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DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

Accueil > Actualités > International • • lundi 15 février 2010 à 00h44min

En dissolvant le gouvernement et la Commission électorale indépendante (CEI), le président ivoirien Laurent Gbagbo a joué et gagné. Guillaume Soro reconduit comme premier ministre, va devoir négocier dur pour réconcilier les Houphouëtistes et le camp présidentiel désormais dos à dos. La nouvelle équipe gouvernementale aura beaucoup de grains à moudre : reprendre le travail, mettre de nouvelles instances consensuelles en place et préparer les élections sur des bases saines.

Or, la preuve est faite que jamais le président Gbagbo ne voudra organiser des élections tant qu’il ne sera pas sûr de gagner. Les derniers événements le confirment : le président ivoirien a toujours disposé d’un agenda secret comme nous l’avions souligné dans nos éditions passées. En visionnaire atypique, il sera donc parvenu à provoquer la crise et écarter les opposants. Gbagbo a toujours fait montre de sa répugnance à aller aux élections. Aujourd’hui, il montre ouvertement que la CEI présidée par un opposant a toujours été un boulet à ses pieds. Il a réussi à se servir de cette commission électorale comme d’un instrument pour se débarrasser d’un autre fardeau : les opposants. Ces derniers, embusqués au sein du gouvernement et de l’appareil d’Etat par le biais des Accords politiques de Ouagadougou, l’ont toujours empêché de parvenir à ses fins.

La Côte d’Ivoire entre ainsi dans une nouvelle phase d’ébullition que ne semble point redouter son premier magistrat. Tout en minimisant ses opposants, Gbagbo "déchire" les Accords politiques de Ouagadougou. Aujourd’hui surarmé, le chef de l’Etat ivoirien ne daigne même pas témoigner du respect envers le facilitateur dont il torpille les efforts quand vient le moment de passer à la phase sérieuse. Le manque patent de flair-play à l’égard de Blaise Compaoré met sans doute mal à l’aise les milieux diplomatiques. Soufflant comme toujours le chaud et le froid, le président ivoirien montre que lui seul décide du sort et de la date des élections. "Un vrai dictateur", selon un opposant ivoirien. Gbagbo n’a plus peur de rien. Surtout pas de l’armée qu’il donne l’impression de tenir en laisse. Et il ne cache pas sa volonté de contrôler la CEI. Malgré tout, peut-on s’attendre à voir l’opposition tourner dos aux élections ? Un tel scénario sera une aubaine pour lui. Il pourra dès lors savourer une victoire sans gloire.

En dehors du facilitateur dont il complique la situation sans aucune gêne, Gbagbo plonge également son premier ministre dans l’embarras. Patron des Forces nouvelles, Guillaume Soro joue en effet sa crédibilité dans ces tours de passe-passe que Gbagbo multiplie. Il lui faut jouer de patience et surtout de tact. Sans doute, afin de préserver la paix, le chef des Forces nouvelles a-t-il dû accepter de recomposer avec le chef de l’Etat. Le risque est peut-être grand de se voir condamner par l’opposition. Mais ne vaut-il pas mieux éviter les risques d’une guerre civile dont les conséquences sont incalculabes pour la sous-région ? Une fois encore, la question de la confiance entre acteurs politiques ivoiriens et de la bonne foi reste posée. Gbagbo, lui, semble avoir bien prévu ce qui arrive aujourd’hui. Les faucons qui dansent des ailes autour de lui, seront donc parvenus à leurs fins : Désiré Tagro, Simone Gbagbo, Afi Nguessan, Mamadou Coulibaly et Blé Goudé n’auront pas travaillé dans l’ombre pour rien. La communauté internationale quant à elle, est occupée ailleurs. Du reste, ici, cette communauté internationale se résume à la France qui reconquiert progressivement ses marchés perdus à l’avènement du régime Gbagbo.

Pourrait-on reprocher à l’opposition houphouëtiste de n’avoir pas cherché à quitter le navire plus tôt pour laisser à Gbagbo le soin de gérer son bilan ? Une telle thèse paraît difficile à défendre d’autant que le gouvernement qui vient d’être dissous découlait de l’application des Accords politiques de Ouagadougou. En y apposant librement sa signature, chacun s’engageait à en défendre l’esprit. La question se pose aussi de savoir si Gbagbo n’aurait pas pressenti quelque chose chez ses adversaires politiques. Aurait-il alors choisi de les devancer en les débarquant de lui-même ? Si oui, il donne ainsi le sentiment qu’il est toujours le seul maître à bord du navire Côte d’Ivoire.

