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ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

Accueil > Actualités > Opinions • • mercredi 21 avril 2010 à 03h23min

Trois pays africains, tous subsahariens ont en commun, en ce moment, qu’ils envisagent tous la même chose : la question cruciale de la démocratie et partant de l’alternance en politique. Et il s’en dégage trois visions différentes.

Tout d’abord, le Mali. Conformément à ce qu’il avait promis à ses compatriotes, à l’occasion de son message du 31 décembre 2009, le projet de réformes politiques promises par le chef d’Etat malien est entré dans une phase cruciale, avec la présentation détaillée du rapport du Comité d’appui aux réformes institutionnelles. Un vaste chantier politique, élaboré par un comité d’experts, et dont la visée finale est de renforcer la démocratie dans ce pays, tout en améliorant l’efficacité de l’Administration. Fait d’importance cependant, la réforme ne touche pas au mandat présidentiel qui est de cinq ans renouvelable une fois. On en retire un corollaire capital : ATT qui avait ouvertement dit qu’il n’envisagerait pas un troisième mandat, a bel et bien décidé de tenir parole. Et il n’y aura pas au Mali, de tripatouillage constitutionnel. Ce pays-là, assurément, s’élève, et bien somptueusement.

Autre pays, autres mœurs. A l’autre bout du continent, dans la corne de l’Afrique, Djibouti. Et là, une autre manière de penser, une autre philosophie au sujet de ce même concept de l’alternance. Le parlement djiboutien vient d’ouvrir un vaste boulevard au chef d’Etat actuel, Ismaël Omar Guelleh. A l’unanimité, les députés djiboutiens ont voté une réforme de la Constitution autorisant le chef de l’Etat à se présenter à la prochaine présidentielle prévue en 2011. Les parlementaires auront parlé par anticipation pour le chef, puisque Omar Guelleh lui-même n’a pas encore ouvertement déclaré qu’il serait candidat à la présidentielle à venir. Qui plus est, ses partisans parlent pour lui : "Le président de la République a des acquis importants et nous sommes convaincus qu’il reste des chantiers importants à faire et à entreprendre". Une chanson bien connue et que l’on a du reste tout récemment entendue, du côté de Niamey. En place depuis belle lurette, de toute évidence, Omar Guelleh n’a aucune envie de rendre le tablier. Pour lui et ses laudateurs, il est l’homme providentiel et entend le demeurer. Mais Djibouti, sous sa conduite, démocratiquement parlant, recule, et pire, s’enfonce.

Mais, tout bien considéré, Mali et Djibouti ont à tout le moins le mérite de la clarté du choix : le premier, résolument, opte pour un ancrage de l’alternance démocratique. Le second, tout aussi résolument, opte, si l’on lit bien ses textes, à conserver son Omar Guelleh au pouvoir au moins jusqu’en 2026.

Entre les deux positions, se trouve le Pays des hommes intègres qui hésite, balance et peut-être ne sait plus sur quel pied danser. Le débat sur la question de l’alternance politique y fait rage, même si officiellement, rien n’en est dit. Il s’est trouvé des hommes proches du pouvoir de Blaise Compaoré pour appeler à une révision de la Constitution, notamment à une modification de l’article 37 dans le but de permettre au grand Sachem de pouvoir se présenter autant de fois qu’il le souhaitera à la magistrature suprême. Mais tous l’ont fait à titre individuel. Les arguments ne leur manquent pas. Pour les uns, lorsque la providence vous fait cadeau d’un être si exceptionnel, ce serait du gâchis que de chercher à s’en séparer un jour, fût-ce pour raison d’alternance politique. Pour d’autres encore, ce fameux article 37 ne serait pas sacré au point que l’on se défende de le toucher un jour, si l’intérêt du peuple l’exige.

