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Proverbe du Jour : «Et c’est parfois dans un regard, dans un sourire Que sont cachés les mots qu’on n’a jamais su dire» Yves Duteil

CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

Jamais occasion aussi propice que ce cinquantenaire ne se présentera aux Burkinabé pour se rabibocher avec leur passé en ayant notamment une meilleure lecture du rôle des fondateurs dont en particulier celui du premier président de notre pays dans l’avènement de la République indépendante et dans la caractérisation de la Nation. Tout a commencé avec Maurice Yaméogo. En effet, s’il a eu des devanciers qui ont admirablement déblayé le terrain, à l’exemple de ceux qui ont été à l’origine de la reconstitution de la Haute-Volta comme le Moro-Naba Saga II, Henri Guissou, de ceux qui ont pavé la voie vers l’indépendance comme Philippe Zinda Kaboré, Daniel Ouézzin Coulibaly…, il reste non seulement celui qui a proclamé la République, présidé à l’obtention de l’indépendance à travers des actes forts mais le patriote qui sans jamais verser le sang, s’est battu avant la lettre pour un développement durable en intégrant la thématique de ce combat avec des actions visibles dans les domaines suivants :

l’Eau, le Genre, l’Education, la Santé, la Souveraineté alimentaire, les Infrastructures, un précurseur en somme. Et de sa patrie, l’homme en restera possédé jusqu’à sa mort (interviews de ses petites-filles, Annouchka Yaméogo/Stanzler dans ‘Le Quotidien’ N° 89 du 12 juillet 2010 et de Me Ivatchka Yaméogo/Warner, dans ‘San Finna’, n° 575 et 576). Rien d’étonnant à cela puisque c’est lui qui, en 1958, a proclamé la République, refusant des accords de coopération léonins
au travers desquels serait notamment perpétuée la présence de bases militaires françaises dans une Haute-Volta qu’il ne voulait pas seulement indépendante de nom.

L’Etat en Afrique est rarement né en même temps que la Nation. Le père de l’indépendance s’est donc efforcé, tant bien que mal, de rassembler les futurs Burkinabé, les Voltaïques de l’époque, de leur insuffler un vouloir-vivre collectif, le sentiment d’avoir un passé et un avenir communs.

CE DONT ON PARLE LE MOINS

C’est en s’investissant dans le domaine de l’Education, de la Santé, de l’Eau, construisant à tout va barrages, ponts, c’est en donnant une grande place à la mise en valeur des bas-fonds, à la plantation d’arbres, à la recherche minière…, qu’il s’est ainsi appliqué à mettre au travail les citoyens afin de donner des bases solides à leur commune patrie (L’Observateur Paalga du 06 août 2010 : « En ces jours où nous soufflons les 50 bougies de l’indépendance de notre pays, nous ne pouvons qu’avoir une pensée pour feu le Président Maurice Yaméogo, qui en a eu l’initiative dès 1960. Ceux d’un certain âge se souviennent encore de son message, diffusé tous les soirs après le journal parlé, invitant les gens à planter chacun un arbre. Lui-même en a donné l’exemple le jour de l’indépendance »). Clin d’œil aux écologistes et autres environnementalistes !

C’est pour mener à bien ce travail d’édification nationale qu’il a très tôt voulu constituer une Armée nationale, conscient qu’il était que dans un environnement soumis aux lois de la bipolarité mondiale, au jeu des influences et des dominations, il le fallait pour assurer à tous la sécurité et protéger les assises fragiles du nouvel Etat (« Le Président Yaméogo a mis un point d’honneur et les moyens pour se doter d’une armée digne de l’idée qu’il avait de lui-même et de son pays », ‘Militaires et militarisme en Afrique : cas du Burkina Faso’ du Professeur Basile Guissou, cf Extraits en Encadré).

Une Armée nationale certes mais sans éveiller de vieilles peurs et sans ignorer l’impératif de l’intégration sous régionale. C’est pour cela qu’il a lutté de toutes ses forces pour la double nationalité avec la Côte d’Ivoire, mesure qui devait s’étendre aux autres Etats du Conseil de l’Entente.

Mais toute cette œuvre n’aurait pas été suffisamment protégée, le sentiment national enraciné s’il avait laissé perdurer les pratiques rétrogrades dans le domaine du Genre et de la différenciation ethnique. Une Haute-Volta une et indivisible, fière et orgueilleuse, réunie sous la devise « Unité, Travail, Justice » ne pouvait plus s’accommoder du maintien de l’ethnie Bella dans les liens de l’esclavage, ni continué de tolérer que les serviteurs hommes restent entravés, coiffés et vêtus comme des femmes. La nouvelle nation ne pouvait pas davantage admettre que des femmes portent toujours des bracelets

de sujétion, soient bannies pour sorcellerie, soient interdites d’école et soumises aux 04 volontés des hommes parce qu’incapables au sens juridique du terme. Courageusement, il a fait voler en éclats des croyances, des pratiques séculaires voire millénaires, en ce domaine. Ainsi, au cours d’un meeting à Ouagadougou le 28 Novembre 1961, il demanda la libération de la jeune fille voltaïque et l’abolition de l’institution du « saponé » (mariage forcé). Une révolution en quelque sorte pour permettre la naissance d’un nouveau monde ! Comment peut-on d’un point de vue historique, scientifique, évoquer la question Genre sans ce pèlerinage aux sources ?

CE QU’ON RESSASSE

C’est vrai qu’il a prôné et pratiqué le parti unique mais le sait-on, en reconnaissant qu’il n’était pas le modèle parfait devant s’appliquer irrémédiablement ? « Les USA, pendant 60 ans, lorsqu’ils ont recouvré leur liberté, ont constitué un parti unique…. Dans 20 ans, 30 ans, 40 ans, quand nous ne serons plus, et quand notre pays sera économiquement développé… on pourra créer 2, 3, 50, 100 partis même » (propos tenus pendant la campagne électorale de 1965, à Tougan).

Des frasques, « Maurice » en a commis comme son remariage précédé d’un divorce d’Etat sujet à caution et suivi d’un voyage de noces au Brésil à Copacabana dans une atmosphère à couper au couteau avec l’Eglise. Des congédiements de ministres sans égards, des mots à l’emporte-pièce inutilement excessifs à l’endroit des chefs, des communistes, des marabouts…, c’est pas des bobards : il en a usés ! C’est également une réalité qu’il n’a pas été ce qu’on pourrait qualifier « un tendre » pour ses opposants : certains ayant connu la prison, la mise en résidence surveillée, d’autres ayant préféré le chemin de l’exil pour éviter l’enfermement. Mais sauf pour un Maxime Ouédraogo, cela n’a jamais véritablement duré.

Cependant, l’un dans l’autre, malgré encore une fois son caractère souvent emporté, sa vie privée comme publique marquée par des débordements voire même des excès, on ne saurait à tout jamais les consacrer comme les seuls actes de sa présidence et s’acharner à faire peser à jamais sur lui et ses descendants, une chape d’opprobre.

Ce serait oublier que bien d’hommes d’Etat ont fait pire dans les travers et moins dans le service à la nation sans mériter d’être ainsi ostracisés par l’Histoire. Ce serait ignorer que l’homme de Koudougou savait faire montre d’humilité extraordinaire en reconnaissant ses limites (« Ceux qui sont plus instruits que moi, qui sont agrégés, licenciés, etc… se disent ‘Mais comment se fait-il que c’est celui-là qui est Président et pas moi ‘ ?... Ce que Dieu a décidé, personne n’y peut changer quelque chose. Moi-même, je n’ai jamais rêvé que je serais Président de la République. … C’est pourquoi je demande à ceux-là, puisqu’ils sont instruits, de venir nous aider, nous les primaires, à faire encore davantage pour nos frères. Il faut qu’ils viennent mettre leur savoir, leur culture, au service du pays » (propos tenus lors de la campagne présidentielle de 1965 à Ouahigouya). Mais ignorer son action ce serait surtout faire mentir l’Histoire au regard de ce que nous venons d’exhumer.

POURQUOI ET COMMENT RETABLIR LA BALANCE ?

Cependant, si les bonnes actions de l’homme sont peu connues, c’est en grande partie parce que beaucoup d’acteurs ou de témoins du 03 Janvier ont empli cette date de leurs rêves comme les Sans-culottes l’ont fait en France de 1789 et aussi de leur rancune et ambitions personnelles, s’efforçant de gommer (comme les Girondins, Montagnards et autres Thermidoriens) jusqu’à l’existence de l’ « Ancien régime ». Des générations ont si bien subi le jeu de cet écrasement que l’objectif semblait quasi-atteint.

Il le semblait d’autant plus qu’avant de se prendre au jeu, l’Armée nationale de son côté avait comme développé une mauvaise conscience puisqu’en acceptant le transfert des pouvoirs en 1966, elle donnait ainsi le sentiment d’avoir, sinon commis le parricide, renié le Père. D’où pour elle, la difficulté de contrer tous ceux qui voulaient frapper l’ancien président d’infamie définitive, plomber dans l’oubli ses actions positives ; d’où la gêne des militaires de devoir, à chaque commémoration de la naissance de l’Armée, rendre un vibrant hommage au père.

Elle se taisait, laissant les dévoyeurs de notre passé, frapper de déchéance paternelle le fondateur de l’Armée nationale et en attribuer la naissance à d’autres : tantôt à Georges Bamiba Nébié, qui quel que soit son courage dans l’avènement de l’Armée nationale, n’en était pas moins le Ministre de la Défense de Maurice Yaméogo, travaillant sous ses ordres, tantôt à une loi votée par l’Assemblée nationale présidée par Begnon Damien Koné, quand bien même on savait que cette assemblée avait pour cela été saisie par un projet de loi émanant du gouvernement de Maurice Yaméogo. A force, ayant pris goût au pouvoir, elle finira elle-même par s’aligner au nombre des adversaires politiques, se refusant à accorder la pleine restitution de ses droits, de son vivant, à un homme qui avait payé jusqu’aux fautes non commises pour ne pas compromettre ses propres ambitions. Bref, il faut sortir de ces faux jeux, de ce trouble à la personnalité de la nation d’autant plus que l’homme s’en est allé.

La célébration de ce 05 août du cinquantenaire, à bien des égards, en faisant une place inhabituelle au père de la République et de l’Indépendance, montre que les choses peuvent évoluer en ce sens, et ce n’est pas l’Observateur Paalga qui nous démentirait, qui vient, en son édition du 06 août dernier, après avoir repris des propos de Maurice Yaméogo au moment de la proclamation de l’indépendance, de conclure en ces termes : « Ainsi donc avait parlé l’homme court de Koudougou, Maurice Yaméogo, à qui tous les Burkinabè d’hier et d’aujourd’hui doivent un vibrant et éternel hommage ». Sachons d’ici le 11 Décembre 2010, dans ce contexte de thérapie nationale, en prendre de la graine pour des mobilisations plus utiles au pays mais aussi pour mieux servir notre mémoire historique.

CY

San Finna

Vos commentaires

  • Le 12 août 2010 à 01:27, par Bouba En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Maurice Yameogo est le 1er président mais il n’est pas le père fondateur au vrai sens du terme. Il n’a pas été vraiment celui qui a lutté pour l’indépendance.

    De même des gens comme Gérard Kango Ouédraogo ont, à l’époque dans un 1er temps, mis les batons dans les roues en s’opposant à l’indépendance immédiate reclamé par le camp de Joseph Ki-Zerbo.

    Les vrais meneurs pour l’indépendances étaient Daniel Ouezzin Coulibaly, Nazi Boni, Josephe Ki-Zerbo, dans une certaine mesure Philippe Zinda malheureusement parti très tôt, etc.

    Maurice Yaméogo a seulement profité d’une situation. Aujourd’hui, on parlerait de traite ou de gâteau. Il a trahi un camp pour aller dans l’autre camp et a été récompensé.

    À l’époque, à la veille des indépendances, après les élections lédislatives de 1956, il y avait 2 camps qui s’affrontaient. Le camp de Nazi Boni qui préside l’Assemblée teritoriale après avoir remplacé Yalgado Ouédraogo décédé et celui de Ouezzin coulibaly qui dirigeait le gouvernment. Le camp de Nazi Boni qui avait la majorité d’1 voix seulement à l’Assemblée a voulu faire tomber le gouvernment en refusant de voter le budget proposé par le gouvernement dirigé par Ouezzin Coulibaly (motion de censure).

    Maurice yaméogo qui était dans le camp de Nazi Boni a alors trahi le camp de ce dernier pour aller dans le camp des Ouezzin Coulibaly pour leur permettre d’avoir la majorité pour faire passer leur budget. Et pour le récompenser il fut propulsé ministre de l’intérieur, un poste très important à l’époque, en quelque sorte le nO 2 du même coup.

    La suite, on la connait : à la veille des indépendances en 12958, Ouezzin coulibaly qui devait logiquement être le père de l’indépendance et le premier président meurt dans des circonstances peu élucidées. Maurice Yameogo, le no 2 de l’époque après avoir trahi son camp, lui succède et devient donc le 1er president. Voilà l’histoire.

    Les historiens le savent même si certains peuvent tenter de falsifier l’histoire à des fins poilitiques.

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    • Le 12 août 2010 à 15:52 En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

      Je pense que vous allez trop vite en besogne. Qu’ appelez père fondateur. Reconnaittre le mérite de Maurice Yaméogo ne diminue pas le mérite de Ouézin Coulibaly. Et puis Trahison de NaZi Boni ou pas la politique à toujours été un jeu d’alliance en fonction de ses convictions propres. Est ce que parceque vous avez préféré Pière à Paul, Vous n’êtes pas un patriote. Autrement il y’aura tres peu de patriotes dans ce pays. Celui que vous dites qu’il n’a pas lutter pour l’indépendance de ce pays est celui qui à oser dire non à l’armée Française.Ils n’étaient pas nombreux à l’époque. Les falsificateurs de l’histoire se connaissent. Et Eux seul connaisent les raisons de leur falcification.

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    • Le 13 août 2010 à 16:56, par moaga En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

      merci pour le cours d’histoire. Mais reconnaissons humblement son action pour la quête de notre liberté.

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  • Le 12 août 2010 à 08:58, par Kate En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Bonjour,

    CC’est une très bonne chose de reconnaitre le merite, mais i il n’est pas le seul voyons. Il y a d’abord Daniel Ouezzin Coulibaly et autres. Peut-être que c’est par oubli, mais il est bon aussi de leur être reconnaissant car ils ont quand même marqué l’histoire de ce pays.
    En fait notre histoire a été beaucoup falsifiée, si nous voulons être honnête avec l’histoire les gens seront ebahis.
    Donc penchons-nous un temps soit peu vers ces gens là. Je pense que c’est l’occasion de rehabiliter tous ceux qui ont marqués l’histoire de ce pays sans disctinction afin qu’il n’y ait pas de rancoeur.

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  • Le 12 août 2010 à 10:27, par cheick En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    c’est correct : le monsieur n’était pas un ange mais il a fait de bonnes choses, il n’y a pas eu de sang sous son règne et le sort qu’on lui fait aujourd’hui est injuste.

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  • Le 12 août 2010 à 10:37, par yeral dicko En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    y’a t-il quel mérité a aller s’aligner en queue lue-lue pour prendre l’indépendance(togo,benin,niger,haute-volta et cote d’ivoire entre le 1er Aout et le 7 Aout)et vouloir nous dire que c’est de hautes luttes !Maurice a chasser l’Armée française ok(bien qu’il faut relativiser)mais il a remit le pouvoir à l’Armée voltaïque depuis 1966 et ça personne n’en parle !!!

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  • Le 12 août 2010 à 12:15, par taaryam En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    C’est vrai que de gens ont travaillé pour salir la mémoire du prémier président. On a l’impression même qu’il a faire pire que ceux qui ont tués des gens.Peut être les intérêts individuels ont pris pas sur la réalité.C’est ainsi pour un certain nombre de fondateur des nations.Tu n’a pas entendu houphouet voleur. C’est comme ça. Mais quoi qu’on dise, les soi disant créateurs de l’armée et autres ont travillés sous ses ordres. On lui doit qu’a même un profond respect.

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  • Le 12 août 2010 à 14:56, par oumou En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    nous sommes maintenant mature nous pouvons en sérénité regarder notre passé.

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  • Le 12 août 2010 à 14:58, par alain En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    maurice yameogo c’est le pere de l’indépendance. il faut le lui reconnaitre.

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  • Le 12 août 2010 à 15:01, par yamba En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    tres bon article. agréable a lire. j’ai beaucoup appris.

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  • Le 12 août 2010 à 15:04, par baldé En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    on va tout lire mais l"histoire la vraie est en marche. il ne s’agit pas ici de politique mais seulement de vérité.

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  • Le 12 août 2010 à 15:07, par jean En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    merci pour cet écrit. ça nous change un peu des propos plein de haine et de contre vérité.

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  • Le 12 août 2010 à 15:10, par saul En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    voila in papier qui boulverse plein d’idée reçues. ça va énerver mais c’est bien. il était temps.

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  • Le 12 août 2010 à 15:15, par amidou En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    c’est propre. maurice repose en paix.

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  • Le 12 août 2010 à 15:19, par polo En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    pourquoi chercher ainsi a maquiller l"histoire ? monsieur l’administrateur du site vous aussi ne laissez pas propager les fausses nouvelles.

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  • Le 12 août 2010 à 15:22, par awa En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    personne ne dit qu’il a été le seul. il faut relire le texte. ce qui est demandé c’est qu’on lui reconnaisse sa part. c’est tout.

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  • Le 12 août 2010 à 15:23, par maul En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    a cesar ce qui est a cesar a dieu ce qui est a dieu.

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  • Le 12 août 2010 à 15:40 En réponse à : INQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    C’est toujours bien de nous faire revivre les moments forts de notre chère patrie.Dites nous surtout la vérité ,interrogé les vétérans de l’époque qui sont toujours vivants, cela nous évitera de commettre certaines erreurs fâcheuses.félicitations pour l’article et du courage.

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  • Le 12 août 2010 à 16:08, par daniel En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Beaucoup de gens répètent comme des perroquets des interprétations de notre histoire. Parler de trahison à chaque fois lorsqu’on évoque Maurice Yaméogo, c’est un exemple palpant. Ils ne savent pas, tous ces gens, que c’est à la suite d’accords pris à yamoussoukro avec houphouet, désireux de voir daniel ouézzin coulibaly s’installer en haute-volta, que dans le gouvernement formé par ouézzin, sont entrés les dorange, les gérard, les maurice. Ceux qui ont trahi ou qui ont tenté de le faire, ce sont ceux qui, revenant sur leur promesse faite devant houphouet, ont décidé de renverser ouézzin. Ce dernier a été bien heureux que maurice et son groupe respectent leur engagement ; il ne pouvait pas ne pas souhaiter que maurice lui succède pas seulement parce qu’ il avait respecté sa parole mais parce qu’il avait été celui qui a travaillé, en tant que ministre de l’Intérieur, pour assurer l’implantation du RDA dans le Plateau Mossi.

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  • Le 12 août 2010 à 17:34, par Bouba En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Rassurez-vous, je ne suis pas un poiliticient. J’ai voulu seulement apporter un éclairage afin qu’on ne continue pas de falsifier l’histoire. Maurice a été le 1er président et à cet égard, il a droit à de la considération, je ne le nie pas. Traitre ou pas traitre, ça dépend également de la lecture de chacun. Mais malheureusement il faut reconnaitre :

    1) Que Maurice Yaméogo n’a pas joué un role majeur dans la lutte pour l’indépendance. Seulement il était là au bon moment après avoir changé de camp, et après avoir été récompensé pour cela. C’est l’un des 1ers nomades politiques dans l’histoire de notre pays. Certains comme Joseph Ki-Zerbo ont joué un rôle majeur dans la lutte pour l’indépendance même s’il n’était pas dans une gouvenement.

    2) La lutte pour l’indépendance a commencé plusieurs années avant 1960 et en réalité Maurice Yaméogo n’a pas été parmi les meneurs. À ce titre, on ne peut pas le comparer à certains qui sont à la fois pères fondateurs de l’indépendance et 1er présidents : Houphouet Boigny (CI) Modibo Keita (Mali) Kwamé Nkruma (Ghana), Leopold Séda Senghor (Sénégal), Amani Diori (Niger),etc.

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  • Le 12 août 2010 à 20:19 En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Ai mr bouba, C’est votre point de vu et votre lecture de l’histoire,c’est votre droit le plus absolu. Mais nous craignons fort que votre vérité ne concerne que vous seulement. Y’a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir.

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  • Le 13 août 2010 à 12:08, par kougouara En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    Personne en afrique n’à pu chassé les colons Européens,c’est eu qui enseignent l’Afrique ,et nous avons seulement des répétiteurs dans nos états, pas de savants, pas de politiciens,pas de militaires pas de commercants meme pas de Président ou de ministre tous t’est dictée par les colons de l’autre coté aucun etat n’est indépendant.pas constitutions républicaines comme souhaité Si nos pères ces tirailleurs se reveillaient qu’elle honte pour ces génerations d’africains qui parlent sans pensé aux impots de capitation qui ont servi à laver leur serveaux aujourd’hui ils sont des medecins de grands professeurs ils oublient l’orphelin et la veuve le Dieu qu’il prie est Blanc et sans pitié ,parlé d’indépendence en Afrique non autre chose pas cela parlons de la forme de cession de fouet aux africains pour se fouetter ils sont payé ceux la nos fréres pour détruire l’Afrique ses langues sa culture sa terre sinon allez y comprendre que la copie est flou quelque part voyer les leur démocratie voyer meme aux USA et entre Nous ? Martin Luther King Son GRAND REVE.
    Dieu d’Afrique réveille toi car les démon sont a ton cheveuil

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  • Le 25 août 2010 à 16:45, par moulaye En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    bouba, maurice yaméogo n’a jamais dit qu’il a été l’homme qui a le plus lutté pour l’indépendance. Il n’était qu’un citoyen parmi d’autres. maintenant, s’il a viré de bord, c’est pour la bonne cause, parce qu’il a tenu parole : soutenir le candidat Ouézzin Coulibaly. Oui, il faut réhabiliter totalement maurice. Et Blaise devrait le faire, lui qui lui a déjà restitué ses droits

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  • Le 13 septembre 2010 à 23:59, par scarlet En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    C’est choquant d’entendre des espèces du genre Bouba raisonner de la sorte de nos jours.Je me demande de quelle génération il est,et ça ne m’étonnerais pas qu’il ne soit de ceux qui ont mis le pays en retard le 03/01/1966 en racontant des mensonges au peuple voltaïque de l’époque . C’est le PR MAURICE YAMEOGO qui a proclamé l’indépendance de la HAUTE VOLTA le 5 aout 1966 ; ça au moins bien clair. Les BURKINABES devraient donc lui rendre un hommage mérité lors du cinquantenaire le 11 décembre à BOBO DIOULASSO.

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  • Le 14 septembre 2010 à 00:58, par coulbi En réponse à : CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES : RENDRE JUSTICE A MAURICE YAMEOGO

    quelque soit les opinions des uns et des autres, il faut reconnaitre que cet homme malgre ses erreurs (nul n’est parfait) a le merite d’avoir aime son peuple en evitant une effusion de sang un certain 3 janvier, en rendant le pouvoir a l’armee. combien de presidents ont eu a le faire depuis nos independances en afrique ?

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