Les Houphouëtistes hors du gouvernement et de la CEI, se retrouveront-ils demain en dehors du processus électoral ? A nouveau chef du gouvernement, Guillaume Soro parviendra-t-il à convaincre les Houphouëtistes de revenir à table si telle est son intention de composer malgré tout avec eux ? Le dépit est grand et la pilule sans aucun doute difficile à avaler chez les partisans de Konan Bédié et Allassane Dramane Ouattara (ADO). D’autant que nul ne sait si l’actuel chef de l’Etat ivoirien voudra bien un jour cesser de jouer à cache-cache avec les opposants et la République. Le président Gbagbo semble même trouver un malin plaisir à rendre aux vieux caciques de l’ancien parti, le PDCI, la monnaie de leur pièce. Revanchard, il voudrait peut-être leur faire payer tout ce que lui et ses compagnons de lutte ont enduré du temps où les opposants actuels géraient les affaires aux côtés du vieux Félix Houphouët Boigny. Certes, les partisans de Gbagbo peuvent savourer une victoire ; mais jusqu’à quand le peuple ivoirien devra-t-il subir ?

En s’adonnant à son jeu favori d’aller de report en report, Laurent Gbagbo espère-t-il gagner l’électeur ivoirien à l’usure ? C’est probable. Passer le temps à dribbler les autres, remettre continuellement à demain ce qui pourrait se résoudre aujourd’hui, produiront inévitablement un effet boomerang. Celui-ci se révélera, à terme, dangereux pour le président Gbagbo et ses partisans. Pour l’heure, le numéro un ivoirien, continue à narguer l’opinion ivoirienne, l’Afrique et la communauté internationale. Lui seul semble décider du sort de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens. Lui seul veut écrire une nouvelle évangile sur la Côte d’Ivoire. Les carottes semblent donc cuites pour l’opposition dont les ténors prennent de l’âge. Certains finiront bien par perdre leurs dents, à force de voir reculer les échéances du fait d’un adversaire politique qui se montre chaque jour plus roublard. Dure, dure, l’évangile selon St Gbagbo.

"Le Pays"

Vos commentaires

  • Le 15 février 2010 à 01:01 En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Si les attaquants ivoiriens avaient autant de talents de dribbleurs comme ceux de Gbagbo,alors ils remporteront la coupe du Monde. Gbagbo a dribble tout le monde depuis 2005 et on attend juste le but.yako Cote d ivoire

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    • Le 15 février 2010 à 09:29, par napingueba En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

      bien dit. mais sachez que rien n’est éternel sur terre. ainsi notre grand dribbleur finira un jour par se faire dribbler. souhaitons nous longue vie à tous et on verra.

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    • Le 15 février 2010 à 15:48, par Paris Rawa En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

      J’espère que ce nouveau coup d’éclat permettra au moins au conseil de sécurité de l’ONU et aux autorités burkinabè qui hésitaient à envoyer des militaires burkinabè en Cote d’Ivoire (sous mandat de l’ONU), que ce projet n’est pas sans risque de conflit armé entre les deux pays voisins. PRUDENCE PRUDENCE PRUDENCE. Il ne faut pas croire trop vite et trop facilement que tous les acteurs politiques et certains citoyens civils ou militaires ivoiriens sont heureux de voir le Burkina se mêler de leurs affaires. Rien de pire qu’une humiliation inexprimée.

      Peu importe qu’elle soit ressentie à tort ou à raison, la vexation est une source naturelle de conflit. En politique (africaine surtout...) les gens cachent toujours leurs intentions et motivations et agissent souvent par opportunisme et selon leurs calculs secrets. Le moindre dérapage est alors très vite interprété et exploité de manière politicienne. De grâce, pas de militaires burkinabè dans cet imbroglio ivoirien déjà trop compliqué pour qu’on y ajoute les risques d’un conflit armé entre les deux pays.

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  • Le 15 février 2010 à 02:02 En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Certains sont sortis du néant et sont aujourd’hui millionnaires voire milliardaires (cadres du FPI, Blé Goudé,Soro, Com’Zones, etc.........). Pensez-vous sincèrement que ceux là sont prêts à aller aux élections et peut-être à perdre ce privilège ? Non et non. C’est le peuple qui est dans la merde et restera toujours dans cette merde et les Forces Nouvelles sont complices. Que l’opposition prenne ses responsabilités en refusant d’entrer dans le nouveau gouvernement. Que le facilitateur prenne ses responsabilités aussi. Trop c’est Trop.