En face, se dressent ceux qui refusent la modification, fût-ce d’un iota, d’une loi fondamentale qu’ils trouvent d’une sacralité absolue et que pour rien au monde ils n’accepteraient qu’elle soit un jour "charcutée". Sont de ceux-là, les "pétitionnaires" qui ont fait le pari de réunir 30 000 signatures contre la modification de l’article 37. Il faudra attendre pour savoir qui des deux camps aura "raison" ou l’emportera sur l’autre. Pauvre Afrique où le débat sur la démocratie se décline en plein 21e siècle, sur la base de plusieurs vitesses ! ATT en confirmant qu’il abandonne le fauteuil présidentiel, ainsi qu’il l’avait promis, respecte la parole donnée, honore son pays et quelque part, donne l’occasion de penser que sur le continent noir, existent, envers et contre tout, des pays qui, par leur exemplarité démocratique, indiquent la voie et donnent des raisons d’espérer que tout n’est pas perdu. Heureusement.

Car, après tout, que signifie cette boulimie de révisions et de réformes constitutionnelles dans le but de rester ad vitam aeternam au pouvoir ? Le chef d’Etat au pouvoir qui refuse de le quitter estime-t-il qu’il est providentiel au point que le pays qu’il dirige disparaisse si d’aventure un autre que lui devait tenir les rênes ? Et que signifient toutes les gesticulations des zélateurs impénitents, grands laudateurs du prince devant l’Eternel qui se font forts de convaincre le chef que lui seul mérite de gouverner, de régner, de commander ? Il faudra arrêter de pleurnicher sur le sort de cette Afrique qui souffre des affres du sous-développement, qui tarde à s’arracher des griffes du néo-colonialisme.

Car, ce sont là autant de considérations hypocrites si tant est que les Africains refusent de régler la vraie question de la démocratie qui se traduit éminemment par l’alternance politique. C’est à l’envi que l’on répète que bien que le continent noir soit d’une richesse exceptionnelle, on manque de comprendre qu’il continue de croupir dans une misère matérielle si crasse. L’équation connaîtra un début de résolution le jour où les Africains se persuaderont qu’il faut à la tête de leurs pays, des hommes sains, capables d’abnégation et de vista politique, de véritables visionnaires passionnés du vrai devenir de leurs peuples et de leurs nations respectifs. Ceux-là ne rêveront pas d’éternité au pouvoir. Et une autre Histoire alors se dessinera pour tout un continent. Pourvu seulement qu’il ne s’agisse pas là d’un vœu pieux.

"Le Pays"

Vos commentaires

  • Le 21 avril 2010 à 08:05, par Trilala En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Excellente analyse de la situation actuelle ou de l’alternance démocratique en Afrique même si vous a été un peu sévère envers mon pays. Car vous avez bien dit qu’en matière de démocratie, Djibouti recule et pire s’enfonce un peu plus sans tenir compte les défis à réaliser, les enjeux qui existent en ce moment dans une région très tourmentée. Pour se pas se référer de la célèbre citation de l’ancien sélectionneur français Michel Hidalgo on ne change pas une équipe qui gagne. L’actuel numéro un Djiboutien a réussi à redémarrer l’économie du pays et surtout à gagner la confiance de grands investisseurs européens ou arabes. C’est vrai je suis parfaitement d’accord qu’il reste beaucoup de réformes à entreprendre dans plusieurs domaines et qu’il est impératif de corriger certaines erreurs, de combler les lacunes mais il faut savoir aussi donner du temps au temps pour faire avancer la jeune démocratie Djiboutienne sans forcer droit dans la muleta. A bon entendeur !

