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Lettre ouverte au président du Syndicat des transporteurs routiers

Accueil > Actualités > Opinions • • jeudi 12 août 2004 à 08h01min

Le nouveau bureau du Syndicat national des transporteurs routiers de voyageurs du Burkina publié dans notre édition du mercredi 4 août en page 12 ne semble pas faire l’unanimité. C’est du moins ce qui ressort dans cette déclaration parvenue à notre rédaction et dans laquelle certains membres disent ne pas se reconnaître dans ce nouveau bureau.

Monsieur le président,

Nous venons par la présente attirer votre attention sur certains faits malveillants qui nuisent à la bonne gouvernance de la vie de notre syndicat, et partant, vous demander de bien vouloir prendre, et ce, dans les plus brefs délais, des mesures promptes à rétablir une santé de fer pour la continuité des activités du Syndicat.

En effet, monsieur le président, le 22 juillet 2004, six membres du bureau SNTRV-B/Section régionale de l’Ouest recevaient une correspondance du secrétaire général national les informant de leur suspension du bureau de la section régionale de l’Ouest et cela, sans les résultats de deux Assemblées générales ordinaires réunies le même jour à la même heure et par le même président et secrétaire de séance.

Monsieur le président, la convocation d’une Assemblée générale ordinaire requiert certaines conditions indispensables comme le précise l’article 8 du règlement intérieur de notre syndicat. Cependant, et contre toute attente, le président régional de la section Ouest de notre syndicat a tenu deux Assemblées générales ordinaires, le 13 juillet 2003 et à la même heure soit 8h30 mn (puisque deux procès-verbaux ont été rédigés sans informer les membres du syndicat et pire, sans la participation des membres de son bureau, ce pourquoi il n’a pu joindre au procès-verbal une liste émargée par des personnes ayant assisté à la rencontre.

C’est au cours de ces fameuses rencontres qu’il a dressé un bilan financier. C’est ainsi qu’il prend des sanctions de suspension contre des membres au cours desdites assemblées. Monsieur le président, l’article 27 de notre règlement intérieur stipule que tout membre du SNTRV-B dont le comportement est de nature préjudiciable aux intérêts matériels et moraux du SNTRV-B, est passible d’une suspension prononcée par le congrès à la majorité des 2/3 sur proposition du bureau national.

Alors comment peut-il jouir de prérogatives qui n’appartiennent qu’au congrès ?

Tout simplement pour vous rappeler le caractère illégal et illégitime des actes posés par le président régional de la section Ouest. Monsieur le président, ce qui tend à rendre plutôt parfait les actes posés par le président régional, c’est la prise de position du secrétaire général national qui, de surcroît, entérine toutes les décisions prises par le président régional sans se soucier des conditions dans lesquelles celles-ci ont été édictées.

Au lieu de se poser en arbitre, soucieux de faire appliquer les textes en vigueur et règlementant la vie du syndicat, il s’empresse de prendre une position ignoble et qui de surcroît fait croire à une position affichée du bureau national.

Comment un secrétaire général national va entériner une décision aussi grave d’un bureau de section sans en aviser son président ou le président intérimaire

Monsieur le président, face à cette situation, les personnes suspendues que nous sommes, avions pris l’engagement de rencontrer le président régional. Aussi, nous avions entamer des démarches et même envoyé des demandes de rencontre par voix d’huissier, mais celui-ci est resté réfractaire à toute rencontre, invoquant le fait qu’il nous a suspendus donc il n’entend point parler avec nous de la vie du syndicat.

Enfin, la dernière grosse bavure faite par notre cher président régional est la mise en place d’un nouveau bureau dont il est lui-même le président. Si comme le précise nos textes, les membres du bureau doivent être élus, ceux-ci par contre, à savoir les membres du bureau mis en place le 27 juillet 2004, ont reçu plutôt des nominations. Mieux, ils ont été imposés et de manière maladroite aux différents postes au sein du bureau :

d’abord ils n’ont jamais été convoqués pour une quelconque assemblée élective puisqu’aucune convocation ne leur a été adressée ;

ensuite, ils n’ont jamais postulé à un poste pour le compte de ce nouveau bureau ;

enfin, ils ne reconnaissent point ce bureau.

Monsieur le président national, la mise en place de ce nouveau bureau a été faite avec la bénédiction du secrétaire général national du syndicat. Nous osons même affirmer que cette liste a été rédigée dans une chambre et non dans un service ou bureau. Aussi, nous allons vous révéler certaines incohérences.

1°) Prenons les personnes suivantes :
Bakary Sanou : 30e adjoint-secrétaire à l’organisation

Amadé Maïga : 3e adjoint secrétaire à l’information

Mamdou Drabo : 1er conseiller.

Ils se trouvent que ces personnes sont décédées avant l’année 2004. Nous les avions rendu hommage ensemble. Alors, pourquoi prendre des morts pour en faire des secrétaires et conseiller dans un syndicat.

2°)
Ousmane Zongo : 47e adjoint secrétaire à l’organisation
Moussa Bagayogo : 27e adjoint secrétaire à l’organisation
Bè Yao Palm : 8e adjoint secrétaire à l’information. Ceux-ci sont membres plutôt de l’OTRAF qui est une autre organisation syndicale de transporteurs.

3°) Lassana Zoron : Secrétaire administratif et conseiller. Il n’a jamais été membre du SNTRV-B puisque ne remplissant aucune condition. Il a été tout simplement sollicité par le président régional pour l’établissement d’un bilan comptable, puisque exerçant la fonction de comptable. En d’autres termes, il ne peut être inclus dans le bureau syndical de l’Ouest et mieux il a écrit dans ce cadre.

4°) Alassane Kamissogo : Commissaire aux comptes

L’intéressé ne reconnaît pas le bureau et affirme n’avoir jamais été convoqué pour une élections au cours de laquelle il a postulé à ce poste.

5°)
El Hadji Boureima Fofana : province de la Kossi
Moussa Sawadogo : province du Poni
Mamadou Ouédraogo : province du Ioba
Madou Traoré : province du Mouhoun
Mamadou Sanou : province de la Bougouriba
Salam Guira : province des Balé
Saîdou Karambiri : province du Sourou.

Ces personnes occupent en même temps les postes de vice président et secrétaire à l’organisation. Monsieur le président, la majeur partie des personnes ci-dessus citées ne reconnaissent point le nouveau bureau et mieux elles n’ont jamais reçu une convocation pour une élection de bureau. Elles l’ont exprimé à travers des reconnaissances et à travers une pétition datée et signée que nous détenons.

Alors face à ce problème, que préconisez-vous ?

Reconnaître un tel bureau comme l’a fait le secrétaire général national ou nous renvoyer à de vraies élections ?

Aussi, nous savons compter sur votre sagesse et espérons voir le problème résolu en famille et amicalement et non judiciairement comme on nous le pousse à faire. Dans cette attente, recevez nos salutations distinguées.

Bobo-Dioulasso, le 10 août 2004

Ont signé :

Mamadou Touré Issoufou Diarra Adama Sawadogo Mamadou Porgo Abou Sawadogo Issaka Korbéogo

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