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Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

Accueil > Actualités > International • • jeudi 12 novembre 2009 à 02h34min

Rendez-vous respecté hier, 11 novembre 2009. Les envoyés du CNDD ont remis aussi leur document au facilitateur Blaise Compaoré. Si rien n’a filtré de ce mémorandum, il contient, à coup sûr, ce à quoi la junte au pouvoir à Conakry attache du prix. Notamment la problématique de la transition, le processus électoral et le sort du CNDD et de son patron, Dadis. En tout cas le facilitateur, après avoir reçu les propositions du colonel Moussa Keita et de ses compagnons, a laissé entendre que « la construction de la paix en Guinée ne peut se faire avec l’exclusion de Guinéens ».

Contrairement au début des échanges avec ces mandataires du CNDD qui ont duré près de 2 heures, pour cette réception du mémorandum, 30 minutes auront suffi. En effet, en conclave dans la salle polyvalente du palais présidentiel de Kosyam à 18 h, le tout a été plié à 18 h 30 mn.

Preuve effectivement que la chose du CNDD était mâchée depuis Conakry et, n’eussent été les amendements à faire à l’issue de la première rencontre avec le facilitateur intervenue le 10 novembre courant, les partisans du capitaine Dadis auraient pu remettre leur « devoir » le jour de leur arrivée, c’est-à-dire le 9 novembre.

On retiendra en tout cas que le médiateur s’est dit satisfait des échanges et estime qu’il a désormais les matériaux nécessaires (les mémorandums des Forces vives et du CNDD) pour enclencher les négociations en vue de concilier les deux parties. « ...D’ici une semaine, un projet de cadre de dialogue sur tous les thèmes, dans l’optique d’une sortie de crise à la fois pour les questions politiques, économiques et militaires », sera dégagé, a promis Blaise Compaoré.

Ensuite, il a clairement signifié que son rôle est d’accompagner, mais que les véritables faiseurs de paix sont les Guinéens eux-mêmes. « Nous connaissons moins la Guinée que les Guinéens...nous pensons qu’ils doivent fortement s’investir, au-delà de leurs divergences, pour bâtir la paix ». Et, paraphrasant Léopold Sédar Senghor, il dira que ces négociations pour l’avènement de la paix sont le rendez-vous, pour chaque partie, « du donner et du recevoir ».

Mais, déjà, Blaise commence à circonscrire le périmètre et à énoncer le préalable à toute négociation : l’acceptation de la différence. Il a en effet laissé entendre que « la construction de la paix ne peut se faire avec l’exclusion de Guinéens, ceci est très important... ».

Le chef de la délégation de la junte, Moussa Keita, lui, dira en substance, après la remise du fruit de leur cogitation, que le CNDD n’a pas de revendications particulières, mais que c’est la classe politique qui a des revendications. Mais lorsque revient la sempiternelle question du départ des militaires, il martèlera de sa voix douce mais ferme que « ce ne sont pas les Forces vives qui ont mis le CNDD en place... en aucun cas ces forces vives ne peuvent exiger le départ du CNDD et du président Dadis... le peuple guinéen a souffert 50 ans, le seul souci du président Dadis est le retour de la paix.

On l’aura constaté, le sujet sur « le sort du CNDD » promet de faire des gorges chaudes. Car même si de plus en plus d’aucuns, qui réclamaient le départ hic et nunc de cette junte, commencent à réviser leurs positions, certains continuent à emboucher cette trompette. Or à lire cette déclaration du facilitateur mentionnée plus haut, un message loin d’être subliminal, on devine qu’il va falloir discuter avec celui qui a le fait du pouvoir.

Dans quelques jours, quand le facilitateur assoira les deux parties autour d’un conseil des ministres, il va en effet falloir évoquer tout et, surtout, aboutir à un compromis qui constitue le cœur même de la politique et surtout le moindre mal en la matière.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 12 novembre 2009 à 04:21, par bigsou aux usa En réponse à : Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

    bien que je suis contre la politique de blaise mais je suis d’accord quand ilo dit que la paix ne peut se faire ds l’exclusion.cest par cette voie que ya la paix en ci.il es vrai que ya eu des tueries et que les responsables doivent etre punis tot ou tard, mais faisons en sorte quil ny est pas pire.cela se fera qavec un dialogue sans exclusion.ns savons quen afrique les militaires ont un pouvoir et il estmal pour un quelconque gouvernement d’etre leurs enemis.cest dommage mais cest une realite.pour cela faison avec et reflichissons a changer pour les generations futures.

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  • Le 12 novembre 2009 à 10:23, par Agassi En réponse à : Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

    Bravo au PF ! voilà qui redore le blason du BF autrefois terni par l’esprit va-t-en-guerre de la révolution. La paix, c’est ce dont nous avons besoin en Afrique pour ammorcer un vrai developpement.La pagaille généralisée, les provocations enfantines, le forçat ne doivent plus avoir droit de citée dans notre Afrique nouvelle même dans la Guinnée de Dadis qui du reste, s’inspire ( analphabète aveuglé comme il est !)d’un régime obsolète comme celui de la RDP au BF.
    EXPORTER la paix chez nos voisins, voici une vocation nouvelle pour tout citoyen de notre très cher pays.Soyons utiles aux autres et ne nous réplions pas sur nous.

