le dire et chaque fois que je viendrai ici, je le repéterai : l’affaire Norbert Zongo c’est une tache pour le pouvoir. Une tache indélébile tant qu’il n’aura pas trouvé une solution, c’est-à-dire un procès où on verra des gens condamnés pour le meurtre du journaliste et de ses trois compagnons. C’est celà la réalité.

De ce côté là, la justice Burkinabé, elle n’avance pas. Je ne sais pas ce que fout le juge d’instruction. Je l’ai de temps en temps au téléphone, manifestement il ne se remue pas beaucoup, c’est le moins qu’on puisse dire. Enfin je ne dis pas que c’est ça faute. Parce que personne ne veut faire la lumière sur cette affaire là. Je parle des autorités au niveau de la justice. Et ça c’est un vrai problème. On ne pourra pas parler d’une vraie liberté d’expression au Burkina Faso tant qu’on n’aura pas résolu la question de Norbert Zongo. En plus c’est devenu un symbole pas seulement pour le Burkina Faso, mais pour toute l’Afrique.

Moi n’importe où, où je vais en Afrique, on me dit " Et alors, l’affaire Zongo, on a trouvé… ? ". Et je répond inlassablement " on a trouvé, mais simplement ici, les autorités ne veulent pas traduire le travail qui avait été fait par la commission d’enquête indépendante ( CEI) sur le terrain de la justice ". C’est ça qu’il faut. Mais celà, il faut du courage politique. Ce courage politique pour l’instant il n’est pas en œuvre.

Bendré : Il semble que tu as rencontré le seul inculpé de l’affaire, Marcel Kafando ?

R.M : Oui bien sûr ! Il m’a dit que j’étais son ami, ce qui m’a bien fait sourire ! Je croyais que je n’étais pas pour rien avec un certain nombre de personnes, dont toi, pour ses problèmes. Il semblait l’avoir oublié. On m’avait dit qu’il était mourant. Je savais, puisqu’il y avait des gens de chez nous qui l’avaient déjà rencontré qu’ il était dans un état absolument terrible, on pensait qu’il allait mourir.

Manifestement la trithérapie l’a beaucoup aidé, parce que j’ai rencontré quelqu’un, bien que ne tenant pas sur ses jambes, physiquement n’était pas au bord de la mort, et surtout quelqu’un qui avait toute sa tête. Et manifestement quelqu’un qui n’est pas prêt à dire quoi que ce soit ! je le lui ai redit une nouvelle fois qu’il gagnerait à alléger sa conscience. Mais à l’entendre, je suppose qu’il y a un certain nombre de gens qui continuent de l’aider et qu’il n’est pas prêt à mordre la main qui continue à le nourrir.

Et que donc ça veut dire qu’il ne dira rien. Ca veut aussi dire qu’il y a des gens ici qui veulent tout faire pour qu’on ne sache jamais ce qui s’est passé. On a eu un peu d’espoir au moment du procès de l’affaire du " coup d’Etat ". Et, qu’est-ce que je constate ? Même cela a débouché sur un bide. En son temps, j’ai eu le juge (ndlr : Wenceslas Ilboudo chargé de l’instruction du dossier Norbert Zongo ) au téléphone en lui disant que j’espère qu’il va les entendre, qu’il va faire son boulot, puisque plusieurs, surtout Naon, avaient dit " On sait des choses sur l’affaire Zongo … ".

Et là encore, je n’ai pas l’impression qu’on ait mis en œuvre tout ce qu’il fallait pour tirer toutes les conséquences de ces déclarations et faire la lumière. Le problème c’est que ce n’est pas qu’on ne peut pas faire la lumière. Mais c’est parce qu’on ne veut pas faire la lumière. Le problème c’est parce que cette affaire remonte au sommet de l’Etat, et personne n’a le courage d’aller jusque là.

Bendré : Est donc dire que difficilement tant que les mêmes décideurs seront au sommet de l’Etat, il y a peu de chance d’avoir la lumière sur cette affaire ?

