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Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

Accueil > Actualités > Politique • • mardi 17 février 2009 à 03h13min

Le gouvernement et le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) ont entamé, le 16 février 2009, à Ouagadougou, des négociations autour du second volet de la plate-forme revendicative du syndicat : la revalorisation du statut de l’enseignant-chercheur.

A travers des négociations entamées hier 16 février 2009, le gouvernement et le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) ont marqué leur volonté de sauver les universités burkinabè.

Et cette rencontre, de l’avis du secrétaire général du SYNADEC, Magloire Somé, démontre la bonne volonté du gouvernement de prendre en compte les préoccupations des enseignants-chercheurs.
La revalorisation du statut de l’enseignant-chercheur constitue le sujet principal des négociations et la question est perçue par le SYNADEC, comme une préoccupation essentielle. "Les enseignants-chercheurs sont des acteurs de l’université et nous avons pensé qu’il était urgent pour les autorités de trouver une réponse à la question de la revalorisation du statut des enseignants", a indiqué Magloire Somé.

Le secrétaire général du SYNADEC a surtout souhaité que les négociations se déroulent dans un esprit de dialogue constructif et d’écoute mutuelle, "pour aboutir à des accords permettant d’asseoir une université de qualité, performante". Magloire Somé a aussi émis le vœu de ne pas voir les négociations s’étaler sur une longue période et a espoir que le gouvernement sera favorable à des conclusions au profit de la communauté universitaire.

"J’ai bon espoir que de nos échanges, sortiront des résultats à même de nous permettre de réussir les missions que la Nation nous a assignées en matière d’encadrement de notre jeunesse et de recherche dans le développement", a, pour sa part, indiqué le chef de la délégation gouvernementale, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Soungalo Ouattara.

Le ministre Ouattara s’est surtout appesanti sur les efforts du gouvernement dans la promotion des universités. Evoquant le point de la plate-forme du SYNADEC, relatif à la dette sociale, le ministre de la Fonction publique a indiqué que cette question est entièrement satisfaite. "Le paiement de cette dette remonte à 1 039 853 396 F CFA sur le budget de l’Etat", a précisé Soungalo Ouattara.

Sur le plan de l’évolution des effectifs au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche, le chef de la délégation gouvernementale a souligné que les ressources humaines sont passées de 1 080 en 2006-2007 à 1 462 en 2008-2009, soit un taux d’augmentation de 35 %.
Dans la même dynamique, le nombre de professeurs titulaires et de directeurs de la recherche est passé de 25 en 2006 à 53 en 2007. Et toujours selon Soungalo Ouattara, la masse salariale allouée aux universités et aux structures de recherche a également connu une évolution positive, passant de 5 923 529 000 F CFA en 2006 à 8 895 258 000 F CFA en 2009.

Quant aux primes de recherche, à entendre le ministre Ouattara, elles sont passées du simple au double en 2007, soit 800 000 F CFA pour les professeurs titulaires et les maîtres de conférences d’une part, et 700 000 F CFA pour les maîtres-assistants et les assistants d’autre part. Tandis que l’indemnité de logement a évolué de 55 000 F CFA à 60 000 F CFA pour les professeurs titulaires et les maîtres de conférences. Les négociations gouvernement / SYNADEC entamées le 16 février, font suite à l’échange de documents relatifs à la plate-forme revendicative, le 30 janvier dernier. Et au regard de l’engagement pris par le gouvernement d’apurer la dette sociale, le SYNADEC avait suspendu sa grève le 31 janvier 2009 (débutée en décembre 2008) afin de permettre des négociations dans un climat apaisé.

Gabriel SAMA

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 17 février 2009 à 10:44 En réponse à : Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

