Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «L’art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler dе sοi аux аutrеs еt lеur раrlеr tοujοurs d’еux-mêmеs.» Edmond et Jules de Goncourt

Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

Accueil > Actualités > Société • • mercredi 14 octobre 2009 à 06h24min

Aussi atypique que cela puisse paraître, il y a des taxis qui fonctionnent avec des bonbonnes de gaz butane dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces véhicules, conçus pour rouler à l’essence ou au gasoil, ont été par la suite modifiés pour des raisons économiques. Une pratique pourtant interdite par les autorités compétentes qui redoutent ses conséquences.

Motus et bouche cousue. Les taximen qui utilisent les véhicules équipés de bouteilles de gaz à Bobo-Dioulasso, sont presque tous muets comme des carpes. Impossible d’arracher le moindre mot à ces gens qui jouent la carte de la discrétion. Mais à toute règle, il y a bien une exception. Même dans celle du silence. Nous avons réussi à faire parler un taximan dont le véhicule roule à gaz. YT (il a requis l’anonymat) a plus de 7 ans d’expérience dans le métier. « Depuis quelques mois, mon véhicule, propriété d’un particulier pour qui je travaille, a été équipé du système de gaz. Cette transformation de source d’énergie a été opérée par un garagiste ivoirien, installé à Bobo-Dioulasso, pour un coût de 175 000 F CFA comme c’est le cas pour tout type de voiture », confie-t-il. YT soutient avoir procédé à ce changement pour des raisons économiques comme c’est le cas chez les autres taximen.

« Mon taxi à essence est maintenant alimenté au moyen d’une bouteille de gaz de 12 Kg. Un système très bénéfique », s’est-il réjoui. A entendre YT, son véhicule à essence (une Peugeot 305), n’était plus rentable à cause de la flambée du prix du carburant. « Il me fallait alors opter pour cette alternative qui rapporte », explique-t-il. Et de souligner que : « Une bouteille de gaz de 12 Kg, chargée à 4 000 F CFA, me rapporte 8 000 F CFA pour une durée d’utilisation de 10 heures en moyenne. Ce qui me fait un bénéfice de 4000 F CFA par bouteille ». Pour lui, le système à gaz est nettement plus économique : « Avec 8000 F CFA d’essence, je ne fais pas plus de 10 000 FCFA de recettes, ce qui donne un bénéfice insignifiant de 2 000 F CFA. Ce n’est pas à comparer avec le gaz ».
Afin de faire fructifier ses affaires, YT est donc passé au système à gaz dont il vante aussi « le mérite de polluer moins l’atmosphère ».

Un système « sécurisé » et « moins pollueur »

Le taximan révèle que tous les taxis (à essence ou au gas-oil) qui n’utilisent pas le système à gaz, traînent un nuage de fumée à chaque passage. Mais sait-il que la pratique est interdite par l’Etat à cause des incendies qu’elle peut provoquer ? « Je ne suis pas au courant de l’interdiction du système dans notre pays. Je l’ai connu avec des conducteurs de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Ghana. Dans ces pays, les gens utilisent les véhicules à gaz sans problème », répond-il. Quand nous l’informons qu’une campagne publicitaire, interdisant l’usage de ces voitures, a cours en Côte d’Ivoire, YT n’y croit pas du tout. Il rebondit : « Il n’y a pas que les voitures à gaz qui peuvent prendre feu. Les véhicules à essence ou à gasoil le peuvent aussi ». Remonté après tout, le chauffeur de taxi condamne l’attitude des autorités : « Dans notre pays, tout est compliqué alors que certains font ce qu’ils veulent. Si l’Etat veut arrêter le système à gaz, il n’a qu’à travailler à faire baisser le prix de l’essence ». Convaincu des avantages du système, YT, dit ne pas avoir de problèmes avec son taxi à gaz.

« Mon véhicule n’a jamais pris feu. Les gens croient que la fumée de gaz qui sort du tuyau d’échappement est inflammable, mais il n’en est rien. Le gaz est transformé dans le moteur de telle sorte qu’il ne peut plus s’enflammer », relève-t-il. Et d’ajouter : « Après montage, le garagiste allume un brin d’allumette qu’il passe dans la fumée de gaz pour vous montrer qu’elle ne prend pas feu. Et l’étonnement du client de ne pas voir de flammes est toujours grand ».