R.M : Il y a deux solutions : ou le président Blaise Compaoré lâche son frère, puisque manifestement c’est lui le premier visé, il restera à savoir qui d’autre était au courant, et bien là on pourra avancer. Mais je ne sais pas si c’est le sens de la famille. En tout cas il n’a pas l’air de le faire, il ne l’a toujours pas fait ! Soit le président Compaoré n’est plus là, peut-être que ses successeurs accepteraient de faire la lumière sur un dossier où il a tout fait pour qu’elle ne se fasse pas. Quoi qu’il en dise !

Bendré : Reporters sans frontières (RSF) a participé activement à la CEI, mais a aussi et surtout fait connaître de par le monde ce dossier. Ce travail vient d’être renforcé par un documentaire -Bory Bana- fait par des Burkinabé. L’as-tu visionné ?

R.M : Bien sûr que je l’ai vu. Un très beau documentaire ! On a aidé même par nos moyens à faire ce documentaire, c’est un superbe travail. Ce que j’espère, c’est qu’il sera beaucoup vu ici, il faut le diffuser, il faut le montrer parce que c’est important, parce que c’est un film militant. Pas au sens où il serait partisan où il serait un film politique. Non, c’est un film qui milite pour qu’on sache toute la vérité, il donne tous les éléments qu’on a, il éclaire un certain nombre de choses. La meilleure solution, ce serait que la télévision nationale le diffuse. Et là, on verrait un grand changement. Que la télévision nationale le diffuse et qu’on ouvre un débat et qu’on invite tous les gens à y venir. Voilà qui changerait la situation actuelle.

Bendré : Serais-tu prêt à participer à un tel débat ?

R.M : Bien sûr ! Si on me redonne le visa bien entendu. Parce que d’abord j’aime le Burkina Faso. J’y ai plein d’amis, toi et plein d’autres gens. J’étais catastrophé de ne pouvoir pas y venir. Ce n’est pas seulement pour l’affaire Norbert Zongo, mais tout simplement parce que j’ai des amis, parce que j’y suis bien, parce que c’est un pays agréable, les gens y sont agréables, les gens y sont chaleureux. Et j’y reviendrai tant qu’on me redonnera le visa. Et j’espère que le président Compaoré maintenant va faire en sorte que RSF, moi et d’autres personnes qui le désirent, nous puissions venir travailler ici comme on le fait dans n’importe quel autre pays.

Bendré : Lors de ton séjour, as-tu eu l’occasion de rencontrer ton "ami" Djibril Bassolet ?

R.M : Non. Je dois aussi dire que ça me ferait plaisir, c’est presque sentimental ; n’est-ce pas que c’est à lui que je dois ce renvoi manu-militari comme un vulgaire paquet de linge sale jeté dans l’avion ? Donc je pense que j’aurais l’occasion de le rencontrer un jour. Pas cette fois-ci mais une autre fois. En tout cas il est le bienvenu à RSF s’il passe à Paris.

Bendré : Pour en revenir maintenant à la liberté de la presse en général dans le monde, comment se présente t-elle ?

R.M : Pas bien. Pas bien parce que dans les années 90 on avait vu une progression de la liberté de la presse mais depuis les attentats du 11 septembre contre le World trade center, au nom de la lutte contre le terrorisme, lutte légitime et nécessaire parce que moi je tiens à la vie et à la sécurité de mes enfants comme toi et on n’a pas envie qu’une bombe survienne dans les rues de Ouaga tout comme dans les rues de Paris. Donc la sécurité c’est le rôle de l’Etat et c’est normal de lutter contre le terrorisme.

Mais attention de ne pas le faire au détriment des libertés. Et on voit dans un certain nombre de pays que cette lutte contre le terrorisme se fait au détriment des libertés, de la liberté de la presse mais des libertés généralement et surtout on voit un tas de régimes qui ont instrumentalisé la lutte contre le terrorisme. C’est dire que dès lors que tu es un opposant, immédiatement on te baptise du nom de " terroriste ".