    Merci

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  • Le 12 novembre 2009 à 11:52, par Kon Ndoungtouly En réponse à : Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

    Le vrai problème du CNDD c’est le carnage du 28 Septembre , n’eut été cette grosse tache noire et nauséabonde ,on peut dire même que le CNDD a évité le désastre à la guinée au lendemain du décès du Président Conté.Il fallait s"attendre à un pillage et des règlements de compte sur tout le territoire.
    Maintenant ,comment colmater les brèches ? à mon avis la junte doit se surpasser et tirer exemple au Faso où suite à l"exhibition malheureuse des élèves policiers dans un quatier de Ouagadougou , des sanctions ont été prises et un cross populaire réunissant les jeunes dudit quartier avec ces élèves fût organisé scéllant ainsi la réconciliation.
    Pour ce qui est de la guinée on doit aller un peu plus loin de tout folklore puisqu’il ya eu mort d’Hommes ! alors pourquoi ne pas aller rapidement aux enquêtes situer les reponsabilités et dire plus iamais çà en invitant toutes les dénominations religieuses pour un GRAND JOUR DE REPENTANCE ET DE PARDON ; ce jour là les soldats en tenue sans armes à feu ni même ceinturon et dans le même stade du 28 septembre .
    Ce jour là, si les soldats ne sont pas sous l’effet de quelques remontants que ce soit , vous verrez qu’ils vont pleurer à larmes chaudes et la contagion sera générale dans ce stade ,la paix des coeurs viendra , les cadavres non encore rendus aux parents seront rendus ,les détenus de la circontance seront libérés et la réconciliation sera totale.
    Après ces étapes le Facilitateur rencontre les protagonistes maintenant avec des coeurs apaisés , et avec son talent de négociateur reconnu de tous , il les fera entendre raison.
    Son fardeau est lourd ,puisse bon Dieu le soutenir.

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  • Le 12 novembre 2009 à 19:30, par BOYARM FELIX dit Guy Mollet En réponse à : Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

    jE SUIS HEUREUX DE POUVOIR DIRE MON MOT EN Commencçant par dire que le Président Blaise COMPAORE a dit quelque chose de très important. La paix ne peut pas se construire dans l’exclusion.
    Il est vrai qu’il y a eu malheureusement des tueries au stade le 28 septembre 2009, des innocents sont morts, c’est dommage. Ce qui est sûr les dirigeants Guinéens ne peuvent pas dire qu’il n’endossent aucune responsabilité, mais ce serait curieux que ceux qui ont fait marcher cette foule pensent qu’ils n’ont aucune responsabilité. C’est bien eu x qui ont outrepassé l’interdiction pour braver des militaires armés que leur chef dit ne pas pouvoir controler. Pourquoi n’avoir pas attendu un seul jour c’est à dire le 29 septembre pour faire la manifestation. Pourquoi avoir choisi un stade quand on ne controle rien dans le domaine de la sécurité. Tsous ceux qui ont poussé les gens à se rendre à ce stade ont leur part de responsabilité. Ccertains ont même été blessés, mais aucun d’entre eux n’a perdu son fils, Dieu merci mais il faut éviter à l’avenir d’envoyer à l’abattoir les fils d’autrui.
    Le dernier point que j’aborde c’est le fait que les gens font des déclarations incendiaires au moment où l’on prépare la médiation. Il serait à mon avis utopique de croire que l’on peut décidé du sort de CNDD sans négocier avec les militaires. Ce sont eux qui détiennent le pouvoir en ce moment et non les gens de l’opposition. Il faut absolument que tout le monde comprenne qu’on doit négocier avec les militaires qui sont au pouvoir pour rechercher une véritable paix.
    La candidature de DADIS ne doit pas être un prétexete pour détruire la Guinée surtout que nous n’en sommes même pas là.
    Les politiciens sont allés trop vite en besogne.
    Parmi les politiciens qui veulent le pouvoir en dehors de KONDE et peut être de KOUYATE, tous les autres font partie de ceux qui ont mis à genou l’économie de la Guinée, ils doivent rendre compte avant de vouloir reprendre le pouvoir.
    Tout cela est regrettable, notre souhait à nous est que l’on laisse travailler le facilitateur qui malgré les difficultés accepte de se sacrifier.
    Actuellement la parole est à lui , que les autres bouches sachent parler ou alors qu’elles se taisent.
    La Guinée a trop souffert, et les Guinéens ont droit à la joie de vivre dans la pais la tranquillité et le respect de la dignité humaine.

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    • Le 15 novembre 2009 à 16:16 En réponse à : Blaise Compaoré aux Guinéens : « La paix ne peut se faire dans l’exclusion »

      Boyarm Felix, si j’etais d’accord avec toi quand tu as pris la defense de Blaise comme mediateur, ici je veux simplement te dire que je ne te suis plus. Je ne sais pas en quoi les gens de l’ opposition sont- ils aussi comptables de la boucherie. J’ ose croire que quelque soit votre bord politique, vous demeurez un democrate convaincu. Dire l’ opposition n’avait qu’ a decaler la manifestation d’ un seul jour ne me parait pas venir de quelqu’ un qui croit a la democratie, pourvu que ce soit sa chapelle qui soit au pouvoir. Non. Ce n’est pas au pouvoir de fixer les jours de manifestation a l’ opposition. L’ opposition a choisi la date du 28 Septembre tout aussi pour la meme symbolique pour laquelle Dadis rejette la march. Ca me rappele les zones rouges qu’ un certain bourgmestre avait voulu eriger dans la ville. Entre violer les instructions d’ un pouvoir militariste et tirer sur une piopulation a balles reelles, violer des femmes en plein jour, les fautes ne sont pas comparables. Dadis a beau faire, meme la terre de la Guinee ne va pas le laisser vivre une vie paisible. Je ne vois pas comment il n’ aura pas une vie rattrappee par cette barbarie qu’ on ne connaissait meme pas au Moyen- Age.

      LOP

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