Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Si chacun faisait ce qu’il dit, on ne manquerait point d’honnêtes gens.» Proverbes danois

15-cotobre à Pô : Euphorie des partisans de Compaoré, mutisme des sankaristes...

L’insurrection populaire du 4 août 1983 est, on le sait, partie de Pô, capitale du Nahouri. Tout le temps, cette ville est restée comme le symbole de la résistance, de la révolution burkinabè. Le 15 octobre 1987, l’assassinat du leader de cette révolution, le capitaine Thomas Sankara, marque par ailleurs, le début du règne de Blaise Compaoré au pouvoir.

Ces 2 acteurs emblématiques de cette période de l’histoire de notre pays ayant mené tout leur combat à partir de Pô, nombreux sont ceux qui ont pensé que pour le 20e anniversaire de souvenirs et de lutte, la ville de Pô, bastion de cette révolution connaîtrait une animation particulière de ceux qui se réclament de l’idéal sankariste.

Des observateurs de la scène politique en passant par des élèves et autres habitants de Pô, ils sont nombreux, ceux qui prétendent ne pas comprendre le mutisme observé par les adeptes de l’idéal sankariste de la place, surtout les militants et sympathisants de l’UNIR/MS, le seul parti sankariste plus ou moins actif sur le terrain à Pô. En effet, les sankaristes et leurs sympathisants sont restés cloîtrés chez eux, préférant ruminer leur colère à travers des causeries entre camarades. Apparemment, ils ne veulent pas apparaître au grand jour pour des raisons que l’on peut deviner : peur, manque d’initiative, etc.

Bref, si du côté des adeptes de Thomas Sankara, rien n’a été entrepris à Pô, ce n’est pas le cas du côté des adeptes du président Blaise Compaoré. Du député du Nahouri, Maria Agaliwé Dicko en passant par le maire Henri Koubizara et autres fils de la province d’obédiences politiques diverses, tous se sont donné rendez-vous à la place Némaro pour une marche-meeting commémorative de soutien aux actions politiques de Blaise Compaoré vingt années durant. Au cours de cette manifestation, certaines personnes dont on n’espérait nullement la présence ont tout de même fait partie de l’organisation.

Pour ceux qui étaient étonnés de les voir à un tel rendez-vous, certains ont été on ne peut plus clairs ; ils n’étaient guère contre Blaise Compaoré mais avaient des revendications à certains moments. Une seule allocution a été prononcée au cours du meeting : celle de la présidente du comité provincial d’organisation, le député Maria Agaliwé Dicko. Au nom de ses pères, elle a eu. Après avoir égrené quelques réalisations au Nahouri, la députée a, au nom de tous les Nahouriens, émis le voeu de voir poindre dans cette province, une Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) ainsi qu’une école supérieure de formation...

Par Nouffou ZONGA (Collaborateur)

Le Pays

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés