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Lucarne Citoyenne : Que se passe t-il encore à la gendarmerie de Boulmiougou ?

Accueil > Actualités > On en parle... • • lundi 23 janvier 2012 à 23h31min

L’affaire Guiro aurait-il couvert une autre encore plus dangereuse ? Pour cette affaire ci, les vieilles habitudes semblent prendre le dessus. Ce sont encore les rumeurs et trop d’imprécisions. Mais voilà ce qui filtre. Deux agents du Trésor seraient actuellement détenus par la gendarmerie qui enquête sur cette affaire. De quoi s’agit-il ? Ce sont des affaires de chèques en bois. Des opérateurs économiques en complicité avec des agents de la douane émettent des chèques pour payer le dédouanement de leur marchandise. Les douaniers complices savent que l’opérateur n’a pas le montant correspondant à la somme inscrite sur le chèque. Ils permettent cependant à l’opérateur économique de dédouaner sa marchandise et de l’emporter. Le dossier est transmis aux finances où se trouve un autre complice.

Celui-ci présente effectivement le chèque pour paiement. Comme y a pas de provision, il revient impayé. Il fait suivre au chèque le circuit normal qu’il doit prendre. Il le transmet au service de l’agence judiciaire. Normalement de là devrait être engagée la procédure contentieuse. Mais là bas aussi se trouve un dernier complice. Celui-ci est chargé de faire disparaître le chèque. Le chèque est effectivement soustrait du circuit. La procédure est donc éteinte. L’Etat perd de l’argent. Des individus s’enrichissent ainsi. Quels sont les niveaux de complicité dans cette affaire ? Coulibaly ne voudrait peut-être pas ouvrir la boite du pandore.


Affaire université de Bobo

Au moment où la crise de l’université burkinabè est loin de connaitre son épilogue, les étudiants de Ouagadougou ne savent toujours pas quand ils vont rejoindre les amphis, une vraie fausse crise a été fabriquée à Bobo Dioulasso dans l’université publique qui marchait le mieux. A l’UPB, la rentrée a eu lieu depuis le 4 octobre et un vrai programme d’équipement était entrain d’être réalisé. Près de 6 milliards d’investissements sont acquis et ne demandent qu’à être réalisés. Il n’y a peut-être pas d’indispensable sur cette terre, mais l’Etat serait bien inspiré de savoir encourager ses meilleurs serviteurs. A l’actif du professeur Boly, sa bonne gestion des deniers et des étudiants.

Le document de passation de service mentionne qu’il a laissé plus 600 millions dans les caisses de l’UPB, alors qu’il en a trouvé beaucoup moins, quatre ans plus tôt quand il prenait les rênes de l’université. Le président Boly prenait les transports en commun pour venir à Ouaga, alors qu’il avait une voiture de fonction. On croyait une telle espèce disparue de notre faune. Il faut souhaiter que son successeur sache capitaliser ces acquis. Mais aussi que le ministre Albert Ouédraogo sorte de l’étau de favoritisme dont on l’accuse avec des allusions sur son ex chauffeur, un certain Dondassé dont la réputation commence à inquiéter. Y a tellement de problèmes à l’université que Albert Ouédraogo pourrait faire l’économie de pareilles scories.


Jeu de dupes entre gouvernement et boulangers

Le prix du pain a subi une hausse aux premières heures de la nouvelle année. En l’absence de la moindre publicité sur cette hausse, la surprise a été totale chez les consommateurs. C’est donc avec soulagement que ces derniers ont accueilli le communiqué gouvernemental rejetant cette hausse qualifiée d’unilatérale suivie quelques jours plus tard du retour au prix antérieur concernant la baguette ordinaire de 180grammes. Pourtant en janvier 2011, lorsque les boulangers ont présenté au gouvernement les réalités économiques de leur profession, ce dernier aurait consenti une augmentation en avril dernier par courrier adressé à leur organisation professionnelle.

Entre temps, le gouvernement fait volte face en août-septembre, signifiant aux boulangers que désormais le prix des denrées de grande consommation sera réglementé. Le tableau des augmentations autorisées par le gouvernement signé le 2 décembre serait en réalité parvenu aux boulangers le 28 décembre dernier. Entre temps se fondant sur l’accord préalable du gouvernement sur le principe de la hausse, les boulangers ont fixé le prix de la baguette de 200 grs à 150 Frs. Pour les boulangers, le problème se trouve au niveau de la ristourne versée aux revendeurs. Lorsque le pain était à 130Frs, les boulangers le cédaient à 100Frs aux revendeurs. A 150F, ils le cèdent à 125F. Que faire ? En réduisant la marge des revendeurs, il y aura problème. En maintenant le prix du pain en l’état, difficile pour les boulangers de trouver leur compte. Côté gouvernement, on craint les mouvements sociaux avec les augmentations de prix. Une quadrature du cercle bien difficile à tenir !

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