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UACO 2004 : On a occulté la réalité

Accueil > Actualités > Multimédia • • vendredi 22 octobre 2004 à 06h55min

Les premières universités africaines de la communication de Ouagadougou ont pris fin le mercredi 29 septembre 2004. Pendant 3 jours, plusieurs sommités du monde francophone de la communication se sont retrouvées à Ouagadougou pour réfléchir sur : « NTIC et mondialisation : Les médias francophones face aux mutations technologiques ».

Loin de remettre en cause la pertinence du thème dans l’actualité, il est même nécessaire de se poser cette légitime question sur son importance face aux réalités quotidiennes des médias africains francophones .

« La presse écrite francophone face aux mutations technologique », l’audiovisuel francophone face aux mutations technologique », « le potentiel des NTIC et les obtacles actuels dans notre contexte francophone et africain »etc.. tels sont entre autres les panels sur lesquels ont été invitées des sommités africaines et européennes à la réflexion aux UACO 2004. Des sommités, l’on peut retenir des noms comme M. Hervé Bourges président de l’UPF, Jean Miot ancien directeur de l’AFP, Jérémy SIGUE des éditions. Le Pays, Marie Christine SARAGOSSE vice-présidente directrice générale TV5, sans oublier le parterre de ministres et de présidents d’institutions.

Tout ce beau monde a apporté pendant les 3 jours de riches éclairages sur le thème et les débats ont été d’un haut niveau. malheureusement toutes ces communications semblaient être en déphasage avec les réalités du quotidien de la plupart des médias et des journalistes africains.

Une réalité occultée

Voilà un continent où la majorité de la population est frappée par l’analphabétisme et le cas d’espèce au BF est estimé à 80% de la population. Le parc continental en ordinateurs n’est pas conséquent et l’accès des journalistes à l’Internet est des plus rarissimes. Aujourd’hui, les préoccupations des différents médias d’Afrique francophone sont plus existentielles. Les médias doivent travailler à être plus près de la population, à se faire comprendre et surtout se faire accepter par la grande majorité. Il ne s’agit pas de dire ici que les TIC ne sont pas importantes voire même indispensables pour les médias africains.

L’Afrique doit avancer selon son rythme, selon ses réalités.
Les premières UACO devaient donc poser le problème en fonction des réalités de cette Afrique francophone.
De sorte à dégager des stratégies, des pistes qui permettront aux médias africains de chercher les voies et moyens pour améliorer son image dite plus proche de l’élite que de la grande majorité. Les défis de cette presse sont tout aussi nombreux que ceux du continent.

Travailler au relèvement des défis que sont la lutte contre la pauvreté, la maladie, l’ignorance, l’analphabétisme, travailler à la promotion de la démocratie, tel doit être le rôle premier des médias africains qui sont à des années lumière derrière ceux de l’Occident.

Il est vrai que les médias africains ne peuvent et surtout ne doivent, pas rester en marge des mutations technologiques, mais les réalités dans les rédactions sont encore troublantes dans nos pays. La plupart des journalistes, tout comme nos paysans utilisent encore des méthodes archaïques de travail. De sorte que, aujourd’hui, quand on parle de TIC, en vérité ils ne se sentent pas trop concernés.

Les problèmes des médias tiennent plus de la survie et les journalistes africains, bien qu’ayant les compétences et certainement la volonté d’être au « top » de son temps restent assujettis aux mêmes préoccupations que les médias qui les emploient.

Réfléchir donc sur comment améliorer ce quotidien, comment améliorer le rendement des médias pour répondre encore plus aux attentes des populations, telles doivent être les missions premières des médias et des journalistes africains.
Les rideaux sont tombés sur les premières UACO sur des notes d’espoir d’institutionnalisation de l’événement. L’on gagnera donc à l’adapter à nos réalités pour quelles puissent contribuer de façon efficiente et efficace au développement de nos pays.
Et les sommités qui y participent peuvent contribuer grandement et intelligemment et par des actes concrêts.

par Frédéric ILBOUDO
L’Opinion

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