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    • Le 21 avril 2010 à 23:40, par bouh En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

      je suis trés touché par l’article du journaliste.
      sinon je suis embarasé par la réaction de ce internaute qui compare une équipe de foot et une équipe gouvernemental(qui de meme n’a rien de triomphal dans son palmarès).
      si le maintien d’IOG se justifie par la nécessité de la situation et la volonté du peuple, pourquoi n’a t-il pas soumis l’amendement de la constitution au peuple(vote de citoyen(ne))au lieu de le soumettre à ses gouroux qui ne representent personne(parlement)et qui n’ont eux meme pas le choix de dire non, chantage et cadeau obligent ?
      à mon sens une seule chose justifie le maintien d’IOG : vu qu’il n’a rien fait de positif à son peuple(et meme quelques dossiers ailleurs)il préfère mourir sur la trone que d’avoir un rendez vous trés connu de ce genre d’homme avec l’histoire surtout avec la justice.

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    • Le 22 avril 2010 à 17:13, par Taha En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

      Nous avons encore en Afrique noire des potentats, des filous ou escrocs sans scrupule et on veut nous faire croire que ce continent (Afrique noire disons) serait sur la bonne voie de développement ?

      À mon avis, ce n’est pas question de voir l’Afrique noire comme une simple bénéficiaire du "bien-être social" ; il est plutôt question de doter ce continent des vrais dirigeants. Des dirigeants capables de prendre soin de toute la population et non seulement les gens de sa tribu. Aussi, que l’Occident arrête de lui imposer des dirigeants qui font uniquement son affaire et non celle de la population de la place.
      L’Afrique d’aujourd’hui fait face à un manque d’envergure : il lui manque des dirigeants appelés des nationalistes. Bien dommage...

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  • Le 21 avril 2010 à 09:01, par BENJO En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Oui,c’est de ces genres d’articles très objectifs,très éclairants dont le Peuple a besoin,oui des articles qui nous montrent des exemples et expriment la volonté de la majorité de la population.

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  • Le 21 avril 2010 à 10:01, par Patriote Saint En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Très belle analyse !
    Ce sont des écrits comme ça qu’il faut vulgariser car c’est plein d’honnété et d’objectivité !

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  • Le 21 avril 2010 à 10:11, par Joth En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Mais dites-moi, qui est à la base de l’aternance ? Le peuple ou la loi ? La loi ne fait que dresser un format général. En cela elle peut participer à la survenance de l’alternance. Mais en aucun cas, la limitation du mandat en soi ne saurait provoquer l’alternance. Comme la non limitation ne saurait empêcher l’alternance.
    A mon avis, il serait davantage utile de conscientiser davantage le peuple sur l’arme dont elle dispose (le bulletin de vote) et surtout son utilisation judicieuse. Ce droit citoyen pourrait conduire à l’alternance. Arrêtons de nous diaboliser les uns les autres et cela, pour l’intérêt de notre pays.

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    • Le 21 avril 2010 à 18:43, par Hess En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

      Je vais vous dire. La loi érige des gardes-fous et crée un mécanisme d’alternance car l’alternance est utile à la démocratie. L’obtention d’un second mandat est du ressort de ce que vous dites. C’est le bulletin de vote qui est l’élément majeur. Mais les démocraties estiment qu’au bout de l’éventuel second mandat l’alternance est nécessaire. car quoiqu’on dise, à la présidence il y a quand même une réelle déconnexion avec la réalité de la population qui est très changeante... Pour que ça demeure un pouvoir du peuple il faut que les règneants proviennent régulièrement du peuple. (Même en Chine on alterne !!!)

      Autre chose que la limitation par la loi a vu et que beaucoup de gens ne disent pas, c’est la difficulté réelle, même dans une vraie démocratie, à battre celui qui est en poste depuis un certain temps. Cela n’est nécessairement dû à la fraude mais c’est plus facile pour celui qui a le pouvoir de le conserver qu’à celui qui ne l’a pas de le conquérir.

      Ceci explique qu’à travers le monde, il soit rare qu’un opposant gagne un président sortant... C’est cela est encore plus vrai dans les systèmes de suffrage universel direct. Dans les fonctions qui n’exigent pas de limitation de nombre de mandats, ce n’est pas rare de voir en Europe comme en Amérique des députés, des senateurs ou des maires qui sont en poste de puis des décennies !