    Arrêtez de divertir des gens. Quand vous révélés le montant des primes de recherches, précisez qu’elles sont annuelles. Donc un Professeur Titulaire ou un Maître de Conférence perçoit annuellement 800.000 Fcfa comme prime de recherche soit environs 66.000 Fcfa par mois même pas le prix d’un seul livre hors programme plus. Soyez sérieux ! En plus vous avez le scrupule de citer cela en vrac avec les indemnités de logements qui elles sont mensuelles, semant ainsi la confusion dans l’esprit des honnêtes citoyens. Un bon doctorant qui a une financement pour mener les recherches dans le cadre de sa thèse dépense plus que cela mensuellement. Et dire que les Professeurs Titulaires et Maîtres de conférences doivent diriger des thèses, coordonner les activités de leur laboratoire de recherche. Bien souvent leur salaire en font les frais. De façon générale, les primes de recherche des enseignants chercheurs ne couvrent même pas le 1/10 du coût des recherches qu’ils mènent. La prime de recherche n’est pas une invention du Burkina Faso. Si les Etats les ont consacrés, c’est pour avoir des universités performantes apportant des réponses efficientes aux problèmes de la société. Nous on parle d’augmentation du budget des Universités de 5 milliards à 8 milliards. Certains pays d’Afrique de l’ouest consacrent 40% de leur budget national à l’éducation. Ils ont compris et dès lors leur capitale est devenue la capitale de l’Afrique noire francophone en matière d’enseignement. Combien d’étudiants y viennent, combien de fonctionnaires et cadres d’autres y viennent ? Naturellement cela crée un besoin au logement. Du coup les propriétaires de maison arrivent à les louer, ces personnes dépensant durant leur séjour, l’économie marche. Combien de restauratrices existent rien que pour satisfaire la demande des étudiants ? Arrêtez ce divertissement et analysez la plate forme de ces vaillants enseignants chercheurs qui après un Doctorat très souvent mené à leur propre frais, se sont recrutés comme assistant avec moins de 150.000 Fcfa alors qu’un simple BTS pourrait compter leur salaire à la fin du mois et leur donner. Dans certains pays de la sous région, les universitaires n’ont rien à envier au privé. Ces pays ont compris leur utilité. Il est grand temps pour le Burkina Faso sans quoi je ne vois pas l’utilité d’ouvrir beaucoup d’universités. Aussi, il faut que l’on cultive l’excellence, que l’on encourage la performance. Quand on dit que l’on a nommé un certains nombre de Maîtres Assistants, de Maîtres de Conférence, de Professeurs Titulaires, il faut souligner que c’est une conséquence directe de leur admission à ce grade consacré par le CAMES. De même quand vous dites que l’indemnité de logement est passée de 55.000 Fcfa à 60.000 Fcfa pour les professeurs, vous semblez ignorer le coût de la vie, le grade et même l’ancienneté de la personne concernée. Cette personne aura travaillé toute sa vie pour être dans un deux chambres salons. Tous ces enfants à supposé qu’ils sont de sexe différents seront entassé dans la même chambre. C’est ce que vous voulez ! Pourrait-il aisément préparer le cours qu’il a à dispenser le lendemain ? Vous savez combien d’heures on consacre pour préparer un cours ? Lorsque vous préparez les leçons d’agrégation, vous faites 8h de loge pour la préparation. Allez sur le site du CAMES à la rubrique agrégation, vous verrez. A supposer que l’on réduise de moitié. C’est quand même 4h bonnes heures de concentration à la maison. Dans des pays de l’UEMOA, les assistants ont 120.000 Fcfa d’indemnité de logement. Votre article Monsieur SAMA est de la purement narration, ce sont des anecdotes que vous racontez plutôt qu’un article journalistique. Il est grand temps que vous vous ressaisissez à temps. Je m’attendais à une analyse critique des propos du Ministre de la Fonction publique mais vous vous êtes contentez qu’à répéter ce qu’il a dit. Dommage !
    Une simple curiosité inhérente à votre profession vous aurait poussé à chercher dans la sous région pour connaître le statut des enseignants chercheurs puisque l’on parle de revalorisation de leur statut au Burkina Faso. Moi je ne suis pas de ce corps de métier, je ne suis pas journaliste, mais je m’intéresse à l’actualité politique, économique et sociale de mon pays. Par conséquent, la crise au niveau de l’enseignement supérieur m’a amené à lire, à m’informer sur ce qui se passe ailleurs car ce n’est pas un phénomène nouveau. Certains pays l’ont connu avant nous. Il suffit de simplement se rapprocher d’eux pour voir la solution qu’ils ont apportée. Voilà Monsieur SAMA les quelques remarques que j’avais à vous faire.

    Bien à vous !

