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Proverbe du Jour : «L’homme ne peut pas vivre sans feu, et l’on ne fait раs dе fеu sаns brûlеr quеlquе сhοsе. » René Daumal

Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

Accueil > Actualités > Opinions • • jeudi 6 janvier 2011 à 00h50min

"...En 2003, il y a un chef d’Etat d’un pays voisin qui a dit que je méritais la Cour pénale internationale. Venant de lui, c’est succulent. Il vient de se faire réélire à 80%. Moi aussi, j’aurais dû me faire élire à 80% et on n’en parlerais plus...". C’est en ces termes qu’en se confiant au journal français Le Figaro, Laurent Koudou Gbagbo critiquait en demi-teinte le Président du Faso, Blaise Compaoré. Ces propos ne sont pas du goût d’Iterre Somé qui réagit à travers cette adresse. Pour lui, la preuve qu’il n’est pas donné à n’importe quel chef d’Etat de se faire réélire, c’est que Gbagbo a été platement battu par Alassane Dramane Ouattara.

N’en déplaise à Laurent Gbagbo, il n’est pas donné à n’importe quel chef d’Etat sortant de se faire réélire. Dans le style ampoulé et l’art consommé de l’emphase qu’on lui connaissait, il est vrai que feu Omar Bongo du Gabon avait édicté qu’en Afrique on n’organise pas d’élections pour les perdre. Le doyen disparu, nul ne regrettera que l’histoire politique contemporaine du continent le fasse mentir. Ainsi, Laurent Gbagbo a perdu l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

Une élection à laquelle (à décharge et en signe de conscience prémonitoire de leur défaite), usant depuis des années de tous les subterfuges, Gbagbo et son clan ont vainement freiné de tous fers pour ne pas aller.

Fermement poussés dans le dos par une communauté internationale à la fois exacerbée et déterminée, bernés probablement aussi et surtout par les résultats flatteurs des sondages commandités avant échéance, Gbagbo et les siens ont fini par franchir le pas redouté qui leur indique désormais la sortie du pouvoir. Le maïs en face (entendez ses opposants à la présidentielle) s’est transformé en caillou et Gbagbo s’y est cassé les dents !

Dans la rage de la défaite et un refus obstiné et suicidaire de quitter le pouvoir, Gbagbo ne trouve rien mieux à faire que s’en prendre à la terre entière, qu’il accuse de complot contre lui et la galaxie d’utopistes avec lesquels il se persuade que la Côte d’Ivoire est une sorte d’îlot ethnico religieux qui leur appartient ; lequel îlot pensent-ils devoir et pouvoir défendre envers et contre tous, au prix de toutes sortes de crimes et d’exactions.

Dans la mission divine de sauvetage de la Côte d’Ivoire qu’il s’est assignée et le rêve populiste de se bâtir coûte que coûte une image de sauveur d’une nation ivoirienne libre, digne et souveraine, nul n’échappe au dépit coléreux du boulanger d’Abidjan, dont la pâte a subitement tourné un certain 28 novembre 2010.

Des plus puissants de ce monde aux plus proches dirigeants africains engagés pour une sortie de cette crise à fond identitaire dans laquelle quelques intellectuels véreux et politiciens opportunistes ont plongé le peuple de Côte d’Ivoire, Gbagbo Laurent n’épargne personne de propos fielleux et revanchards.

Médiateur dans la crise avant élection, facilitateur du dialogue direct, sur demande des protagonistes eux-mêmes, qui a abouti à l’apaisement ayant permis la tenue de cette élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré, n’a pas échappé à la folie injurieuse de son ami et frère de Mama. Homme réputé peu loquace et ne parlant guère à l’emporte-pièce, le Président du Faso ne réagira sans doute point, officiellement du moins, aux propos vexants et provocateurs de Laurent Gbagbo au sujet du score de sa propre réélection, le 21 novembre 2010.
Le maïs s’est transformé en caillou

A quoi bon du reste faire écho aux propos d’un homme qui a fini de convaincre la terre entière qu’il n’a aucune crédibilité. Laurent Gbagbo fait honte à l’Afrique entière, à ses intellectuels et très certainement aux dirigeants politiques du continent.

Le moins que l’on puisse dire par ailleurs étant en effet que la situation actuelle en Côte d’Ivoire donne, cinquante ans après les indépendances, une image fort pittoresque et pitoyable de la gouvernance en Afrique.

