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Tribune de la femme - Béatrice-Nicole Nyom, journaliste reporter d’images : « La femme peut bien produire de belles choses »

Accueil > Actualités > Portraits • • vendredi 18 novembre 2011 à 01h38min

Belle femme d’origine camerounaise, elle réside depuis près de quatre ans maintenant du côté de la Lagune Ebrié. Très engagée et confiante, elle a toujours cru en sa capacité à faire de belles productions journalistiques. D’agent commercial dans une société de téléphonie mobile, elle est aujourd’hui une grande journaliste reporter d’images et gère sa propre structure de communication. Il s’agit bien de Béatrice-Nicole Nyom que nous avons rencontrée lors du forum des leaders de médias d’Afrique à Tunis.

Etant une personne publique, Béatrice n’a pas voulu afficher sa vie intime. Toutefois, a-t-elle juste confirmé d’avoir un Bac littéraire. « Mon parcours est assez normal, mais compliqué en même temps », disait-elle. Au collège, elle va arrêter ses cours pour des raisons diverses. Quelques années après, elle les poursuivra jusqu’en deuxième année communication d’entreprise et des organisations. C’est ainsi qu’elle sera recrutée en tant qu’agent commercial dans une société de téléphonie. Béatrice-Nicole va alors exercer entre deux pays (Côte d’Ivoire et Cameroun) dans le cadre de son travail. Pourquoi donc le journalisme ?

Avec un sourire, elle nous dira que l’exercice lui semble drôle, mais difficile. « D’habitude, c’est moi qui pose les questions aux gens, je me sens ainsi piégée », dit-elle. Elle dira tout de même que c’est une passion. Nicole estime en effet que c’est le journalisme qui est revenu en elle. Ayant l’art des techniques d’approches et la passion de communiquer, pour les matérialiser, elle a repris les études en communication. « Au début, mes parents ne voulaient pas, parce que je travaillais déjà. Pour eux, c’était insensé », nous confie-t-elle. Mais la volonté de s’exprimer à travers la presse était un des objectifs de Béa. Partout ou elle allait, que ce soit la France, le Sénégal, la Côte d’Ivoire (...), elle s’intéressait à la communication et y apprenait quelques notions.

Une quête qui a porté fruit, car la camerounaise est aujourd’hui une photographe reporter et productrice de l’audiovisuel. Une vraie polyvalente de la communication. Elle avoue avoir beaucoup appris sur le tas. Elle écrit pour des supports, des journaux en ligne, pour des radios....et gagne bien sa vie. « Il suffit de s’organiser pour faire un tel travail et je dis que lorsque l’on s’organise, on peut tout faire », avait-elle renchéri.

Difficultés

Les difficultés que rencontre Nicole sont d’ordre matériel. Etant une freelance, il faut nécessairement avoir son propre matériel de travail. Aussi, préfère-t-elle travailler seule car, explique-t-elle : « Il n’est pas toujours aisé de « bosser » pour des gens ». Elle dit être sur plusieurs projets mais a préféré taire leurs noms pour évoluer dans l’anonymat. Autres difficultés, les stéréotypes. La femme de médias qui doit travailler doublement pour mériter la confiance, rencontre plein d’épines sur son chemin. « Les gens aiment poser beaucoup de questions sur la vie intimes des femmes de médias plutôt que le travail qu’elles abattent » déplore-t-elle. Certes, ce sont des choses qu’on ne peut pas proscrire. Son souhait est de pouvoir regrouper toutes les femmes de médias afin de leur rendre la tâche un peu plus facile.

Pour elle, la femme, c’est sa beauté et sa finesse. Elle estime que la beauté est un atout duquel l’on peut se servir mais avec raison. Il ne faut surtout pas en faire un motif de paresse. Béatrice aime jouer au football après son travail. Elle souhaite voir sa structure évoluer avec beaucoup de succès, car dit-elle : « Une femme, ça peut produire de belles choses ».

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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