Même si tu n’as rien à voir avec le terrorisme. Comme ça, ils arrivent à te réprimer dans le silence de la communauté internationale. C’est ce qui fait que la situation est mauvaise pour la liberté de la presse ! Tous les indicateurs sont au rouge. Il n’y a jamais eu autant de journalistes tués, il n’y a jamais eu autant de journalistes emprisonnés,… Tous les indicateurs qu’on a sont au rouge. En plus avec la guerre en Irak qui est une guerre terrible, il y a déjà 44 journalistes tués depuis le début de la guerre en mars 2003. On est dans une sale période pour la liberté de la presse.

Bendré : Cela fait déjà deux mois que deux de nos confrères français ont été pris en otage en Irak. Y a t-il un espoir pour leur libération ?

R.M : On nous dit, on nous garantit, on nous assure qu’ils sont tous vivants, bien traités et j’espère que c’est vrai. Sur ça je suis très prudent parce que tu l’auras remarqué, à plusieurs reprises on nous a déjà quasiment annoncé leur libération et chaque fois on s’était aperçu que ce n’était pas vrai. Donc, maintenant je suis prudent par rapport à ce que je dis. Je dirai qu’ils seront libres quand ils seront à l’ambassade de France ou dans un avion en destination de Paris. C’est très grave pour eux et pour leur famille.

Parce que tu imagines le calvaire qu’il y a pour leur deux familles avec qui on est constamment en contact. D’autant qu’il y a déjà eu plusieurs prises d’otages, certaines se sont bien terminées mais d’autres se sont terminées par des gens dont on a coupé le cou. Alors c’est terrible pour eux et puis c’est terrible pour les irakiens parce que demain il y aura moins de journalistes qui couvriront l’actualité en Irak parce que c’est tellement dangereux.Et qu’est-ce que cela donnera ?

Ca veut dire qu’on sera moins informé sur ce qui se passe en Irak et ceux qui feront les frais de cette situation ce sont les irakiens eux mêmes ! Les civils dans n’importe quelle guerre, ils ont besoin que des journalistes partent témoigner de leur souffrance. Et quand il n’y a plus de journalistes, quand il n’y a plus de regard extérieur, quand il y a une espèce de huis clos qui s’impose, c’est mauvais pour les civils, c’est terrible pour les civils. Donc les premières victimes de cette situation que ce soit les prises d’otages humanitaires ou les prises d’otages de journalistes, c’est les civils irakiens eux-mêmes et c’est comme s’il n’y avait pas déjà assez de malheurs pour eux.

Bendré : tu as lancé semble -t-il un nouveau canard ?

R.M : Oui. Reporters sans frontières y est minoritaire. On a 20% du capital mais j’ai trouvé d’autres amis pour rentrer dans le capital. Pourquoi on a fait ça ? Parce que l’essentiel du travail de RSF, concerne en gros les pays autoritaires. C’est à dire qu’on travaille plus sur Cuba ou l’Erythrée ou la Chine, ce sont ces trois pays où il y a plus de journalistes emprisonnés plutôt que sur le Danemark ou l’Allemagne où on n’emprisonne pas les journalistes. Mais pourtant, il y a des problèmes dans ces démocraties là. Ces problèmes en France sont relatifs au contrôle de plus en plus des médias par des groupes industriels.

On l’a vu avec l’affaire du Figaro et du groupe Dassault qui est entre autre fabriquant d’armes. Il y a d’autres problèmes. C’est vrai que les journalistes n’y risquent pas d’aller en prison mais la liberté de la presse elle connaît d’autres limites et en particulier celles des puissances d’argent. Le poids de l’argent. Donc on s’est dit qu’il faut qu’on ait un instrument, un journal pour réfléchir à ces questions là, donc on a racheté un journal qui avait fait faillite qui s’appelait " Média ". On a constitué une bonne équipe et on a lancé un trimestriel de réflexion qui marche fort. On en vend beaucoup et y a beaucoup de publicité. On en est bien content, l’aventure journalistique est toujours -tu le sais bien- palpitant.

Bendré
http://www.bendre.africa-web.org/article.php3?id_article=801)

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