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Adoptions internationales : Faire de la protection de l’enfant une priorité

Accueil > Actualités > Société • • mardi 8 décembre 2009 à 01h14min

Le lundi 7 décembre 2009 s’est ouvert à Ouagadougou le Forum international sur les adoptions d’enfants. Organisée par le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale en collaboration avec la commission italienne sur les adoptions internationales, cette rencontre de 72 heures vise à promouvoir la protection sociale et juridique des enfants adoptés.

Le 20 novembre 1989, les dirigeants du monde entier adoptaient la convention relative aux droits de l’enfant. Dans le même ordre d’idées, en 1990 lors du sommet mondial sur la protection de l’enfant, ils confirmaient leur engagement à faire de la survie et de l’épanouissement des enfants et des adolescents une priorité. 20 ans après, on relève certes des progrès notables dans la réalisation des objectifs de ce sommet.

Cependant, la situation des enfants en général et des enfants adoptés en particulier demeure préoccupante. C’est fort de ce constat que le gouvernement burkinabè, en partenariat avec la commission italienne pour les adoptions internationales, a décidé de la tenue du présent forum.

Pour Pascaline Tamini, ministre de l’Action sociale, « Cette rencontre de 3 jours vise à offrir un cadre d’échanges d’expérience et d’analyse de politiques en matière d’adoptions internationales ».

En effet, des milliers d’enfants sont adoptés chaque année dans le monde et particulièrement en Afrique. Toutefois, dans la plupart des cas, les conditions d’une adoption internationale ne sont pas toujours réunies ; en témoigne la rocambolesque affaire de l’Arche de Zoé en octobre 2007 où 103 enfants soudanais et tchadiens ont été interceptés.

Cette affaire constitue de solides arguments pour s’interroger et se pencher sur la problématique des adoptions et placements de ces êtres fragiles et innocents que sont les enfants.

Il ressort donc que l’adoption internationale en tant qu’alternative de prise en charge des enfants malgré les nombreux cas de succès ne doit pas faire occulter les cas d’échecs de même que les risques auxquels sont exposés les enfants adoptés. A ce sujet, le ministre de l’Action sociale dira :

« A défaut de ne pouvoir empêcher l’adoption d’enfants, nous avons le devoir de leur donner des chances de protection dans leurs pays d’accueil, en s’assurant que les adoptions ont été faites dans le strict respect des dispositions de la convention de La Haye ».

Au Burkina Faso, il existe 2 types d’adoptions selon le Code des personnes et de la famille. Il s’agit de l’adoption simple qui est révocable et celle dite plénière qui est irrévocable.

L’adoption plénière qui consiste à donner une famille à un enfant retient aujourd’hui plus d’attention car, comme l’affirment des spécialistes dans le domaine, « l’adoption, c’est la rencontre de deux histoires ; une histoire d’amour et de patience ».

Le présent forum vise donc à établir une vision commune et partagée par les pays d’origine et d’accueil ; laquelle vision servira à sécuriser toutes les parties prenantes dans les adoptions internationales d’enfants. Pour ce faire, les pays participants devront conjuguer leurs efforts pour qu’ensemble des solutions efficaces soient trouvées pour faire du respect des droits de l’enfant adopté une réalité.

Alphonsine M. Laure Ido (Stagiaire)

L’Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 8 décembre 2009 à 16:16, par Ya wotoo En réponse à : Adoptions internationales : Faire de la protection de l’enfant une priorité

    Le suivi des adoptions internationales ne donne aucun droit au MASSN de critiquer les décisions de justices rendues en la matière, ou pire encore, de refuser de les mettre en oeuvre ! C’est le gouvernement qui est dans ce cas responsable, et visiblement en panne de bonnes inspirations.

    Répondre à ce message

  • Le 13 décembre 2009 à 03:12 En réponse à : Adoptions internationales : Faire de la protection de l’enfant une priorité

    Je me sent profondément choqué en lisant cet article. Je suis français et père d’un enfant adopté au Burkina Faso. Avec ma femme, nous apportons à notre enfant tout notre amour. Nous mettons tout en oeuvre pour qu’il grandisse avec la meilleure éducation possible.

    Emettre des doutes sur la situation de ses enfants, c’est bien mal connaître le système de l’adoption en France.
    C’est remettre en question le travail des services sociaux avec qui nous avons passé 15 heures d’entretien d’évaluation à la maison, les 2 heures d’entretien avec un psychiatre, le travail du médecin qui nous a ausculté pour pouvoir adopter, la commission de 5 personnes qui a estimé notre dossier recevable, le travail des services sociaux Burkinabé qui ont accepté notre dossier, le travail de la justice Burkinabé qui nous a accordé un jugement favorable.
    Bien des étapes et des contrôles qui font que qu’il n’est pas permis d’émettre le moindre doute.

    Comment peut-on mettre "adoption" et "Arche de Zoé" dans la même phrase ? Ce fou qui organise un rapt d’enfants au nom d’un acte humanitaire... Je peux vous assurer que si les enfants avaient atterri en France, ils n’auraient pas été placé dans des familles. Les services sociaux auraient organisé leur retour au Tchad dans leur famille d’origine.

    Il est vrai qu’il y a des adoptions qui sont plus difficiles que d’autres mais cela est lié aux souffrances de l’enfant. Les difficultés auraient été les même dans son pays d’origine. En France ces enfants peuvent être suivis par des psy afin de surmonter leurs problèmes.

    Il y a surement des choses à faire coté Français pour informer et rassurer les autorités Burkinabé.

    Je tiens à rappeler que les services sociaux Français sont sous la tutelle des conseils généraux (départements qui sont quasiment tous de gauche) et n’ont donc rien à voir avec le gouvernement de Mr Sarkozy (de droite). Il faut savoir également qu’aucun dossier d’adoption individuelle n’a été accordé par les autorités Burkinabé pour la France depuis l’arrivée de Mr Sarkozy au pouvoir et que près de 50 dossiers sont en attente depuis plus de 2 ans au ministère de l’action sociale à Ouagadougou. En tenant compte de la durée de procédure en France, ils attendent donc depuis près de 4 ans !!!!
    Je ne suis pas loin de penser qu’on essaye de salir les familles d’adoptants pour justifier cet arrêt de l’adoption et sanctionner le gouvernement Français. J’espère me tromper.

    Je suis très fier de mon enfant, fier de le voir grandir, de le voir progresser et s’épanouir. Il est toute notre vie.

    Bertrand, un père fortement peiné par cet article...

    Répondre à ce message

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