Aperçu sur la mise au point du système

Au fait, comment le système à gaz est-il mis au point ? A défaut du garagiste ivoirien que nous avons cherché à rencontrer en vain, YT a bien voulu nous éclairer. Le changement de source d’énergie consiste en un montage de tuyauterie qui relie la bouteille de gaz de 12 Kg, installée dans le coffre arrière du véhicule, au moteur. « Cela n’empêche pas la fonctionnalité du système à essence ou à gasoil. Il suffit de tourner un bouton pour passer d’un système à l’autre », précise-t-il. De l’avis de YT, « il n y a pas que les taxis qui roulent à gaz. Des véhicules de particuliers et même de l’Etat sont équipés du système ». Des véhicules « fond rouge » ? Nos investigations ne nous ont pas permis de voir un seul véhicule de l’Etat équipé du système à part ceux qui ont été fabriqués à l’origine pour rouler à l’essence et à gaz. Par contre, nous avons été mis en contact avec un particulier qui n’a pas voulu s’entretenir avec nous.

Si les taxis à gaz sont légion dans la ville de Sya, les clients qui les empruntent ne l’ont pas toujours su. Selon YT, bon nombre de clients ne savent pas qu’il y a des taxis à gaz. « Beaucoup de clients ne savent pas cela. Ce d’autant plus qu’on ne sent pas l’odeur du gaz à l’intérieur du véhicule. C’est plutôt à travers la fumée du pot d’échappement qu’on le ressent », fait-il remarquer. Contactés, de nombreux clients, stupéfaits, disent effectivement ne pas savoir cela. C’est le cas d’Yvonne Batango qui a soutenu : « Je n’ai jamais su cela ». Toutefois, l’un d’entre eux a, sous le couvert de l’anonymat, affirmé : « Un taximan qui utilise le système, me l’a déjà dit un jour ». Quoiqu’il en soit, le secrétaire général (SG) du syndicat des taximen de Bobo-Dioulasso, Moussa Bamba, ne passe pas par quatre chemins pour condamner le phénomène. « C’est une mauvaise pratique qui prend malheureusement de l’ampleur.

Elle est très dangereuse en ce sens qu’elle peut provoquer des incendies. C’est dommage que certains taximen pensent à remplir leurs poches et non à leur vie », avance-t-il. L’air mécontent, le syndicaliste fait savoir : « Nous sensibilisons les taximen concernés d’arrêter cette transformation d’énergie. Mais à chaque fois que nous attirons leur attention, ils rejettent la responsabilité sur les propriétaires des véhicules que nous ne connaissons pas pour la plupart ». Et de conclure : « C’est à l’Etat de travailler à réprimer la pratique ». Toujours est-il que le sujet est sensible à tel point que le chef d’antenne du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) de Bobo-Dioulasso s’est refusé à tout commentaire. Du reste, ce dernier s’est contenté de nous renvoyer au gouvernorat des Hauts-Bassins où nous étions censés trouver le rapport d’une enquête, commanditée en 2008 par Mathieu Bêbrigda Ouédraogo, ancien gouverneur de la région.

Cette investigation, menée par le CCVA et la gendarmerie, a permis de se faire une idée sur le phénomène dans la ville de Sya. Une copie du rapport de l’enquête dit « on confidentiel » aurait aussi été remise à la direction régionale des transports des Hauts-Bassins. Malheureusement, nous n’avons pas pu le consulter : les deux structures (gouvernorat des Hauts-Bassins et direction régionale des transports) n’ont pas été en mesure de nous retrouver le rapport malgré les nombreuses fouilles. Néanmoins, nous avons joint au téléphone l’ancien gouverneur de la région, Bêbrigda Mathieu Ouédraogo, qui a sommairement livré le contenu du document. « L’enquête avait effectivement révélé l’existence du phénomène avec des cas. J’avais alors souhaité que les services compétents luttent contre le phénomène », nous-a-t-il dit. Par ailleurs, le Directeur régional (DR) des transports des Hauts-Bassins, Adama Compaoré, s’est prononcé sur le phénomène. « La transformation de source d’énergie, de l’essence au gaz, est illégale.

Elle est interdite par mon département à cause des incendies qu’elle peut provoquer », a-t-il opiné. Les contrevenants s’exposent-ils à des sanctions ? Lesquelles ? Se disant ne pas être très imprégné du sujet, le DR n’a pas pu apporter des éléments de réponse à ces deux questions. L’Etat ne gagnerait-il pas à sécuriser le système surtout dans un contexte de vie chère ? Notre interlocuteur est catégorique dans sa réponse : « Je ne trouve pas cela envisageable, car on ne peut pas trouver un montage plus sécurisé que le système du gaz mis au point à l’origine. Même si l’argent est important, on ne peut légaliser une telle pratique ». Tout compte fait, le DR trouve qu’ « il serait mieux que les taximen arrêtent d’exploiter ce système pour leur propre sécurité et celle de leurs passagers ».

