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Tribune de la femme/Kandia Coulibaly, journaliste à L’Aube (Mali) : « La femme, c’est celle qui sait se donner de la valeur et rester digne »

Accueil > Actualités > Portraits • • jeudi 20 octobre 2011 à 00h39min

D’origine malienne, cette femme d’ethnie bambara a l’art de la parole. Toujours charmante, élégante, elle semble savoir bien soigner son image corporelle qui est d’ailleurs une de ses priorités. Elle, c’est Kandia Coulibaly, journaliste au bi- hebdomadaire L’Aube au Mali.

« Je suis désolée de le dire, mais il faut reconnaître que beaucoup de gens pensent pouvoir écrire dans les colonnes des journaux, qu’ils soient commerçants détaillants, particuliers (…). Lorsqu’ils ont un petit niveau d’études, ils se disent qu’ils peuvent devenir journalistes de la presse écrite. Ils sont ainsi motivés par les perdiems même si l’organe ne les paie pas », a d’entrée déploré la jeune journaliste malienne. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle veut abandonner la presse écrite au profit de la télévision, qui de son avis a plus d’impact et beaucoup d’opportunités. Elle s’amuse par ailleurs à dire qu’elle est célibataire et pourrait par conséquent avoir le prince charmant si elle apparaît tout le temps sur le petit écran.

En effet, Kandia, qui après le baccalauréat s’est intéressée au journalisme à l’université de Bamako a pu obtenir une maîtrise. Etudiante, elle faisait des stages dans plusieurs organes de presse tels que l’Office de la radio télé du Mali (ORTM), L’Observateur, l’Ex éco (…), puis une agence de communication. « J’ai dû abandonner tout cela pour me consacrer au voyage qui n’a malheureusement pas bien marché », dit-elle. Kandia va ainsi revenir à la profession qu’elle a apprise à l’université au sein du journal L’Echo, un quotidien, puis le 22 septembre un bi-hebdo et enfin L’Aube où elle exerce actuellement. « Toute petite, j’aimais beaucoup parler et mes parents disaient que je serai une bonne journaliste », se rappelle-t-elle. La jeune journaliste malienne envisageait la télé, mais elle a d’abord préféré commencer par la presse écrite. « La presse écrite est très difficile. C’est un domaine qui demande beaucoup plus de rigueur et d’attention », reconnaît-elle.

Difficultés

« Je me sens bien dans le domaine, mais j’avoue que c’est un métier contraignant. Beaucoup de gens pensent que les femmes ne sont pas à la hauteur. Certains estiment qu’elles viennent toujours en retard ou qu’elles sont paresseuses », dit-elle. Aussi, a-t-elle ajouté : « Nous ne sommes pas traitées de la même manière que les hommes. Pourtant, nous faisons le même boulot ».

Projets

Kandia compte s’inscrire au Centre d’études en sciences et techniques de l’information (CESTI) à Dakar pour faire uniquement de l’audio-visuel. Une structure est déjà prête à financer ses études. En dehors du journalisme, elle fait le commerce des produits cosmétiques pour dit-elle « joindre les deux bouts ». Kandia aime faire la fête, la belle vie et le voyage. Mais a-t-elle prévenu : « Je fais très attention à tout ce que je fais et je respecte tout ce qui m’entoure ». La femme, a son avis est celle qui sait donner de la valeur à sa personne tout en gardant sa dignité.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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