Aussi longtemps, malheureusement, que les instances et les dirigeants africains trouveront motifs et matières à tergiverser face à des forfaitures du genre, il y a fort à parier que les images de républiques bananières, de cirques infantiles et autres pantins de carnavals colleront longtemps encore aux modes de gouvernance et aux dirigeants politiques de notre continent.

La fermeté de départ de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO avait en effet donné espoir au peuple ivoirien et à l’opinion sous-régionale de se voir assez rapidement débarrassés de Gbagbo et de sa clique d’activistes. En lieu et place de l’intervention armée envisagée pour mettre un terme aux exactions et aux souffrances du peuple de Côte d’Ivoire, ne nous voilà-t-il pas engagés dans une palabre stérile ?

Un dialogue de sourds avec le squatteur fou et têtu du palais de Cocody. Une médiation de plus, dont on peut raisonnablement s’interroger et douter de l’utilité, sauf à laisser du temps et de la place pour d’autres victimes innocentes, dans la saga sanguinaire qui tient lieu de gouvernance au pays d’Houphouët-Boigny depuis la mort du père de la nation ivoirienne.

L’on arguera que la Côte d’Ivoire est un Etat souverain. Un pays indépendant, doté de forces de défense et de sécurité loyales, ne fut-ce qu’en apparence, à Laurent Gbagbo. Un pays également aussi et surtout infesté de mercenaires à la solde de celui que l’on prétend chasser du pouvoir. Dans ces conditions, nul doute que la mise en œuvre d’une solution armée est loin d’être une ballade de santé.

C’est probablement au regard de cette donne qu’un pays comme le Ghana a déclaré par la voix de son chef d’état-major général des Armées qu’il n’enverrait pas de soldats en Côte-d’Ivoire dans le cadre d’une opération armée. Réalisme ou couardise ? Aux autorités ghanéennes d’assumer, le cas échéant, la consonance défaitiste d’une pareille décision aux yeux de l’opinion nationale et sous-régionale.

En attendant et ne désespérant pas que l’irrédentisme borné dont fait montre l’intéressé finisse par contraindre la CEDEAO à le déloger par la force du pouvoir, les propos pour le moins narquois de Gbagbo sur la réélection de celui-là même qui, au nom de la communauté sous-régionale et internationale, a consacré tant d’efforts ces dernières années pour la réconciliation et un retour de la paix en Côte d’Ivoire font, pour tous ceux qui en doutaient encore, toute la lumière sur l’ingratitude et la fourberie du personnage.

Blaise Compaoré n’est sans doute pas un Saint politique ; et la démocratie burkinabè certainement loin d’être parfaite. N’en demeure pas moins ubuesque toute forme de comparaison entre le magistère de l’enfant terrible de Ziniaré, comme le surnomme la presse nationale, et les dix années calamiteuses et catastrophiques que Laurent Gbagbo, à contre-courant de l’Histoire est-on tenté de dire, vient de passer à la tête de la Côte d’Ivoire.

Là où les détracteurs les plus virulents du Président du Faso s’accordent à reconnaître que, au fil des ans, sa méthode de gouvernance tend au respect et à un attachement relatif aux valeurs universelles de la démocratie (ne fut-ce qu’au plan formel) et est indéniablement porteuse pour son pays et son peuple de paix, de stabilité et de croissance, Laurent Gbagbo a réussi, en dix ans, la prouesse de dilapider le capital social, politique et économique de la Côte d’Ivoire.
Entre Blaise et Gbagbo, y a pas photo

Entre les bilans des deux dirigeants, il n’y a pas photo. Sans vouloir jeter des lauriers sur une tête fort couronnée déjà, il faut en la matière reconnaître à chacun ses mérites et éviter de mélanger les serviettes et les torchons.

Nul n’ayant le monopole du verbe acerbe et de la parole acide, Laurent Gbagbo ferait bien mieux de s’occuper de l’accident malencontreux et catastrophique qu’il représente dans l’histoire de la gouvernance politique de la Côte d’Ivoire. La preuve qu’il n’est pas donné à n’importe quel chef d’Etat de se faire réélire (peu importe à quel taux), c’est que lui, Laurent Gbagbo, a été platement battu par Alassane Dramane Ouattara.