Kader Patrick KARANTAO (stkaderonline@yahoo.fr)


Un phénomène mondial

Le Burkina Faso n’est pas la seule nation à connaître le phénomène des taxis à gaz. On trouve aussi ces véhicules dans d’autres pays de la sous-région, tels la Côte d’Ivoire, le Togo et le Ghana. Si pour la plupart, les Etats interdisent cette transformation de source d’énergie à cause des risques d’incendie, ce n’est pas le cas au Ghana. Dans ce pays, a-t-on appris, les autorités ont autorisé les utilisateurs du système à le faire. Mais au-delà du continent africain, le phénomène a cours ailleurs. C’est le cas au Cambodge et en Thaïlande pour ne citer que ces pays.


L’Etat peut-il tolérer le système à gaz ?

Dans un pays comme le Burkina Faso où le gaz butane est subventionné au profit des ménages (un peu moins de 50% à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso), on a de sérieux doutes à croire que l’Etat admette que des taxis fonctionnent avec cette source d’énergie plutôt que l’essence ou le gasoil. Et cela est d’autant plus pensable que, l’abandon de l’essence ou du gasoil au profit du gaz butane par les taximen causerait d’importants manque à gagner financiers à la nation. On est donc loin de s’attendre à ce que nos autorités emboîtent le pas de celle du Ghana qui, a fini par autoriser les taxis à gaz.

K.P.K

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 14 octobre 2009 à 10:31 En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Bonjour à tous !

    Si quelqu’un a connaissance d’un texte règlementaire (loi, décret, arrêté,....) interdisant cette pratique , qu’il veuille bien m’en donner les références.

    Merci.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 10:41, par Paris Rawa En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Le manque de vision d’avenir, de réalisme économique et d’idées innovantes conduit nos autorités à choisir les solutions de facilités vouées à l’échec ! Le Ghana est plus raisonnable, car il est évident que ceux qui utilisent cette technique à haut risque n’arrêteront jamais si on ne leur propose pas une solution pour trouver de quoi survivre ! Le choix est très vite fait entre mourir assurément de faim tout de suite et prendre le risque d’un incendie qui, peut-être, n’arrivera pas.

    Oui, c’est dangereux, mais que faire ? Il faut travailler à minimiser les risques d’incendie et trouver une solution pour la fourniture en gaz ! Cela peut être une solution d’avenir que d’améliorer la sécurité du système et envisager en même temps de le faire fonctionner avec du biogaz que nos agriculteurs pourrait éventuellement produire localement. Mais pour cela, il faut beaucoup de volonté politique et un vrai désir de sortir tout le monde de la pauvreté, en investissant pour l’avenir au lieu de dépenser pour le prestige futile.

    Problème : Nos plus hauts responsables politiques se sentent-ils seulement concernés par cela ? Cette affaire de taxis "gazeux" n’est-elle pas pour eux une banalité à qu’ils réservent aux services techniques de bas-étage, chargés tout bonnement de les interdire, de les combattre et de les faire disparaitre tout simplement. Chez nous, pour solutionner les problèmes, on a toujours préféré les supprimer au lieu de les résoudre.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 12:58, par Machiavel En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Il faut faire preuve d’intelligence souvent dans vos travaux de journalistes. Où est-ce que vous avez vu un texte qui interdit l’usage du gaz butane à titre de combustion automobile dans notre pays ? Entre ce que les gens penses et le droit, il y a un fossé mais là n’est pas la question. Il faut se dire une chose, l’usage du gaz butane est même plus économique aussi bien pour les finances des promoteurs de taxi que pour l’environnement. La production d’une bouteille de 12 kg ne produit pas plus de pollution que celui d’un litre d’essence. En outre, au lieu de chercher à encadrer et sécuriser un système que l’on recommande, vous vous lancez dans la délation et le taxi (et non le taximan car ne mot n’existe ni en anglais ni en français) a bien fait de vous rappeler qu’il n’est pas au courant de cette interdiction qui, du point de vue juridique n’existe pas. Il faut plutôt encourager et sécuriser l’utilisation du gaz butane.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 12:58, par S.D.N. En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    D’entrée de jeu, je voudrais poser la question suivante : Les véhicules fabriqués pour fonctionner au gaz sont-ils interdits au Burkina ? A ma connaissance, non. Alors, pourquoi interdire les véhicules à essence transformés pour fonctionner au gaz ? Vous me direz qu’ils présentent un danger. Lequel ? Ne me parlez pas d’incendie car ces voitures circulent à Bobo depuis près de quatre ans et il n’y a pas eu de cas d’incendie signalé. Bien au contraire de nombreux incendies ont été causés par l’essence. Ne me parlez pas non plus de la baisse de la consommation d’essence que l’Etat vend. Si l’Etat veut interdire ces véhicules pour cette raison, il fera mieux de revoir le prix du carburant à la baisse pour dissuader d’autres personnes qui voudraient emboîter le pas aux taximen de Bobo. Si l’Etat persiste et signe, il lui faudra fournir les preuves que tel ou tel système a été conçu en usine et que tel autre a été conçu dans un garage de Bobo. Bien au contraire, ce garagiste doit être salué car il a du génie. Que dira-t-on le jour où il fabriquera une voiture ou même un avion ?

