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Cinquantenaire du ministère des affaires étrangères : Une halte pour évaluer les acquis et mieux se projeter vers l’avenir

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso • • vendredi 3 décembre 2010 à 02h22min

La diplomatie burkinabè a 50 ans. Cet évènement majeur mérite un temps d’arrêt non seulement pour d’évaluer les acquis mais aussi pour dégager des perspectives nouvelles en vue d’une meilleure participation de notre pays aux relations internationales. C’est de là que le thème« cinquante ans de construction diplomatique et d’affirmation internationale » tire toute son importance. Introspection sur le parcours diplomatique de notre pays et réflexion profonde sur les défis auxquels nous devons faire face dans les décennies à venir, c’est le plat de résistance des journées consacrées à la célébration du cinquantenaire du ministère des affaires étrangères. La cérémonie officielle d’ouverture des activités a eu lieu le 2 décembre 2010 et se poursuivront jusqu’au 05 décembre.

En un demi-siècle, la diplomatie burkinabè a fait d’immenses progrès tant au niveau institutionnel qu’opérationnel. A l’extérieur le ministère des affaires étrangères et de la coopération régionale gère 28 ambassades répartis sur les cinq continents couvrant plus d’une centaine de pays et six consulats généraux établis essentiellement en Afrique et au Moyen-Orient. La diplomatie burkinabè rayonne et « les faits parlent d’eux-mêmes », comme l’a rappelé le premier ministre Tertius Zongo. Il faudrait maintenant que le peuple burkinabè sache le rôle et la contribution de la diplomatie au développement, à la stabilisation mais aussi au rayonnement de notre pays d’autant plus que la diplomatie est faite au nom du peuple. C’est l’intérêt de ces activités commémoratives du département ministériel des affaires étrangères, en prélude aux 50 ans d’indépendance du pays.

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale a saisi l’occasion pour saluer la mémoire des nombreux artisans de la diplomatie burkinabè aujourd’hui disparus mais qui ont contribué à l’édification de ce qui, à présent, notre fierté. Mention spéciale a été faite aux illustres devanciers présents dans la salle (anciens ministres des affaires étrangères, anciens ambassadeurs et anciens diplomates).

Alain Yoda, le ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale a aussi salué l’ensemble des membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays ainsi que les représentants des organisations internationales et inter africaines. Au nom de ses pairs, le doyen des ambassadeurs au Burkina, Richard Kodjo de la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au pays des hommes intègres et particulièrement à Blaise Compaoré pour ses efforts en faveur de la paix sur l’ensemble du continent.

Les 50 ans d’indépendance correspondent aussi à 50 ans de partenariat entre le Burkina et l’organisation des nations unies à laquelle la Haute Volta, actuel Burkina Faso a adhéré le 20 septembre 1960. « C’est donc 50 ans de parcours ensemble avec ses succès, ses acquis et ses contraintes ; mais surtout une volonté et un engagement partagé pour promouvoir les idéaux de notre organisation commune et de l’adapter aux enjeux et aux défis de l’heure », a souligné Pascal Karorero, le coordonnateur résident du système des nations unies au Burkina. « Dans le domaine de la paix et de la sécurité internationale, le pays s’est toujours employé à mettre ses capacités au service de la construction d’un monde de paix et de justice », a-t-il ajouté avant de réitérer le vœu de voir le partenariat fructueux entre le Burkina et l’ONU se consolider davantage au profit d’un développement durable.

Alain Yoda a également exprimé la reconnaissance du gouvernement burkinabè à tous les diplomates retirés des affaires publiques mais qui ont contribué à façonner l’image de notre pays et à raffermir son indépendance.

Au bout de cinquante ans, la diplomatie burkinabè engrange d’énormes acquis mais « beaucoup reste à faire », reconnait le patron de la diplomatie du pays des hommes intègres. Pour autant, Alain Yoda ne semble outre mesure s’inquiéter car convaincu que le Burkina dispose du potentiel requis pour relever les défis à venir. « Nous sommes dans un monde très changeant et de ce fait, nous devons permanemment adapter notre diplomatie », affirme Tertius Zongo.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 décembre 2010 à 10:05, par Alfred En réponse à : Cinquantenaire du ministère des affaires étrangères : Une halte pour évaluer les acquis et mieux se projeter vers l’avenir

    Pour ceux qui connaissent la diplomatie burkinabe, il est clair que sur cette photo et sur l’ensemble des activités comémoratives, il y a des personnalités de poids qui ont marqué incontestablement la diplomatie burkinabe mais qui ne sont pas invitées. Je voudrauis citer par exemple les amciens ministres des Affaires étrangères. Un homme comme Hama Arba Diallo qui a marqué la diplomatie du Faso et qui marque l’actualité aujourd’hui, pourquoi n’est-il pas présent ? a-t-il été invité ou bien du fait qu’il est de l’opposition on prèfère, comme c’est la pratique au Faso, le mettre de côté, ignorer ses compétences et sa contribution à la construction de la dilpomatie burkinabe. Pauvre Faso !

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  • Le 4 décembre 2010 à 00:49 En réponse à : Cinquantenaire du ministère des affaires étrangères : Une halte pour évaluer les acquis et mieux se projeter vers l’avenir

    Moi je voudrais profiter dire au Ministre des Affaires Etrangeres d’ouvrir l’oeil sur le service de traduction qui se trouve au sein du Minitere. De nombreux deals s’operent a ce niveau et les citoyens ne sont pas du tout satisfait des serices. Si le Ministere n’est pas competent pour assurer les services de traduction qu’il les confie au prive. Sinon il faut traduire les documents a temps ou a defaut, rembourser les frais de traductions au clients. J’ai payer 5000 F pour la traduction de mon document, je ne l’ai pas eu et on refuse de me rembourser mon argent. Cela ne peut pas continuer.

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