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  • Le 17 février 2009 à 15:54, par enseignant-chercheur à l’université En réponse à : Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

    Comment peut-on vouloir être loué après avoir simplement payé une dette ? c’est le monde à l’envers ... Le gouvernement devrait promettre qu’une telle chose ne se reproduirait plus au lieu de se jeter des lauriers et des étoiles sur la tête ... quand un syndicat réussit par le sens de sa lutte à forcer un gouvernement à s’acquitter de ses dettes ... il peut en être félicité ... mais je dois rappeler que le sens de notre lutte, c’est pas pour qu’on nous rembourse seulement ce qu’on doit mais qu’on soit enfin correct avec nous et qu’on ne nous prenne pas pour des pigeons ...dont on peut se jouer ... avec la phraséologie politique de l’attentisme ... on va faire, on faire, on voulait faire, on a toujours voulu faire .... on a plan décennal qui nous permet de dormir jusqu’en 2014 pour envisager la nécessité d’un processus de revalorisation ... et on s’adresse aux cerveaux de la nation ... en croyant qu’ils ne comprennent pas les stratégies d’endormissement ... vous trouvez normal que des enseignants du supérieur dans un pays civilisé ressemblent plus à des garibous qu’à des députés, c’est à dire, des gens commis à une tâche noble et populaire ? L’enseignement supérieur dans un pays est une affaire si sérieuse qu’elle ne peut être laissée aux seuls mains des politiciens ... c’est aussi qune question de survie nationale ... et le projet d’une société d’espérance n’a de sens qu’en prenant en charge cette aspect des choses. Merci au chef de l’Etat de ne pas tarder à prendre lui-même cette affaire au sérieux.

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  • Le 17 février 2009 à 17:27 En réponse à : Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

    Belle analyse faite par le premier intervenant qui soulève en même temps la question de la formation de nos journalistes pour ne pas dire ’’journaleux’’. Rompons une fois pour tout avec cette culture de l’a peu près au Burkina. Merci

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  • Le 17 février 2009 à 18:11, par Nuée En réponse à : Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

    J’espère que ce n’est pas encore une stratégie du Gouvernement, pour gagner du temps, pour divertir, pour enfin ne rien décider de concret pour les enseignants-chercheurs. S’il en est une, alors que le Gouvernement se prépare à gérer les conséquences futures du boycott actif des de l’enseignement supérieur sur toute l’étendue du territoire burkinabé.............

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    • Le 17 février 2009 à 23:27 En réponse à : Gouvernement / SYNADEC : La revalorisation du statut de l’enseignant sur la table des négociations

      Je soutiens avec la derniere sympathie la colere de nos enseignants du SYNADEC et tous les enseignants en general, qu’ils soient de la maternelle, du primaire, du secondaire ou du superieur. Ou va le Burkina quand on ne mise pas serieusement sur la formation de l’ homme, laquelle formation ne peut se passer a l’ intereieur des groupements et autres associations d’ amis de ceci ou de tanties de cela ? Si vous pensez que l’ education coute cher, eh bien essayez l’ ignorance (Derek Bok). On torture les educateurs, les minimise, leur cree de faux complexes et vous voulez qu’ ils projettent bien dans les hommes de demain. Y en a marre de toute cette hypocrisie qui va nous couter tres cher si elle n’a pas deja commence ! Il faut meme dire que les enseignants ont ete trop patients dans leur misere, patience que le gouvernment a comprise comme une ignorance de la science de leur misere. N’ oubliez pas que ces profs que vous avez obliges a negocier les P. 50 comme monture, pour citer cet etudiant anarcho-syndicaliste effronte qui, lors d’ un debat televise dans les annees 2000, avait traite les profs de "petits docteurs en p. 50". Cette fois- ci, si le gouvernement pense qu’ il va encore ruser au lieu de resoudre le probleme, il a tire a terre. Nambara te bassi mon.Il faut bien du bois pour cuire le couscous, pas la ruse et les feintes de corps. Si ce n’est pas la honte comment un gouvernment va faire travailler des gens et ne pas leur donner leur du. Voila, l’exemple est bien plante pour les proprietaires des etablissements prives.
      Un de vos collegues enseignants- chercheurs aux USA tout aussi fache que vous. En solidarite d’esprit...

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