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 13:02, par S.D.N. En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    D’entrée de jeu, je voudrais poser la question suivante : Les véhicules fabriqués pour fonctionner au gaz sont-ils interdits au Burkina ? A ma connaissance, non. Alors, pourquoi interdire les véhicules à essence transformés pour fonctionner au gaz ? Vous me direz qu’ils présentent un danger. Lequel ? Ne me parlez pas d’incendie car ces voitures circulent à Bobo depuis près de quatre ans et il n’y a pas eu de cas d’incendie signalé. Bien au contraire de nombreux incendies ont été causés par l’essence. Ne me parlez pas non plus de la baisse de la consommation d’essence que l’Etat vend. Si l’Etat veut interdire ces véhicules pour cette raison, il fera mieux de revoir le prix du carburant à la baisse pour dissuader d’autres personnes qui voudraient emboîter le pas aux taximen de Bobo. Si l’Etat persiste et signe, il lui faudra fournir les preuves que tel ou tel système a été conçu en usine et que tel autre a été conçu dans un garage de Bobo. Bien au contraire, ce garagiste doit être salué car il a du génie. Que dira-t-on le jour où il fabriquera une voiture ou même un avion ? L’Etat doit observer le statu quo, puis voir comment réglementer l’utilisation desdits véhicules.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 14:08, par Boudwarba En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Pouvez vous nous donner les référence du texte de loi qui interdit cette modification ?
    Je suis d’accord avec vous qu’une modification artisanale ne doit pas être tolérée pour des véhicules de transport public et vulgarisée sans contrôle ni suivi. Toutes les autres affirmations concernant les risques d’incendie, la polution ou même la politique nationale de promotion de l’utilisation du gaz butane ne seront justifiées qu’en vous référant à des textes et dispositions.
    La prudence doit être observée car on n’a pas de références techniques sinon l’achat d’un véficule consommant originellement du gaz n’est pas interdit. Il est effectivement moins poluant. Les véhicules électriques ne sont pas dutout poluants.
    Avant de stigmaiser la pratique prenons le soin de.....
    Savez vous qu’il y a des véhicules à pétrole, et d’autres qui ont fait évoluer leur moteur du super 100 au gasoil. Ces deux évolutions sont plus nocives pour l’environnement et l’avenir du Burkina que l’évolution du super 100 au gaz butane.
    Je reste seulemnet d’accord avec vous que l’introduction de toute inovation doit être organisée (pour en maitriser tous les contours et impacts possibles) avant d’être vulgarisée.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 14:18, par Zelaya En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    J’ai adoré cet article et je salue l’ingéniosité de nos taximens. C’est bien la preuve qu’avec un peu de bonne volonté, on peut trouver des début de solutions à nos problèmes énergétiques.
    D’abord, je confirme les dires du taximan. Avec le gaz butane, les rejets de CO2 et de certaines particules fines sont moindres par rapport à l’essence ou le diesel. Et si en plus le taximan constate que ses bénéfices sont plus grands que voulez vous ?
    Le gaz butane n’est pas plus ou moins dangereux que l’essence ou le gasoil. Tout dépend des conditions et des environnements de leur manipulation.
    A mon avis, ce qu’il faut faire, c’est de règlementer cette pratique de changement de système de carburation. Fixer une règlementation technique et former même s’il le faut les garagistes à cela.
    Toute vélléité de sanction me paraît inutile et inappropriée.
    Bravo à ces taximens !