    Kenzo

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    • Le 15 février 2010 à 15:47, par l homme au coeur meutri En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

      je voudrais tout d abord m excuse et dire a soro de faire tres attention car un jour il risque de repondre a la place du st gbagbo car sur tout les plan il n apporte rien seulement que faire des blaque et cherche a difficer le peuple leurs melanges et leurs taper la tete chacun contre son amis. alors cmment comprendre qu un president se leve un matin et dire que le gouvernement est dissous je comprends ameurement cetta dissicion que moi je supporte tres mal ..pour moi l oppsition doit avoir un coeur de ne pas rentrer dans ce nouveau gouvernement .que le st gbagbo nomme lui meme qui il voudras .le petit soro quand t as lui devrais demissionner et donner la place a st gbagba qui devrais etre presi et premier ministre...et prends les menbres de sa famille pour gouverner et casser ce pays...un jour viendras il comprendras ce foyou de president,,, bonne chance mr st gbagbo...l ammerdeur de tous.

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  • Le 15 février 2010 à 09:31, par sai de barcelone En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Dire à un boulanger de faire du pain sans l’enrouler dans la farine, c’est impossible. Gabgo continuera de rouler tout le monde dans la farine pour pouvoir rêgner si telle est la solution...........Pitié facilitateur, pitié peuple ivoirien.

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  • Le 15 février 2010 à 12:28, par MAX En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Sacré Gbagbo ;Robert geui est en train de sourir dans sa tombe,Blaise est roulé aussi ?

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  • Le 15 février 2010 à 12:43, par un burkinabe vivant a l’est des USA En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    mais chaque chose a sa fin je vois la fin de LAURENT BAGBO tres prochainement .la cote ivoir etait un volcan oui dormait maintenant il est entrain de rentrer en eruption le mediateur a beau faire il ne reissira pas en cote ivoir ceux qu’il peut faire de proteger nos compatriotes a tout les moyens j’ai 2 freres disparu laba il ya 6ans pas de nouvel de vie rien....et ne suis pas pret de pardonner et s’il faut je trainerai certaine responble ivoirien devant les tribuneaux international

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  • Le 15 février 2010 à 13:09, par le féministe En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Je crois que le président Gbagbo veut imiter ses pairs africains. On ne perd pas des élections qu’on organise. Et puis en plus, quel président accepterait ce qu’il subit aujourd’hui ? : siéger avec des "intrus" dans son gouvernement. Lorsque Gbagbo venait au pouvoir, il n’y avait pas de rebelle dans son gouvernement. On ne l’a pas laissé faire ce qu’il voulait faire. Je ne suis pas extrémiste mais je trouve que ce monsieur "était" révolutionnaire et c’est ce dont a besoin l’Afrique. Mais on ne l’a pas laissé faire son travail, on l’a obligé à faire ce qu’il n’était pas prêt à faire. Je suis sûr que s’il n y avait pas eu de rébellion, Gbagbo aurait remis le pouvoir ne serait-ce qu’à un autre du FPI. Il ne doit donc pas quitter le pouvoir sans avoir réalisé son projet pour la RCI. Et puis en plus, qui peut mieux faire que lui ? Des gens on fait 40 ans sans rien si ce n’ait d’agrandir l’empire français. Et lorsqu’on vient montrer aux ivoiriens qu’on peut taxer un étranger (burkinabè, malien, ghanéen, sénégalais, nigérein...) pour rembourser la dette suite à la construction de la controversée basilique tout simplement on est économiste, c’est pas la peine de chercher le pouvoir. Combien de personnes sont mortes dans les histoires de cartes de séjour ?
    Gbagbo, je te soutien mais si tu ne change pas ta manière de gérer le pays-là je vais te laisser. En effet, le séfonnisme est toujours de rigueur dans ton pays que ce soit dans les recrutements, dans le bus...

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  • Le 15 février 2010 à 13:40 En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    le Presient Gbagbo se devait de prendre ses responsabilités et il les a prises. Que voulez vous qu’il fasse lorsque le President de la CEI a lui meme reconnu les cas de fraudes (devant meme le representant du mediateur SVP). Aussi, pour ne pas annuler tous les acquis obtenus jusqu’alors, le processus merite d’etre rectifier pour reprendre sur de nlles bases. Si le facilitateur est pris de court dans cette nlle decision de Gbagbo, c’est parce qu’il est lent et tarde à faire ses propositions concretes de sortie de crise. Lui meme doit demissionner pour laisser les ivoiriens se parler entre eux dans le cadre d’un dialogue VRAIMENT DIRECT. Ce ne serait ni honte, ni echec, il aurait fait de son mieux. Tout le monde est vraiment fatigué de cette crise.

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  • Le 15 février 2010 à 14:06 En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Je l’ai dit et le répète : Blaise doit abondanner cette médiation au plus vite et toute autre (Guinée...). Il est encore temps. Advienne qui pourra.

