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Plat du jour : OGM. Dessert : Crise ivoirienne

Accueil > Actualités > Politique • • mercredi 23 juin 2004 à 09h27min

Ce n’est pas tous les jours que l’aéroport international de Ouagadougou reçoit trois présidents de la République en moins de 24 heures. Le dimanche 20 juin, dès 17h 25 mn, les aiguilleurs du ciel ont eu ce privilège. D’abord par l’arrivée du président malien, Amadou Toumani Touré, ensuite aux environs de 20h, celle du président ghanéen, John Kuffuor.

Enfin, le lendemain, vers 8h, c’est l’atterrissage du boeing 737 du chef de l’Etat nigérien, l’ancien colonel reconverti dans la politique, Mamadou Tandja. Tous sont venus assister à l’ouverture de la conférence ministérielle sur les biotechnologies et, sans doute, parler de l’incontournable crise ivoirienne.

Les présidents malien, ghanéen et nigérien sont venus parler avec leur homologue Blaise Compaoré OGM, les organismes génétiquement modifiés. Certainement, les ressortissants maliens au Burkina Faso ne savent pas grand-chose des OGM. 

Ils ne sont pas les seuls. Mais cela ne les a pas empêchés de venir en nombre à l’aéroport de Ouagadougou pour accueillir leur président. Malgré la fouille méticuleuse et autres détecteurs de métaux à l’entrée et ce, aux cris de "ATT-Compaoré" et "Compaoré-ATT".

Le président malien peut s’estimer "gâté", car les autres n’ont pas eu ce bain de foule concocté par leurs ressortissants, ou alors très peu : les ressortissants nigériens venus souhaiter la bienvenue à Mamadou Tandja tenaient dans un mouchoir de poche : ils étaient cinq ! Tous les trois présidents, après les fleurs offertes par une fillette et les petits gâteaux de bienvenue, ont reconnu l’importance de ce déplacement au Burkina Faso.

Même si celui du Ghana s’est appesanti sur le mini-sommet au Nigéria portant sur la résolution du conflit ivoirien qui s’est soldée par deux "victoires" : le président Laurent Gbagbo a promis, pour décrisper la situation, de donner des instructions à son premier ministre et de faire une déclaration radio-télévisée. Ce n’est pas grand-chose à se mettre sous la dent mais enfin ! N’empêche. Le problème ivoirien touchant tous les pays de la sous-région, il faudrait faire feu de tout bois pour sa résolution.

Et le président malien de prendre l’exemple de son pays : "La Côte d’Ivoire est notre premier client. Près de 70% de nos importations et exportations sortaient du port d’Abidjan". Concernant les OGM, le président malien affirmera que l’Afrique aura toujours besoin de nouvelles technologies pour aller vers l’autosuffisance agricole.

Cependant, reconnaîtra-t-il, "toute technologie a également ses côtés difficiles. Il faut donc prendre ce qui est bon et éviter ce qu’on ne maîtrise pas, ou à défaut, amoindrir les inconvénients".

Le président Mamadou Tandja, lui, ira droit au but : les trois repas quotidiens ; "nous espérons que ce rendez-vous va permettre à l’Afrique de faire face à ses réalités et les vraies réalités, c’est le manger du matin, de midi et du soir".

Le petit break au salon d’honneur de l’aéroport a également permis aux journalistes d’avoir le point de vue du président nigérien sur "la question qui fâche" (expression du journaliste qui l’a posée) : la renaissance de l’ancienne guerre du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Et de fait, Tandja lui est fâché contre les médias, précisement africains, car "il ne faut pas donner du n’importe quoi ! Dans l’armée, cinq hommes manquent à l’appel et c’est parti !" Le président malien a plutôt une autre version de l’affaire : "il y a eu assassinat. Des personnes ont été mises à la disposition de la justice. Dans nos pays, dès qu’il y a ce genre d’affaire, on en fait une montagne". Et de conclure que dans son pays tout va bien, "et c’est le président du Niger qui le dit". Espérons que ce ne sont pas des vœux pieux.

Issa K. Barry
L’Observateur

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