      Conclusion : le bulletin et la loi sont à la base de la nécessaire alternance. Le second mandat dépend du bulletin.

      Salut à vous,
      Hess

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      • Le 22 avril 2010 à 17:58, par Joth En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

        Nous disons tous presque la même chose c’est que je mets beaucoup plus l’accent sur la conscientisation du peuple à user de son droit (le bulletin). Nous avons tous un rôle à jouer dans ce sens pour consolider et péreniser la démocratie dans notre pays.
        Quant à votre secon développement, de nombreux exmples prouvent que l’on peut aisément battre à la régulière le Président sortant. Référez-vous simplement aux démocraties "modernes".
        Je suis d’autant plus édifié de ce débat qui ne se limite plus à disboliser Paul ou Pierre mais qui particpe de plus en plus à élever le niveau de compréhension des citoyens. Mais malheureusement combien y participent ? D’où l’importance du rôle que nous avons à jouer dans ce sens que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur.
        Merci beaucoup et que Dieu vous bénisse.

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  • Le 21 avril 2010 à 10:43, par Paris Rawa En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    1- "Le temps et l’énergie que vous mettez à vous maintenir au pouvoir, vous ne les mettez pas à travailler et à développer votre pays" C’est ce qu’affirmait Sarkozy pour justifier la limitation qu’il a faite inscrire dans la constitution française à 2 quinquennats pour le mandat présidentiel. Ce n’est que juste du bon sens !

    2- La limitation du nombre de mandats a plusieurs avantages :

    - Le président limite son action pour être plus efficace afin de pouvoir présenter un bilan sérieux au bout de 10 ans. Ainsi il se préoccupe d’avoir un bon bilan au lieu de perdre son temps en disputes inutiles et en manigances de toutes sortes pour écarter ses "rivaux" dans l’opposition et au sein de son propre parti afin de s’assurer de pouvoir être toujours réélu d’un mandat à l’autre.

    - La limitation produit une garantie objective d’alternance pacifiée et aide le débat politique à ne pas trop se focaliser sur la personne mais sur son programme politique. Et ainsi, avec ce respect des personnes, davantage de gens sérieux et de grande valeur (qui n’ont pas envi de se faire insulter pour rien comme c’est le cas maintenant) peuvent s’intéresser à la politique pour faire avancer leur pays.

    - La limitation du mandat présidentiel évite aux autres candidats à la présidence, qu’ils soient du parti au pouvoir ou de l’opposition, de gaspiller trop d’énergie pendant des décennies pour évincer celui qui se maintient au pouvoir. Sinon ces candidats parviennent au pouvoir trop fatigués ou ayant usé leur lucidité dans un long combat pour le pouvoir. C’est un peut le cas pour Me Wade au Sénégal et Gbagbo en CI quand ils sont arrivés enfin au pouvoir...

    - La régularité de l’alternance lié à la limitation du mandat présidentiel entraine le renouvellement de la classe politique et poussent les candidats à se préparer sérieusement à gouverner efficacement car ils savent que s’ils ont la chance d’arriver au pouvoir, ils auront une durée limitée pour faire leur preuve. Cette condition éliminer du même coup les candidats farfelus qui, une fois au pouvoir voudrait prendre 1 ou 2 quinquennats avant de devenir efficace et retarder ainsi tout la nation pour qui, chaque année de retard est déjà une catastrophe.

    3- Dans la situation actuelle du débat au Burkina Faso, le silence du président du Faso est non seulement une faute par rapport à sa fonction (cf. art 36 de la constitution) et un manque de respect par rapport au Peuple Burkina pour lequel il aurait dû organiser ce débat désordonné que les uns et les autres font en sont nom.

    - Rappel : Article 36
    Le Président du Faso est le chef de l’État. Il veille au respect de la Constitution. Il fixe les grandes orientations de la politique de l’État. Il incarne et assure l’unité nationale. Il est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l’État, du respect des accords et des traités.

    OUI au Burkina, nous dépensons beaucoup d’énergie depuis 23 ans, les uns pour maintenir Blaise Comparé au pouvoir, et les autres pour obtenir un changement à la tête de l’État. Toute cette énergie et tout ce temps est soustrait à l’effort de développement de notre pays. Va-t-on continuer une telle folie ou se résoudre à plus de sagesse ? C’est triste que l’on puisse même poser cette question !

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  • Le 21 avril 2010 à 11:40, par Thom Sank En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Très bel article mon cher, je t’encourage !!!!
    Que deviendra le Burkina si un jour Dieu venait à rappeler Blaise auprès de lui ? n’y aura t-il plus quelqu’un pour sortir ce pays du sous développement ?
    La démocratie au Faso consiste-il à maintenir la famille Compaoré au pouvoir ?
    Le pays vit toute forme de pauvreté et de souffrance depuis des années de présidence de ce régime, pire ce régime a atteint un stade ou les soit disant intellectuels sont aliénés, soumis à réfléchir a contre courant, à se rendre ridicule, bref....Un sénégalais me disait un jour que "si un intellectuel arrive à un stade ou il ne peut plus exprimer ses convictions, il perd sa dignité"
    Les gens se torturent à trouver des arguments tordus de modification de constitution ne sont pas honnêtes avec eux-mêmes, c’est le pire des souffrances morales qui puisse arriver à un intellectuel.
    Il est temps de mettre de côté la démocratie du ventre !!!!

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  • Le 21 avril 2010 à 11:49, par Palin En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Quelle tristesse pour l’Afrique !

    A force d’entendre que blaise est l’homme providentiel pour le Burkina Faso je vais finir par avoir une crise cardiaque.
    En quoi le président COMPAORE est t-il providentiel ? Quel fiereté peut on avoir a gouverné un pays misérable pendant 23ans.J’appel cela le paradoxe du pouvoir africain. Plus le président est médiocre plus il a tendance à s’éterniser au pouvoir.
    Je propose que nous fassions une liste de tout ce qui écrivent pour soutenir la révision de l’article 37 avec les extraits de leurs inepsies du genre il est anti démocratique de limiter le mandat présidentiel. Ainsi, on pourra montrer demain dans nos livres d’histoires ceux qui ont voulu tuer la démocratie au burkina faso

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  • Le 21 avril 2010 à 12:42, par Albert Camus En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Vraiment bien dit, que peut-on ajouter de plus ?
    J’espère l’exemple malien donnera à réfléchir aux "hommes intègres". Car comme l’a souligné ce journaliste, on ne saurait parler de démocratie sans alternance à le tête de l’Etat. Et c’est tant pis pour ceux qui pensent le contraire !

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  • Le 21 avril 2010 à 13:26, par OLIVIER ZAGRE En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Bel article.ça fait beaucoup plaisir de lire de si bonnes analyses si seulement vos confrères de l’opinion pouvaient emboiter vos pas au lieu de passer leur temps à débiter des bétises.courage

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  • Le 21 avril 2010 à 14:04 En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Pour les uns, lorsque la providence vous fait cadeau d’un être si exceptionnel, ce serait du gâchis que de chercher à s’en séparer un jour, fût-ce pour raison d’alternance politique.
    Cette phrase résume tout le drame actuel du Burkina. Qui peut nous faire croire que Blaise est le seul capable à bien gérer ce pays depuis 23 ans alors que la moitié de la population vit toujours dans la misère en 2010 ? Point de développement depuis 23 ans si ce n’est pour une petite minorité qui s’en met plein les poches ! Il est exceptionnel dans la médiocrité à la tête de ce pays qui reste toujours dans les 3 derniers de la classe dans le classement du Pnud. Si Blaise n’avait pas été militaire et ami de Sankara sous la révolution, il n’aurait jamais été président et serait un simple militaire comme les autres et déjà en retraite probablement dont personne ne connaitrait son existence. Alors, arrêtez de nous faire croire que des chefs d’état puissent gérer à vie un pays et se permettent même d’en faire une royauté comme au Togo, Gabon, et demain, peut être Sénégal et le Burkina Faso. Il serait grand temps que le Burkina se mette à l’école du Mali par exemple

