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SIAO 2008 : ’’Le prix d’entrée…demeure à 500 FCFA » rassure Jean-Claude Bouda

Accueil > Actualités > DOSSIERS > SIAO 2008 • • lundi 11 août 2008 à 11h23min

Jean-Claude Bouda, Directeur général du SIAO

Le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tiendra du 31 Octobre au 09 novembre 2008 dans notre capitale, suscite beaucoup d’intérêt, étant une des vitrines de notre pays. Nous avons rencontré son Directeur général, Jean-Claude Bouda, le vendredi 01 août dernier, afin de faire un petit tour d’horizon sur la tenue de ce prochain salon. Lisez plutôt.

Parlez-nous du thème de cette onzième édition ?

Jean Claude Bouda (JCB) : Le thème de cette 11ème édition est « Artisanat africain et circuits de distribution ». Nous avons choisi ce thème parce que les artisans rencontrent aujourd’hui des difficultés au niveau de l’écoulement de leurs œuvres. C’est une préoccupation très importante la question de la distribution, celle de la vente de l’exportation. Voilà ce qui a motivé le choix du thème de cette onzième édition.

Quelles sont les innovations cette année ?

JCB : Nous avons l’obligation à chaque édition d’innover et cette année nous avons mis l’accent sur les prestations que nous offrons. L’accent a été mis sur les acheteurs professionnels qui sont la clef de voûte du Salon. Il ne sert à rien d’avoir des exposants, des produits s’il n’y a pas d’acheteurs. Nous allons thématiser les différents pavillons, c’est-à-dire les regrouper par section d’activités pour permettre une meilleure visibilité. Nous nous allons aussi organiser des expositions sectorielles sur le pavillon de la créativité.

Quelle est la courbe d’évolution du taux de fréquentation su SIAO ?

JCB : Pour la fréquentation des acheteurs professionnels, les chiffres sont en hausse. Nous avons constaté une hausse tendancielle des statistiques. Au niveau des visiteurs grand public également, l’édition 2006 a montré qu’il y a eu un engouement particulier. On a enregistré près de trois cent (300 000) mille visiteurs. 29 pays ont pris part à cette édition-ci. Et avec plus de deux (2000) mille artisans, nous pensons que c’est une évolution positive parce que d’édition en édition, le SIAO gagne en rayonnement et en notoriété.

Y a t-il de plus en plus de l’engouement au niveau international pour la manifestation ?

JCB : Bien sûr ! Un des points essentiels des objectifs de notre manifestation, c’est le renforcement de la vocation internationale et panafricaine du SIAO. On s’est rendu compte qu’aujourd’hui le Salon est fréquenté par près de trente (30) pays africains issus des différentes zones culturelles et géographiques. Véritablement quand on regarde les participants de ce salon, il est indéniable qu’il a une vocation internationale, et aussi quand on regarde l’origine des acheteurs professionnels on se convainc rapidement car ceux-ci viennent d’Asie, d’Europe, d’Amérique et même d’Australie…

Est-ce que le contexte de mondialisation constitue une opportunité pour les objectifs du SIAO ?

JCB : Il faut toujours tirer profit de la mondialisation et de la globalisation des échanges. Ce contexte est un atout pour nous. Le monde aujourd’hui est devenu un village planétaire et les échanges se font à une vitesse « grand V ». Les moyens de communications et de transports sont développés ; ça fait que le SIAO tire profit des opportunités de la mondialisation.

Le SIAO exploite-t-il pleinement ces opportunités ?

JCB : Le SIAO exploite comme il peut ces opportunités. Nous souhaitons exploiter pleinement ces opportunités mais nous sommes un Salon qui se passe au Burkina, avec les moyens du Burkina. Quand on aura des moyens plus importants, nous serons en mesure d’exploiter pleinement les opportunités que nous offre la mondialisation.

A chaque édition, le prix des stands a toujours été l’objet de récriminations de la part de certains participants. Le SIAO tiendra-t-il compte du contexte de vie chère pour proposer des prix plus étudiés ?

JCB : Le SIAO est le salon le moins cher du monde. Au niveau des pavillons ventilés pour une superficie de 10m², nous demandons à l’exposant de payer trois cent (300 000) mille FCFA. Nous lui livrons alors un stand totalement construit et équipé clef en main. Cette année, nous n’avons pas touché au prix des stands ; les prix sont restés constants, donc on ne peut pas nous reprocher d’avoir opéré des augmentations. Ce sont des prix très raisonnables et il faut se dire que quand vous participez au SIAO, vous allez à la conquête du marché international. Il y a pas seulement que des Burkinabé qui viennent au Salon. Il faut se le dire. Les autres se bousculent pour acheter les stands alors que les Burkinabé se plaignent alors que le SIAO a lieu chez eux. C’est une grande chance que le SIAO ait lieu chez eux. C’est une chance pour eux parce qu’ils ont moins de charges que les autres qui viennent de très loin. Du reste, la question de prix n’a jamais été un problème parce que je peux vous affirmer aujourd’hui que la demande est largement supérieure à l’offre des stands. Nous n’arrivons même pas à satisfaire toutes les demandes. La question des prix là, il faut relativiser, c’est un débat qui est dépassé aujourd’hui. Je pense que c’est des prix raisonnables. Quand vous regardez les dépenses du SIAO par rapport au prix que nous proposons, nous pensons qu’honnêtement, c’est très raisonnable.

Combien payera le citoyen lambda cette année pour avoir accès au site et aux aires d’exposition ?

JCB : Là également, nous n’avons pas touché au prix d’entrée. Le prix d’entrée grand public demeure à cinq cents (500) FCFA. Il est vrai qu’il y a des espaces professionnels et spécialisés : il y a le pavillon de la créativité, il y a les différents pavillons climatisés. Il y a un prix d’entrée également dans ces espaces, mais nous avons procédé même à une réduction des prix à ce niveau. Donc je dois dire même qu’en terme absolu, les prix ont baissé.

Pensez-vous pouvoir battre le record, cette année, des acheteurs professionnels ?

JCB : Nous sommes dans l’évènementiel. Nous avons mené une campagne de promotion à l’endroit des pays qui font venir des acheteurs professionnels. Nous avons envoyé plus de quatre (4000) mille courriers électroniques et nous avons fait aussi une stratégie de communication pour attirer des acheteurs. Ce n’est pas une question de battre des records mais nous pensons que si tout va bien, le nombre d’acheteurs devrait être supérieur au nombre que nous avons connu en 2006.

Avons-nous omis d’aborder un sujet qui vous tient à cœur ?

JCB : Un sujet qui me tient à cœur, c’est de demander le soutien du public burkinabé, parce que le SIAO comme le FESPACO font partie des vitrines du Burkina Faso. Aujourd’hui le SIAO dépasse le cadre de ses seuls organisateurs. Ça doit être un évènement national. Alors je demande aussi le soutien de la presse parce qu’elle n’a pas été toujours tendre envers nous. C’est un évènement que tous les Burkinabé doivent soutenir parce que ça fait la fierté du Burkina et de l’Afrique. C’est le seul plus grand Salon dédié à l’artisanat africain au monde. Il se doit d’avoir une notoriété et un rayonnement pour le plus grand bonheur des artisans africains.

Aristide Ouédraogo

San Finna

P.-S.

Voir le site du SIAO :
http://www.siao.bf

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