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8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Affaire Justin L. Zongo • • vendredi 11 mars 2011 à 01h03min

“Comment pouvons-nous fêter la Journée internationale de la femme, alors que notre sœur, mère comme nous, pleure toujours la disparition de son fils”, a lâché une dame pendant la procession. Une procession qui a conduit les autorités, les femmes et les élèves à la famille Bouda. Par leur représentante, Awa Simporé, les femmes de Kindi ont présenté leurs condoléances au couple endeuillé.

Jules Baguemzanré, délégué des élèves a promis aux parents de Michel que la mobilisation serait maintenue pour exiger que justice soit faite. Nous relatant les faits, Jules Baguemzanré nous a confié : “Nous sommes allés juste, en présence du curé, venu en médiation, demander aux policiers de fermer le commissariat. Pendant qu’on discutait, un policier a ouvert le feu sur nous, touchant mortellement Michel”.

Eugénie Ouédraogo, au nom des femmes du conseil municipal, a déploré cette perte. Boubacar Bouda, oncle de Michel et conseiller municipal, a souhaité que le calme revienne et que les élèves travaillent à préserver les acquis. Tout comme les élèves, la population de Kindi, qui attend que justice soit rendue au petit Michel, a interprêté cette initiative des femmes comme un signe de refus que les fils du pays tombent sous les balles des agents censés veiller sur leur sécurité.

L’émotion est montée d’un cran quand la photo du défunt a été présentée à l’assistance. Les femmes n’ont pas pu retenir leurs larmes. Le père de Michel, Jean Marie Bouda, a salué cette marque de compassion des femmes, des élèves, du maire et des conseillers municipaux. Quittant la famille, la foule s’est recueillie sur la tombe de Michel Bouda. “Elles ont à leur manière célébré la Journée du 8 mars, dont le thème cette année, est révélateur”.

“Donner la vie sans périr. Je ne pouvais que les appuyer et les encourager à aller toujours dans le sens de l’apaisement”, a confié le maire Thomas Baguemzanré, se disant solidaire de cette initiative des femmes de sa commune. Après cette étape pleine d’émotion, le maire de Kindi a rencontré les élèves avec qui il a été question d’explorer les voies et moyens pour instaurer le calme et la pondération.

Le maire a rappelé les engagements pris par le gouvernement pour identifier et punir les auteurs de ces tueries. En retour, les élèves ont souhaité que le maire fasse part aux autorités de leur mécontentement et de leur détermination à rester mobilisés jusqu’à ce que justice soit rendue. Thomas Baguemzanré a promis de garder le contact avec eux, de manière à maintenir et renforcer toutes les actions devant concourir à rétablir la sérénité et la paix.

Cyrille Zoma

L’Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 11 mars 2011 à 04:52 En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Toutes mes condoléances à la famille de la vitime.

    Tous ces actes denote de la mal gouvernance au Burkina Faso et j’invite les autorités à prendre leur responsabilté et d’assumer ce qui se passe.

    Je comdamne fermement qu’un agent de securité sensé veuiller à la securité du peuple se retourne contre lui.

    Mettez l’accent sur leur formation car partout au Faso ce sont toujours les plociers qui agissent en vandal

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  • Le 11 mars 2011 à 12:26 En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Paix a ton ame ! courage a la famille. voyer ce regard innoncent...succombe par la mechancete des hommes !!!
    c’est ca la tristess et que ca cesse et pour tjrs ces derapages au faso

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  • Le 11 mars 2011 à 13:03 En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Paix à l’âme du défunt. C’est vraiment triste.

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  • Le 11 mars 2011 à 14:05 En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Ce Maire est formidable. Il est proche de ses habitants et discute avec les parties prenantes. Cet hommage à l’innocent Michel est une bonne chose qui apaise un temps soit peu les coeurs meurtris des parents, amis et camarades du Petit Michel.Bravo au conseil municipal, au Maire et aux femmes de Kindi.

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  • Le 11 mars 2011 à 15:41, par l’inconnu En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Paix à son âme,
    justice se fera tôt ou tard.
    Peuple du Burkina, il est temps de prendre en main ta destinée
    ou de mourir tôt ou tard sous les même balles assassines. Est-ce ce que tu souhaites ? est-ce ce dont tu as rêvé pour tes enfants, ou ce dont tu rêves pour tes petits enfants ? Alors il est temps

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  • Le 11 mars 2011 à 16:12, par Mary En réponse à : 8-Mars 2011 à Kindi : Larmes et compassion pour les élèves tués

    Avant tout propos, que les âmes de tous ceux qui sont morts lors de ces tristes évènements de Koudougou reposent en paix .Ensuite que Dieu exauce la prière de tous ceux et celles qui ont fait ce déplacement pour marquer à Kindi d’une façon si particulière le 8 mars 2011.Cet acte doit nous interpeller toutes : quelle soit la couleur de notre peau, le continent dans lequel nous vivons, notre statut professionnel, notre religion ….toutes les femmes du monde doivent s’unir pour manifester leur douleur face à ce qui se passe dans le monde en 2011 sur le plan politique et particulièrement en Afrique. Ainsi, pour des raisons politiques ou par la faute de quelques personnes, d’innombrables parties de nos chaires ont été tuées : en Tunisie, Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Côte d’Ivoire, Burkina Faso….entre autres. Nous sommes concernées au premier plan par toutes ces tueries. Regardons bien : qui est le plus perdant dans tout çà ?C’est nous d’abord, nous qui avons connu la souffrance de l’enfantement et de l’entretien global de toutes ces personnes qu’on tue par les armes. FEMMES DE TOUS LES PAYS, DISONS NON AUX CONSEQUENCES LIEES AUX EVENEMENTS POLITIQUES DE 2011.Chefs d’Etats, Hommes politiques, Responsables d’institutions,…..ayez pitié des femmes et prenez les mesures pour arrêter ces malheurs. Pour notre 8 mars 2011, nous ne voulons plus de morts ni naturelles par suites d’accouchement, ni par les armes pour des raisons politiques. Plus jamais çà ni en Afrique, ni dans le monde.

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