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 15:01 En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Combattons le mal à la source ! Ce ne sont pas les taximen qui sont coupables mais l’Etat doit mettre aux arrêts les auteurs de ces pratiques (ceux qui installent les bonbonnes) très dangereuses pour la vie des usagers.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 17:45, par Donmozoun En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Comme si le phénomène n’atait propre qu’à Bobo !!!ëtes vous sur quele phénomène n’existe pas ailleurs dans ce pays ? SI à Bobo, il ya des cas, imaginez ce qui est entrain de se passer à Ouaga ? Il faut faire attention quand on écrit un papier. je ne suis pas journaliste mais je suis un lecteur avec mes émotions et je connais la force des écrits. Poses le problème de façon générale et décrit en particulier la situation que tu connais notamment celle de bobo. A voir un titre de ce genre, l’on croirait que que seule Bobo est concerné.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2009 à 19:52, par garba En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    ma voiture en est equipee a ouaga. je l’ai installe au ghana quand j’y suis aller chercher ma voiture. il ya un monsieur qui l’installe a ouaga et moi je lui avait trouver un stage en GPL an belgique. il a demander a l’etat de pourvoir ouvrir une station service de gaz (il y aurait de son garage de montage du systeme et la vente du gaz). ils ont refuser. le probleme est que les gens continueront de monter le systeme et ce qui est dangereux ce n’est pas quand la voiture roule mais quand il faut charger la bouteille. il faut a mon avis encadrer et peut etre favoriser l’installation des point GPL . et du meme coup il pourront aussi charger les boutielles de gaz pour les particulier. vous pourrez ainsi acheter du gaz pour 400 fr, 500 ou 1000 fr en fonction de vos votre poche. pourquoi pas meme 200 fr

    Répondre à ce message

  • Le 15 octobre 2009 à 02:21, par ECOLOGISTE En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    L’AFRICAIN EXAGERE TOUJOURS,NOUS EN ITALIE NOUS AVOS PLUS DE 600.OOO VEHICULES QUI CIRCULENT A GAZ DEPUIS LE TEMPS DES TEMPS,JAMAIS EU DE SOUCIES.

    Répondre à ce message

  • Le 15 octobre 2009 à 13:54 En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    Nos journalistes écrivent des choses qui ne sont pas professionnelles et après ils se fâchent quand quelqu’un dit merde. Monsieur le journaliste je vous invite à vous cultiver d’avantage sur le lien donné plus haut, ça te ferra du bien. C’est pas sérieux si c’est les internautes qui vous informent.
    c’est sans rancune.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2009 à 00:46, par You En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    c’est très impressionnant ce qu’à rèussi ce gèni. Son oeuvre est salutaire et exeptionnelle. L’Afrique doit s’adapter à la rèalitè de la vie. Il serait grave de croire que le dèveloppement du continent suivra le long chemin parcouru par l’occident pour arriver là, non la technique est universelle.Tous les techniciens savent que chaque machine prèsente des risques auquels il faudrait faire face pour amoindrir le danger( les avions tombent du ciel et personne ne les interdise). Il faut faire confiance aux fils du continent et combattre cet complaisance qui voudrait que le "salut " nous vienne de l’occident.N’est ce pas là,la solution aux gaz à effet de serre ? alors, laissez ces taximen ameliorer leur vie car "le bon sens est la chose la mieux partagèe"

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 09:31, par Japhet Ouedraogo En réponse à : Taxis à gaz : Ces bombes roulantes à Bobo-Dioulasso

    je suis dans le domaine en tunisie et mon boss a commencé l’installation depuis 1997 jamais d’incendie enregistré. c’est just des conneri. l’installation complète du kits Lovato ou brc devient plus securisant que que l’utilisation de l’essence.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Insécurité au Burkina : Les femmes du Centre-Nord cherchent des stratégies de résilience
Pagne 8 mars 2020 : Quand l’ancien motif rivalise avec le nouveau
Burkina : Application de l’IUTS sur les primes et indemnités des agents publics à compter de février 2020
Burkina : Les locaux du centre de Laye pour mineurs saccagés après la mort d’une adolescente
Développement de la commune de Kongoussi : Ouseini Ouermi consulte les populations locales
Route Manga-Zabré : Un retard négocié, la fin des travaux d’ici aout 2020
Nord du Burkina Faso : Des jeunes outillés pour entreprendre et réussir
Péages : Les travailleurs en grève à partir du 27 février 2020
Echanges civilo-militaires : Le projet « Améliorer la collaboration entre les FDS et les communautés de Liptako Gourma » lancé
Bolloré transport & Logistics expose son savoir-faire au salon international sur le coton et le textile
Initiative « Faisons un geste » : Plus de 23 millions de F CFA collectés au profit des déplacés internes
Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés