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L’ennemi de mon ami est mon ennemi ou la fin justifie les moyens

Accueil > Actualités > Opinions • Tactique politique d’une certaine opposition • samedi 16 octobre 2004 à 11h46min

Pendant que se tenait le Sommet de l’Union africaine sur l’emploi et pour la lutte contre la pauvreté, certains partis de l’opposition burkinabé publiaient une "déclaration sur la situation nationale ".

De ladite déclaration nous avons relevé des affirmations sur lesquelles nous nous proposons d’en faire un commentaire. Il s’agit de celles qui suivent : " Malgré une activité diplomatique intense, destinée à redorer son blason au plan international, Blaise COMPAORE vient par ces accusations persistantes de Nouakchott, d’être rattrapé par ses nombreuses aventures déstabilisatrices en Afrique : Libéria, Sierra Léone, Angola, Togo, Cameroun, Guinée, Côte d’Ivoire et aujourd’hui Mauritanie et quoi encore ?". Si autant " on ne prête qu’aux riches" il faut avouer qu’autant " on n’accuse que les putschistes".

"C’est pourquoi les partis politiques signataires réitèrent leur appel à la communauté internationale, à l’Organisation des Nations unies, à l’Union européenne et à l’Union africaine pour la constitution d’une commission d’enquête internationale sur les ingérences extérieures du régime de Blaise Compaoré" .

Parlant plus précisément de l’accusation de la Côte d’ivoire, l’opposition souligne : "Ici aussi, aucun démenti crédible ne viendra contredire ces accusations graves ".

Après lecture de ces citations, l’on pourrait logiquement se demander pourquoi en lieu et place des pays accusateurs c’est l’opposition burkinabé qui demande la création d’une commission d’enquête internationale sur les ingérences extérieures du Burkina Faso. Doit-on comprendre par là que les pays accusateurs ne disposent d’aucune preuve mais plutôt de simples soupçons ?

Pourquoi, au lieu de demander aux pays accusateurs d’administrer la preuve de leurs accusations, l’opposition burkinabé exige que le gouvernement burkinabé fasse la preuve de son innocence à travers des "démentis crédibles ". Autrement dit, est-ce l’accusateur qui doit prouver son accusation ou est-ce l’accusé qui doit prouver son innocence ?

L’on se souviendra que depuis 1997, l’un des ténors de l’opposition a souvent rendu visite aux premiers responsables de la plupart des pays accusateurs du Burkina Faso : Togo, Côte d’Ivoire, Angola, Guinée...

Alors, tout en reconnaissant le droit de tout Burkinabé d’aller et de venir, à l’intérieur comme à l’extérieur du Burkina, droit reconnu par la Constitution et la loi portant statut de l’opposition politique, l’on pourrait légitimement se demander si ce ténor de l’opposition ne met pas en œuvre comme tactique politique le dicton suivant : " l’ennemi de mon ennemi est mon ami ".

Chacun est libre de choisir ses stratégies et tactiques politiques, mais personne n’est politiquement et moralement autorisé à sacrifier l’intérêt supérieur du pays au profit de ses intérêts partisans, au risque de mériter le qualificatif d’apatride.

Un observateur de la scène
politique burkinabé

L’Hebdo

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