    Abdoul Malick

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  • Le 15 février 2010 à 17:04, par Zegue En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Ce nième revirement de Gbagbo, démontre la dextérité de ce boulanger (comme l’avait si bien qualifié feu Robert Guei) a rouler dans la farine n’importe qui quand bon lui semble. Il a une formidable capacité à profiter de la moindre faille pour mettre tout le processus soutenu à coût de milliards sous frein à main et rester ainsi au pouvoir. En fin stratège, c’est lui qui avait demandé le dialogue direct avec les forces nouvelles, c’est aussi lui qui a fait supprimer la zone de confiance. Avec cette nouvelle remise en cause du fragile consensus qui prévalait jusque-là, il a maintenant mis le Petit Soro en position très difficile et tempérer l’optimisme tant afficher du facilitateur Blaise Compaoré. Le bilan élogieux de notre diplomatie en matière de facilitation dans sous région, claironné à chaque sortie sera maintenant j’espère tempéré. En faisant un rapide coup d’œil sur ce bilan largement vanté, la crise se poursuit au Togo, tandis qu’en Guinée notre diplomatie à dû son salut par la rafale du Lieutenant Kimba sur Daddis.
    Il est temps que nos dirigeants se concentrent sur la pauvreté des Burkinabè. Nous en avons assez fait dans la diplomatie du sapeur pompier pour les autres sans véritable succès.
    Si j’ai un conseil à donner à notre président c’est ceci : Il faut chercher une issue de sortie honorable de la crise Ivoirienne avant qu’il ne soit trop tard. Gbagbo est un animal politique, il sait qu’il ne pourra jamais gagner des élections en RCI même en trichant et fera tout pour les en empêcher. S’il n’est plus Président, lui son épouse et Blégoudé savent que le TPI n’est pas loin d’eux. La sortie de crise n’est donc pas pour demain et la communauté internationale ne pourra pas continuer à payer éternellement pour la Côte d’Ivoire. Une solution à la Kimba sera une issue heureuse pour tous !

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  • Le 15 février 2010 à 17:07, par Zegue En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Ce nième revirement de Gbagbo, démontre la dextérité de ce boulanger (comme l’avait si bien qualifié feu Robert Guei) a rouler dans la farine n’importe qui quand bon lui semble. Il a une formidable capacité à profiter de la moindre faille pour mettre tout le processus soutenu à coût de milliards sous frein à main et rester ainsi au pouvoir. En fin stratège, c’est lui qui avait demandé le dialogue direct avec les forces nouvelles, c’est aussi lui qui a fait supprimer la zone de confiance. Avec cette nouvelle remise en cause du fragile consensus qui prévalait jusque-là, il a maintenant mis le Petit Soro en position très difficile et tempérer l’optimisme tant afficher du facilitateur Blaise Compaoré. Le bilan élogieux de notre diplomatie en matière de facilitation dans sous région, claironné à chaque sortie sera maintenant j’espère tempéré. En faisant un rapide coup d’œil sur ce bilan largement vanté, la crise se poursuit au Togo, tandis qu’en Guinée notre diplomatie à dû son salut par la rafale du Lieutenant Kimba sur Daddis.
    Il est temps que nos dirigeants se concentrent sur la pauvreté des Burkinabè. Nous en avons assez fait dans la diplomatie du sapeur pompier pour les autres sans véritable succès.
    Si j’ai un conseil à donner à notre président c’est ceci : Il faut chercher une issue de sortie honorable de la crise Ivoirienne avant qu’il ne soit trop tard. Gbagbo est un animal politique, il sait qu’il ne pourra jamais gagner des élections en RCI même en trichant et fera tout pour les en empêcher. S’il n’est plus Président, lui son épouse et Blégoudé savent que le TPI n’est pas loin d’eux. La sortie de crise n’est donc pas pour demain et la communauté internationale ne pourra pas continuer à payer éternellement pour la Côte d’Ivoire. Une solution à la Kimba sera une issue heureuse pour tous !

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  • Le 15 février 2010 à 19:05, par pooda En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Mon grand journaliste,on ne dit pas une évangile, mais UN EVANGILE. Et puis l’emploi de ce terme est inapproprié dans ce texte et le contexte ivoirien quand on connait bien son étymologie et sa sémantique. Cultive toi encore plus mon cher. Fraternellement.

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  • Le 15 février 2010 à 19:53, par Desi En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Je pense pour ma part que vu les faits qui ont conduit à cette décision il est clair que le président Gbagbo a entièrement anticiper le pire et l’impasse qui se profilait.

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  • Le 23 février 2010 à 15:52, par kil En réponse à : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI : La Côte d’Ivoire selon St Gbagbo

    Gbagbo a bien compris,si y a (gbangban) y a pas election.qui peut prouver le contraire.
    sauf si on fait comme tandja

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