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    • Le 22 avril 2010 à 02:52, par yayessemfaxe En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

      A.T.T a encore une fois sauvé son pays, mais cette fois il initie, ces dictateurs qui ont pris en otage le continent africain par le clientélisme qu’ils cultivent avec des O.G.M que devenu les dirigeants de la grande France qui hier a initié l’humanité à se soulevé par sa révolution. Tant que des hommes comme A.T.T existent, l’Afrique garde l’espoir d’une renaissance qui servira d’exemple pour l’humanité toute entière, même à ceux qui les ont colonisés. Les hommes d’honneurs quittent le pouvoir parce qu’ils savent ce qu’ils valent. Ils ne deviennent pas les esclaves du pouvoir le pouvoir devient leur esclave qu’ils affranchissent au moment opportun.Un grand Bravo a ATT, et un grand merci au Journaliste de cette Analyse. Pour conclure,je précise que dans le pays qui s’enfonce, le peuple Djiboutien est mature pour exiger les départs de ces dirigeants immature au service des subtilités des femmes ignorantes et infidèles. Ceci au moment opportun plus proche je pense que la date butoir des élections anti democratique

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  • Le 22 avril 2010 à 16:45, par Burkimbila En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Juste pour vous dire bravo et félicitation pour la clarté de l’analyse. Je félicite tous les internautes qui ont abondé dans le même sens. Juste un proverbe : Celui qui a fait des choses pas bien sur la chaise sur laquelle il est assit, ne veut pas se lever au risque que tout le monde voit ce qui était en dessous. Cela est aussi valable pour tous ces griots qui ont remplacé leur cervelle par leur tube digestif et perdu toute forme de dignité.
    Réfléchissez bien car l’histoire ne s’arrête pas à un seul régime. Un enfant qui a 23 ans au BF n’a connu qu’un seul président et près de 4 ou 5 dans certains pays. Même 2 Pâpes se sont succédé à Rome. Good save the Queen

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    • Le 23 avril 2010 à 18:31, par ablenno En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

      Bravo, pour cet article objectif et résolument tourné vers la démocratie et donc vers l’avenir.
      Ismail Omar Guelleh veut tout simplement perpetuer la dictature tribale pour laquelle il a tant oeuvré pendant et après le règne de son oncle Hassan Gouled. Il a reussi à marginaliserl’ethnie Afar qui possède 90% du territoire nationale.La démocratie suppose le partage du pouvoir, de l’avoir, et du savoir.Ce dont Guelleh ne veut pas entendre parler. Ismaïl Omar Guelleh dont le nom est associé à l’affaire du juge BORREL, au massacre des civils à Arhiba, ainsi qu’à toutes les exactions commises à l’encontre de la communauté Afar depuis le 16 décembre 1977, considère le pouvoir comme son ultime refuge, quitte à plonger le pays dans une nouvelle guerre civile.

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  • Le 29 avril 2010 à 13:59, par La menace fantome En réponse à : ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali s’élève, Djibouti s’enfonce, le Burkina hésite

    Tres belle analyse....
    Il est important que les differents acteurs politiques lisent ces differentes analyses edificatrices quant a l’etat d’esprit des uns et des autres ...ils sauraient que les gens ont les yeux ouverts sur tout cequi se fera dorenavant dans ce pays.
    Chacun de ces acteurs sera responsable devant le peuple du burkina de ce qui arrivera dans ce pays......

    La menace fantome

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