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Question foncière et agraire : Les parlementaires CDP se donnent une masse critique

Publié le lundi 2 mars 2009 à 00h59min

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Les premières journées parlementaires du Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP) au titre de l’année 2009 ont porté sur la question agraire et foncière, le 27 février à Kaya. A travers des exposés et des débats, les députés ont eu des fondamentaux pour renforcer leur masse critique sur la question en vue d’examiner et d’adopter le projet de loi y relatif.

A l’entrée de la ville de Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord, le président du Groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP), Mahama Sawadogo, et ses camarades ont été accueillis par des militants de cette localité, qui, juchés sûr des mobylettes qui, dans leur véhicule. Le long cortège qui a traversé la ville sous les regards de nombreux curieux est arrivé au siège de l’ADRK où les militants n’ont pas marchandé leur déplacement. Après l’hymne du parti qui exalte le travail et la victoire, le secrétaire général de la section provinciale du Sanmatenga, François Ouédraogo, a souhaité la bienvenue aux hôtes.

Comme en période électorale, iI n’a pas manqué de stigmatiser "les détracteurs et les aigris politiques" qui prédisent la dislocation du CDP. Des troupes musicales comme celle de Barsalogo et d’Habibou Sawadogo dans leurs prestations ont vanté les mérités du parti au pouvoir engrangeant ainsi de multiples coupures de billets de banque de la part des représentants du peuple.

C’est dans une ambiance qui ressemble fort aux périodes de joutes électorales que, Mahama Sawadogo a pris la parole pour saluer la mobilisation des militants avant d’aborder le thème des premières journées parlementaires : « La question agraire et foncière au Burkina Faso dans un contexte de la crise alimentaire mondiale ». Faut-il privilégier et sécuriser la propriété traditionnelle des communautés villageoises, des lignages privilégiés ou des chefs coutumiers ? faut-il sécuriser les producteurs traditionnels (y compris les femmes) par des contrats et des baux suffisamment longs pour leur permettre de produire et d’investir en paix et dans la durée sur leurs exploitations ? Ou bien, faut-il donner la priorité aux nouveaux opérateurs économiques supposés investir dans une agriculture plus moderne ? C’est à travers ce questionnement que le président du Groupe parlementaire a présenté la problématique de la question agraire et foncière.

Grâce aux interventions du président de la confédération paysanne du Faso, Bassiaka Dao, du président de l’Union nationale des producteurs du coton, François Traoré, du ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, Laurent Sédogo, pour ne citer que ceux-là, les élus du groupe se sont outillés pour l’examen et l’adoption très prochainement du projet de loi sur la sécurisation foncière en milieu rural.

Ils ont recommandé la promotion de mécanismes pratiques, simples, économiques et accessibles, pour sécuriser les droits fonciers en prenant particulièrement en considération les groupes marginalisés : et le dialogue national et inclusif comme mécanisme clé en la matière.

Abdou Karim Sawadogo

L’Observateur Paalga

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