Une défaite que, depuis des années, tout connaisseur de la carte géopolitique ivoirienne prédisait. Tous, sauf bien sûr Laurent Gbagbo et sa cour de griots et de griottes de piètre intelligence politique et de naïveté sociologique déconcertante, savaient que dans une élection libre, transparente et régulière en Côte d’Ivoire, il faudrait rien moins qu’un miracle pour qu’un personnage de si légère consistance politique (on l’a vu lors des débats électoraux) et vulgaire apparence sociale (on ne gouverne pas en nouchi !) puisse se faire réélire (si tant est du reste qu’il ait véritablement jamais été élu Président de Côte d’Ivoire...).

C’est ça qui est la vérité. Une réalité dure et difficile à avaler, il faut en convenir, pour un intellectuel qui s’est curieusement fourvoyé et définitivement discrédité dans une conviction populiste et une posture politique dévote peu honorables.

Nul doute qu’il arrivera à Laurent Gbagbo la seule chose qu’il mérite depuis son irruption frauduleuse et sanglante sur les devants de la scène politique ivoirienne. Tôt ou tard, ce monsieur, ainsi que tous ceux qui l’ont aidé ou encouragé dans l’œuvre méthodique de déstabilisation politique, économique et sociologique de ce beau et magnifique pays, légué il y a une vingtaine d’années à peine par le père de son indépendance, répondront inéluctablement de leurs crimes de sang devant les juridictions internationales et le tribunal de l’histoire de Côte d’Ivoire.

En attendant ce jour béni, qui mettra un terme au martyr du peuple ivoirien et de l’ensemble des ressortissants africains et étrangers qui vivent paisiblement à ses côtés, Laurent Gbagbo peut bien continuer d’essaimer la haine et distiller sa bile revancharde à l’encontre de ceux dont il jalouse la quiétude et la réussite relative dans la gouvernance de leurs pays respectifs. N’en déplaise à Gbagbo, il n’est point donné à n’importe quel chef d’Etat d’être réélu. Les peuples savent reconnaître les bons et les piètres dirigeants.

Compassion aux souffrances des Ivoiriens et de tous ceux et celles qui vivent en Côte d’Ivoire. Quelle que soit la longueur de la nuit, comme le chante si bien un des leurs, le jour va se lever. Souhaitons le plus tôt possible, pour qu’à jamais soient rendus à l’Afrique entière et à toute la communauté internationale, aujourd’hui tristes et meurtris, ce pays et ce peuple jadis paisibles, hospitaliers, prospères, gais et si agréables à vivre.

Pour ce faire, il y a lieu de souhaiter que les artisans de la conciliation et de la réconciliation de la Côte d’Ivoire avec elle-même (comme l’a sagement et joliment dit un prélat burkinabè), aux premiers rangs desquels les chefs d’Etats de la sous-région, Blaise Compaoré en bonne place parmi eux, n’accèdent aux propos dépités que peut tenir Laurent Gbagbo à leur encontre, ne cèdent au découragement et n’abandonnent la Côte d’Ivoire à un sort que ce pays ne mérite décidément pas.

Il y va de la solidarité africaine agissante et de la respectabilité politique du continent que la Côte d’Ivoire soit, le plus tôt sera le mieux encore une fois, débarrassée de Gbagbo et de sa bande, conformément à la volonté populaire exprimée le 28 novembre 2010.

C’est la seule issue et aucune autre possible que l’Afrique consciente et les Ivoiriens épris de paix attendent de l’engagement de la CEDEAO et de la communauté internationale dans cette phase critique de la crise en Côte-d’Ivoire. Le reste n’est que diversion, perte de temps et de vies humaines supplémentaires.

Iterre Somé

L’Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 6 janvier 2011 à 04:02, par N’maway En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Puis-jr avoir le contact de Iterre SOME ? On s’est perdu depuis un bon moment et ca fait plaisir de le lire.

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    • Le 6 janvier 2011 à 19:31 En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

      A quel jeu joue Cet Iterre SOME la meme ? Il supporte Gbagbo en jouant au faux revolutionnaire, a l’ anti- imperialiste bon marche, a l’ anti- francais de mode et il vient pondre un article de ce genre. Moi je suis depasse. les gens doivent commencer par etre serieux. Les Some que j’ai connus n’ ont jamais milite pour l’ injustice et la doublerie. Tu les aimes comme ils sont ou tu ne les aimes pas, mais ils ne sont pas faux, double visage, un pied dedans un pied dehors...J’ avoue que cette facon de faire me decoit, Mr. SOME. Il faut cesser ce jeu- la car nous sommes au serieux sur ce site. Quitte dans ca. Tu aimes au moins to pays. Ne prete pas le petrole au pyrom ane de Gbagbo pour ensuite revenir vous amuser avec nous. Vous n’etes pas un chat et nous ne sommes pas des souris.

      LOP

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  • Le 6 janvier 2011 à 08:05, par ghagbogo En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Nous les ivoiriens aimons et respectons le président Blaise Compaoré et attendons aussi bcp de lui qu ’il nous aide à nous débarasser de ce tenia avec un remède, la grande masse silencieuse ne veux plus de ghagbo et cela le rend fou il a décider de faire payer à son peuple le fait de ne plus vouloir de lui ce qui est sure il doit partir et partira nous prions dieu tous les jours pour qu il parte
    UNE SEULE RAISON
    Ghagbo et son équipe de policier sont devenuent les plus gros traficants de drogues en RCI qui donne la drogue a nos enfants la sortie des écoles c est cette drogue qui a fondé la fesci. Allez à Adjamé voir le dans le baffon de l onuci il vienne tous les soirs prendre la recette du jour au vu et au su de toute les habitants c’est pour cette raison que tous les habitants d’adjamé on décidé de le chasser il peut tuer mais ses jeunes déterminés à mourrir n’ont pas d’armes sinon mais préfèrent mourir que de voir ghagbo les gouverner.

    MONSIEUR LE PRESIDENT NOUS SOMMES FIERE DE VOUS ET CELA REND GAGBO FOU CONTINUER A CONTRUIRE BIENTOT C EST NOUS QUI VIENDRONS VIVRE AU BURKINA SI GAGBO NE PART PAS, HOUPHOUET BOIGNY AVAIT DIT A MON PERE QUE SI UN JOUR GHAGBO VOUS ENMENAIT LA GUERRE IL ALLEZ TOUS AU NORD LABAS VOUS TROUVEREZ LE SOUTIEN DU PEUPLE QUI SY TROUVE ET CE JOUR EST ARRIVE
    AIDER NOUS DEVANT DIEU NOUS IVOIRIENS N EN POUVONS PLUS AVEC GHAGBO, PLUS DE L EXOMIL DANS LES PHARMACIE TOUT LE MONDE SE DROGUE POUR DORMIR EN ATTENDANT QU IL PARTE IL N Y AURA JAMAIS DE GUERRE CIVIL C EST SON FOND DE COMMERCE DEVANT LES OCCIDENTAUX QUE VAUT 2 % POURCENT IL N’A QUE CA SON PEUPLE IL SAIT QU IL N A PAS GAGNER ET NE POUVAIT PAS GAGNER. QUE DIEU NOUS AIDE POUR QUE DANS SON DEPART PROCHAIN IL ENVOIE MOINS DE PERSONNE AVEC LUI C EST DE CA QU IL S AGIT CAR DANS SA FOLIE NUL NE SAIT SA REACTION. MAIS JE SAIS QUE DIEU EXISTE ET IL VIENDRA NOUS DELIVER DE LA MAIN DE SATAN. ET VOUS VERREZ LE PEUPLE DE RCI ET SA REACTION LE VRAI PEUPLE. LA MAJORITE SILENCIEUSE QUI SOUFFRE DANS SA CHAIR AVEC UN PRESIDENT FAUX TYPE OUI VOYOU ET MENTEUR
    MERCI

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  • Le 6 janvier 2011 à 10:27, par Lex En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Ils (les Ivoiriens de cette obédience) sont vraiment ingrats ! Ils en viennent même à oublier que sans l’intervention de BC (qu’ils qualifient de piromane sans preuves), la paix ne serait pas là, tout comme le processus de sortie de crise qui l’a suivi. Cette analyse vaut surtout pour la force Licorne qui a stoppé en 2002 l’avancée des rebelles ; aujourd’hui, leur président de Sarko prétend que cette force est neutre, alors que c’est elle qui nous a littéraallement cré ce problème Gbagbo ! C’est en principe à elle d’aaller le déloger pour avoir empêché ceux qui allaient le faire de réussir !

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  • Le 6 janvier 2011 à 12:41, par YAT En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    C’est le silence de Blaiso qui fait peur à GBAGBO

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  • Le 6 janvier 2011 à 13:42, par maie En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Apres et entre nous, pour un jour ne pas vivre le cas malheureux de la cote d’ivoire, il ne faut pas modifier l’article 37. C’est bon de le repeter, il ne faut pas que blaise compoaré = felix houphouet B. Sinon demain, nous connaitrons nos GBagbo et alassane. ne vous amusez surtt pas . ca c’est entre nous

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  • Le 6 janvier 2011 à 18:04, par Somma En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Qelle éloquence, monsieur Iterre SOME. C’est domage que vous ayez attendu que le Boulanger rappelle cette vérité à votre ami pour sortir vos gangs ; J’espère que vous serai encore recompensé.
    Bonne année

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    • Le 6 janvier 2011 à 20:25 En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

      Iterre fait partie de ces diplomes brillants mais inutiles parce qu’ ils aiment le mangement vite et maintenant. Au lieu de continuer a ecrire les livres qu’il avait commencer a ecrire, il s’ est mis dans un milieu parasitaire qui a fini par le parasiter pour le rendre inutile comme intellectuel. Il est au service de Simon, il est au service de Blaise, il est au service meme du mur du cdp. Toi ton tour va etre quand apres avoir etudier pendant combien de temps. Tu devais meme etre quelqu’ un qu’ on ecoute mais helas, tu as decide comme la plupart des intellectuels burkinabe, aller vite a la soupe. Alors que ca brule les ailes, non, la langue, cette soupe chaude de diable preparee dans le regime patrimonial de Blaise. Faut etre comme le gars du Tocsin- la. Il est pas mangeur comme toi. Tu connais ce qu’ on appelle credibitlite ?

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  • Le 6 janvier 2011 à 21:03, par patounizambo En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Cher ami,

    En parcourant votre écrit sur la toile, je m’en vais te dire « bravo » pour ta claire vision ainsi que l’adaptation des mots que tu as utilisé pour décrire ce sinistre personnage qu’est « Gbagbo Koudou je ne sais quoi, alias Cissé, alias Sylla ». J’aimerai apporter ma contribution pour éclairer davantage les lecteurs et plus particulièrement les frères ivoiriens qui versent des larmes innocentes et amères face aux turpitudes de ce personnage.

    Mais avant, j’aimerai féliciter le Président Blaise COMPAORE pour ce calme olympien, la retenue combien noble (officiellement du reste) qu’il a observé après cet affront de Koudou Gbagbo pour ne pas réagir. Ne dit-on pas que « Répondre au coup de patte de l’âne équivaut à se ramener au même niveau que lui ? ». Donc, bravo Excellence.

    Quand on sait que pendant des années, Mr. Le Président a consacré la majeure partie de son temps déjà suffisamment chargé par les réflexions, analyses et recherches de solutions nécessaires et utiles pour le développement de son pays et de sa population, pour voler au secours de ce pays frère qu’est la Côte d’Ivoire en feu ; feu allumé par le même Gbagbo. Je ferai appel à un adage burkinabé qui dit, je cite : « Quand la case de ton voisin brûle, aides à éteindre le feu car on ne sait jamais », fin de citation. Le Président COMPAORE a bien joué son rôle. Malheureusement, ce bon monsieur, ce lunatique lui a retourné une monnaie de singe. Il s’est comporté comme le « Chat qui piétine ses cacas après les avoir fait pensant les cacher au vu des autres. Mais ceci n’est pas grave car l’histoire lui donnera raison un jour.

    Pour revenir au sujet qui m’interpelle, j’attirerai l’attention de tout le monde sur un pan de l’histoire. Quand dans les années 1967 – 1970, une scission avait été engagée par un clan ethnique de la Côte d’Ivoire. Sans vouloir nommer qui que ce soit, cette nouvelle République en création devait se dénommer « La République révolutionnaire des Bété » et si je ne m’abuse, les Sécessionnistes avaient pour leur nouvelle République déjà défini les armoiries et même le drapeau. Etouffé dans l’oeuf à l’époque par une réaction énergique du Président Houphouët qui avait déclaré, je cite : « pendant mon règne et même après moi, il ne faudrait pas laisser ces gens-là parvenir au pouvoir. Ce sera grave pour le pays », fin de citation.

    Mais, comme l’homme est un éternel amnésique, les ivoiriens ont oublié cette mise en garde et ce qui était prévu arriva avec l’avènement de Mr. Koudou que nous avons reçu avec sa famille, hébergé, nourri et blanchi (il y a de cela une époque déjà) au pouvoir. Et les non-dits de l’époque ont vu le jour. C’est dire que le comportement de Koudou avait été déjà entrevu par les personnes averties de l’époque. Si on visite les personnes qui gravitent autour de lui (les membres de son équipe s’entendent), on constatera que les principaux potentats sont issus du « Groupe ethnique bété et ses sous-groupes ». Les quelques personnes de l’équipe qui ne sont pas des leurs, ne sont que des « mange-mil ». Alors, de quoi d’étonnant ?

    Quant à la réaction du Ghana allusionnée, je pencherai plus pour le réalisme que pour la couardise, tout comme le silence du Burkina Faso. En effet, il n’est un secret pour personne que le Groupe Akan va du Togo en Côte d’Ivoire et parmi eux, pour ne pas tous les citer, on retiendra les Ashanti aux Ghana, les Agnis et les Baoulé en Côte d’Ivoire avec pour tête unique, la « Reine Pokou » au Ghana. Et on sait quelle est la proportion des Ashanti dans la population ghanéenne. Ce n’est pas facile de tirer sur des frères, sur des cousins à moins qu’on ne soit un Gbagbo qui est un inhumain. C’est tout comme le Burkina qui partage avec la Côte d’Ivoire, des ethnies telles les Lobi, les Dagara, les Sénoufou etc. Que peuvent faire ces pays, pensez-vous ?

    Des propos narquois de Gbagbo et ses griots de piètre intelligence et de naïveté sociologique (merci pour l’emprunt de vos mots), il n’est pas difficile comprendre de quelle nature ils sont. Loin d’intellectuels dignes de ce nom, je les qualifierai de « lunatiques » tels Idi Amin Dada, Haïlé Mariam et j’en passe. Savez-vous que « Quant on n’a jamais eu un poulet, on amène le premier qu’on obtient au marigot pour le faire boire par peur que l’eau de la basse-cour ne le suffise pas. Et à force de le plonger dans le marigot pour assouvir sa soif, il fini par tuer son poulet ? C’est ce qui va arriver à Gbagbo et son équipe. Après avoir volé et détourné plus de 4 000 milliards de FCFA (sic : publications sur la toile) de l’Etat ivoirien, humainement, on comprendra qu’il est difficile d’en partir et laisser la poule aux œufs d’or. Après avoir tuer tant de personnes (voir depuis l’ère Guei), n’y a-t-il pas de quoi avoir peur de la suite, de demain ? Restons humains et comprenons cette peur bleue qui les anime sans pour autant leur pardonner pour leurs méfaits punissables.

    S’attaquer aux populations étrangères vivant dans son pays comme le prétendent Gbagbo, Blé Goudé et Djédjé, n’est qu’élucubration et chantage pour que les Dirigeants des pays de la CEDEAO lèvent le pied et les laissent faire. Brandir le spectre de la Guerre civile n’est qu’utopie. Pourquoi, alors qu’il dit avoir tous les militaires (loyalistes) acquis à sa cause, il fait appel à des mercenaires pour fouetter sa population ? Posons balle à terre et analysons. On se rendra compte qu’il n’y aura de guerre civile que entre la population ivoirienne et les mercenaires qui pour de l’argent sont venus endeuiller le pays. Leurs œuvres de déstabilisation politique, économique, sociologique et que sais-je encore auront une limite et les auteurs ne seront plus là pour « s’enjoyer »

    Le peuple ivoirien et les peuples des autres nations qui y vivent en symbiose avec les populations autochtones vivent aujourd’hui le martyr. Mais bientôt cela finira.

    Pour finir, j’emprunterai la déclaration d’une honorable personnalité pour confirmer, je cite : « Mettre le feu à un champ asséché n’est point difficile. Malheureusement, il y a beaucoup de criquets et de toutes sortes qui vivent dans ce champ ». Fin de citation

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  • Le 7 janvier 2011 à 14:41, par COMMON En réponse à : Pique de Gbagbo à Blaise : « Il n’est pas donné à tout le monde de se faire réélire »

    Bonne analyse en bonne réponse !!!!!!!

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